Les terres agricoles face à la pression de l'urbanisation : une résistance et des enjeux différenciés

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territoire N° 10 avril 2011SYNTHÈSE INSEE PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR ÉTUDES Les terres agricoles face à la pression de l'urbanisation : une résistance et des enjeux différenciés www.insee.fr Régions Préserver les espaces agricoles est aujourd’hui une priorité inscrite dans la Loi de Provence-Alpes-Côte d’Azur Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche de juillet 2010. Les publications En Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette question se pose avec une acuité particulière. En effet, la croissance rapide de population des quarante dernières années (+ 1,6 million d'habitants) pousse à la consommation d’espace, notamment en zone rurale et périurbaine. Ainsi, de 1970 à 2000, la Surface Agricole Utilisée (SAU) a diminué de 20 % dans la région. La préservation des terres agricoles peut donc se heurter à un conflit d’usage des sols face à l’urbanisation. Selon les cultures et leur localisation, l’agriculture n’oppose pas la même résistance. Trois groupes de communes subissent une pression forte, identifiée à partir de leurs dynamiques et caractéristiques démographiques, d’habitat, d’occupation du sol et d’accessibilité. Le premier groupe, à proximité de l’espace dense du littoral et dans la moyenne vallée de la Durance, est particulièrement exposé. Sa croissance démographique est rapide depuis 1999 (1,6 % par an), celle des logements également (1,9 %). La pression de l’urbanisation est importante sur les terres agricoles, qui couvrent encore un quart du territoire.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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territoire
N° 10
avril 2011SYNTHÈSE
INSEE
PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR
ÉTUDES
Les terres agricoles face à la pression
de l'urbanisation : une résistance
et des enjeux différenciés
www.insee.fr
Régions
Préserver les espaces agricoles est aujourd’hui une priorité inscrite dans la Loi de Provence-Alpes-Côte d’Azur
Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche de juillet 2010. Les publications
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette question se pose avec une acuité
particulière. En effet, la croissance rapide de population des quarante dernières
années (+ 1,6 million d'habitants) pousse à la consommation d’espace,
notamment en zone rurale et périurbaine. Ainsi, de 1970 à 2000, la Surface
Agricole Utilisée (SAU) a diminué de 20 % dans la région. La préservation des
terres agricoles peut donc se heurter à un conflit d’usage des sols face à
l’urbanisation. Selon les cultures et leur localisation, l’agriculture n’oppose pas
la même résistance.
Trois groupes de communes subissent une pression forte, identifiée à partir de
leurs dynamiques et caractéristiques démographiques, d’habitat, d’occupation
du sol et d’accessibilité. Le premier groupe, à proximité de l’espace dense du
littoral et dans la moyenne vallée de la Durance, est particulièrement exposé.
Sa croissance démographique est rapide depuis 1999 (1,6 % par an), celle des
logements également (1,9 %). La pression de l’urbanisation est importante sur
les terres agricoles, qui couvrent encore un quart du territoire. En perte de
vitesse, l’agriculture a du mal à résister : plus de la moitié des biens agricoles
vendus perdent leur vocation agricole. Dans cette zone, le prix médian à
l’hectare d’un terrain destiné à être loti est trois à quatre fois plus élevé que dans
les deux autres groupes de communes étudiés. Dans vingt ans, si les tendances
démographiques persistent, 124 000 habitants supplémentaires peupleront cette
zone, entraînant l’artificialisation de 10 500 hectares, soit 8 % de la SAU.
Dans le second groupe, situé autour de l’agglomération avignonnaise,la
population croît moins rapidement (1 % par an), mais la construction de
logements et de locaux d’activité est particulièrement intensive. Dans un
territoire où la moitié des surfaces sont agricoles, les risques de conflit d’usage
des sols sont donc nombreux. Néanmoins, la présence de nombreuses
Appellations d’Origine Protégée prestigieuses renforce la résistance des parcelles
agricoles : deux tiers des biens agricoles vendus conservent ainsi leur vocation.
Les 25 000 habitants supplémentaires attendus à l’horizon 2030, si les
tendances actuelles se poursuivent, engendreraient une consommation
de 2 000 hectares (soit 3 % de la SAU).SYNTHESE
INSEE
PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR
ÉTUDES Les communes d’un troisième groupe, plus éloignées des pôles urbains, sont
situées dans l’arrière-pays. La population croît rapidement (+ 1,6 % par an en
moyenne). De plus en plus de ménages y installent en effet leur résidence
principale, souvent au prix de déplacements quotidiens importants : 65 % des
actifs travaillent ainsi hors de leur commune de résidence (contre 46 % au
niveau régional). Pour ces petites ou moyennes communes à faible densité de
population, on parlera plutôt de mutation que de pression exercée sur le
territoire. L’accueil des futurs employés d’Iter et de leur famille ne peut
qu’accélérer ce mouvement. Si le parc de logements garde la même structure
qu’aujourd’hui (85 % d’individuels), le risque de mitage des terres agricoles, qui
occupaient encore 30 % du territoire en 2000, est réel.
Deux derniers groupes de communes, dans les Alpes et sur les premiers reliefs,
sont plus enclavés. Ils sont moins densément peuplés et la pression y est
globalement plus faible. Néanmoins, l’urbanisation qu’engendre l’apport, même
limité, de population ne peut s’organiser qu’au détriment des surfaces cultivées.
Les espaces naturels sont en effet trop contraints par les forts reliefs pour être
densément constructibles.
Institut National de la Statistique
et des Études Économiques Retrouvez les résultats complets de cette étude dans notre publication
Provence-Alpes-Côte d’Azur
ANALYSE N° 5 avril 201117 rue Menpenti
13387 Marseille Cedex 10 sur le site www.insee.fr
Tél : 04 91 17 57 57 Fax : 04 91 17 59 60
Directeur de la publication : Renan Duthion
Chef du service Études et Diffusion : Valérie Roux
Rédacteur en chef : Claire Joutard
© Insee - Draaf 2011
Dépôt légal : avril 2011
N° ISSN : 2112-6550
Réf : SYN111032
N° 10 avril 2011

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