Les transferts interrégionaux d'établissements - Forte progression entre 1996 et 2001

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Entre 1996 et 2001, 300 000 établissements de l'industrie et du tertiaire marchand non financier ont changé de commune. Ces transferts ont concerné 950 000 emplois salariés sur cette période. S'il s'agit avant tout de transferts de proximité, ce sont les transferts de longue distance de petits établissements qui progressent le plus. Les établissements qui changent de commune sont en moyenne plus jeunes que les autres. Leur activité est plutôt située dans le tertiaire et orientée vers les entreprises. Un transfert d'établissement sur sept correspond à un changement de région. Les transferts interrégionaux progressent fortement par rapport à 1990-1995. Le tiers d'entre eux concerne des établissements quittant l'Île-de-France.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 949 - FÉVRIER 2004
PRIX : 2,20€
Les transferts interrégionaux
d’établissements
Forte progression entre 1996 et 2001
Nadine Jourdan, direction régionale de Provence - Alpes - Côte d’Azur, Insee
ntre 1996 et 2001, 300 000 établis- Des transferts plus nombreux
sements de l’industrie et du ter- et de plus longue distanceEtiaire marchand non financier ont
En moyenne chaque année entre 1996 et 2001,changé de commune. Ces transferts ont
50 000 établissements, soit 2 % des établisse-
concerné 950 000 emplois salariés sur
ments en activité, ont changé de commune. Les
cette période. S’il s’agit avant tout de transferts d’établissements progressent réguliè-
transferts de proximité, ce sont les trans- rement depuis 1993 à un rythme soutenu : ils
augmentent de 22 % sur la période 1996-2001ferts de longue distance de petits établis-
par rapport à 1990-1995. Ce sont les transfertssements qui progressent le plus. Les
de longue distance de petits établissementsétablissements qui changent de com-
qui augmentent le plus vite (+ 42 % pour les
mune sont en moyenne plus jeunes que
transferts d’établissements sans salarié au-delà
les autres. Leur activité est plutôt située de 200 kilomètres). Le nombre d’emplois sala-
dans le tertiaire et orientée vers les entre- riés concernés par les transferts n’augmente
que de 6 % par rapport à la période précédenteprises. Un transfert d’établissement sur
car les établissements transférés sont ensept correspond à un changement de ré-
moyenne plus petits. À secteur et âge de l’éta-gion. Les transferts interrégionaux pro-
blissement fixés, sa taille freine la mobilité et
gressent fortement par rapport à 1990-1995.
particulièrement celle de longue distance.
Le tiers d’entre eux concerne des établisse-
ments quittant l’Île-de-France.
Les établissements qui changent
de commune :
Les déménagements ou transferts étudiés ici des é jeunes, du tertiaire
sont des transferts complets d’établissements
entre deux communes du territoire métropoli- Plus de la moitié des établissements qui chan-
tain. Les déménagements partiels d’activité et gent de commune ont moins de trois ans
les cas de reprises de moyens de production d’existence. Les transferts, comme d’ailleurs
sont exclus (Définitions). les défaillances d’entreprises, s’opèrent sur-
L’étude des transferts complets apporte des indi- tout pendant la phase d’ajustement qui suit le
cations sur les préférences en matière de locali- démarrage de l’activité. La mobilité culmine
sation des établissements et sur leur évolution dans la deuxième année de vie : elle concerne
sous l’effet des pressions foncières ou économi- en moyenne 3,6 % des établissements actifs.
ques ressenties sur les sites de production initia- Elle décroît ensuite régulièrement avec l’âge. À
lement choisis. La décision de transfert résulte secteur et taille fixés, l’âge de l’établissement
en effet d’une volonté affirmée de migration pour constitue un frein très net à la mobilité.
