Les transports en Haute-normandie : Entre dynamisme et diversité

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Grande diversité des activités, disparité dans les structures et les moyens mis en oeuvre, le secteur des transports est devenu un véritable enjeu de croissance en Haute-Normandie. Plus d'un salarié sur vingt travaillait dans le secteur des transports en 1990, soit 6,4% de l'emploi salarié de la Région, contre 4,5% en France. En 1998,cette proportion a peu varié; l'activité de transport et d'activités annexes occupe plus de 38 000 salariés. La région se trouve toujours en première place des régions françaises, devant l'Ile-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. 3 100 entreprises, régionales pour la plupart, se concentrent autour des deux pôles portuaires de Rouen et du Havre. La Haute-Normandie compte de très nombreuses petites entités, essentiellement spécialisées dans le transport routier de marchandises. Entre 1993 et 1995, le chiffre d'affaires des entreprises de transport a progressé, en moyenne annuelle, deux fois plus vite qu'au niveau national pour atteindre 16,1 milliards de francs.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ENTREPRISES
Les transports en Haute Normandie
Entre dynamisme
et diversité
27
n 1998, le secteur des trans fectif régional, suivi de près parGrande diversité des activités,
ports en Haute Normandie l’activité de manutention et d’en disparité dans les structures et Eoccupe 38 246 salariés treposage (près de 25%). L’organi les moyens mis en oeuvre, le
contre 36 364 en 1990. L’emploi sa- sation du transport de fret emploiesecteur des transports est
larié a donc augmenté de près de 16% des salariés, les transports fer devenu un véritable enjeu de
1 900 postes sur cette période, à roviaires, 15%. Les transports rou
croissance en
un rythme annuel moyen de 0,6%. tiers de voyageurs mobilisent un
Haute Normandie. Plus d’un
Le transport routier de marchan- dixième de l’effectif régional du
salarié sur vingt travaillait dans
dises occupe près de 30% de l’ef- secteur.
le secteur des transports en
1990, soit 6,4% de l’emploi Les transports routiers en tête
salarié de la région, contre
LES ÉTABLISSEMENTS DU TRANSPORT SELON L’ACTIVITÉ EN HAUTE NORMANDIE4,5% en France.
En 1998, cette proportion a peu
Transports ferroviairesvarié ; l’activité de transport et 3,5%
Services auxiliairesd’activités annexes occupe des transports
25,7%
plus de 38 000 salariés. La
Transports routiers
de voyageursrégion se trouve toujours en
24,7%
première place des régions
françaises, devant l’Ile de
France et la région
Transports parProvence Alpes Côte d’Azur. air
0,3%
3 100 entreprises, régionales Transports par
eaupour la plupart, se concentrent 2,8%
autour des deux pôles
portuaires de Rouen et du
Transports routiers Havre. La Haute Normandie de marchandises
43 %
compte de très nombreuses
petites entités, essentiellement
Unité : % Source : INSEE Sirène 1er janvier 1998
spécialisées dans le transport
routier de marchandises.
LE SECTEUR DES TRANSPORTSEntre 1993 et 1995, le chiffre
d’affaires des entreprises de Ce secteur d’activité comprend :
transport a progressé, en • Les transports terrestres • Les transports aériens
Transports ferroviaires • Les services auxiliaires des transportsmoyenne annuelle, deux fois
Transports urbains et routiers
Manutention et entreposageplus vite qu’au niveau national ( voyageurs et marchandises) Gestion d’infrastructure de transport
• Les transports par eaupour atteindre 16,1 milliards de Agences de voyage
Organisation du transport de fret Transports maritimes et côtiersfrancs.
