Les revenus 2000 déclarés par les ménages franciliens

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L'Ile-de-France apparaît comme une zone aux niveaux des revenus élevés mais très dispersés. La moitié de la population vivait en 2000 dans un ménage ayant déclaré un revenu par unité de consommation (UC) supérieur à 17 140 €, soit 27 % de plus qu'en province.A l'autre extrême, 10 % de la population vit dans un ménage ayant déclaré moins de 5 300 € par UC. Les ménages les plus aisés sont établis dans l'ouest de la région. Les disparités de revenus sont très fortes dans les communes du centre.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Les revenus 2000 déclarés par
les ménages franciliens
u titre de 2000, 4,4 millions de ménages franciliens ont déclaré
des revenus, qu’il s’agisse de revenus d’activité, salariée ou non,A de retraites, de pensions ou de revenus du patrimoine soumis à
imposition. La région se présente comme une zone aux revenus élevés en
comparaison des autres régions métropolitaines. A un niveau géographique
plus fin, la situation est plus nuancée : les disparités au sein des communes
et entre communes sont parmi les plus importantes de métropole. Les
communes limitrophes de l’Ile-de-France et appartenant à l’unité urbaineL’Ile-de-France
de Paris présentent des niveaux et des structures de revenus parfois plusapparaît comme
proches de la région francilienne que de leur propre région.
une zone aux niveaux
de revenus élevés
es revenus les plus élevés de métropolemais très dispersés. L
La moitié de Plus actifs, plus qualifiés et travaillant dans des secteurs plus rémunéra-
la population vivait en teurs, les Franciliens perçoivent des revenus supérieurs à ceux déclarés en
2000 dans un ménage province. La moitié de la population francilienne vit dans un ménage qui a
déclaré pour 2000 un revenu supérieur à 17 140 € par unité de consom-ayant déclaré
mation (UC), soit 3 700 € de plus qu’en province (voir Définitions). Ceun revenu par unité
revenu médian par UC est le plus élevé des régions métropolitaines. Ende consommation (UC)
Alsace, région venant en deuxième position, le revenu médian par UC est
supérieur à 17 140€, de 15 640 €, soit 1 500 € de moins. Cependant, l’Ile-de-France ne ras-
soit 27 % de plus semble pas uniquement des ménages aisés : dans tous les départements
qu’en province. franciliens, au moins 20 % de la population vit dans un ménage déclarant
des revenus inférieurs au revenu médian métropolitain (Figure 1).A l’autre extrême, 10%
de la population vit
Sept des huit départements franciliens arrivent en tête des départementsdans un ménage
métropolitains aux revenus médians par UC les plus forts. Viennent ensui-
ayant déclaré moins te les départements de Haute-Savoie, du Haut et du Bas-Rhin. Enfin, les
de 5 300€ par UC. revenus déclarés des départements limitrophes de l’Ile-de-France se situent
Les ménages les plus à des niveaux inférieurs. Il en résulte que la région forme une zone de reve-
nus médians élevés (Figure 2).aisés sont établis dans
l’ouest de la région.
Seul département francilien au revenu médian par UC inférieur à laLes disparités de emoyenne métropolitaine, la Seine-Saint-Denis se place en 69 position, au
revenus sont très niveau de l’Allier, de l’Hérault, de l’Orne ou de la Meuse. Le revenu médian
fortes dans les des ménages de Seine-Saint-Denis apparaît comme faible au regard de celui
communes du centre. des autres départements franciliens et des départements métropolitains.
MENSUEL N° 224 - JUIN 2003 - 2,2 €
R evenusFigure 1 - Revenus fiscaux déclarés par les ménages au titre de l'année 2000
Revenu fiscal par unité de consommation (UC) Structure du revenu fiscal
Médiane Seuil des bas Seuil des hauts Rapport Part des revenus Part des retraites,
er e 1(euros/UC) revenus : 1 décile revenus : 9 décile inter-déciles d'activité (%) pensions et rentes
(euros/UC) (euros/UC) (%)
Paris 19 055 4 619 48 103 10,4 76,1 17,1
Hauts-de-Seine 19 130 5 751 43 334 7,5 77,7 18,0
Seine-Saint-Denis 12 600 3 496 26 784 7,7 79,2 18,6
Val-de-Marne 16 888 5 561 34 514 6,2 77,8 18,7
Seine-et-Marne 16 322 6 425 30 556 4,8 81,2 15,9
Yvelines 19 309 7 302 39 193 5,4 79,7 16,9
Essonne 17 982 6 618 34 024 5,1 80,1 17,3
Val-d'Oise 16 067 5 255 31 209 5,9 81,2 16,3
Ile-de-France 17 139 5 288 37 069 7,0 78,6 17,3
Province 13 426 5 122 26 498 5,2 71,7 24,4
France métropolitaine 13 949 5 152 28 657 5,6 73,4 22,7
1 : Revenus salariaux et revenus des professions non salariées.