un environnement plus propice à l’activité ou aux Les secteurs où la mobilité est la plus forte conju-
projets de l’établissement. guent haute technologie et réponse à la
Les transferts d’établissements sont majoritai- demande des entreprises. En tête, arrivent les
rement marqués par la proximité et les logi- prestations à forte valeur ajoutée du conseil et de
ques de desserrement urbain. Ainsi, parmi les l’assistance (informatique, publicité, ingénierie
établissements qui changent de commune, la technique) et de l’industrie des composants. Sur
moitié se déplacent dans un rayon de 10 km et la période 1996-2001, les services aux entrepri-
les deux tiers restent dans la même aire ses concentrent un quart des transferts d’établis-
urbaine, profitant ainsi du même bassin de sements. Dans le commerce de gros
population et d’activités. (notamment de machines de bureau et matériels
INSEE
PREMIEREinformatiques), des transports et de la commerce de détail) sont peu mobiles par négligeable, d’autant plus que ces
construction, la mobilité est également transfert. Cependant, les auxiliaires médi- transferts interrégionaux progressent
importante. Les établissements du trans- caux (infirmiers, kinésithérapeutes, etc.) font rapidement (+ 33 %). L’Île-de-France y
port et de la construction privilégient des exception et changent souvent de région. joue un rôle majeur : les mouvements
transferts de proximité. Ils recherchent des entre l’Île-de-France et la province repré-
espaces plus fonctionnels, plus vastes ou sentent plus de la majorité (53 %) des
Le rôle majeurplus proches des grands axes de commu- changements de région. Cela tient à la
nication, sans trop s’éloigner de leur loca- de l’Île-de-France dans les taille de la région capitale, mais aussi à la
lité initiale. À l’opposé, les établissements forte mobilité de ses établissements. Leséchanges interrégionaux
industriels qui dépendent d’une source établissements implantés en Île-de-France
d’approvisionnement ainsi que ceux dont Un déménagement intercommunal sur sont les plus mobiles, tant à l’intérieur de
l’activité est orientée vers les personnes sept franchit une limite régionale. Bien leur région que vers l’extérieur : en
(en particulier les hôtels-restaurants ou le que minoritaire, le phénomène n’est pas moyenne chaque année, 2,6 % d’entre
eux déménagent. Ils devancent nette-
ment ceux de Rhône-Alpes, d’Alsace et Classement des régions selon leur mobilité (1996-2001)
du Languedoc-Roussillon. À l’opposé,
Rang de la région les tissus économiques ruraux
Taux de Taux de1 1 d’Auvergne et Limousin, et insulaires de
Région Taux de sortie Taux d'entrée1 1
mobilité interne mobilité global Corse sont les plus stables (tableau 1).
Île-de-France 1 2 18 1 Un changement de région sur trois part
Rhône-Alpes 2 15 16 2 de l’Île-de-France. Pour la quasi-totalité
Alsace 3 11 20 3
des régions, l’Île-de-France est le princi-
Languedoc-Roussillon 6834
pal pourvoyeur d’établissements trans-Aquitaine 4 20 11 5
Nord - Pas-de-Calais 5 17 21 6 férés. Cela résulte à la fois de la
Provence - Alpes - Côte d'azur 7 12 6 7 prédominance des services aux entre-
Centre 11328 prises dans le tissu économique franci-
Pays de la Loire 10 10 7 9
lien (près d’un établissement sur quatre) et
Lorraine 8 14 22 10
de leur forte propension à déménager. LesPicardie 16 1 1 11
Midi-Pyrénées 9 18 10 12 départs d’Île-de-France se concentrent sur
Haute-Normandie 12 4 5 13 trois secteurs : les services aux entreprises
Basse-Normandie 13 7 8 14 (35 %), le commerce de gros (14 %) et
Poitou-Charentes 15 9 9 15
l’éducation-santé-action sociale (13 %).
