Les villes nouvelles moins attractives

De
Publié par

Entre 1990 et 1999, l'accroissement démographique des villes nouvelles se poursuit à un rythme ralenti par rapport aux quinze dernières années. Pour la première fois depuis leur création, le solde naturel devient le seul moteur de cette croissance, le solde migratoire étant quasiment nul. Sur les cinq villes nouvelles, trois enregistrent désormais un déficit migratoire.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 30
Nombre de pages : 6
Voir plus Voir moins

INSEE
ILE DE FRANCE
ENTRE 1990 ET 1999, L’ACCROISSEMENT par apport migratoire. Elles semblent mainte-
nant avoir atteint un palier. En effet, leur
DÉMOGRAPHIQUE DES VILLES NOUVELLES SE rythme de croissance a fortement diminué et
de manière plus importante que dans l’en-POURSUIT À UN RYTHME RALENTI PAR
semble de la région (+ 1,4 % en moyenne par
RAPPORT AUX QUINZE DERNIÈRES ANNÉES. an depuis 1990 contre + 4,9 % entre 1982 et
1990) (cf. figure 2). Cette baisse est due à laPOUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS LEUR
chute du solde migratoire qui est devenu qua-
siment nul. Trois villes nouvelles sur cinq enCRÉATION, LE SOLDE NATUREL DEVIENT LE -
registrent dans la période récente un déficit
SEUL MOTEUR DE CETTE CROISSANCE, LE migratoire : Evry, Saint-Quentin-en-Yvelines
et Cergy-Pontoise.SOLDE MIGRATOIRE ÉTANT QUASIMENT NUL.
Les villes nouvelles continuent néanmoins àSUR LES CINQ VILLES NOUVELLES, TROIS
croître grâce à leur dynamisme naturel. Mais
ENREGISTRENT DÉSORMAIS UN DÉFICIT celui-ci, en constante augmentation depuis
1968, a diminué entre 1990 et 1999, et ce dansMIGRATOIRE.
toutes les villes nouvelles. Cette diminution
ne s’observe pas au niveau régional, ni au ni-
veau national. Le dynamisme naturel des vil-
les nouvelles reste toutefois nettement
supérieur à celui observé en grande couronne
ou au niveau régional (+ 1,4 % contre + 0,8 %
en moyenne par an).
Au sein des villes nouvelles, la croissance se ré-
u 8 mars 1999, la population des villes nou partit inégalement. Entre 1990 et 1999, 7 com- -
velles s’élève à 740 795 habitants, soit munes sur 58 connaissent une perte deINSTITUT
population : une à Cergy-Pontoise, une à Sé87 000 de plus qu’en 1990. Marne-la-Vallée, -NATIONAL DE Ala plus importante ville nouvelle, accueille nart, deux à Saint-Quentin-en-Yvelines et trois
près de 36 000 habitants supplémentaires, tandis à Marne-la-Vallée.LA STATISTIQUE
qu’Evry, la plus petite, compte plus de 6 000 nou-
ET DES ÉTUDES Les communes qui se développent le plus le doi-veaux résidents. Les villes nouvelles ont ainsi absor-
vent à un fort excédent migratoire et se situent àbé 30 % de la croissance régionale contre 36 % entreÉCONOMIQUES
Marne-la-Vallée et à Cergy-Pontoise : Bus-1982 et 1990. Leur part dans la population de
sy-Saint-Georges (+ 21,9 % d’accroissement an-l’Ile-de-France continue à croître : 6,8 % en 1999
nuel moyen, le taux le plus élevé d’Ile-de-France),contre 6,1 % en 1990 (cf. figure 1).
