Les territoires n'ont pas les mêmes atouts face aux risques de mutations économiques

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Face à un risque de fermeture d'établissement important ou de crise sectorielle subite, les territoires qui ont un système productif spécialisé et un fort taux de chômage sont les plus fragiles. Dans cette optique, les zones bordant l'étang de Berre, dont l'emploi est concentré dans de grands établissements, auraient le plus de difficultés à absorber les effets de mutations économiques. A l'inverse, les métropoles régionales, notamment celles d'Aix-en-Provence, Cannes-Antibes et Nice sont plus diversifiées et donc moins fragiles.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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SUD INSEE N° 68  mars 2004 l'essentiel Les territoires nont pas les mêmes atouts face aux risques de mutationséconomiques
Faceàun risque de fermeture d’éta blissement important ou de crise sectorielle subite, les territoires qui ont un système productif spécialisé et un fort taux de chômage sont les plus fragiles. Dans cette optique, les zones bordant l’étang de Berre, dont lemploi est concentrédans de grands établissements, auraient le plus de difficultésàabsorber les effets de mu tationséconomiques. A linverse, les métropoles régionales, notamment celles dAixenProvence, Cannes Antibes et Nice sont plus diversifiées et donc moins fragiles.
Comme les autres pays développés, la France est confrontée à une accélération des mutations économiques. Des entre prises sont tentées d’adapter leur appa reil de production à ces mutations, et ceci conduit parfois à des décisions de fermetures, créations ou transferts d’éta blissements qui influent fortement sur les territoires qui les abritent. D’autres sont conduites à cesser leur activité. C’est au niveau des bassins d’emploi que se mesurent les conséquences éco nomiques et sociales des mutations, en termes de richesse disponible, et, sur tout, de créations ou de disparitions d’emplois. L’objet de la présente étude n’est pas
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d’analyser la probabilité d’apparition de ces évènements difficiles à anticiper. On a plutôt cherché à estimer la capacité des territoires à absorber les chocs résultant des mutations économiques et à mesurer leur fragilité face à ces risques.
Une économie régionale peu spécialisée et faiblement concentrée
La capacité d’un territoire à réagir aux chocs économiques dépend en premier lieu de son système productif. Une zone spécialisée est généralement plus fra gile, car si des difficultés touchent un de ses secteurs d’activité dominants, son emploi sera plus affecté que celui des zones diversifiées. De la même façon, les zones où une grande partie de l’emploi est concentrée dans un petit nombre d’établissements risquent d’être plus af fectées si l’un d’entre eux est touché par une restructuration.
La nature des activités joue également un rôle. Les zones dont la production dépend en grande partie des marchés ex térieurs (poids élevé de l’agriculture, de l’industrie ou du tourisme par exemple) sont plus tributaires des aléas économi ques que celles qui vivent surtout de la consommation deleurs habitants (éco nomie résidentielle). Le dynamisme éco nomique des territoires doit aussi être pris en compte. Ceux qui ont la plus forte propension à créer des activités nouvelles sont mieux armés si des diffi cultés surviennent.
