Pays d'Aurillac : une aire urbaine à la campagne

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Outil d'aide à la décision, le diagnostic territorial du Pays d'Aurillac brosse un panorama socio-économique complet à l'aide d'analyses, de tableaux, de cartes et de graphiques portant sur différents thèmes.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Synthèse territoriale
  Pays d Aurillac Une aire urbaine à la campagne Marie-Odile Delaveau, Alain Batifoulie Insee Auvergne
 Entièrement situé dans le département du Cantal, le périmètre du « Pays d’Aurillac » reprend les limites de l’arrondissement éponyme, exception faite du canton de Saint-Cernin. Avec un peu moins de 80 000 habitants et 32 000 emplois, ce territoire s’articule autour de l’agglomération aurillacoise. Nœud de communications et de relations, cette agglomération, où se concentre 45 % de la population constitue le poumon démographique et économique du territoire. Excentré à la pointe sud du périmètre, proche de Figeac, seul le petit bassin de Maurs développe une relative autonomie. De par son étendue sur des zones peu denses où l’agriculture reste prédominante, les spécificités socio-économiques rapprochent plus le pays d’Aurillac des zones rurales que des bassins de vie urbains. L’enclavement géographique et le déficit en voies d’accès rapides autoroutières ou ferroviaires sont un frein à son développement et contribuent à limiter son attractivité. Il est de plus confronté au vieillissement de sa population et les jeunes partent faute d’emplois qualifiés sur place. A l’image de la population, l’essentiel du tissu économique local se concentre aussi à Aurillac et dans sa périphérie avec pour axe majeur les services à la population. Comme le reste du département, le Pays d’Aurillac souffre en effet de l’absence d’un véritable outil industriel et des emplois qu’il pourrait générer. Le maintien du tissu agricole tourné vers l’élevage et la production laitière et des industries de transformation qui en découlent représente dès lors un enjeu économique majeur. A l’instar des autres territoires disposant d’une image environnementale préservée et d’atouts culturels et architecturaux, l’activité touristique hivernale et estivale pourrait venir soutenir cette économie rurale.
(1) Le territoire retenu dans cette étude reprend le périmètre d’étude du « Pays d’Aurillac » tel qu’il a été approuvé par la Conférence Régionale pour l’Aménagement et le Développement du Territoire d’Auvergne, le 1 juillet 2002. Il correspond a territoire proposé pour la reconnaissance du périmètre de pays.  n cateurs  00 em lois résid  44 habitants au km2  P 2 r 1 è 0 s des de p ux tiers de e l’ n e ti m el p s lo  i total répartis entre les Une densité de population proche de celle de services : santé, action sociale, éducation, l’Auvergne, mais près de 8 fois moindre que la moyenne administration et commerce des bassins de vie urbains. 11 000 arrivées, 12 000 départs résidentiels  45 % de la ulat Très forte e p m o pr p ise d i e o l n , a  g 5 g 8 l  o % m d ér e a s t  i e on m a pl u o ri i ll s a   coise qui cUon mspoeldnes e mpiagsr alteo idreé pnaértg adteifs.  jLeuarnrievsé. e de retraités ne assure la cohésion de l’ensemble du territoire  a 2 Ll  ia 4 mg 0 er 0 in  ct e ua x litr p ue l r o es  it em a t a t l i re o qs n  ui s en , n  dt 4 u  fs 5 otrr 0 it 0 ee  sm e  ae m gn p rti l c o o i l s e  s et Absence d une autoroute  Un réseau de routes na tpioroncalhees  eestt  dàé pplart edmuennet ahleesu re ltaeirtiriètroeir ec.e  Tsoeucrtneéu rv derasc ltiévliteév acgoen tre iltb léuace o pànr ooldam uicet idoun  mais l’autoroute la plus us d’Aurillac. réservation du paysage.  Un territoire vieilli  us qUun ehna bAituavnetr sgunre  deet u7x  aan psl udse  dpleu 4s 2q uanesn,  smoéitt r1o paonl ed. e pld 1 Lé 3 e   vt 0 eo 0 luo 0 rp  i l sp it me s r  e. t   o re u s r t i e s  t u iq n u s e e s c , t  e 3 u % r  é d c e o s n e om m i p q l u o e i  s à   