Bailly-Romainvilliers (+ 21 %), Magny-le-Hongre
Depuis leur origine jusque dans les années 80, les (+ 20,6 %), Courdimanche (+ 16,1 %), Serris
(+ 11,1 %) et Puiseux-Pontoise (+ 10,3 %).villes nouvelles se sont développées essentiellement
ILE-DE-FRANCE
MENSUEL N° 181 AVRIL 2000 - 16F/2,44€
àlapageag
DémographieFigure 1 - Evolution de la population aux recensements•
Variation absolue
1968 1975 1982 1990 1999
1990-1999
Cergy-Pontoise (CP) 41 576 69 546 102 967 159 168 178 656 19 488
Evry (E) 8 258 22 498 47 005 73 372 79 726 6 354
Marne-la-Vallée (MLV) 86 353 103 120 152 649 210 835 246 607 35 772
Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) 24 866 49 777 93 906 128 663 142 737 14 074
Sénart (S) 17 195 29 289 47 624 81 776 93 069 11 293
Ensemble villes nouvelles 178 248 274 230 444 151 653 814 740 795 86 981
Part dans la grande couronne en % 6,3 7,6 11,1 14,5 15,5
Part dans la région en % 1,9 2,8 4,4 6,1 6,8
Source : Insee, recensement de la population
Figure 2 - Taux d’accroissement annuel moyen (en %)
1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
Dû au Dû au Dû au Dû au Dû au Dû au Dû au Dû au
Total solde solde Total solde solde Total solde solde Total solde solde
naturel migratoire naturel migratoire naturel migratoire naturel migratoire
Cergy-Pontoise (CP) 7,7 1,3 6,4 5,7 1,5 4,2 5,6 1,8 3,8 1,3 1,4 -0,1
Evry (E) 15,4 1,6 13,8 11,0 1,9 9,1 5,7 1,9 3,8 0,9 1,7 -0,8
Marne-la-Vallée (MLV) 2,6 0,8 1,8 5,7 1,0 4,7 4,1 1,4 2,7 1,8 1,2 0,6
Saint-Quentin-en-Yvelines
10,5 2,1 8,4 9,4 2,2 7,2 4,0 2,0 2,0 1,2 1,6 -0,4
(SQY)
Sénart (S) 7,9 0,8 7,1 7,2 1,0 6,2 7,0 1,3 5,7 1,4 1,1 0,3
Ensemble villes nouvelles 6,4 1,2 5,2 7,1 1,4 5,7 4,9 1,6 3,3 1,4 1,4 0,0
Grande couronne 3,5 1,0 2,5 1,5 0,9 0,6 1,6 0,9 0,7 0,6 0,8 -0,2
Ile-de-France 0,9 0,8 0,2 0,3 0,7 -0,4 0,7 0,8 -0,1 0,3 0,8 -0,5
Source : Insee, recensement de la population et état civil
En 1999, 43 % des communes des villes nouvel teints sont très contrastés. Courdimanche et-
les enregistrent un déficit migratoire. Le taux an Puiseux-Pontoise affichent un taux d’accrois- -
nuel de variation dû au solde migratoire est le plus sement migratoire très élevé tandis qu’Era-
négatif à Trappes (- 2,5 %) (SQY), Noisiel gny, Saint-Ouen-l’Aumône, Pontoise et
(- 2,1 %) (MLV), Eragny (- 2 %) (CP), Crois Cergy enregistrent des taux nettement néga- -
sy-Beaubourg (- 1,4 %) (MLV), La Verrière tifs (cf. figure 4). Dans le même temps, le taux
(- 1,3 %) (SQY) et Courcouronnes (- 1,3 %) (E). de variation naturelle diminue. Sous ces deux
effets conjugués, le rythme de croissance ra-
lentit fortement dans la ville nouvelle. Durant
la dernière période intercensitaire, la popula-Déficit migratoire La modification des
tion augmente quatre fois moins vite qu’aucomposantes de laà Cergy-Pontoise, cours de la période précédente.croissance démogra-Saint-Quentin-en-
phique est un phéno-Yvelines et Evry A Saint-Quentin-en-Yvelines, le ralentisse-
mène commun à toutes ment de la croissance s’était déjà amorcé
les villes nouvelles, entre 1982 et 1990, de façon plus prononcée
mais qui se traduit de manière différenciée. que dans les autres villes nouvelles. Pendant
cette période, la part des migrations dans laCergy-Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines et
croissance s’était réduite jusqu’à égaler celleEvry présentent un profil d’évolution similaire :
de l’excédent naturel. Entre 1990 et 1999, leelles enregistrent une baisse de la variation totale
ralentissement s’est accentué, le taux d’ac-de leur population et un retournement migratoire
croissement total passant de4%à1,2%parau cours de la dernière période intercensitaire
an. Le solde migratoire devenu négatif cons-(cf. figure 3).