Lecture : en Ile-de-France, la moitié de la population vit dans un ménage qui déclare un revenu fiscal inférieur à 17 139 euros par unité de consommation (UC). 10 % de la popula-
tion vit dans un ménage qui déclare moins de 5 288 euros par UC et, a contrario, 10 % appartient à un ménage déclarant plus de 37 069 euros par UC. Le rapport entre ces deux
seuils, ou rapport inter-déciles, donne une indication sur la dispersion des revenus.
Source : Insee - DGI, Revenus fiscaux localisés en 2000
des dépenses de logement ou de transports souvent supérieu-es disparités plus fortes qu’en provinceD res à celles de la province.
Le revenu médian ne décrit que partiellement la situation de la
Cependant, l’Ile-de-France rassemble des départements hétéro-région capitale qui se distingue du reste du territoire par de
clites en terme de disparité des revenus. Paris, avec un écart dehauts niveaux de revenus déclarés et des écarts de revenus très
10,4 entre hauts et bas revenus, devance tous les départementsélevés. L’examen de l’éventail des revenus des ménages permet
dans le classement national. La capitale se détache et se situede mieux repérer les disparités entre zones. Pour mieux décrire
2 points devant les deux départements de la Corse et desces écarts, définissons deux limites : le seuil des hauts revenus
Bouches-du-Rhône. Ces écarts sont 2 fois moins élevés en Seine-(10 % de la population vit dans un ménage qui déclare un reve-
et-Marne et en Essonne où ils sont proches de ceux des départe-nu par UC supérieur à ce seuil) et le seuil des bas revenus (10 %
ments non franciliens limitrophes. de la population vit dans un ménage qui déclare un revenu par
UC inférieur à ce seuil). En Ile-de-France, le seuil des hauts reve-
nus représente 7 fois le seuil des bas revenus. Les écarts dans les Figure 2 - Revenu médian
régions du sud de la métropole sont encore plus importants. En dans les départements de métropole en 2000
province, ils se réduisent toutefois à 5,2 (Figure 3).
L’ampleur des disparités dépend de deux facteurs pouvant se
combiner : la faiblesse du seuil des bas revenus ou le niveau élevé
des hauts revenus. Il existe donc deux types de communes fran-
ciliennes aux fortes disparités, dans lesquelles le rapport inter-
déciles est supérieur à 8 (voir Définitions). Le premier est illus-
tré par Montreuil en Seine-Saint-Denis dont le seuil de bas reve-
nus est très faible (2 900 € par UC). Neuilly-sur-Seine dans les
Hauts-de-Seine représente le deuxième type : le seuil des bas
revenus y est 3 fois supérieur à celui de Montreuil et le niveau
très élevé du seuil des hauts revenus (89 000 € par UC) explique
les fortes disparités. Pour un même niveau de disparités, la situa-
tion des ménages de ces deux communes est alors différente
(Figure 4).
Les particularités franciliennes en terme de revenus déclarés se
situent essentiellement sur les hauts revenus : 10 % de la
population francilienne vit dans un ménage déclarant un reve-
nu par UC supérieur à 37 100 € soit plus de 10 000 € de plus
qu’en province (26 500 €). Seulement 200 € séparent les
seuils de bas revenus francilien et provincial : 10 % de la
population francilienne vit dans un ménage au revenu par UC
© IGN - Insee 2003inférieur à 5 300 €. Ce seuil francilien de bas revenus est pro-
che de ceux de l’Auvergne et de la Lorraine. A ressources équi-
Source : Insee - DGI, Revenus fiscaux localisés en 2000valentes, les ménages franciliens modestes doivent faire face àFigure 3 - Disparités dans les départements Les communes au revenu médian élevé sont le plus souvent
situées à l’ouest de la région. Dans la moitié des communes desde métropole en 2000
Yvelines, il est supérieur à 20 000 € par UC. A l’inverse, dans
les communes situées au nord de Paris et à l’est de la Seine-et-
Marne il est très inférieur aux 17 000 € du niveau régional, juste
en dessous du niveau métropolitain de 14 000 €. Ce découpage
est-ouest reprend celui dessiné par la localisation des catégories
sociales : les cadres préfèrent l’ouest alors que les ouvriers se
concentrent au nord-est. Ainsi, le revenu médian des Yvelines et
des Hauts-de-Seine est-il supérieur à celui de Paris qui accueille
aussi bien des ménages très aisés que des ménages à bas revenus.
