Les technologies de l'information et de la communication : 5 % du PIB

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En 1997, les technologies de l'information et de la communication (informatique, télécommunications, électronique, communication) avaient engendré 5 % du PIB français, soit davantage que l'industrie automobile et l'énergie réunies. Les entreprises spécialisées dans ces domaines avaient réalisé cette année-là un chiffre d'affaires de 828 milliards de francs : 422 pour les sociétés de services, et 406 pour les entreprises industrielles. La France bénéficie d'atouts certains, notamment dans les industries des équipements de télécommunications et des composants actifs, les services informatiques et les services de télécommunications. D'autres activités (industrie électronique, fabrication d'ordinateurs et d'appareils de téléphonie) souffrent en revanche de la concurrence d'entreprises américaines, japonaises ou scandinaves. En plein essor, les technologies de l'information et de la communication sont stimulées par une forte demande des entreprises, mais aussi, et c'est plus nouveau, des ménages.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 648 MAI 1999
Prix : 15 F (2,29 $)
Les technologies de l’information
et de la communication :
5 % du PIB
Raymond Heitzmann, Sessi, secrétariat d’État à l’Industrie,
Céline Rouquette, division Services, Insee
technologies de l’information et de la com n 1997, les technologies de l’infor
munication (TIC), industries et services
mation et de la communication (in confondus, avaient engendré plus de 5 % duEformatique, télécommunications, PIB français, soit davantage que l’industrie
automobile et l’énergie réunies. Les entre électronique, communication) avaient en
prises françaises spécialisées dans ces
gendré 5 % du PIB français, soit davan technologies ont ainsi réalisé en 1997 un
tage que l’industrie automobile et chiffre d’affaires de 828 milliards de francs,
en progression de près de 7 % par rapportl’énergie réunies. Les entreprises spécia
à 1996.
lisées dans ces domaines avaient réalisé Avec 406 milliards de francs de recettes en
cette année là un chiffre d’affaires de 828 1997, les entreprises industrielles spéciali
sées dans les technologies de l’information etmilliards de francs : 422 pour les sociétés
de la communication représentaient 12 % de
de services, et 406 pour les entreprises l’industrie manufacturière. L’industrie fran
industrielles. La France bénéficie çaise des TIC occupe ainsi le quatrième rang
mondial en termes de chiffre d’affaires, der d’atouts certains, notamment dans les in
rière le Japon, les États Unis, et l’Allemagne,
dustries des équipements de télécommu le cinquième en nombre d’emplois ( tableau 1)
nications et des composants actifs, les et le huitième rang à l’exportation.
Il est délicat de situer l es services des TICservices informatiques et les services de
dans l’ensemble mondial, les statistiques sur
télécommunications. D’autres activités le sujet étant lacunaires. Les entreprises de
(industrie électronique, fabrication d’or services représentent pourtant plus de la moi
tié des ventes des entreprises spécialiséesdinateurs et d’appareils de téléphonie)
dans les technologies de l’information et de la
souffrent en revanche de la concurrence communication. Avec un chiffre d’affaires de
d’entreprises américaines, japonaises ou 422 milliards de francs en 1997, elles ont en
gendré un cinquième des recettes des entre scandinaves. En plein essor, les techno
prises de services marchands stricto sensu
logies de l’information et de la communi (hors commerce, transport, activités financiè
cation sont stimulées par une forte res).
Industrie et services confondus, les entreprisesdemande des entreprises, mais aussi, et
spécialisées dans les télécommunications
c’est plus nouveau, des ménages.
L’industrie française des TIC
au quatrième rang mondial
Cet article reprend les principaux résultats pour le chiffre d’affaires
d’une publication conjointe de l’Insee, du
Chiffre d’affaires Emplois
Sessi et du SJTI consacrée aux TIC (cf. Pour
(milliards de francs) (milliers)
en savoir plus).