Transports fluviaux
AVAL 84 1er TRIMESTRE 1999ENTREPRISES
Beaucoup d’ouvriers qualifiés té dans la région : selon les déclara pour les cadres (+37 000 F), de 6,3%
et peu de cadres féminins tions annuelles de données sociales pour les professions intermédiaires
(1996), plus de 90% des femmes et (+8 400 F) et de 13,7% pour les ou
Le secteur des transports offre 98% des hommes travaillent à vriers (+13 000 F). La concentration
principalement des emplois mascu temps complet. des plus grosses unités en Seine
lins où la proportion d’ouvriers Maritime, exerçant des activités
qualifiés, essentiellement des plus diversifiées, qui requièrent un
chauffeurs et des magasiniers, est personnel plus spécialisé, peut sansDes disparités salariales
importante. En 1996, le taux de doute expliquer en partie cette si-importantes entre
qualification ouvrière dans le sec tuation. A contrario, la présenceles deux départements
teur s’élève à 93,4% en Haute massive de petites unités dans
28
Normandie ; il est un peu plus éle Les salariés des transports haut l’Eure (86% ont moins de 10 sala-
vé qu’au niveau national. Plus du normands, toutes catégories profes- riés), essentiellement de transport
tiers des emplois sont des postes desionnelles confondues, sont en routier (88% des entreprises), sem
chauffeurs et un emploi sur cinq moyenne mieux rémunérés sur ble impliquer une politique des sa
est un poste d’ouvrier qualifié de la l’année que les salariés des autres laires beaucoup moins généreuse.
manutention. Ces deux types d’em secteurs d’activité de la région. Ils Si en Seine Maritime les salariés
ploi occupent 56% de l’effectif sala gagnent 1,4% de plus que dans les du transport sont globalement
rié contre 40% au niveau national. autres secteurs, soit un peu plus demieux payés que l’ensemble des sa
Le travail féminin représente 1 600 F nets par an. L’analyse par lariés des autres secteurs (+2,6%
18% de l’effectif salarié : 60% des département montre cependant par rapport à la moyenne départe
salariées sont des employés admi que cette situation n’est pas vérifiéementale), dans le département de
nistratifs contre environ 50% en dans l’Eure, tant les disparités sala l’Eure, ils perçoivent une rémuné-
France. En revanche, la région riales entre les deux départements ration nette annuelle inférieure de
compte moins de cadres et de pro haut normands sont importantes. près de 10%, toutes catégories pro
fessions intermédiaires féminins Toutes catégories professionnelles fessionnelles confondues. Ainsi,
que la moyenne nationale. Très peu confondues, les salariés de la Seine les cadres gagnent 7,4% de moins
d’entre elles (0,3%) sont chefs d’en Maritime ont perçu, en 1996, une (-16 000 F nets par an), les profes-
treprises (contre 0,6% d’hommes). rémunération nette annuelle supé- sions intermédiaires 1,4% (1 800 F)
Le travail à temps partiel, dans le rieure de 21% à celle versée aux sa et les employés restent dans la
secteur des transports, est très limi lariés de l’Eure. L’écart est de 18% moyenne des salaires versés aux
employés de l’Eure. Seuls les ou-
vriers perçoivent 3% de plus que
Un comportement différent entre entreprises régionales et non régionalesl’ensemble des ouvriers du dépar-
tement (+2 800 F nets par an).
ÉVOLUTION DU NOMBRE D’ENTREPRISES DU TRANSPORT EN HAUTE NORMANDIE
Notons enfin que l’éventail
des salaires, en Seine Maritime,110
est aussi un peu plus étendu
dans le secteur des transports105
que dans les autres secteurs d’ac
tivités. Dans l’Eure, l’écart de sa 100
laires est moindre.
