Pauvreté-précarité en Lorraine : entre urbain et rural, deux visages de la pauvreté

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La pauvreté se concentre dans le coeur des espaces urbains et dans les bourgs ruraux. Dans les grandes villes, c'est une pauvreté de personnes relativement plus isolées, du point de vue familial ou professionnel. La pauvreté dans le rural concerne plutôt des familles de travailleurs pauvres. Ces deux grandes formes de pauvreté appellent des actions différenciées selon les territoires. Le chômage reste cependant la cause principale de la pauvreté et c'est pourquoi la géographie de la pauvreté recoupe assez bien celle des disparités de développement. Au coeur des grandes villes, les fortes concentrations de pauvreté posent les questions de mixité sociale et d'opérations de renouvellement urbain.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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°
5N Pauvreté-précarité en Lorraine :
Avril 2004 - 2 €
entre urbain et rural, deux visages de la pauvreté
MINISTÈRE DE LA SANTÉ, La pauvreté se concentre dans le cœur des espaces urbains et dans
DE LA FAMILLE
ET DES PERSONNES
HANDICAPÉES les bourgs ruraux. Dans les grandes villes, c’est une pauvreté
MINISTÈRE DE L’EMPLOI
ET DE LA SOLIDARITÉ de personnes relativement plus isolées, du point de vue familial
PRÉFECTURE
DE LA RÉGION LORRAINE ou professionnel. La pauvreté dans le rural concerne plutôt des familles
DIRECTION RÉGIONALE
DES AFFAIRES
SANITAIRES ET SOCIALES de travailleurs pauvres. Ces deux grandes formes de pauvreté appellentDE LORRAINE
DIRECTION RÉGIONALE DU
TRAVAIL, DE L’EMPLOI ET DE des actions différenciées selon les territoires. Le chômage reste
LA FORMATION PROFESSIONNELLE
cependant la cause principale de la pauvreté et c’est pourquoi
la géographie de la pauvreté recoupe assez bien celle des disparités
de développement.
Au cœur des grandes villes, les fortes concentrations de pauvreté posent
les questions de mixité sociale et d’opérations de renouvellement urbain.
Alors que la Lorraine a été marquée par Les pôles urbains concentrent
les crises, la pauvreté y est relativement la pauvreté
contenue, comme l’est le chômage qui en est la
La population pauvre réside plutôt à proximi-cause principale. Mais plus de 200 000 Lorrains
té des pôles d’emploi, que ces pôles soientde moins de 65 ans composent tout de même la
dans l’espace à dominante urbaine ou danspopulation «pauvre» au sens des bas revenus (1),
l’espace à dominante rurale. C’est dans lessoit un taux de pauvreté de 11,5% (2). La lutte
pôles urbains que le taux de pauvreté est lecontre la pauvreté-précarité, élément d’une poli-
plus élevé, de deux points supérieur à latique de cohésion sociale, prend la forme d’ac-
moyenne. L’espace périurbain est deux foistions favorisant le dynamisme économique, le
moins touché par la pauvreté. L’analyse parsoutien aux populations les plus défavorisées
degré d’urbanisation confirme l’attractionmais aussi des actions de politique de la ville et
opérée par les grandes et moyennes agglo-d’aménagement urbain en direction des territoi-
mérations sur la pauvreté. Les taux de pau-res où cette pauvreté est la plus concentrée. Ce
vreté les plus faibles sont bien dans lesvolet territorial est d’autant plus important que les
petites agglomérations et les petites commu-disparités de développement entre les territoires
nes non agglomérées. Même au sein des ag-(3) se retrouvent en grande partie dans les dispa-
glomérations, c’est la ville-centre qui connaîtrités d’intensité de pauvreté-précarité.
(1) La population pauvre est définie comme la population couverte par les CAF-MSA dont le revenu par unité de consom-
mation est inférieur à la demi-médiane de la distribution des revenus, cf. Économie Lorraine Dossiers n° 18. Le champ de
l’étude exclut les allocataires étudiants ne bénéficiant que d’allocations logement, les allocataires aux revenus non déclarés
et les allocataires de plus de 65 ans.
(2) Cf. Économie Lorraine n° 6 - Avril 2004 pour l’étude générale de la pauvreté dans la région.
(3) Cf. «La Lorraine face à son avenir : du diagnostic spatial aux enjeux territoriaux»- Joël Creusat - Supplément à Économie
Lorraine n° 11 - Décembre 2003.