Japon 1 945 1 485
États Unis 1 240 994
« Technologies de l’Information et de la
Union européenne 997 908
Communication ». Derrière ces mots se ca Allemagne 245 231
che toute une constellation d’activités aussi France 186 149
différentes que la fabrication de composants Royaume Uni 182 181
électroniques, la production de films, ou en Italie 121 118
core la conception de logiciels. En 1997, lesSource : Sessi année 1997
˚
INSEE
PREMIEREet nordiques pour le matériel grand pu lécommunications, Internet a connuLes télécommunications en tête
blic, notamment les téléphones mobi en France un démarrage tardif maisdes TIC
les. En revanche, ils sont bien placés rapide. Ainsi, en janvier 1999, le nom
Chiffre
pour la production de matériel profes bre d’abonnements individuels dépas d’affaires
En %
(milliards de sionnel de transmission et surtout de sait 1,28 million, soit une croissance
francs) commutation, ainsi que pour le maté de 33 % en un trimestre. En ajoutant
Télécommunications 256 31 riel de transmission hertzienne, très aux ménages connectés les utilisa
dont industrie 82 10 sollicité par les télécommunications teurs professionnels et scolaires, envi
dont services 174 21 sur réseaux mobiles (graphique 2). ron trois millions de personnes
Informatique 238 29 Le marché des équipements s’est utiliseraient régulièrement Internet en
dont industrie 83 10 transformé ces dernières années. La France. Les entreprises industrielles
dont services 155 19 déréglementation des services de té utilisent de plus en plus Internet et dé
Communication 247 30 lécommunications dans l’Union euro veloppent des réseaux intranet et ex
dont industrie 154 19 péenne, effective depuis le premier tranet.
dont services 93 11 janvier 1998, et la multiplication des Cependant, avec 2,5 % des ménages
Industrie électronique 87 10 chaînes de télévision et de radio ont connectés mi 98, la France reste en
dopé le marché des équipements pro core loin derrière les États Unis (plusTotal 828 100
fessionnels : réseaux hertziens ou sa d’un cinquième des ménages connec Source : enquête annuelle d’entreprises, 1997, Sessi et Insee
tellitaires, réseaux locaux en fibres tés fin 1997), ou le Canada (13 % en
ont réalisé un chiffre d’affaires 256 mil de optiques. Des pays émergents comme 1997). En contrepartie, le minitel conti
liards de francs en 1997, soit 31 % desl’Afrique du Sud, le Mexique, ou les nue de drainer un important commerce
recettes des entreprises des TIC (ta pays d’Europe centrale et orientale, électronique (environ 10 milliards de
bleau 2). L’informatique avait engen développent leurs réseaux de télé francs en 1998).
dré 238 milliards de francs. Quant aux communications et constituent donc
autres activités liées aux TIC et de lade bons débouchés. En France, la té
Services de télécommunications :communication, elles avaient réalisé léphonie fixe a atteint un certain palier,
la téléphonie fixe encore n° 1un chiffre d’affaires de 335 milliards de 97 % des ménages disposant d’une li
francs, dont les trois quarts provenaient gne. Mais le marché n’est pas complè
des activités de communication tement saturé : la demande de lignes
édition, imprimerie, audiovisuel et unrésidentielles est désormais stimulée
quart de l’industrie électronique. par les besoins familiaux en deuxième
ligne téléphonique. En 1997, on comp
tait ainsi 108 lignes téléphoniquesL’essor de la téléphonie mobile
résidentielles pour 100 ménagesdope les télécommunications
(tableau 3). Quant au parc profession
En plein développement, les télécom nel, il continue d’augmenter avec le
munications bénéficient de la libérali développement des télécopieurs, la
sation des services et de l’explosion demande de lignes numériques
de la téléphonie mobile. (RNIS) et des accès à Internet. Source : enquête annuelle d’entreprises dans les Services,
Les entreprises de services ont le vent À la frontière entre informatique et té 1997, Insee
en poupe : en 1997, elles avaient réalisé
un chiffre d’affaires de plus de 170 mil
Télécommunications : excédents commerciaux sur les équipements
liards de francs. La suprématie de la té
professionnels*
léphonie fixe est menacée par l’essor
d’autres services : elle représentait en
1997 62 % des recettes de services de
télécommunication (graphique 1), contre
75 % au début des années 1990. En dé
veloppement rapide, téléphonie cellu-
laire, radiomessagerie et autres services
mobiles représentaient en 1997 près de
18 % des recettes des entreprises de
télécommunications (contre 11 % en
1996). Depuis 1996, le nombre d’abon
nés au téléphone mobile a pratiquement
doublé chaque année, pour atteindre
11 millions à la fin 1998, soit un taux
d’équipement de 19 %. La France a ainsi
commencé à rattraper son retard par *Équipements professionnels = appareils de commutation, d’émission et de réception. Ces derniers sont utilisés pour la
communication hertzienne, qu’il s’agisse de radiodiffusion, de télédiffusion ou de télécommunications mobiles. Le posterapport aux pays nordiques et à l’Italie.