Entreprises régionales
Ensemble
95
La région attire moins90
d’entreprises qu’au début Entreprises non régionales
des années quatre vingt dix85
La Haute-Normandie compte80
3 100 entreprises essentiellement
régionales (1), soit plus de 83% en75
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998
(1) Entreprises dont le siège est en Haute-
Unité : indice base 100 au 1/1/1990 Source : INSEE Sirène au 1er janvier Normandie
AVAL 84 1er TRIMESTRE 1999ENTREPRISES
Une forte majorité de petits établissements 1998. Plus de 300 d’entre elles ont
disparu depuis 1992, dont une moi NOMBRE D’ÉTABLISSEMENTS DU SECTEUR DES TRANSPORTS SELON L’EFFECTIF SALARIÉ
tié immédiatement après la réces-
Eure Seine Maritime Haute Normandie
sion de 1993 et l’autre moitié en Moins de 10 salariés 789 1 989 2 778
1997 et 1998. On constate que le de 10 à 19 salariés 53 176 229
de 20 à 49 salariés 48 207 255nombre d’entreprises régionales
de 50 à 99 salariés 15 62 77
baisse tendanciellement de 0,9%
de 100 à 199 salariés 9 23 32
par an depuis 1991. Sur la même 200 salariés et plus 2 16 18
période, l’évolution des entreprises
Ensemble 916 2 473 3 389non régionales est beaucoup plus
erratique. Après avoir fortement Source : INSEE SIRENE au 1er janvier 1998
29
augmenté en 1992, le nombre d’en
treprises non régionales a brutale entreprises présentes dans la ré- ble le plus grand nombre de gros-
ment chuté en 1994 (-11%) et en gion n’ont pas de salariés et 31% en ses entreprises : treize des vingt
1998 ( 14%). Cette évolution par comptent moins de 10. La taille desquatre entreprises de plus de 1 000
palier suggère, si elle se prolonge, entreprises varie en fonction de salariés présentes dans la région
une nouvelle réduction importante l’activité exercée. La plupart des dont huit en messagerie. La quasi
du nombre de ces entreprises à agences de voyage sont de petites totalité des sociétés d’organisation
moyen terme. unités (sociétés ou associations) de de transports internationaux ont
moins de 10 salariés (80%). La ma leur siège hors région. Les trans-
jorité des entreprises de manuten- ports ferroviaire et aérien sont do
De très nombreuses tion, d’entreposage et de gestion minés par la présence des grandes
petites entreprises et d’infrastructures occupent moins entreprises nationales : Air France
quelques groupes dominants de 10 salariés mais un tiers d’entre et RFF (Réseau Ferré de France,
elles sont des PME de moins de 100 créée en 1997). Le transport par eau
Parmi les 2 925 entreprises dont salariés. Dans l’organisation du est l’activité principale de 100 en-
la principale activité est le trans- transport de fret (messagerie, fret treprises : plus de la moitié sont
port, près de la moitié sont des en express, affrètement, organisation des petites entreprises de transport
trepreneurs individuels, transpor- de transports internationaux), près fluvial sans salariés. Le tranports
teurs routiers de marchandises ou de de 70% des unités ont moins de 50 maritime est, quant à lui, assuré par
voyageurs. Ainsi, plus de 46% des salariés, mais cette activité rassem des PME ou des grandes sociétés.
La présence massive de très peti
tes unités et d’entrepreneurs indivi Forte progression des effectifs dans l’Eure
duels n’a cependant que peu d’in-
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI SALARIÉ DU SECTEUR DES TRANSPORTS ENTRE 1990 ET 1998 fluence sur la domination des
quelques groupes présents dans la
région. En 1996, on ne dénombrait125
que 163 établissements dépendant
d’un groupe parmi les 3 389 établis
120 sements haut-normands. Mais près
de la moitié des effectifs salariés duEure
secteur y travaille, en tenant compte
115 de la SNCF. 70% d’entre eux sont des
groupes français et emploient un
peu plus de 16 000 salariés. Les grou
110 pes étrangers sont peu nombreuxFrance
(neuf établissements haut normands
sont contrôlés par des groupesHaute Normandie
105
luxembourgeois, treize par la Suisse,
Seine Maritime quatre par les États Unis et la
Suède), leurs effectifs salariés restent
100
assez faibles (moins de 4% des effec 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998
tifs salariés régionaux).
Unité : indice base 100 au 1/1/1990 Source : INSEE Estimations d’emploi au 1er janvier
AVAL 84 1er TRIMESTRE 1999ENTREPRISES
Une activité essentiellement
LE SECTEUR DES TRANSPORTS : QUELQUES REPÈRES
tournée vers le transport routier
atteindre 86 millions en 1995, soit 28%LES TRANSPORTS ROUTIERS
Deux tiers des sociétés de trans- DE VOYAGEURS de l’investissement réalisé dans cette
port de la région sont concentrées activité. Les quelques sociétés deDes entrepreneurs individuels
plus de 200 salariés ont, pour leurautour des deux pôles portuaires qui investissent
part, contribué à 10% du chiffrede Rouen et Le Havre. Leur activité 86% des entreprises de transport
d’affaires en 1995 et ont moins investi
routier de voyageurs sont desest essentiellement tournée vers le
que leurs concurrents entre 1993 et
entrepreneurs individuels. Ils réalisenttransport routier de marchandises, 1995 (12,8 millions de francs par an,
9,2% du chiffre d’affaires en 1995 et
excepté pour les entreprises non ré- soit moins de 5% de l’investissement
ont investi 30 millions de francs par
moyen annuel de cette branche).gionales. L’organisation du trans- an depuis 1993 (30% des30
port de fret concerne un peu plus investissements en 1995). Les PME de
LES TRANSPORTS PAR EAU
20 à moins de 200 salariés entrentde 10% des entreprises, la manu-
Une majorité de très petites entitéspour 41% du chiffre d’affaires. Entention 7% et les agences de voyage
revanche, elles ont moins investi que Cette activité compte beaucoup
près de 5%.