Vles taux de pauvreté les plus forts. Deux fois moins de pauvreté dans le périurbain
que dans les pôlesCertaines communes de banlieue
sont certes très touchées par la Population à bas Population Taux de
Taux de pauvreté selon
revenus couverte de moins de pauvretépauvreté, mais d’autres connais- le zonage en aire urbaine
par les CAF-MSA 65 ans (RP99) (%)
sent des taux de pauvreté très fai-
Pôle urbain 146 420 1 087 095 13,5
bles de sorte que le taux de
Couronne périurbaine
pauvreté moyen de la banlieue est et espace multipolarisé 38 143 536 886 7,1
Espace à dominante rurale 38 276 316 345 12,1inférieur à celui du centre.
Ensemble 222 839 1 940 326 11,5
Ces constats peuvent s’expliquer
Source : CAF 1999 - MSA 2000 - Insee, recensement de la population 1999par l’offre de logement dans cha-
cun de ces espaces. Les pôles ur-
Les banlieues moins touchées que les villes-centresbains concentrent la plupart des
logements collectifs, et en particu-
20 Taux de pauvreté (%)lier les logements sociaux. Ce type
Urbain-Villes Urbain-Centre des
de logement est plus accessible moyennesLe marché grandes
Rural-Petites villes16 agglomérationsaux populations les moins favori Rural-Communes- du logement
moyennessées que les maisons individuelles, conforte les
beaucoup plus répandues dans le segmentations 12
périurbain. Cette répartition des ty- sociales
Urbain-Petites villes
pes d’habitat résulte des compor-
8 Rural-Petites Urbain-Banlieues destements de choix du lieu de communes grandes
résidence. La superficie souhaitée agglomérations
4
Urbain-Petiteset la proximité avec les pôles d’em-
communes
ploi peuvent notamment jouer. Si Part dans l’ensemble des bas revenus (%)
0les populations relativement aisées
5 1015200 25 30
valorisent plus la superficie au dé- Note : le cercle est proportionnel au nombre de personnes à bas revenus
couvertes par les CAF-MSAtriment d’un accroissement des
Source : CAF 1999 - MSA 2000 - Insee, recensement de la population 1999temps et des coûts de transport,
BELGIQUE Pauvreté par commune
La pauvreté le long d’un arc rural LUXEMBOURG
en Lorraine
et dans les pôles urbains
Longwy
ALLEMAGNE
ArdennesLa carte fait apparaître les grandes tendan-
Thionvilleces de la répartition spatiale de la pauvreté.
La proportion de bas revenus apparaît impor- Briey
tante dans les grandes agglomérations mais Forbach
aussi dans les zones rurales. SarregueminesSaint-AvoldSaint-AvoldSaint-AvoldVVVerdunerdunerdun MetzMetzMetzMetzMetzMetzSaint-AvoldVVVerdunerdunerdun MetzMetzMetzVVVerdunerdunerdun
Les concentrations de pauvreté autour des
Moselle
villes sont visibles sous forme de halos plus ou
Marne
moins larges : Nancy ou Metz, mais aussi des
Meuse Pont-à-Moussonvilles plus petites comme Épinal, Verdun,
Château-SalinsNeufchâteau ou Saint-Dié-des-Vosges. Le
rayon du halo est petit pour Nancy ou Metz. Il SarrebourgCommercy
Bar-Le-Ducest plus grand pour Épinal mais aussi Luné- NancyToul Lunéville Bas-Rhinville, Verdun ou Neufchâteau par exemple.