   Insee Auvergne, Novembre 2004, Synthèse territoriale : Pays d’Aurillac    
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© I n s ee A u v erg ne -2003
Des paysages préservés ouverts sur le Sud-Ouest    Le périmètre défini comme « Pays d’Aurillac » offre l’aspect d’une Relief zone rurale préservée et entretenue, partagée entre plaine et moyenne montagne. Au nord-est, les Monts du Cantal, entaillés par 1P u7y8 7M mary de profondes vallées, constituent une barrière naturelle, limitant les PLEAUXST-MARTIN-V. accès. Au sud, se dressent un relief collinaire et le plateau granitique lomb du bass ST-CERNIN Plomb de la Châtaigneraie, en surp in de Maurs et les vallées du Cantal parfois escarpées du Lot, du Goul, de la Rance et du Célé. De vastes LAROQUEBROUVIC/CER 1 E 855 m dpeâtsu rfaorgêetss,  ddee s clhaântdaiegs,n iedress,  tdeerr ecsh êangerisc oelet s dae uxh êftariebsl,e sd rees ndheaimese ntdse, AUR I LLA C  frênes : telles sont les composantes variées d’un paysage d’une grande qualité environnementale. Les zones bâties représentent 3 % MUR-DE-de la superficie totale, 4 fois moins que sur l’ensemble des 173 Le ROUGET BARREZ bassins de vie français centrés sur une agglomération de 30 000 habitants ou plus. A ce titre le « pays d’Aurillac » est le cinquième bassin de vie urbain de métropole au paysage le plus naturel. La configuration géographique associée à un climat rigoureux rendent FIG E AC MAURSMONTSALVY malaisées les liaisons routières ou ferroviaires. A plus de 2 heures de Clermont-Ferrand, Aurillac est le centre urbain le plus éloigné de sa DE CA ZEV I L L E capitale régionale. Des relations se sont établies plus facilement avec le sud et l’ouest notamment. Le « Pays d’Aurillac » constitue ainsi le lien entre l’Auvergne, la région Midi-Pyrénées et le sud du Limousin.   Un enclavement encore présent  Les particularités géographiques contribuent à son relatif isolement et limite l’influence d’Aurillac sur les deux autres arrondissements cantaliens mieux reliés à la métropole régionale. Le pays d’Aurillac ne dispose d’aucune infrastructure autoroutière. Les principaux axes structurants du Massif central - A20, A75 et A89 -contournent le pays. Les communes périphériques de la zone, telles que Laroquebrou ou Maurs, sont les plus proches d’une autoroute. Mais même pour elles, le temps d’accès dépasse l’heure ou, dans le meilleur des cas, s’avère de l’ordre de cinquante minutes. Les équipements ferroviaires ne compensent pas le déficit routier. La liaison du soir avec Paris a été supprimée. Les temps de déplacement, six heures pour la capitale, sont supérieurs à ceux d’un trajet routier. De plus un climat d’incertitude pèse désormais sur le maintien d’une desserte aérienne avec Paris. Néanmoins pour contrecarrer l’enclavement, d’importants travaux sont entrepris : percement du nouveau tunnel du Lioran ; contournement de diverses communes pour améliorer l’accès à Clermont-Ferrand et Montpellier via l’A75; aménagement de la RN 120 Aurillac-Tulle pour un accès plus facile aux autoroutes A20 (Paris-Toulouse) et A89 (Clermont-Bordeaux).   