leurs concurrents artisans avec moins d’entreprises que dans le
L’analyse de l’activité exercée seulement 15% des investissements transport terrestre. Près de la moitié
en 1995 (6,8 millions de francs par anselon le lieu d’implantation du du chiffre d’affaires est réalisé par les
depuis 1993). Les plus grosses entités quelques sociétés de plus de 100siège de l’entreprise montre que le
(plus de 200 salariés) sont également salariés. 92,7% des entreprises onttransport routier de marchandises
responsables de 41% du chiffre moins de 10 salariés (61% n’en ont
ou de voyageurs constitue sans d’affaires. Ce sont elles qui ont aussi pas). Elles se partagent 41,1% du
conteste les activités qui rassem- le plus investi en 1995 (44% des chiffre d’affaires de l’activité en 1995.
investissements, 43 millions de francs L’investissement moyen parblent le plus d’entreprises régiona
par an). entreprise a progressé de 65% entreles. Ce n’est pas le cas des entrepri-
1993 et 1995 pour atteindre 1,1
ses non régionales. Celles ci se sont
million de francs.LES TRANSPORTS ROUTIERS
en effet orientées en priorité vers DE MARCHANDISES
des activités à haute valeur ajoutée, LA MANUTENTION, Les PME de 20 à 200 salariés
se partagent 60% du chiffre d’affaires L’ENTREPOSAGE, LA GESTION comme les services auxiliaires du
D’INFRASTRUCTUREStransport, où elles sont d’ailleurs 83% des entreprises ont moins de 10
Quelques unités de taille importantesalariés (42% n’en ont pa s).Plus de laplus nombreuses que les sociétés
dominent le marchémoitié (54%) des transporteursrégionales. Le transport routier de
routiers de marchandises ont une En progression de 11,3% par an entre
marchandises ne vient qu’en se-
activité de courte distance. 40% 1993 et 1995, le chiffre d’affaires
conde place devant la manuten- d’entre eux opèrent sur longue régional est réalisé à hauteur de 26%
distance et à l’international. Lestion, le transport par eau, les agen par des PME de 50 à 100 salariés ou
petites unités (moins de 10 salariés) de 100 à moins de 500 salariés. Prèsces de voyage et le transport
réalisent un cinquième du chiffre de 16% du chiffre d’affaires revient àroutier de voyageurs.
d’affaires de l’activité et ont une entité de plus de 1 000 salariés
Cette nette spécialisation des en contribué à un quart de en 1995. L’investissement moyen par
treprises régionales vers le transport l’investissement en 1995 : elles ont entreprise a chuté de plus du tiers
investi 67 millions de francs par an depuis 1993 et s’établit à 2,5 millionsroutier de marchandises et l’atomici
depuis 1993. Près de 40% du chiffre de francs en 1995.té de l’offre qui en découle les ren
d’affaires 1995 revient aux PME de 20
dent fortement dépendantes de l’ac
à 100 salariés. Ces sociétés ont LES AGENCES DE VOYAGE
tivité des unités dominantes et les investi en moyenne 99,6 millions de
Des unités à taille humainecontraignent à améliorer sans cesse francs par an entre 1993 et 1995. Elles
Les agences de voyage regroupentsont à l’origine de plus d’un tiers deleur rapport compétitivité prix.