titue désormais un frein à la croissance
(- 0,4 % en moyenne annuelle contre + 2 %Le solde migratoire de Cergy-Pontoise, toujours
entre 1982 et 1990). Quatre communes surfortement positif au cours des périodes antérieu-
les sept enregistrent un déficit migratoire.res, est devenu négatif entre 1990 et 1999 (- 0,1 %
Trappes, en particulier, affiche le taux le pluspar an). Au sein de la ville nouvelle, les niveaux at-Figure 3 - Variation de population Variations dues au solde migratoire dans les villes nouvelles et communes avoisinantes
Figure 4 - Cergy-Pontoise **8 Cergy-Pontoise
7
6
5
4
3
2
1
0
-1
68-75 75-82 82-90 90-99
11
Saint-Quentin-en-Yvelines
9
7
5
3
1 Figure 5 - Saint-Quentin-en-Yvelines **
-1
68-75 75-82 82-90 90-99
Evry15
13
11 Solde naturel
9 Solde migratoire
Variation totale7
5
3
1
0
-1
68-75 75-82 82-90 90-99
*(taux annuels moyens)
Source : Insee, recensement de la population et état civil.
négatif de toutes les communes des villes nou-
velles (- 2,5 % par an) (cf. figure 5). La majori-
té des communes situées au nord-est de
Figure 6 - Evry**Saint-Quentin-en-Yvelines, dans un rayon de
dix kilomètres, présentent un solde migratoire
négatif.
Après avoir connu les plus forts taux de crois-
sance (jusqu’à 15,4 % entre 1968 et 1975),
Evry enregistre le ralentissement le plus im-
portant entre 1990 et 1999. Son rythme d’ac-
croissement annuel a été divisé par six par
rapport à la période précédente. Evry se place
maintenant au dernier rang des villes nouvel-
les en termes de dynamisme démographique.
Cette baisse est due à une chute du solde mi-
gratoire, le taux d’accroissement naturel res-
tant toujours très élevé. Evry qui était la plus
attractive des villes nouvelles jusqu’en 1982,
présente le taux de variation migratoire le plus
négatif. Il est passé de + 3,8 % en moyenne an-
nuelle entre 1982 et 1990 à - 0,8 % entre 1990 Taux de variation annuel moyen 1990- 1999 (en %)
et 1999. Dans les communes voisines, l’ac- de 4 à 13,6 de 0 à moins de 1_
de 1 à moins de 4 de -2,5 à moins de 0croissement migratoire s’observe essentielle-
ment au sud de la ville nouvelle (cf.figure 6). Ville nouvelle
**On a indiqué les communes enregistrant les plus forts taux de variation
(positive ou négative) dans un rayon de 10 km.Figure 7 - Marne-la-Vallée : Variations de population entre deux recensements Marne-la-Vallée : Variations dues au solde migratoire**
Solde naturel
7
Solde migratoire
6
Variation totale
5
4
3
2
1
0
68-75 75-82 82-90 90-99
(taux annuels moyens)
Source : Insee, recensement de la population et état civil.