Un cœur urbain dans un écrin agricole  Cet isolement vis-à-vis des autres centres urbains du Massif Central accentue le rôle structurant d’Aurillac. Aujourd’hui la population, et notamment la plus jeune, se concentre autour d’Aurillac. Près de 45 % des habitants soit plus de 36 000 personnes habitent l’agglomération aurillacoise, seul pôle urbain du département. Plus de 21 600 actifs y travaillent. Parmi eux 8 100, un quart plus nombreux qu’il y a dix ans, habitent la trentaine de communes limitrophes, qui constituent une couronne périphérique de plus en plus résidentielle et étendue. Près de 21 000 personnes habitent dans ces communes « périurbaines » dépendantes économiquement des emplois proposés à Aurillac. La capitale cantalienne est donc au
MA U RI AC PLEAUXST-MARTIN-V. ST-CERNIN LAROQUEBROUVIC/CERE AUR I L L AC M Le ROUGET B MAURSMONTSALVY FI GEAC Source : INRA d’après Routel 120 (IGN) DEC AZEV ILLE C INSEEAuver 2004 gne
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centre d’une aire urbaine de 57 000 habitants. Par sa Territoires Vé us population elle se positionne au 128 ème  rang des 354 Organisation territoriale de l’emp c loi et des services aires urbaines françaises, au même niveau que celles de Montélimar, Dreux, Sens ou Mont-de-Marsan. La M ( A U RIA C pression de construction d’un habitat individuel en accession à la propriété est forte dans toutes les (( communes de l’aire urbaine. Cependant tous les A ( rgentat PLEAUX ST-MARTIN-V. MURAT centres bourgs restent entourés d’une vaste étendue ST-CERNIN ( naturelle et agricole. Sans commune de « banlieue » l’espace urbain aurillacois est ainsi l’un des rares de Vic-sur-Cère VIC/CERE ( cette taille à associer directement la campagne au LAROQUEBROUPIERREFORT cœur urbain. ( AU ( R I L L AC (  MUR-DE-Le ROUGET B ( ARREZ  Une forte cohésion interne ( (  Non soumis aux forces centrifuges des pôles ( ( ( extérieurs, le « pays d’Aurillac » dispose dès lors d’une MAURS MONTSALVY (( forte identité fonctionnelle. Il recouvre en effet les I (( limites du bassin de vie qu’anime Aurillac par ses F GEAC emplois et ses services à la population. A la frange ( DEC AZEV IL L E nord du territoire, le canton de Saint-Cernin dépend des ( ( ( ( infrastructures aurillacoises ; mais il n’appartient pas au S E  o  u  r s ce p  s   : R a Iencv c eenn e tsae  irme à ec  not d mdem l o uan  ap m l o1p i 9u9l n a8t i: a o Sn n cdee t e s1 e -9In9  s9 u e:e I r  ns b ee aine Pôle de servic ( es périmètre du pays puisque membre de la Communauté intermédiaires de Communes du pays de Salers tournée, elle, vers PCôoleurso unrnbeasi npsé  riurbaines Mauriac. Signe d’une désertification accrue des Communes multipolarisées campagnes avoisinantes, le bassin de vie aurillacois se Espace à dominante rurale caractérise par son étendue et la faible densité de ses Pôles d’emploi de l’espace rural  cUon mtrmaiut nrdeiela iaieru ec sph fôalqée uqdeuee snteérvices marges. Si, au cœur de l’aire urbaine, la densité de Couronnes des pôles demploiihntaebritmuéellement.r population approche 96 habitants au km2, valeur Sou A r u c t e r  e : s R c e o ce m n m se un m e e s nt 1999 - INSEE voisine de la moyenne nationale, elle n’est plus que de  Inventaire communal de 1998 - INSEE - SCEES 16 habitants au km2 sur son pourtour. Ainsi l’attraction C Insee Auvergne - 2003 d’Aurillac déborde-t-elle désormais sur les aires d’influence des pôles de services de Laroquebrou, Montsalvy, Vic-sur-Cère et Le Rouget, trop peu peuplés et manquant d’emplois pour préserver une réelle autonomie. Hors ces pôles de service, relais de la ville centre, le tissu commercial reste encore présent au sein du pays. Le pouvoir attractif de Jussac, St Paul des Landes, St-Mamet-la-Salvetat, Marcolés, Calvinet, Lafeuillade-en-Vézie et Raulhac se cantonne toutefois aux commerces de stricte proximité dont la population a besoin le plus fréquemment (boulangerie, épicerie… ).   