Bourgogne 18 6 4 16
Bretagne 14 21 13 17
Franche-Comté 17131918
Champagne-Ardenne 19 5 12 19 Pertes d’établissements
Auvergne 20 19 15 20 au Nord et à l’Est du pays,
Limousin 21 16 14 21
gains au Sud et à l’OuestCorse 22221722
1. Voir Définitions.
Sur la période 1996-2001, 13 500 éta-Lecture : Dans le classement des régions selon leur taux de mobilité interne, l’Île-de-France occupe la première position. Cette
e e
région enregistre le 2 taux de sortie et le 18 taux d’entrée. blissements quittent l’Île-de-France pour
Source : SIRENE, Insee la province alors que 7 800 font le che-
min inverse. Le nombre de sorties d’éta- Nombre d'établissements transférés selon la zone de départ et d'arrivée
blissements dépassant celui des
(1996-2001)
entrées, l’Île-de-France est donc défici-
Zone d'arrivée Régions taire, de 5 700 établissements. Elle en
Nord Régions Régions
Régions Régions perd avec toutes les régions sauf avec la
et grand du quart du quart Total
centrales du Sud Lorraine et l’Alsace. Les régions Pro-bassin Est Ouest
vence - Alpes - Côte d’Azur (PACA),Zone de départ parisien
Centre et Rhône-Alpes sont les principa-Régions Nord et grand bassin parisien 117 070 1 700 2 190 3 270 5 250 129 480
Régions du quart Est 1 470 24 630 610 260 710 27 680 les bénéficiaires des établissements per-
Régions centrales 1 320 510 36 210 350 1 580 39 970 dus par l’Île-de-France.
Régions du quart Ouest 1 820 170 280 29 130 850 32 250 L’Île-de-France n’est pas la seule région
Régions du Sud 2 370 370 1 270 680 63 880 68 570
à perdre des établissements au jeu des
Total 124 050 27 380 40 560 33 690 72 270 297 950 transferts. Les régions du Nord et de
Lecture : 1 700 établissements ont été transférés des Régions Nord et grand bassin parisien vers les régions du quart Est sur la l’Est (Nord - Pas-de-Calais, Alsace, Lor-
période 1996-2001 ; 117 070 établissements ont été transférés à l'intérieur de la zone Nord et grand bassin parisien. raine) sont aussi dans ce cas, et ce avec
Nord et grand bassin parisien : Île-de-France, Picardie, Centre, Haute-Normandie, Nord - Pas-de-Calais.
la majorité des régions. À l’opposé, àRégions du quart Ouest : Bretagne, Basse-Normandie, Pays de la Loire, Poitou-Charentes. du quart Est : Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, Bourgogne, Franche-Comté. l’Ouest et au Sud, les entrées d’établis-
Régions centrales : Limousin, Auvergne, Rhône-Alpes. sements transférés dépassent les sor-
Régions du Sud : Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Provence - Alpes - Côte d'Azur, Corse.
ties (tableau 2). En effet, l’Ouest attire àSource : SIRENE, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREla fois les établissements du grand bas- la taille des tissus productifs régionaux, Les soldes régionaux résultent de la
sin parisien et ceux de Rhône-Alpes. Le mesurée ici par le nombre d’établisse- combinaison de deux composantes : les
Sud-Ouest attire l’ensemble des établis- ments en activité. entrées et les sorties, qui reflètent la
sements de la moitié Nord, de l’Ouest et La hiérarchie des gains place alors le capacité à attirer d’une part et à conser-
Rhône-Alpes. Enfin, le Sud-Est est béné- Languedoc-Roussillon en tête devant ver d’autre part les établissements. Les
ficiaire avec l’ensemble des régions et PACA, la Corse, et l’Aquitaine. En effet, gains d’établissements des régions Lan-
affiche donc les gains les plus élevés. si le nombre d’établissements gagnés guedoc-Roussillon, PACA et Pays de la
par le Languedoc-Roussillon est Loire proviennent à la fois d’entrées éle-
moindre que celui gagné par PACA, la vées et de sorties inférieures à la
La prise en compte du poids part de ce gain par rapport au tissu éco- moyenne. Les profils des régions Aqui-
nomique régional est plus élevée. Dans taine, Midi-Pyrénées et Bretagne sontéconomique des régions
le bas du classement, l’Île-de-France différents : leurs gains d’établissements
Pour comparer les bilans régionaux, il conserve le déficit le plus élevé, même proviennent surtout de faibles sorties,
convient de tenir compte des différences rapporté à son poids économique consi- leurs entrées se
de taille des régions et donc de rapporter dérable. Elle précède la Lorraine et situant dans la moyenne. Le déficit de
les soldes d’établissements observés à l’Alsace (carte). l’Île-de-France provient à la fois de fortes
sorties et d’entrées inféreures à la
moyenne (graphique).