« autres matériels téléphoniques » inclut les appareils de transmission téléphonique, ainsi que les appareils téléphoniques
Les industriels français sont concur d’abonnés, les fax et autres terminaux.
rencés par les constructeurs asiatiques Source : Sessi, FIEEC (fédération des industries électriques, électroniques et de communication), Douanes, 1997
¸`?La France médaille d’argent tèmes et des informations - ainsi que posants, comme les unités de mé-
pour les lignes téléphoniques par la demande des ménages en logi moire, pour les assembler sur le sol
ciels de jeux et autres programmes lu français, et des périphériques (impri lignes résidentielles
pour 100 ménages diques ou éducatifs. Le conseil en mantes, moniteurs).
(1997) systèmes informatiques bénéficie du Ce positionnement de l’industrie fran
États Unis 108,9 besoin des entreprises en solutions çaise ne lui permet pas de bénéficier
France 107,8 complètes, concernant leur architec pleinement des deux facteurs de déve
Allemagne 98,2 ture informatique, matérielle et logi loppement du marché de l’informa
Japon 96,7 cielle. Quant au simple traitement des tique que sont la diffusion de
Royaume Uni 96,0 données, il est de plus en plus rempla l’informatique domestique et la pour
Italie 91,9 cé par une activité plus sophistiquée suite de l’informatisation des entrepri
Source : OCDE, perspectives des télécommunications 1999 qui est la prise en charge complète de ses françaises. En juin 1998, 19 % des
la fonction informatique (infogérance). ménages possédaient au moins un or
L’industrie française produit peu de dinateur, contre seulement 16 % un anL’informatique bénéficie à la
machines de bureau, type machines à plus tôt. Dans les entreprises, l’informa fois de la demande des
calculer, appareils de photocopie ou tisation se poursuit également : ainsi enentreprises et des ménages
distributeurs de billets : ces produits mars 1998, un salarié sur deux utilisait
Les services sont les premiers bénéfi sont donc le plus souvent importés. Lal’informatique dans son travail. En 1997,
ciaires de l’essor de l’informatique. En production française d’ordinateurs est les dépenses de matériel (achat et loca
effet, les dépenses informatiques des orientée vers des produits complexes tion) représentaient environ 43 % des
entreprises s’orientent de plus en plus comme les grands systèmes informati dépenses informatiques des entrepri
vers l’immatériel (tableau 4). En 1997, ques destinés aux très grosses entre ses industrielles. L’informatique gagne
trois activités se partageaient l’essentielprises, même si la fabrication les petites entreprises et change de vi
des recettes : réalisation de logiciels, d’ordinateurs personnels est loin d’être sage dans les grandes. Les réseaux de
conseil en systèmes informatiques et négligeable (graphique 4). Cependant, micro-ordinateurs sont désormais la
traitement de données ( graphique 3). une grande partie des microordina- norme dans les grandes entreprises :
Les deux premières activités sont en teurs fabriqués en France sont produits63 % des entreprises de vingt salariés
plein essor : la réalisation de logiciels par les filiales françaises des grandes
est stimulée par le développement des multinationales, américaines ou japo Les logiciels et le conseil
réseaux qui nécessitent des logiciels naises, ou par des assembleurs : ces en systèmes aux premiers rangs
de navigation ou de protection des sys sociétés importent des pièces et com des services informatiques
Les achats de services informatiques des entreprises industrielles
ont fortement augmenté
En milliards de francs
Taux de
1996 1997
croissance (en %)
Achats de services informatiques 5,7 6,6 + 15,8
Dépenses de matériels informatiques 8,0 8,3 + 3,8
Dépenses en logiciels 4,1 4,2 + 2,4
Total des dépenses informatiques 17,9 19,2 + 7,3
Investissements corporels totaux 122,9 120,2 -2,2
Source : enquêtes annuelles d’entreprises, 1996 et 1997, Sessi Source : enquête annuelle d’entreprises dans les Services,
1997, Insee
Dans les périphériques et les mémoires d’ordinateurs,
la France a surtout une activité commerciale Excédent commercial français sur les téléviseurs
Source : Sessi, FIEEC, Douanes, 1997 Source : Sessi, FIEEC, Douanes, 1997
˝ˆ´?˜et plus en étaient équipés en 1997, fi étaient présents, respectivement, semble des activités liées à la confection,
contre seulement 32 % en 1994. Les dans 64 % et 40 % des ménages. transmission et diffusion de l’information, à
très grandes entreprises (500 salariés En matière de supports, la France est savoir principalement l’informatique, les té
et plus) restent fidèles aux grands sys structurellement déficitaire : nettement lécommunications, les activités audiovi-
tèmes centralisés pour la gestion et pour les enregistrements sonores, plus suelles, la presse, et les industries de
l’administration comme pour la pro légèrement pour les enregistrements fabrication des équipements.