Nancy et Metz comportent en effet des zones Meurthe-et-Moselle
BaccaratBaccaratBaccaratBaccaratBaccaratBaccaratBaccaratBaccaratBaccaratà faible pauvreté dans leur banlieue ou dans
leur zone périurbaine. Haute-Marne Neufchâteau Saint-DiéLa carte révèle aussi une pauvreté plus ru-
Mirecourtrale, principalement en Meuse, dans les Vos-
ges et dans la partie est de la Meurthe- Vosges
V ittel Epinalet-Moselle. Ces territoires forment un arc de
pauvreté partant de Longwy, passant par Ver-
Haut-Rhin
dun, Neufchâteau et Épinal et allant jusqu’à RemiremontRemiremontRemiremontRemiremontRemiremontRemiremontRemiremontRemiremontRemiremont
Saint-Dié-des-Vosges. Cet arc est approxima-
tivement le même que celui qui était apparu
Haute-Saône
lors de l’analyse démographique et écono-
Population à bas revenus couverte par les CAF et MSAmique de la Lorraine (cf. «La Lorraine face à
Part de la population couverte à bas revenusson avenir»). Les faibles concentrations de Effectif
50 Km dans la de moins de 65 ans (%)
pauvreté se retrouvent autour de Bar-le-Duc, 17 745
>= à 13,6
3 618autour de Vittel, dans les montagnes vosgien-
Limite département 11,7 à 13,6
nes, dans le sud de la Meurthe-et-Moselle, à
10,4 à 11,7Note : La proportion de bas revenus dans la population de moins de 65 ans
l’est du sillon lorrain en Moselle et dans les zo- représentée ici n’est pas la valeur ponctuelle attachée à chaque commune mais 7,9 à 10,4
une “moyenne” calculée dans un rayon de lissage de 15 km.nes de Sarrebourg et de Bitche. <= à 7,9
La carte estompe ainsi les disparités locales pour montrer
les grandes tendances de la répartition spatiale. Moyenne lorraine : 11 %
Sources : CAF 1999 - MSA 2000 - INSEE recensement 1999
2
©IGN- NI SEEle fonctionnement du marché du vres, souvent propriétaires de leur moins touché par le chômage que
logement aboutit alors à une locali logement, ne touchent que des al celui de Saint-Dié-des-Vosges alors- -
sation des populations aisées dans locations familiales. A l’inverse, les que la pauvreté est de même in-
le périurbain. centres des grandes aggloméra tensité, signe d’une pauvreté à-
tions concentrent une pauvreté qui Saint-Dié-des-Vosges probablement
combine isolement familial et pro très liée au déficit d’emploi. Si Épi- -Des familles de travailleurs
fessionnel. Les personnes concer nal présente plutôt des personnes-
pauvres dans le rural
nées sont en effet plus souvent isolées, les autres communes de
Le marché du logement est une des des personnes seules, bénéficiant l’agglomération (Golbey ou Thaon-
clés de la compréhension de la ré de minima et/ou sans travail. les-Vosges) concentrent une pauvre- -
partition spatiale de la pauvreté té plus familiale.
entre pôle urbain et espace périur- Le chômage, première
bain. Mais la pauvreté est quasi-
cause de pauvreté Forte ou faible, la pauvreté
ment aussi importante en
entre familles et isolésproportion dans l’espace à domi Si les pôles urbains sont toujours-
nante rurale que dans les pôles ur plus touchés par la pauvreté que- Avec des taux de pauvreté proches
bains. Cet espace rural est certes leur couronne périurbaine, de et assez élevés, Bar-le-Duc se dis-
peu peuplé, mais ce sont tout de grandes différences existent entre tingue de Toul, Forbach, Longwy et
même près de 40 000 Lorrains à les pôles les moins touchés (Creutz- Sarreguemines par une pression so-
bas revenus qui y vivent, environ une wald, Saint-Avold, Thionville, ciale du chômage relativement
personne à bas revenus sur six. La Pont-à-Mousson et dans une moindre faible. Dans l’aire urbaine de
pauvreté se concentre là aussi dans mesure Nancy, Metz ou Sarrebourg) Bar-le-Duc, la pauvreté est plus le
les bourgs ruraux (pôles d’emploi de et les pôles les plus touchés (Épinal, fait d’isolés qui côtoient des habi-
l’espace à dominante rurale) et dans Saint-Dié-des-Vosges, mais surtout Ver- tants aux revenus moyens ou
une moindre mesure dans les com dun et Lunéville). Les pôles de Sarre- - élevés. A l’inverse, les habitants des
munes moyennes, épargnant plutôt guemines, Forbach, Toul et aires urbaines de Toul, Longwy, For-
les petites communes. Parmi les Longwy connaissent des taux de bach et Sarreguemines ont des re-
bourgs ruraux les plus touchés par pauvreté de niveau intermédiaire. venus en moyenne faibles et la
la pauvreté, on trouve Neufchâteau, Les différentiels de pression so- pauvreté y est plus le fait de famil-
Saint-Mihiel, Stenay, Rambervillers, ciale du chômage (proportion de chô- les, y compris dans la ville-centre.