« L’histoire » dePoursuite de la
Taux de variation annuel moyen 1990- 1999 (en %)Marne-la-Vallée estcroissance à
différente. Elle a de 4 à 19,4 de 0 à moins de 1_Marne-la-Vallée
de 1 à moins de 4 de -2,1 à moins de 0commencé à se déve-
Ville nouvellelopper plus tard que
les autres villes nouvelles et continue à croître Après vingt ans d’une évolutionNet
relativement fortement au cours de la dernière élevée et quasi-constante, Sénartralentissementpériode (cf. figure 7). C’est elle qui enregistre connaît la plus forte baisse de crois-à Sénartle plus faible ralentissement du rythme de sance derrière Evry. Entre 1990 et
croissance (de + 4,1 % par an entre 1982 et 1999, sa population a crû à un
1990 à + 1,8 % entre 1990 et 1999). rythme cinq fois plus lent qu’entre 1982 et
Marne-la-Vallée est la plus importante des vil- 1990 (+ 1,4 % contre + 7 %) (cf. figure 8). Ce
les nouvelles par sa population et le nombre de net ralentissement de la croissance est dû à
ses communes. De ce fait, elle connaît des va- une très forte diminution de l’excédent mi-
riations relatives de moindre amplitude. C’est gratoire, même si Sénart reste la seule ville
la seule ville nouvelle à conserver un excédent nouvelle avec Marne-la-Vallée à conserver
migratoire important, même s’il s’est beau- un solde migratoire positif. Sur les dix com-
coup réduit (+ 0,6 % en moyenne annuelle). munes qui la composent, quatre accueillent
L’apport migratoire représente le tiers de l’ac- moins d’habitants qu’elles n’en perdent. Glo-
croissement démographique. La croissance se balement, pour la dernière période intercensi-
poursuit principalement dans la partie est de la taire, le taux d’accroissement de la ville
ville nouvelle, comme au cours de la période nouvelle dû au solde migratoire s’est forte-
précédente. C’est dans cette zone géogra- ment réduit : il passe de 5,7 % à 0,3 % par an.
phique que l’on note les plus forts taux de va-
riation migratoire, tandis que les variations Sénart : Variations dues au solde migratoire**
négatives s’observent davantage à l’ouest,
partie la plus anciennement urbanisée. Il en est
de même pour les communes avoisinantes.
Cette attractivité est pour l’essentiel liée à la
présence du parc Disneyland Paris.
Figure 8-Sénart : Variations de population
bbbbbbbientre deux recensements
8 Solde naturel
Solde migratoire
Variation totale6
4
2
0
68-75 75-82 82-90 90-99
(taux annuels moyens)
Source : Insee, recensement de la population et état civil.
Nadine LAROCHELa place des villes nouvelles dans l’évolution démographique des communes d’Ile-de-France entre 1968 et 1999
Le Francilien moyen habite, en 1999, à 17,4 km de Paris Notre-Dame. En La période 1968-1975
1968, il habitait à 13,8 km ; il s’est donc « éloigné » de 26 % du centre de
l’agglomération. Entre temps, la population régionale a crû de 18 % et cinq La région Ile-de-France gagne près de 90 000 habitants chaque
villes nouvelles ont été développées : Cergy-Pontoise, Evry, année. Les évolutions démographiques communales sont très im-
Marne-la-Vallée, Saint-Quentin-en-Yvelines et Sénart. Celles-ci comptent portantes : fortes augmentations de population et fortes diminu-
aujourd’hui 740 800 habitants et comprennent 58 communes au total. tions. Dans le cœur de l’agglomération parisienne, à moins de 5 km
de Notre-Dame, la tendance est au dépeuplement massif, certains
Evolution annuelle de la population par commune arrondissements perdant plus de 2 000 habitants chaque année.
1968-1975 Dans un anneau situé entre 5 et 10 km du centre de Paris, les varia-
tions de population sont moins fortes, inférieures à 1 000 habitants
4000 par an.