Soldes régionaux entre 1996 et 2001
Attractivité relative des régions
en regard de leur taille
et de leur éloignement
1
Taux de solde annuel moyen (pour 1 000)
Si la taille des régions est essentielle
Positif : de 0,9 à1,3
pour apprécier l’ampleur des échanges,
Positif : de 0,5 à 0,9
la distance entre les régions l’est aussi.
Positif : de 0 à 0,5
Plus deux régions sont proches, plus on
Négatif : de - 0,5 à 0
peut s’attendre à ce que les transferts de - 0,9 à - 0,5
entre elles soient nombreux. Pour effa-Négatif : de - 1,6 à - 0,9
cer ces effets de distance, et en même
temps les effets de taille, on utilise une
modélisation de type gravitaire. Par ana-
1. Voir Définitions.
logie avec l’attraction universelle, deuxLecture : Les régions hachurées ont perdu des établissements par transfert (taux de solde négatif). Les autres régions en ont
gagné (taux de solde positif). L’ampleur des pertes et des gains par rapport au tissu régional est d’autant plus forte que la cou- zones exerceraient l’une sur l’autre une
leur est foncée. attraction croissante avec leurs poids
Source : SIRENE, Insee
économiques, et décroissante avec la
distance qui les sépare.
Taux d’entréeetdesortierégionaux (1996-2001)
Appliqué aux transferts régionaux
Taux d'entrée (pour 10 000) d’établissements, ce modèle fournit
Picardie une estimation du nombre attendu ou
théorique des flux d’établissements
Centre
40 entre deux régions. En comparant
Régions Ouest et Sud Île-de-France
Languedoc-Roussillon
et ses régions ensuite le nombre total de transferts
limitrophes
BourgognePays de Haute-Normandie attendu pour une région au nombre de
PACA la Loire
30 transferts observé, on fait ressortir desBasse- NormandiePoitou-Charentes
Aquitaine Midi-Pyrénées régions sur-attractives et des régionsChampagne-Ardenne
LimousinBretagne sous-attractives.
Auvergne Ile-de-FranceCorse Rhône-Alpes20 Hors effets de taille et de proximité, lesFranche-Comté
Alsace
Nord-Pas- régions méridionales (PACA, Langue-
de-Calais
Lorraine doc-Roussillon, Aquitaine, Midi-Pyré-
10 nées) demeurent attractives sur la
majorité des régions. En province,
PACA attire plus particulièrement les éta-
0 blissements du Nord - Pas-de-Calais, et0 10 20 30 40 Taux de sortie
(pour 10 000) de Rhône-Alpes. À l’Ouest, les Pays de
Lecture : Les régions au-dessus de la diagonale ont un taux d’entrée supérieur à leur taux de sortie : elles gagnent donc des éta- la Loire attirent ceux du Centre, de la
blissements. Les régions sous la diagonale, qui ont un taux d’entrée inférieur à leur taux de sortie, perdent des établissements.
Basse-Normandie, du Poitou-Charen-Plus une région est éloignée de la diagonale, plus le déséquilibre de ses échanges est fort par rapport à son tissu économique.