Dans les Yvelines, les communes de la ville nouvelle de Saint-
Quentin-en-Yvelines ne forment pas un ensemble homogène
mais enregistrent des revenus médians plus faibles et disparates.
Des communes aux revenus médians élevés encerclent la ville
nouvelle, débordant sur les Hauts-de-Seine et l’Essonne et
englobant les arrondissements de l’ouest parisien.
... plus dispersées ailleurs
En dehors de cette vaste zone à hauts revenus médians, certaines
petites communes isolées comme Saint-Witz (Val-d’Oise) ou
Gressy (Seine-et-Marne) présentent des revenus déclarés parmi
© IGN - Insee 2003
les plus élevés d’Ile-de-France. Les autres villes nouvelles franci-
liennes réunissent des communes aux revenus très disparates
mais jamais en rupture avec leur environnement.Source : Insee - DGI, Revenus fiscaux localisés en 2000
Les revenus médians les plus bas d’Ile-de-France s’observentommunes aisées concentrées à l’ouest ...C principalement dans deux zones. La première couvre le nord de
Paris, la Seine-Saint-Denis, le nord des Hauts-de-Seine et le sudLes plus hauts revenus médians par UC sont enregistrés à
du Val-d’Oise. Le faible niveau de ces revenus s’explique par laNeuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), puis à Saint-Nom-la-
plus forte présence dans ces communes de ménages d’ouvriersBretèche et Milon-la-Chapelle (Yvelines). Dans ces trois com-
et d’employés, d’étrangers, et par un taux de chômage élevé. Onmunes, la moitié de la population vit dans des ménages décla-
y trouve les trois communes aux plus faibles revenus médiansrant plus de 33 000 € par UC (Figure 5).
Figure 4 - Bas revenus et disparités au sein des communes franciliennes
Source : Insee - DGI, Revenus fiscaux localisés en 2000Figure 5 - Revenu fiscal médian par UC en 2000
Champ : communes de
plus de 50 ménages
Source : Insee - DGI, Revenus fiscaux localisés en 2000
de la région : Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Garges-lès- ronne, les zones frontalières se ressemblent. A l’est, les niveaux
Gonesse (Val-d’Oise) et La Courneuve (Seine-Saint-Denis). de revenus médians de l’est de la Seine-et-Marne sont proches de
La deuxième zone de bas revenus suit la limite est de la Seine- ceux des communes des départements de la Marne et de l’Aube.
et-Marne, espace dans lequel retraités et inactifs sont plus fré- A l’ouest, dans les communes d’Eure-et-Loir, les revenus décla-
quemment représentés. rés sont plus modestes que dans les communes franciliennes voi-
sines, mais toutefois plus élevés que dans le reste de ce départe-
En dehors de ces deux espaces homogènes, on observe de faibles ment du Centre. La seule zone limitrophe atypique se situe au
revenus médians dans quelques communes atypiques dans leur nord de l’Ile-de-France, dans l’Oise où les revenus médians par
environnement. Celles-ci se distinguent également de leurs voi- UC sont très élevés, plus hauts que ceux des communes franci-
sines par leur structure sociale et leur type d’habitat : part plus liennes adjacentes. Cette vingtaine de communes pavillonnaires
importante de familles monoparentales, de ménages ouvriers ou loge notamment des cadres travaillant sur Paris ou Roissy et
employés et de logements collectifs. C’est par exemple le cas de ayant des conditions de salaires similaires à celles des cadres
Grigny et Les Ulis en Essonne, de Carrières-sous-Poissy et de franciliens.
Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines.
isparités plus importantes En revanche, si les départements qui entourent la région ont des D
niveaux de revenu médian inférieurs à ceux de la grande cou- à Paris et en petite couronne
Les plus fortes disparités, observées au niveau cantonal, entre basS ource
et hauts revenus sont recensées au cœur de l’agglomération pari-
sienne (Figure 6). La population y étant plus importante, laL’Insee diffuse à partir de 2003 de nouvelles statistiques locales sur les
diversité des revenus est plus grande. Dans dix arrondissementsrevenus, qu’il établit à partir des fichiers des déclarations de revenus 2000
sur les vingt que compte la capitale, le seuil des hauts revenuset de la taxe d’habitation, fournis par la Direction Générale des Impôts (DGI).
est plus de 10 fois supérieur à celui des bas revenus. Ces écarts
Les indicateurs diffusés permettent de décrire le niveau et les disparités proviennent à la fois de la faiblesse du seuil des bas revenus et
des revenus des ménages à travers leur médiane et les déciles, ainsi que du niveau élevé du seuil des hauts revenus. Paris accueille tou-
la composition du revenu. Cette source d’informations décrit plus finement
tes les catégories sociales et dans les immeubles parisiens se
les revenus que la source « IRCOM » disponible jusqu’à présent, qui était
logent aussi bien des chefs d’entreprise que des personnes âgéesbasée sur le calcul d’une moyenne des revenus fiscaux après abattement
touchant uniquement le minimum vieillesse. et par foyer fiscal et non par ménage.
Les données étudiées ici sont actuellement disponibles pour des regrou-
En dehors de Paris et Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) où habi-pements de communes correspondant à des découpages géographiques
tent des ménages aux revenus déclarés très proches de ceux desofficiels et comptant au moins 2 000 habitants au recensement de la
arrondissements de l’ouest parisien, les disparités de revenus sontpopulation de 1999 (ce seuil est réduit à 50 ménages pour la médiane).
Le respect des règles de confidentialité limite donc la disponibilité des également importantes dans les communes aux faibles revenus
résultats à ces zones géographiques. médians par UC. Elles traduisent le niveau particulièrement fai-
ble du seuil des bas revenus, toujours inférieur à 3 000 € par UC.
© IGN - Insee 2003D éfinitions
Un ménage est défini comme l’ensemble des occupants d’un même loge- prestations familiales, aides au logement) et que l’on soustraie les impôts
ment. Les « ménages fiscaux » désignés ici sont constitués par le regrou- directs (impôt sur le revenu et taxe d’habitation). Le revenu déclaré ne permet
pement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Sont exclus donc pas de tirer de conclusions en terme de niveau de vie des ménages.
de l’étude :
Le revenu déclaré par unité de consommation (UC) présente l’avantage- les ménages de contribuables concernés par un événement de type maria-
de relativiser le niveau de revenu par rapport à la composition du ménagege, décès ou séparation au cours de l’année étudiée (2000) ;
fiscal. Par rapport au revenu d’une personne, il permet de prendre en comp-
- les ménages constitués de personnes ne disposant pas de leur indépen- te les économies d’échelle résultant de la vie en groupe. Le revenu exprimé
dance fiscale (essentiellement des étudiants, inclus dans le ménage de par UC devient un revenu par équivalent adulte, comparable d’un lieu à un
leurs parents) ; autre et entre ménages de compositions différentes. Le nombre d’UC d’un
ménage est évalué selon la définition utilisée par l’Insee et par Eurostat :- les contribuables vivant en collectivité.
-le premier adulte du ménage compte pour 1 UC ;Les « ménages fiscaux » retenus représentent 95 % des ménages au sens
du recensement en France métropolitaine.
- les autres personnes de 14 ans ou plus comptent chacune pour 0,5 UC ;
Le revenu déclaré aux services fiscaux, plus simplement appelé revenu - les enfants de moins de 14 ans comptent chacun pour 0,3 UC.
déclaré, est la somme des ressources déclarées par les contribuables sur la
« déclaration des revenus 2000 », avant abattement. Il comprend quatre Pour étudier le niveau du revenu, on utilise la médiane du revenu décla-
catégories de revenus : ré par unité de consommation (UC), qui partage les personnes en deux
groupes : la moitié des personnes appartiennent à un ménage qui déclare- les revenus salariaux (salaires, droits d’auteur, avantages en nature,
un revenu par UC inférieur à cette valeur et l'autre moitié un revenu par UCindemnités de maladie, allocations de chômage et de préretraite, revenus
supérieur.perçus à l’étranger) ;
- les revenus des professions non salariées (revenus nets de déficits des Pour mesurer la dispersion du revenu, on utilise le rapport inter-déciles
indépendants comprenant les bénéfices agricoles, industriels, commer- du revenu déclaré par unité de consommation (UC), qui établit le rapport
ciaux et non-commerciaux) ; entre les « hauts revenus » et les « bas revenus ».