3000
C’est entre 10 et 25 km du cœur de la capitale que l’on observe les
2000 plus fortes croissances démographiques durant cette période de
1968 à 1975. Certaines communes voient leur population augmen-1000
ter de plus de 2 000 habitants chaque année. Cette croissance n’est
0 pas le fait des communes appartenant aux villes nouvelles. Seules
10 20 30 40 50 60 70 80 deux d’entre elles dépassent une croissance de 2 000 habitants par-1000
an. L’urbanisation des villes nouvelles n’est donc qu’amorcée. Elles
-2000
accueillent cependant 13 670 habitants par an.
-3000
La période 1975-1982
-4000
1975-1982
La croissance régionale diminue (+ 28 000 habitants par an, soit
moins du tiers de celle observée entre 1968 et 1975). Désormais, les4000
villes nouvelles interviennent dans l’accueil de la croissance démo-
3000
graphique régionale. Dans les distances comprises entre 25 et 35
km du centre de Paris, ce sont les communes de villes nouvelles qui2000
captent l’essentiel de l’augmentation de la population. Parmi les
1000 seize communes franciliennes dont la croissance dépasse 1 000 ha-
bitants par an durant la période de 1975 à 1982, dix sont des com-0
munes de villes nouvelles. Les cinq villes nouvelles accueillent alors10 20 30 40 50 60 70 80
-1000 24 310 habitants par an, soit pratiquement deux fois plus qu’entre
1968 et 1975.-2000
Le dépeuplement du centre de l’agglomération parisienne se pour-3000 -
suit, mais à un rythme moindre qu’entre 1968 et 1975. Seules trois
-4000
communes perdent plus de 2 000 habitants par an, contre dix aupa-1982-1990
ravant. Le dépeuplement se propage toutefois vers la proche
banlieue et touche des communes épargnées jusqu’alors et situées
entre 10 et 20 km de Notre-Dame.
4000
3000
La période 1982-1990
2000
Durant cette période, on observe un regain de l’augmentation dé-
1000
mographique régionale (+ 73 400 habitants par an). Ce sont tou-
0 jours les communes de villes nouvelles qui croissent le plus. L’une
10 20 30 40 50 60 70 80 d’entre elles (la commune de Cergy) atteint même + 3 600 habitants-1000
par an. Les cinq villes nouvelles voient leur population augmenter à
-2000
un rythme légèrement supérieur à la période antérieure : 26 210 ha-
-3000 bitants par an.
-4000
Les pertes de population du centre de l’agglomération, en revanche,
1990-1999
sont nettement freinées : les diminutions supérieures à 1 000 habi-
tants par an sont rares. La proche banlieue n’enregistre pas de ré-
duction de population.
4000
3000 La période 1990-1999
2000
C’est une période de « tassement » des évolutions communales : pas
1000
de grandes augmentations, ni de grandes diminutions de popula-
0 tion. Les communes enregistrant des diminutions supérieures à 500
10 20 30 40 50 60 70 80 habitants par an sont très rares. Les augmentations démographi-
-1000
ques sont également fortement réduites dans leur amplitude : au-
-2000 cune commune ne voit sa population augmenter de plus de 1 000
habitants par an.-3000
-4000 La population de la région a augmenté de 32 000 habitants par an
Distance à Paris en km entre 1990 et 1999, soit moins de la moitié de la croissance observée
entre 1982 et 1990.
Les villes nouvelles enregistrent aussi un « tassement » des évolu-
Autres communes Communes de villes nouvelles tions de leurs communes. Elles n’accueillent plus que 9 660 habi-
tants par an, soit moins que durant les trois périodes
intercensitaires précédentes. Ceci constitue une rupture par rapportSeules les communes où les variations ont été supérieures à + ou- 50 hab.
à leur développement passé. Elles apparaissent néanmoins commesont représentées.
les principaux lieux de croissance démographiques au-delà de 20 km
du cœur de Paris.Les communes en villes nouvelles N° 181
Les villes nouvelles ont été créées afin d’absorber une part importante de la crois-
sance démographique, tout en donnant à leurs habitants un cadre de vie plus agréable
que celui des anciennes banlieues. Elles devaient être des pôles d’activité économique
INSTITUTà part entière.