Maurs tenté par Figeac  A l’extrémité sud-ouest du Pays, Maurs seule bourgade de plus de 2 000 habitants non comprise dans le bassin de vie d’Aurillac bénéficie d'un équipement et d’une gamme complète de services. Son attraction s’exerce sur une zone englobant treize autres communes. Concentrant les activités tertiaires et artisanales, l’emprise économique de Maurs est, à son échelle, très marquée. Dans ce petit bassin de vie rural de 6 000 habitants aucune autre commune ne développe des capacités attractives. La population reste attachée à la ville-préfecture pour la fréquentation des services de type urbain. Néanmoins à l’avenir cette dépendance sera fonction des équipements présents dans l’aire urbaine limitrophe de Figeac qui dispose, dans le département du Lot, d’une économie et d’une démographie plus dynamique. Si ceux-ci tendent à se développer, notamment les grandes surfaces commerciales, l’attrait de cette aire urbaine progressera et pourrait détourner le bassin de Maurs de l’influence aurillacoise. Cette attirance du bassin de Maurs pour la région Midi-Pyrénées est déjà perceptible chez les étudiants qui privilégient majoritairement le  pôle toulousain. A l’inverse les étudiants du reste du pays fréquentent prioritairement les bancs de la faculté clermontoise. 
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Poids des dé lacements d actifs et de scolaires ar bassins de vie   Population Actifs Part des actifs Part des Elèves Part des Taux de Taux de résidents travaillant dans actifs de 12 élèves sortie du sortie du leur bassin de travaillant à 18 scolarisés bassin territoire vie hors du ans hors du (1) (2) territoire territoire Bassins de vie dont le centre a artient au territoire Maurs 6 159 2 199 73 % 15 % 458 23 % 13 % 07 % Aurillac 73 206 29 779 95 % 05 % 6 389 04 % 02 % 02 % Dont aire d'influence des pôles de services  Laroquebrou 3 291 1 132 93 % 06 % 232 04 % 03 % 03 % Montsalvy 2 643 942 94 % 06 % 183 07 % 03 % 03 % Vic-sur-Cère 4 476 1 772 94 % 06 % 381 03 % 03 % 03 % Le Rou et 2 141 773 90 % 07 % 157 04 % 05 % 03 % (1) Actifs et élèves travaillant ou étudiant hors de leur bassin rapporté à la population totale  (2) Actifs et élèves travaillant ou étudiant hors du pays d’Aurillac rapporté à la population totale Source : INSEE Recensement 1999
  Quatorze minutes pour accéder aux équipements et aux emplois  Les 14 minutes nécessaires en moyenne aux habitants du pays pour accéder à l’ensemble des services ou à leur emploi traduisent la forte concentration des activités dans l’agglomération centrale et le caractère plus rural des marges. Ce temps d’accès est similaire à celui constaté dans les bassins de vie métropolitains centrés sur les bourgs et petites villes, mais supérieur de cinq minutes à celui observé dans les bassins de vie des agglomérations de 30 000 habitants ou plus. Les Aurillacois et les habitants de la couronne périurbaine sont bien entendu les plus privilégiés. Ils mettent en moyenne 12 minutes pour accéder à l’ensemble des services, deux fois moins que les habitants des bassins de Laroquebrou, Le Rouget et Montsalvy où la population est bien plus isolée. Ces écarts s’expliquent principalement par l’éloignement de ces bassins à la ville-préfecture où se concentrent les équipements les plus structurants des secteurs concurrentiels, éducatif et de santé. En revanche, pour l’emploi et les