Charmes, Commercy et Mirecourt. meurs dans la population de moins de
Les pôles de Nancy, Pont-à-Mous65 ans au recensement de 1999) -La pauvreté en milieu rural se dis-
son et Sarrebourg présentent unsont une des explications de cestingue de la pauvreté en milieu ur-
taux de pauvreté et surtout un tauxécarts entre pôles mais ils n’expli-bain. Les zones les moins urbaines
de chômage plus faibles. Il s’agitquent pas tout.concentrent une pauvreté qui
plus souvent de familles de travail-touche plutôt des familles de tra Le chômage comme la pauvreté-
leurs pauvres pour Pont-à-MousForte -vailleurs pauvres. Ces familles à sont ainsi particulièrement impor-
son et Sarrebourg, et dedispersionbas revenus sont nombreuses à tants dans les pôles de Lunéville,
personnes éloignées du marché dudes revenusne pas bénéficier de prestations Verdun et Saint-Dié-des-Vosges.
travail pour Nancy. Nancy préà Nancy -sous condition de ressources. Les Mais c’est Lunéville qui est la plus
sente, à la différence de Metz ou
minima sont en effet accordés touchée par la pauvreté, devant
Thionville, une très forte dispersion
pour des ménages avec des reve Verdun puis-
des revenus des habitants et une
nus plus faibles. Ces familles pau Le pôle d’Épinal est beaucoup-
moindre proportion de chômeurs.
Si les villes-centres de Metz et
Pauvreté et chômage vont souvent de pair Thionville comportent aussi relati-
vement peu de familles pauvres,Pauvreté et chômage dans les pôles urbains (proportion dans la population de moins de 65 ans)
Taux de pauvreté (%) certaines communes importantes20
LUNÉVILLE de ces agglomérations sont plutôt
à pauvreté familiale (Hagon-VERDUN18
dange-Briey pour Metz, Florange,
Hayange ou Fameck pour Thionville).
ÉPINAL16 SAINT-DIÉ-
TOUL
DES-VOSGESLONGWY
BAR-LE-DUC FORBACH
SARREGUEMINES Une géographie infra-14
SARREBOURG METZ
NANCY urbaine de la pauvretéPONT-A-
THIONVILLE
MOUSSON
12 CREUTZWALD
SAINT-AVOLD Dans l’agglomération, au sein
ESCH-SUR-
ALZETTE REMIREMONT même de la ville-centre, la pauvretéPression sociale du chômage (%)
VILLERUPT
10
ne se localise pas de manière uni-6 96,5 7 87,5
Note : le cercle est proportionnel au nombre de personnes à bas revenus forme. Les quartiers, comme les
couvertes par les CAF-MSA
communes, diffèrent selon le niveauSource : CAF 1999 - MSA 2000 - Insee, recensement de la population 1999
de pauvreté et le type de pauvreté.
3Analyse multidimensionnelle de la pauvreté dans les communes et quartiers
Un taux de pauvreté important par la pauvreté sont souvent celles quartiers relativement mixtes so cance), des exceptions à ce sché- -
pour une commune ou un quartier où l’attractivité est faible (fort taux cialement (ville-centre des gran ma général existent, formant un-
est souvent associé à une propor de vacance des logements, des agglomérations notamment) troisième grand clivage au sein des-
tion importante de la population hausse de la vacance entre 1990 mais où le logement peut être communes et quartiers, d’impor-
bénéficiant de minima. La corréla et 1999 et baisse de la population) pour eux un problème (surpeuple tance plus faible que les deux pre- - -
tion entre pauvreté et chômage et la mixité sociale faible (mesurée ment, manque de confort sani miers : au sein des zones à-
est quant à elle moins forte. Les par un indicateur d’entropie à par taire, logements précaires). Les pauvreté importante, une opposi- -
chômeurs sont en effet moins tir de la répartition des actifs par familles à bas revenus vivent tion entre quartiers en décrois-
concentrés géographiquement catégorie socioprofessionnelle). quant à elles en général dans des sance démographique et quartiers
que les bas revenus. quartiers peu mixtes sociale où la vacance des logements di- -Un clivage de deuxième impor-
ment, mais où les logements minue.Les taux de pauvreté, de minima tance, fonction du type de famille
HLM assurent un minimum deou de chômage permettent d’opé concerné par la pauvreté, per L’évolution de la mixité sociale- -
confort sanitaire.rer un premier grand clivage entre met d’affiner l’analyse spatiale. entre 1990 et 1999 est assez
les communes et quartiers où tous Les allocataires sans enfant les Si les communes et quartiers les peu liée avec l’intensité de la pau-
ces indicateurs sont supérieurs à plus en difficulté (sans travail ou plus touchés par la pauvreté sont vreté. Elle discrimine cependant,
la moyenne, et ceux où ils sont infé touchant des minima) sont sou en moyenne peu attractifs (baisse en dernier lieu, les zones à pauvre- - -
rieurs. Les zones les plus touchées vent dans des communes ou de la population ou hausse de la va té faible.-
Savoir plus : La géographie infra-urbaine de la à forte concentration de pauvreté
pauvreté qui en résulte est ainsi par sont rarement à l’ouest des centres-
fois très marquée, en lien souvent villes. Mais c’est le cas à Lunéville- Pauvreté-précarité en Lorraine :
plus de 200 000 personnes de avec le relief de la ville-centre ou les par exemple.