SUD INSEEN ° 68  mars 2004 l'essentiel Le poids très faible des activitésexportatricesLe pourtour de l’étang de Berre et la zone de Briançon : dans les grandes zones urbainesàla fois spécialisés et concentrés Poids des activitésSpécialisation et concentration des zones d’emploi de la région exportatrices en % Briançon 2,0 37 EtangdeBerre RhôneAlpes 1,8 31Italie 27 Gap1,6 FossurMer 1,4 Briançon Digne Digne 1,2 Orange SalondeProvence CarpentrasArles 1,0 Nice Languedoc Roussillon Apt Manosque0,8 Menton Avignon Draguignan Châteaurenard Monaco Apt Gap 0,6 CannesAntibes Brignoles Menton SalondeProvenceMarseilleAubagne Arles Manosque DraguignanCarpentras Brignoles0,4Orange FossurMerAvignon AixenProvence Nice AixenProvenceFréjusSaintRaphaëll EtangdeBerre0,2Châteaurenard FréjusSaintRaphaëlToulon CannesAntibes MarseilleAubagne Toulon 0,0 6 810 12 1416 1820 2224 2628 30 Spécialisation © IGN  INSEE 2004 e r Source : INSEE, estimations d'emploi au 1janvier 1999Source : INSEE, recensement de la population 1999, DADS 2000 Sur cette base, quatre indicateurs statistruction navale et aéronautique et la mé deDigne estélevéen raison de la prétiques ontétéretenus pour caractériser tallurgie.Des risquesésence de grandsconomiques locaétablissements chimi la fragilité économique des territoires :lisés existent donc dans la ré(Atofina) et pharmaceutiques (Sagion. ques la spécialisation sectorielle (cf.enca nofi).La croissance du nombre dentre dréMéthodologie), la concentration deprises est assez réduite. Fragilité économique : lemploi dans leséLa zone de Briantablissements, leçon présente, quantà les zones de lEtangde poids des activitésexportatrices(ac elle,des fragilités dune nature difféBerre et de FossurMer sont tivités dépendant de marchés extédes prrieurs renteécédentes, et qui ne sont pas àla zone) et l’évolution du nombreles plus vulnérablesliéesàla présence de grandsétablisse d’éLtablissements. ments.’économie y est concentrée et Ces deux zones sont parmi les plus spé spécialisée dans le tourisme, avec les Dans lensemble, la récialisgion Provenceées et les plus concentrées de laactivités sportives, les transports (re AlpesCôte dAzur est peu spécialisée. région (cf. tableaumontLes zones bordantées mécaniques) et la construc Parmi les dixhuit secteurs industriels,l’étang de Berre...). Dans la zone detion. Les hôtels et restaurants regrou seule lautomobile est peu implantée lEtangdeBerre, unépent prtablissement reè% des emplois. Less de 15 dans la région. Dans le secteur tertiaire,présenteàlui seul prècr% des de 10éations nettes dentreprises y sont toutes les activités sont prélsentes. Lenombreuses.emploi (Eurocopter). Cette zone est poids assez important du commerce despécialisée dans laéronautique, laPlus au sud, la zone de Châteaurenard détail, de lhôchimie, lestellerierestauration et deséquipements méest spcaniques etécialisée dans lagriculture, lagro activités immobilièalimentaire et le commerce de gros, secles transports. Dans la zone de Fosres illustre cepen dant la vocation résidentielle et tourissurMer, un grandétablissement sidéqui regroupent plus de 30 teurs% des tique de la région. L’économie régio rurgique(Sollac) concentre une partieemplois. Parmi les zones de la région, nale estégalement peu concentréimportante de le. Lesemploi ; la métallurgie, cest celle qui dépend le plus des mar dix premierséles combustibles, la chimie et lestablissements (hors adéqui chés extérieurs (42% des emplois sont ministration publique) ne représentent pementsméconcerncaniques regroupent unés). La croissance du nombre que 4,7% de lcinquiemploi en Provenceème des salariés. La forte pré dentreprises y est relativement lente. AlpesCôte d% ensence de lAzur contre 6,4industrie conduitàune démoyenne dans les régions françaises. pendanceélevée visàvis des marchés Gap et les zones situéesà ou de décisions extérieurs. La création la phériphérie des grandes Diversifiée et peu concentrée, notre ré dentreprises y est peu importante. Ces agglomérations présentent gion apparaît donc moins exposée quezones se situent donc aux