services de proximité, le temps d’accès diminue. Le maintien du maillage des pôles de services limite donc l’isolement des habitants du territoire et représente un enjeu de premier ordre. Points d’ancrage importants de la population, ces bourgs-centres ont tous un rôle d'animation de leur entourage immédiat. Mais ils restent fortement handicapés par le niveau de leur population, inférieur à 3 000 habitants, à l’exception de celui de Maurs. Le développement de projets communs, permis par le regroupement en structure intercommunale, peut contrebalancer cette faiblesse démographique. Actuellement seules les communes du secteur de Laroquebrou ne se sont pas encore fédérées en structure intercommunale à fiscalité propre. Autour des autres pôles, s’est développée une communauté de communes dont le périmètre se calque sur l’aire d’influence des services. La mutualisation des actions et le maintien des services au plus près des habitants devraient être facilités par cette cohérence des échelles territoriales. Celle-ci est observable au sein de la communauté d’agglomération aurillacoise dont le périmètre d’action recoupe celui de l’aire urbaine. Elle regroupe ainsi toutes les communes qui profitent de la diffusion de l’habitat du centre vers la périphérie. Cette nouvelle organisation territoriale concourt ainsi à améliorer la complémentarité urbain-rural dans un pays structuré par une ville centre où se concentre l’essentiel des activités. Accessibilité aux équipements et aux emplois  Référ1ence APuariyllsa c Bassin Bassin on B t a a s ir s e i  n d  ’i d nf e l  u v e i n e c  e A  u d r e il s l  a p c ô  les de service  ( ) d’ d M e a  u v r i s e   de vie LaroquebDrou Monsalvy Vic-sur-Cère Le Rouget Accessibilité aux équipements  concurrentiels 09 mn 08 mn 12 mn 24 mn 25 mn 17 mn 24 mn non concurrentiels 14 mn 21 mn 12 mn 29 mn 25 mn 16mn 26 mn dont de proximité 06 mn 08 mn 09 mn 14 mn 13 mn 07 mn 17 mn de santé 19 mn 26 mn 14 mn 35 mn 38 mn 24 mn 38 mn dont de proximité 05 mn 08 mn 06 mn 11 mn 10 mn 05 mn 05 mn Accessibilité d a rès les dé lacements constatés  emploi 17 mn 16 mn 13 mn 21 mn 16 mn 12 mn 19 mn Léycoléeess,  collèges et 23 mn 38 mn 19 mn 35 mn 35 mn 25 mn 37 mn c dont écoles et collèges 09 mn 12 mn 11 mn 18 mn 15 mn 10 mn 22 mn Accessibilité générale : temps moyen mis par la population du bassin pour accéder à l’ensemble constitué des équipements et de l’emploi (1) Référence : Ensemble des 1 745 bassins de vie métropolitains centrés sur un bourg ou une petite ville Source : INRA (temps d’accès) d’après Routel20 (IGN), recensement 1999 et Inventaire communal 1998
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Une ouverture du pays grâce à la ville centre  L’influence d’Aurillac, qui dispose d’un équipement de niveau urbain complet, assure la forte cohésion interne du territoire. Même si elle renforce le rôle de l’agglomération vis à vis de son bassin de vie, cette fonctionnalité urbaine d’Aurillac est primordiale dans l’économie du pays. En ouvrant le pays sur l’extérieur elle permet le maintien d’équipements structurants. Elle limite aussi l’émigration des jeunes par le développement d’emplois de service. Si les habitants du territoire privilégient l’appareil hospitalier présent sur la ville centre, l’attractivité de celui-ci s’opère au-delà des limites même du Pays. Ainsi pour les activités de chirurgie et de médecine, les habitants des bassins de vie cantaliens de Murat, Allanche, Pleaux et Saint-Martin-Valmeroux optent le plus fréquemment pour le plateau technique aurillacois. Ce constat doit amener le développement