Source : SIRENE, Insee tes.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERELe solde est calculé par différence entre leL’Île-de-France reste la région la plus Sources
nombre d’entrées et le nombre de sortiesquittée mais les régions voisines en pro-
d’établissements. Il traduit le déséquilibre
fitent diversement. Les établissements
des échanges.Les transferts d’établissements sont re-
franciliens candidats à une nouvelle Le taux de solde rapporte le solde aupérés à l’aide du répertoire des entreprises
implantation choisissent plus fréquem- nombre d’établissements actifs dans la ré-et établissements SIRENE (« Système
gion. Il permet d’évaluer l’ampleur du désé-ment la Picardie ou la Bourgogne plutôt Informatique pour le Répertoire des Entre-
quilibre des échanges par rapport au tissuprises et de leur Etablissements »).que la Haute-Normandie ou Cham-
local.Les établissements étudiés appartiennentpagne-Ardenne. Malgré sa capacité à
Le taux d’entrée rapporte le nombre d’en-au champ ICS (Industrie, Commerce, Servi-
capter des établissements franciliens, trées au nombre d’établissements actifsces). Il recouvre les activités marchandes
liée à l’étendue de l’aire urbaine de Paris dans la région. Il traduit l’importance desde l’industrie, de la construction, du com-
entrées relativement à la taille du tissu éco-dans le sud de l’Oise, la Picardie enre- merce et des services. Les activités finan-
nomique local. De façon analogue, le tauxcières, l’administration et l’agriculture engistre des excédents de départs vers les
de sortie rapporte le nombre de sorties ausont exclues.autres régions.
nombre d’établissements régional. La diffé-
À l’opposé, les départs d’établissements rence entre le taux d’entrée et le taux de
Définitionsde Rhône-Alpes et de Bretagne sont sortie donne le taux de solde.
Le taux de mobilité interne rapporte leinférieurs aux prévisions. La stabilité des
nombre de transferts internes à la région àétablissements installés en Rhône-Alpes Un établissement est une unité localisée
la taille de la région, mesurée par le nombre
est particulièrement nette. Seules les qui appartient à une entreprise et qui
d’établissements actifs.
exerce une activité économique réelle.régions PACA, Languedoc-Roussillon Le taux de mobilité global rapporte le
Les transferts d’établissements étudiéset Bourgogne parviennent à attirer les nombre total de transferts concernant la ré-
dans cet Insee première concernent les dé-
gion (entrées, sorties, transferts internes) àétablissements de Rhône-Alpes au-
placements géographiques complets sur le
la taille de la région mesurée par le nombredelà des prévisions du modèle gravi- territoire métropolitain. Ils sont concrétisés
d’établissements actifs.
taire. La Bretagne, elle, évite le mieux par leur fermeture totale au lieu de départ
Une aire urbaine est un ensemble de com-
suivie d’une création sur une autre com-les départs de ses établissements vers munes, constitué par un pôle urbain (agglo-
mune sans que les moyens de productionl’Île-de-France. mération comptant 5 000 emplois ou plus)
soient repris par une autre entreprise au
et par sa couronne périurbaine (communesLes échanges d’établissements entre
lieu de départ ou proviennent d’une autre
dont au moins 40 % des actifs résidents tra-l’Île-de-France et PACA sont beaucoup entreprise au lieu d’arrivée. Les transferts
vaillent dans le pôle ou dans les communes
plus intenses que leur éloignement le partiels d’activité et les cas de reprises sont
attirées par celui-ci).
donc exclus du champ de l’étude.laisserait présager, mettant en évidence
Les transferts complets d’établissementsles liens entre leurs tissus tertiaires. A
ne constituent qu’une partie des transferts Bibliographie
contrario, certains échanges interrégio-
d’activité. Les transferts d’activité peuvent
naux se singularisent par leur faiblesse. aussi s’opérer selon d’autres modalités qui
Par exemple, les tissus industriels du échappent le plus souvent à l’enregistre- Delisles J-P., Lainé F., « Les transferts
ment statistique (transferts partiels de pro- d’établissements contribuent au desserre-Nord - Pas-de-Calais et de la Lorraine
duction, réorganisation des activités de ment urbain », Economie et statistique,ne captent pas autant d’établissements
l’entreprise). C’est en tant qu’indicateur de n° 311, Insee, 1998.
franciliens que leur position géogra-
ces mouvements plus amples de transferts Herbin A., Rigollot S., « Les transferts
phique et leur taille le laisseraient suppo- d’activité qu’on s’intéresse à l’analyse spatiale d’établissements », Insee Dossier Cham-
ser. des transferts complets d’établissements. pagne-Ardenne, mai 1999.
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