premiers dautres aux conséquences des mutarangs régionaux pour les quatre critèresmoins de fragilitéséconomiques tionséconomiques. Toutefois, quelquesde fragilitéface aux risques de muta secteurs dactivitétioncomportent de grandséconomique. Leszones de Manosque et Gap ont une établissements ou sont regroupés dansLes zones demploi de Digne et deéconomie peu spécialisée. Gap assure lespace. Il sBrianagit notamment de secçon présententégalement des fraun certain nombre de fonctions tertiai teurs industriels tels que le bois et le pagilités, mais pour des raisons diffédestinren reséesàlensemble des Alpes du pier, la chimie, les carburants, la constes. Lindice de concentration dela zoneSud. Le poids des services publics y est
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important ainsi que celui des activités associatives et sportives. Sa fragilité réside peutêtre dans son relatif isole ment géographique. La zone de Ma nosque est un peu moins tertiaire et possède desindustries, notamment agro alimentaires. Elle bénéficie surtout de la proximité du premier bassin d’em
ploi de la région, celui de Marseille AixenProvence. Dans le Vaucluse, la zone de Carpentras est spécialisée dans l’agriculture, l’agro alimentaire et le commerce de gros. De ce fait, le poids des activités “ exporta trices” estrelativement élevé (37%), ce qui la rend dépendante des marchés
Les zones bordant l’étang de Berre paraissent les plus fragiles Zone d'emploi **Population Indice IndiceEmploi dansActivités Evolutiondu en dede les10expor nombre 1999 spépremiers tatricesciali concend'établissements sation tration*é19982002 (%)tablissements (%) EtangdeBerre 133104 27,9 1,8324,0 386,1 FossurMer 184027 24,4 1,4526,8 347,5 Digne 74957 16,4 1,1523,2 318,2 Briançon 32228 25,4 1,2326,3 3515,2 Châteaurenard 72843 27,4 0,259,9 428,8 Manosque 64726 13,8 0,4515,2 3210,1 SalondeProvence 65234 13,2 1,1024,7 2810,0 Carpentras 94751 24,1 0,3714,2 3716,7 Brignoles 91440 13,7 0,4915,5 3214,0 Arles 76822 12,4 1,0722,9 247,3 Apt 71537 16,0 0,6520,6 3217,1 Orange 108900 15,6 0,4416,1 3013,5 Draguignan 105935 15,4 0,6916,1 2915,6 Gap 89403 12,2 0,5616,1 2810,9 FréjusSaintRaphaël 154521 17,7 0,239,1 3415,8 Menton 71617 16,5 0,4516,1 2920,8 MarseilleAubagne 1044 32111,6 0,4212,1 247,2 AixenProvence 259056 13,4 0,3914,2 2611,8 CannesAntibes 365162 15,7 0,1810,3 2815,2 Toulon 546105 12,7 0,2510,3 269,1 Avignon 224477 10,5 0,4014,7 2714,2 Nice 575087 8,30,36 10,822 12,0 Moyenne des zones204 83016,6 0,6616,9 3012,1 * hors administration publique et collectivités territoriales Source : INSEE, recensements de la population 1990 et 1999, DADS 2000, SIRENE Les zones alpines sont protégées par un chômage très faible Zone d'emploi **Evolution deTaux Partdes Partdes Partdes Travail la populationde chôhors zonemeurs cadreset sans 19991990 chômage dedipllongue professionsômes d'emploi (%) durée intermédiaires EtangdeBerre 5,812,5 33,434,8 46,839,4 FossurMer 4,711,7 29,835,9 45,922,0 Digne 5,69,2 22,831,6 45,410,2 Briançon 3,87,9 10,532,8 39,95,0 Châteaurenard 10,39,4 27,529,7 51,742,4 Manosque 7,911,0 24,334,0 45,519,2 SalondeProvence 11,412,5 30,741,3 44,139,3 Carpentras 13,29,8 18,831,6 48,233,5 Brignoles 21,612,7 28,731,6 49,939,4 Arles 1,312,1 26,731,4 51,222,1 Apt 10,410,3 29,834,9 45,533,0 Orange 5,39,7 20,427,5 50,625,3 Draguignan 16,711,9 28,532,5 46,723,4 Gap 8,67,8 17,631,6 44,47,2 FréjusSaintRaphaël 12,012,1 18,328,1 48,412,0 Menton 1,17,5 22,527,9 48,354,3 MarseilleAubagne 1,814,4 32,542,4 46,510,4 AixenProvence 11,710,7 32,147,8 37,627,0 CannesAntibes 6,311,3 25,436,7 45,012,0 Toulon 6,612,7 26,536,2 45,68,2 Avignon 4,212,2 22,634,3 48,716,0 Nice 3,010,2 24,437,5 45,212,1 Ensemble PACA27,7 37,05,8 11,846,0 ** Le classement des zones d’emploi est réalisé en fonction des quatre critères de fragilité économique : spécialisation, concentration, activités exportatrices, évolution du nombre d’établissements Source : INSEE, recensement de la population 1999, INSEE ProvenceAlpesCôte d’Azur  taux de chômage, DRTEFP
N° 68  mars 2004