- les retraites (hors minimum vieillesse), pensions d’invalidité, pensions ali- erLe seuil des « bas revenus » correspond à la limite du 1 décile : 10 % des
mentaires (déduction faite des pensions versées) et rentes viagères ;
personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu par UC infé-
- les autres revenus (essentiellement des revenus du patrimoine). rieur à cette valeur.
eLe revenu déclaré est un revenu avant redistribution. Il ne peut pas être assi- Le seuil des « hauts revenus » correspond à la limite du 9 décile : 10 % des
milé à un revenu disponible, qui supposerait que l’on ajoute les revenus personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu par UC supé-
sociaux non déclarés (minima sociaux tels que RMI et minimum vieillesse, rieur à cette valeur.
Figure 6 - Disparités dans les cantons franciliens en 2000
VAL-D'OISE
SEINE-
SAINT-
HAUTS- DENIS
DE- PARIS
SEINE
YVELINES
VAL-DE-MARNE
SEINE-ET-MARNE
ESSONNE
Rapport inter-déciles du revenu
déclaré par UC
Source : Insee - DGI, Revenus fiscaux localisés en 2000
© IGN - Insee 2003S tructure des revenus déclarés par les Franciliens
Les revenus déclarés en Ile-de-France sont constitués à 79 % de revenus La part des retraites et pensions est plus forte au cœur et aux limites est de
d’activité. La part des retraites et pensions n’est que de 17 %, contre 24 % en la région, dans les zones où les personnes âgées ou les familles monopa-
province. La jeunesse et le taux d’activité élevé de la population francilienne rentales sont plus fréquentes. Parmi les communes limitrophes de l’Ile-de-
expliquent ces différences. Les revenus d’activité regroupent les salaires France, la part de pensions est faible dans les zones de l’aire urbaine de
(73 % des revenus déclarés) et les revenus des professions non salariées Paris. Cependant, à l’est de la région, les communes de l’Yonne et de l’Aube
(6 %). Moins importante en Ile-de-France qu’en province, la part des revenus présentent de plus fortes parts de pensions, à l’image de celles des commu-
des professions indépendantes est cependant supérieure à Paris (7,9 %) où nes de l’est de la Seine-et-Marne.
elle se rapproche de celle de la province (8,3 %).
Part des retraites et pensions
Champ : communes de
plus de 50 ménages
Source : Insee - DGI, Revenus fiscaux localisés en 2000
La plupart de ces communes se situent en Seine-Saint-Denis, tel- en moyenne de 5 000 habitants mais certaines communes de
les Montreuil ou Pierrefitte-sur-Seine. D’autres sont isolées plus de 10 000 habitants présentent des disparités de revenus
comme Provins (Seine-et-Marne) ou Grigny (Essonne). Ces très modérées : Bois-d’Arcy, Vélizy-Villacoublay, Voisins-le-
communes comprennent un habitat collectif et un parc social Bretonneux, Montigny-le-Bretonneux et Maurepas, toutes dans
plus importants que les communes environnantes plus les Yvelines.
pavillonnaires.
Corinne MARTINEZ
Service études et diffusionLe rapport entre bas et hauts revenus, qui atteint 7 au niveau
régional, est inférieur à 4 pour 200 communes franciliennes. Ces
dernières regroupent des petites populations, homogènes en
P our en savoir plusterme de revenus, et se situent principalement en grande cou-
ronne. Le seuil de bas revenus y est très élevé : 3 ou 4 fois plus
important que dans les communes de Seine-Saint-Denis. Leur Rouxel M. : « La carte de France des revenus déclarés », Insee première,
seuil des hauts revenus est proche de la moyenne régionale : c’est n° 900, mai 2003.
bien l’absence de ménages à bas revenus qui entraîne la faibles- Cédérom « Revenus fiscaux des ménages - Année 2000 », Insee, 2003.
se des disparités au sein de ces communes. Leur population est
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© IGN - Insee 2003

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