duction : neuf sur dix disposaient d’unvidéo. Le disque compact, qui a sup Plusieurs sources statistiques ont été ex
tel système en 1997. planté tous les autres supports, est ploitées : enquêtes annuelles d’entreprises
souvent importé d’Allemagne, des (Sessi et Insee), enquêtes de branches in
Pays Bas et d’Autriche. La production dustrielles réalisées par le Sessi en parte Électronique et
française, importante, est essentielle nariat avec les fédérations professionnellescommunication :
ment destinée au marché national. compétentes, statistiques des Douanes etune situation contrastée
À côté de ces marchés largement ou de la Banque de France, ainsi que diverses
L’ensemble électronique et communi verts à la concurrence, l’édition fait fi enquêtes thématiques (informatisation,
cation est composé de secteurs qui gure de secteur protégé. D’une part, automatisation, consommation des ména
évoluent de façon très hétérogène : les journaux et périodiques sont par ges, etc.).
certains, à l’image de la presse, stag nature difficilement échangeables : Le présent article reprend et met à jour les
nent ; d’autres, comme la télévision, l’actualité porte souvent sur des pré principaux résultats de cette étude, relatifs
affichent une santé éclatante. occupations nationales ou locales, et aux industries et services des technologies
L’industrie de l’électronique et des l’information se périme vite. D’autre de l’information et de la communication.
communications comprend les compo part, la barrière de la langue constitueDes travaux du même type sont également
sants électroniques (passifs ou actifs), un frein. La télévision, qu’il s’agisse depoursuivis à l’étranger notamment par
les équipements d’émission, de trans la production de programmes ou de lal’OCDE et Eurostat (l’Office Statistique des
mission et de réception du son et de diffusion, forme un marché dynami Communautés européennes).
l’image, les enregistrements sonores que, dopé par le développement des
et vidéo, le livre et la presse. La posi chaînes du satellite (1,2 million Pour en savoir plus
tion de l’industrie française en matière d’abonnés en 1997) et du câble (2,3
de composants électroniques est con millions d’abonnés). Quant au cinéma,
« Technologies et société de l’informa trastée, avec des points forts (carte à il s’agit d’un secteur convalescent : si
tion », Insee Sessi SJTI, collection Chif
puce, tubes électroniques et cathodi la distribution se porte bien, l’exploita fres Clés Analyse, n° 207, Se ssi,
ques) et des points faibles (circuits in tion des salles est tributaire des évolu Ministère de l’Economie, des Finances
tégrés). Le même constat est valable et de l’Industrie, mars 1999.tions de la fréquentation du public, et
pour l’industrie électronique grand pu la production nationale se heurte à la « L’informatique à la maison : une diffu
blic : la production française est impor concurrence anglo saxonne. sion sensible mais très ciblée », Insee
Première n° 629, janvier 1999.tante pour les autoradios et les
téléviseurs, mais faible pour tous les Pour comprendre « En 1998, plus d’un salarié sur deux
autres équipements, notamment les utilisait l’informatique dans son travail »,ces résultats
Premières Informations, Premières Syn magnétoscopes, importés d’Asie ( gra
thèses n° 53.2, DARES, décembrephique 5). Les industriels français ne
1998.
bénéficient donc pas toujours de la de En 1998, l’Insee, le Sessi (service statisti
« L’informatisation des entreprises in mande des ménages en matière que du ministère chargé de l’industrie) et le
dustrielles : l’explosion des réseaux et la
d’électronique de loisir. SJTI (Service Juridique et Technique de
montée d’Internet », Le 4 Pages des
Avec 94 % des ménages équipés en l’Information et de la Communication) ont Statistiques Industrielles n° 94, Sessi,
juin 1998, le marché du téléviseur est conjointement effectué un état des lieux août 1998.
relativement saturé. Seul le multiéqui statistique visant à mesurer le poids écono « Perspectives des télécommunications
pement et le renouvellement conti mique des Technologies de l’Information et 1999 », OCDE, mars 1999.
nuent à l’alimenter. De même, plus de la Communication (TIC), leur degré d’uti
« L’intégration des biens et des servi
des trois quarts des ménages possè lisation et les performances économiques ces : une stratégie d’offre qui se généra
dent un autoradio. D’autres équipe des entreprises françaises de ce domaine lise », Insee Méthodes n° 87 88, avril
1999.ments sont moins répandus : en juin d’activité. On entend par « technologies de
1998, le magnétoscope et la chaîne hi l’information et de la communication » l’en
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