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et décisions extérieures. Mais l’éco nomie est peu concentrée et la création d’ entreprisedynamique (+ 17 %). Les zones d’Apt et d’Orange sont tout aussi dynamiques mais plus diversifiées. Elles ont un degré de fragilité écono mique intermédiaire. Les zones d’Arles et de SalondePro vence se distinguent par une économie à la fois diversifiée et assez concentrée. Le quart des emplois est regroupé dans les dix plus grands établissements. Ces zones sont toutefois dissemblables sur le plan économique. Celle de Salon deProvence est très tertiaire. Elle ac cueille quelques grands établissements des transports, des installations militai res et de nombreux commerces de dé tail. La zone d’Arles possède de grands établissements industriels, notamment agroalimentaires, et des infrastructures touristiques. Dans le Var, les zones d’emploi de Bri gnoles et Draguignan ont connu une forte hausse de leur population au cours des années passées, entraînant l’ essordes activités résidentielles. Le secteur de la construction y rassemble près de 9 % des emplois mais l’agricul ture reste surreprésentée. A Dragui gnan, le poids du secteur public, notam ment des activités militaires, est impor tant. Ces zones se situent dans la moyenne régionale en matière de spé cialisation et de concentration produc tive. La croissance du nombre d’entre prises y est rapide. Dans la zone de FréjusSaintRaphaël, les activités liées au tourisme (hô telsrestaurants, commerce de détail et services aux personnes) sont très pré sentes. La construction rassemble une proportion importante des emplois. Le poids des activités touristiques entraîne une certaine dépendance de la zone par rapport à l’extérieur. Sa fragilité éco nomique reste moyenne grâce à la faible concentration productive et au dynamisme des créations d’entreprise.
Les grandes zones urbaines de la ré gion sont les plus à même d’absorber un choc important. Il s’agit de Cannes Antibes, Nice, AixenProvence, Mar seilleAubagne, Toulon et Avignon. Très peuplées, elles possèdent une éco nomie diversifiée et non concentrée.
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SUD INSEE N° 68  mars 2004 l'essentiel Méthodologie  Les zones d’emploi sont des espaces à l’intérieur desquels un maximum d’actifs résident et travail lent. On en compte vingtdeux en ProvenceAlpesCôte d’Azur.  Indice de spécialisation : il prend en compte à la fois le nombre de secteurs et la différence entre la struc ture économique de la zone étudiée et le reste du territoire de ProvenceAlpesCôte d’Azur ; cet indice est calculé sur l’ensemble du champ économique (source : INSEE, recensement de la population 1999).  Indice de concentration : il mesure la concentration productive de l’emploi dans les établissements ; il est compris entre 1/n, si les n établissements observés sont de même taille et 1 lorsqu’un seul éta blissement rassembletous les emplois. Cet indice est calculé hors agriculture, administration et en seignement publics (source DADS, emplois au 1.1.2001).  Poids des activités “exportatrices” : il s’agit du poids des activités dont la production est consommée à l’extérieur de la zone, par opposition aux activitésdite “résidentielles”, qui dépendent de la consom mation des résidents dans la zone ; les services et commerces dont bénéficient les touristes sont as similés à des activités exportatrices (source : INSEE, estimations d’emploi). er er  Evolution du stock d’établissements : elle est calculée du 1janvier 1998 au 1janvier 2002 (source : INSEE, fichier SIRENE).  Part des cadres, professions intellectuelles et intermédiaires parmi les actifs ayant un emploi, part des sans diplômes parmi les actifs et part des actifs résidant dans la zone d’emploi qui travaillent hors de la zone d’emploi (source : recensement de la population 1999).  Taux de chômage au sens du BIT : taux en septembre 2003 (source : INSEE).  Part des chômeurs de longue durée : part des demandeurs d’emploi de catégorie 1 inscrits à l’ANPE depuis plus d’un an, fin 2003 (source : DRTEFP).