NATIONAL DE LA
STATISTIQUE ETLes communes de villes nouvelles se caractérisent par leur intercommunalité totale-
DES ETUDES
ment originale et adaptée à leur situation. Cet outil spécifique s’appelle le syndicat
ECONOMIQUES
d’agglomération nouvelle (SAN), organisation politique vivante qui leur a permis
Direction régionaled’organiser leur développement en dépassant les limites communales et en s’ap-
d’Ile-de-France
puyant sur des ressources collectives (partage de la taxe professionnelle notamment). 7, rue Stephenson
78188 Saint Quentin Yvelines
CedexLa loi a défini le rôle de chaque acteur dans les villes nouvelles :
Directeu
- à la commune, la gestion des services de proximité,
de la publication
Joël Allain
- au SAN, doté d’outils et de moyens spécifiques, la responsabilité du développement
de l’agglomération. C’est la taxe professionnelle mise en commun qui a permis de fi- Comité éditorial
Odile Bovanancer les équipements urbains.
Rédactrice en chef
Corinne Benveniste
L’Etat est présent de manière spécifique, à travers un établissement public d’aména-
gement (EPA), structure intégrée de planification, d’aménagement et de commercia Abonnements -
Françoise Charbonnielisation des terrains. Les villes nouvelles sont des opérations d’intérêt national.
12 numéros par an
France : 160 F/24,39 euros
Europe : 200 F/30,49 euroVincent Fouchier
Reste du monde
216 F/32,93 euros
Docteur en urbanisme Le numéro : 16F/2,44 euro
Chargé de mission du Secrétariat Général des Grandes Opérations d’Urbanisme
Rédaction
Service Etudes et Diffusion
Maquette
Vincent Bocque
ImpressionPour en savoir plus
Imprimerie nationale
- B. Aubry - K. Zin El Abidine : « Les villes nouvelles en Ile-de-France », Insee Pre- Vente sur place et
mière n°377, juin 1995. par correspondance
Direction régionale
d’Ile-de-France- A. Dubujet : « Evry : cité de l’emploi et des actifs », Regards sur l’Ile-de-France
Division Information
n°21, septembre 1993.
Commercialisation
7, rue Stephenson
- M. Febvre : « Cergy-Pontoise : une population jeune et familiale, un pôle d’emploi Montigny-le-Bretonneux
équilibré », Regards sur l’Ile-de-France n°19, mars 1993. 78188 Saint Quentin
Yvelines Cedex
- T. Ferré : « Marne-la-Vallée : une ville nouvelle pas comme les autres », Regards
Tél. 01 30 96 90 99sur l’Ile-de-France n°17, septembre 1992.
Fax. 01 30 96 90 67
- V. Fouchier - B. Mirande : « Les logements neufs et leur population dans les cinq vil- Département INSEE
les nouvelles d’Ile-de-France », Ministère de l’Equipe- Info Service (DIIS
ment, des Transports et du Logement, juillet 1999, 147 p. 195, rue de Bercy
75582 Paris Cedex 12
Tél. 01 41 17 66 11- V. Fouchier : « Villes nouvelles : données récentes », Regards sur l’Ile-de-France
Fax. 01 53 17 88 09n°42, décembre 1998.
N° ISSN 0984-4724- M.E. Hassan : « Saint-Quentin-en-Yvelines : une population de type familial », Re-
Dépôt légal
gards sur l’Ile-de-France n°15, mars 1992. 1er semestre 2000
Code SAGE : I 0018152
- B. de la Rochère : « Sénart : un nouveau mode de ville », Regards sur Commission paritaire
n° 2133 AD n°23, mars 1994.
 Insee 2000
- Insee - Iaurif : « Les villes nouvelles championnes de la croissance », Atlas des
Franciliens, tome 1, 1991.
- « Les villes nouvelles », Urbanisme n°301, juillet-août 1998, pp. 44-93.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.