d’une nécessaire complémentarité avec les autres hôpitaux cantaliens beaucoup plus touchés à terme par les baisses de population. L’attractivité du centre aurillacois est aussi très nette sur les marges limousine et midi-pyrénéenne. Selon la spécialité, 8 à 15 % des patients hospitalisés à Aurillac viennent d’un autre département. Aux marges du pays, l’éloignement des hôpitaux est compensé par une bonne couverture médicale. Les temps d’accès aux services de santé de proximité et les densités médicales calculées sur le territoire pour les médecins, dentistes, pharmaciens et infirmiers sont équivalents ou supérieurs à ceux des autres bassins de vie ruraux. Complémentaire des équipements aurillacois, la présence de ce réseau reste un atout pour le maintien à domicile d’une population de plus en plus âgée et l’installation de nouvelles populations.   Une démographie déficitaire  Contrastant avec le reste du département marqué depuis trente ans par de fortes baisses de population, le pays d’Aurillac avait réussi jusqu’en 1990 à maintenir le niveau de sa population. Ce dynamisme, dû à l’attraction de l’agglomération aurillacoise sur son arrière pays ainsi que sur l’ensemble du département, s’épuise désormais. Entre 1990 et 1999, pour la première fois depuis le début du siècle dernier, la population a diminué dans le pays d’Aurillac. Durant cette période, le territoire a perdu 1 500 habitants, soit 2 % de sa population. En 1999 il retrouve ainsi son niveau de 1975, alors que les autres bassins de vie métropolitains centrés sur une agglomération de 30 000 habitants ou plus ont progressé de plus de 11 %. Cette situation résulte en partie de la faible natalité cantalienne qui a réduit depuis trente ans le nombre de jeunes. Equilibré entre 1982 et 1990 le bilan naturel est devenu déficitaire et explique plus de la moitié de la baisse globale : les naissances sont dorénavant moins nombreuses que les décès. Ce processus devrait Renouvellement de la population s’accentuer sous les effets conjugués d’une faible fécondité et de l’émigration des jeunes parents potentiels. Les sorties du territoire sont en effet plus PLEAUXST-MARTIN-V. nombreuses que les installations notamment pour les ST-CERNINMURAT générations entrant dans la vie active. Le Pays d’Aurillac subit de plein fouet les maux inhérents à un LAROQUEBROU VIC/CERE territoire vieillissant : départs de ses jeunes adultes AU R IL L AC PIERREFORT faute d’emplois qualifiés sur place ; soldes migratoire et naturel négatifs ; taux de fécondité très faible. Cette MUR-DE-décroissance est fortement prégnante sur les franges Le ROUGET BARREZ rurales du pays. A l’inverse les communes situées dans un rayon de 15 kilomètres de la ville-préfecture caionnsdi uiqsuaen t lec olnonnagi ssdeenst  purni ncaipccaruoxi ssaexmese ntr oudtiee rlse uyr  FI GE AC MAURS MONTSALVY o psapguitlativoann, t litéo uàt  duen  msioglrdaet iomnisg rianttoeirrnee sp oasuit ift.e rrMitaoiisr e il:  DECAZ E VI L L E  a aqiunitsti,é  elnat rev il1le9 9p0 oeutr  1s99in9s, tparlléesr  ddea n3 s6 5u0n  aruariylloanc oids uonnet  Part des e h r a g bit  ants ne résidant pas dans la commune en 1990 vingtaine de kilomètres. Dans cette couronne 30 % Source : INSEE - Recensements de périphérique, ces mouvements concourent au 25 % la population 1999 renouvellement de la population et de l’habitat : plus 20 % C INSEE Auvergne - 2003 d’un habitant sur quatre n’y habitait pas en 1990 et plus de 10 % des résidences principales ont moins de 10 ans. Ces mobilités et l’extension de l’aire urbaine semblent cependant avoir atteint leur maximum.   