Celleci répond en grande partie aux besoins de consommation de leurs ha bitants. La zone demploi de Nice est la plus diversifiée de ces zones et la moins dépendante de lextérieur.
Les caractéristiques de leur maind’œuvre atténuent la fragilitédes zones alpines
La capacitédun bassin demploiàab sorber les effets dun chocéconomique dépendégalement des caractéristiques de sa maind’œuvre. Le reclassement des salariés sera facilitési le taux de chômage est faible. Les actions de re conversion seront plus aisées si la maind’œuvre est qualifiée. La situa tion géographique joueégalement un rôle :la proximitédun bassin dem ploi important peut permettre aux sala riés concernés de se réinsérer plus facilement, au prix dun plus grand éloignement entre leur domicile et leur lieu de travail.
On a retenu cinq indicateurs synthéti ques permettant d’évaluer la capacité
Pour en savoir plus :
des zonesàréagir faceàdes suppres sions demploi (cf. tableauLes zones alpines...le taux de ch) :ômage, la proportion de chômeurs de longue durée parmi les demandeurs demploi, le pourcentage de cadres, professions intellectuelles et intermédiaires, la part de non diplômés parmi les actifs, et en fin la part des actifs travaillant hors de la zone demploi. Ce dernier indicateur permet de mesurer lisolement de la zone par rapport aux principaux bas sins demploi de la région.
Si lon ajoute ces indicateursàceux de concentration et spécialisation exami nés précédemment, la zone demploi de lEtangdeBerre paraît la plus sen sible aux conséquences des mutations économiques. Le chômage y estélevé et le tiers des demandeurs demploi sont inscrits depuis plus dun anà lANPE. Toutefois, en cas de difficul tés, une partie de la maind’œuvre pourrait trouver un emploiàMarseille ou AixenProvence. Les zones de FossurMer et Châteaurenard parais sent un peu moins fragiles, mais le
taux de chômage estélevé àFossur Mer, et Châteaurenard compte le pour centage de non diplômés le plusélevé de la région.
Les zones de Digne et Briançon ont un faible taux de chômage et une maind’œuvre plutôt diplômée. Cela compense en partie les risques liésàla concentration relative de leuréco nomie. Lautre zone alpine, Gap, se trouve dans une situation favorable, sans indice de fragilité économique ou sociale misàpart son relatif isolement géographique.
Comme beaucoup de zones littorales de la région, Arles et Brignoles sont fortement touchées par le chômage. De plus, une partie importante de leur maind’œuvre est peu qualifiée, ce qui augmente leur vulnérabilité. Les zones touristiques de FréjusSaintRaphaël et Menton ontégalement une main d’œuvre peu qualifiée. Mais, faceà d’éventuelles mutationséconomiques, ces zones demploi pourronttirer parti duneéconomie diversifiée et plutôt dynamique.
Les autres zones demploi ne présen tent pas de fragilitémarquée, malgréun taux de personnes sans diplômeélevé à Orange. Les grandes métropoles bénéficient de la taille de leur marchédu tra vail et de la diversitéde leurs activités. Les zones de MarseilleAubagne, Tou lon et Avignon souffrent cependant dun chômage assezélevé. Cannes Antibes, AixenProvence et Nice sem blent très bien armées face aux risques de mutationséconomiques. Leur main d’œuvre est qualifiée et leur taux de chômage inférieuràcelui des autres métropoles de la région.
Daniel Martinelli
“Industrie et agriculture font vivre en grande partie les zones d’emploi de ProvenceAlpesCôte d’Azur”, SUD INSEE l’essentiel n° 36, janvier 2001, www.insee.fr/paca. “Le tissu productif régional : diversité et concentration”, INSEE Première n° 630, janvier 1999, www.insee.fr. “L’industrie en ProvenceAlpesCôte d’Azur : fortement spécialisée pour une grande région”, SUD INSEE l’essentiel n° 53, novembre 2002, www.insee.fr/paca.
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