une quarantaine d’entreprises qui ontl’investissement en 1995. Les PME de
réalisé en 1995 un chiffre d’affaires100 à 200 salariés ont vu leur chiffre
de 202 millions de francs : la moitiéd’affaires progresser de 28% sur la
par des entreprises de plus de 20Un secteur d’activité période 1993 1995, mais cette
salariés, près d’un tiers par des unitésdernière année la région comptaittrès dynamique...
de moins de 10 salariés. Leursquatre sociétés en plus. Cette
investissements restent beaucoupcatégorie contribue à un cinquième
Les entreprises de transport im plus modestes que pour les autresdu chiffre d’affaires régional des
plantées dans la région ont réalisé activités du secteur (87 KF partransports routiers de marchandises.
entreprise) ; ils ont néanmoinsLeurs investissements ont presqueun chiffre d’affaires de 16,1 mil-
progressé de 22% par an entre 1993triplé sur la période considérée (53,8liards de francs en 1995, soit une
et 1995.millions de francs par an) pour croissance moyenne sur deux ans
AVAL 84 1er TRIMESTRE 1999ENTREPRISES
deux fois et demi plus rapide qu’auégalement de très bons résultats treprises de transport routier de
niveau national (10% contre 3,7% avec 17% de croissance annuelle. marchandises, huit fois plus nom
en France). Les entreprises de Les entreprises de manutention et breuses, dégagent un excédent brut
transport routier de marchandises d’organisation de transport affi- d’exploitation (EBE) de 376 mil-
entrent pour 36% du total régional chent des taux de progression pro lions de francs et entrent pour 35%
contre 31% pour les activités de ches de la moyenne régionale. Ils de la valeur ajoutée produite dans
manutention et d’entreposage et enregistrent, en revanche, une nette le secteur. L’excédent du transport
18% pour l’organisation de trans- diminution de leurs investisse- routier de voyageurs et de l’organi-
ports. En France, ces activités re- ments, notamment en 1995. Les sation du transport et de fret atteint
présentent respectivement 28%, agences de voyage et le transport 114 millions de francs. Mais, par
13% et 19%. Les unités de manu- routier de marchandises progres- entreprise, cette dernière activité
31
tention et d’entreposage réalisent le sent de plus de 7% en moyenne an affiche un EBE quatre fois plus im
chiffre d’affaires moyen par entre nuelle. Ces deux activités ont beau portant que celui du transport rou
prise le plus important, soit 35 mil coup investi entre 1993 et 1995, tier de voyageurs.
lions de francs, devant les sociétés augmentant leurs immobilisations La Haute Normandie s’est donc
d’organisation du transport (19,5 de 18% par an pour les transports fortement spécialisée dans le trans
millions), le transport par eau (12 routiers et de 23% par an pour les port routier (plus de 2 000 entrepri
millions), le transport routier de agences de voyage. ses, 2,9 milliards de francs de va-
marchandises (4,9 millions) et les leur ajoutée, 45,8% de la valeur
agences de voyage (4,6 millions). ajoutée du secteur en 1995) mais le...qui dégage des excédents
Entre 1993 et 1995, ce sont les entre principal atout du secteur résideimportants
prises de transport aérien qui con probablement dans la diversité des
naissent la plus forte progression Le secteur a connu entre 1993 etactivités qui, pour être concurren-
annuelle moyenne (+35%). Cette 1995 une progression annuelle tes, sont souvent complémentaires :
évolution est toutefois assez irrégu- moyenne de son chiffre d’affaires 48% de la valeur ajoutée du secteur
lière : cette activité a doublé son de 10,2%. Dans le même temps, la est créée par des unités moins
chiffre d’affaires en 1994 pour le ré-valeur ajoutée augmentait en nombreuses mais de taille plus im
duire de moitié en 1995. Les trans moyenne de 7,7%. En 1995, les acti portante
ports par eau ont augmenté leur vités de manutention, entreposage
chiffre d’affaires de plus de 20% et gestion d’infrastructures déga-
par an entre 1993 et 1995. Dans le gent les plus gros excédents d’ex-
même temps, leurs investissements ploitation (480 millions de francs).
ont plus que doublé. Les transports Elles ont créé 37% de la valeur
Christian CAMESELLA,
routiers de voyageurs présentent ajoutée du secteur en 1995. Les en Anne Marie DAVID
AVAL 84 1er TRIMESTRE 1999

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