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   Fin de l exception aurillacoise  Poumon démographique du département, l’aire urbaine aurillacoise entame un nouveau cycle qui hypothèque sa croissance. Les jeunes qui viennent s’y installer ne viennent plus de son environnement rural mais de sa périphérie. La croissance de l’aire urbaine et au-delà de l’ensemble du pays réside donc dans sa capacité à retenir ses propres jeunes. Or l’emprise de la ville centre sur ces générations est de moins en moins forte. Induit par le déficit migratoire de ses forces vives, l’aire urbaine aurillacoise a ainsi perdu 0,3 % de sa population entre 1990 et 1999. Dans le Massif central elle rejoint ainsi les aires urbaines de Montluçon et Moulins qui elles aussi perdent de la population.  Une réelle attractivité malgré un solde migratoire négatif  Pourtant le pays d’Aurillac exerce une certaine attractivité. Entre 1990 et 1999, il a accueilli près de 10 700 personnes. Ainsi 13 % des habitants n’y résidaient pas 10 ans auparavant. Cette proportion est supérieure de deux points à celle constatée sur le reste de la région. Mais ces personnes venues s’installer ont croisé 12 000 habitants qui ont fait le trajet inverse. Entre 1990 et 1999, le périmètre du pays d’Aurillac présente donc, avec le reste de la métropole, un déficit migratoire de 1 300 personnes. Celui-ci induit une diminution annuelle de 1,7 personnes pour 1 000 habitants. Comme le reste de l’Auvergne le pays accueille principalement des personnes proches de l’âge de la retraite. Plus de 1 500 retraités sont ainsi venus s’installer en privilégiant les pôles de services ou les communes facilement accessibles. En contre partie de ces arrivées, ce sont essentiellement les jeunes à l’entrée dans la vie active qui quittent le territoire. Entre 1990 et 1999, 2 400 jeunes de 16 à 24 ans sont ainsi partis contre seulement 1 600 installations. Annuellement ce déficit migratoire contribue à faire diminuer de 11 pour mille ces générations. Ce déficit s’accroît dans le temps. Malgré le développement de filières universitaires courtes, au recrutement national, Aurillac ne peut retenir tous ses étudiants, proportionnellement de plus en plus nombreux. Mais c’est surtout le manque d’emplois qualifiés et la faiblesse d’un parc locatif spécifique qui freine le plus son attractivité.   Vieillissement prononcé de la population  Les mouvements migratoires, en creusant le déficit des jeunes Im pact annuel des m ouvem ents m igratoire s par âge générations, accentuent le vieillissement de sa population. Sur l’ensemble du 00-15 ans + 2,8 territoire, un habitant sur deux a plus de - 0,6 re 16-24 ans -- 1,9 Auvergne a4n2 s adnes , plsuosit  ques pleecntisveemmbelen t due nl aert écgiinoqn  10,8  25-39 ans - 3,3 Pays d' Aurillac et de la France métropolitaine. En 1999, 7,8 -27 habitants sur 100 ont plus de 60 ans. 40-49 ans + + 1,8 Ils sont plus nombreux que les jeunes de 2,9 50-59 ans + + 2,0 bmaosisnisn sd ed e2 0v iaen sfr (a2n1ç a%is) . cDeantnrsé lse ss uar uturnees 0,1 agglomération de 30 000 habitants ou 60-74 ans + + 3  , 4 3 ,6 us c 75 ans ou + + 0,7 pclontraestse sp roepnotrrtei olnes  csoœnutr  inuvrebrasién ese.t  Lleess  - 0 0  , Ensemble + 0,7 pCéerlilpesh-écrii edsé serrutréaeles s pars olents  jeiumnpeosr,t asnotsn.t  - 1,7 les plus touchées par le vieillissement. Taux de migrat ion net t e : augment at ion ou diminut ion induit e par les mouvement s migrat oires pour mille  personnes de la cat égorie ét udiée Ainsi dans les bassins de Laroquebrou, Source INSEE - Recensement 1999 Maurs, Monsalvy et Le Rouget plus du tiers de la population a plus de 60 ans. Les retraités y sont deux fois plus nombreux que les jeunes de moins de 20 ans. A l’inverse les jeunes sont plus représentés autour d’Aurillac. L’aire urbaine, avec seulement un quart de sa population ayant moins de 20 ans, se classe cependant parmi les vingt aires urbaines métropolitaines qui disposent de la structure d’âge la plus vieillie.       Insee Auvergne, Novembre 2004, Synthèse territoriale : Pays d’Aurillac Page 6 / 22  
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