moins de 65 ans à bas revenus - ruptures urbaines (cours d’eau, lignes
Certaines hauteurs des villes semÉconomie Lorraine n° 6 - Avril 2004. -
de chemin de fer, routes). La réparti-
blent concentrer la pauvreté, à Nan- Pauvreté-précarité en Lorraine -tion de la pauvreté dans la ville de
2004 - Économie Lorraine Dossiers cy (Haut-du-Lièvre) comme à
Nancy et ses communes limitrophes
n° 18 - Avril 2004. Bar-le-Duc (Côte Sainte-Catherine au
en est un bon exemple. Comme
- La Lorraine face à son avenir - nord est, zone marquée aussi par la
dans la plupart des grandes agglo-Insee Lorraine - Juin 2003.
ligne de chemin de fer) ou Épinal (Pla-mérations, le centre-ville, étudié au
teau de la Justice). Mais existent aus-niveau des quartiers IRIS 2000, est
Ministère de l’Économie, si des quartiers en hauteur peu
composé de assez mixtesdes Finances et de l’Industrie concernés par la pauvreté, comme
socialement, un peu touchés par laInsee
les hauteurs de Vandoeuvre-lès-
Institut National de la Statistique pauvreté, concernant relativement
Nancy par exemple. La proximitéet des Études Économiques peu des familles avec enfants, sans
avec une zone peu peuplée, souventDirection Régionale de Lorraine qu’apparaisse à cette échelle de
15, rue du Général Hulot une zone industrielle, est aussi par-forte concentration de pauvreté. LesCS 54229 fois associée à des taux de pauvreté
quartiers un peu moins touchés que54042 NANCY CEDEX
élevés : quartier de la Vierge à Épi-Tél :03 83 91 85 85 les autres par la pauvreté sont si-
nal, un quartier à Tomblaine procheFax :03 83 40 45 61 tués souvent à l’ouest de la ligne de
www.insee.fr/lorraine de l’aérodrome par exemple. Les
chemin de fer. Les quartiers à la pé-
quartiers autour de certains bâti-riphérie de la ville sont souvent avecDIRECTEUR DE LA PUBLICATION
ments comme les prisons peuvent
Jean-Paul FRANÇOIS des taux de pauvreté élevés ou très
aussi un peu plus concentrer qu’ail-Directeur régional de l’Insee élevés, formant une couronne poin-
leurs la pauvreté, comme c’est le
tillée autour de Nancy.
COORDINATION RÉDACTIONNELLE cas à Nancy par exemple.
Joël CREUSAT
William ROOS Mais il semble que la principale
Les constantes de la
cause de la concentration de la pau-
RÉDACTRICE EN CHEF localisation de la pauvreté vreté en milieu urbain, celle qui ex-Agnès VERDIN
plique les taux de pauvreté de plusD’autres pôles urbains présentent
SECRÉTARIAT DE FABRICATION de 40%, c’est l’urbanisation passée,des caractéristiques en partie simi-MISE EN PAGE - COMPOSITION
avec un habitat très dense de loge-Marie-Thérèse CAMPISTROUS laires : Metz par exemple, avec un
ments sociaux. Ces niveaux de pau-Marie-Odile LAFONTAINE centre ville à pauvreté peu familiale,
vreté sont tels qu’ils peuvent endes quartiers à élevée (Bor-
RELATIONS MÉDIAS eux-mêmes être des facteurs de
ny) à la périphérie (ici à l’est avec Bor-Jacqueline FINEL
pauvreté-précarité pour la popula-ny ou au nord avec certains quartiers de
tion. Ils posent alors la question deABONNEMENTS Metz ou de Woippy). A Épinal, le
Myriam PUJOL la mixité sociale dans l’occupationcentre ville le long de la Moselle est
Code SAGE : EL040540 des logements et des opérations deaussi concerné par une pauvreté
N° à la CPPAP AD 176 renouvellement urbain.peu familiale, avec au nord et auISSN : 0293-9657
© INSEE 2004 sud des quartiers à pauvreté plus
forte et plus familiale. Les quartiers William ROOS
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