Pays des Combrailles : une ruralité à deux visages

De
Publié par

Outil d'aide à la décision, le diagnostic territorial du Pays des Combrailles brosse un panorama socio-économique complet à l'aide d'analyses, de tableaux, de cartes et de graphiques portant sur différents thèmes.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 25
Nombre de pages : 20
Voir plus Voir moins

Synthèse territoriale


Densité lissée de populationLes Combrailles

Une ruralité à deux visages Moulins

Montluçon
Alain Batifoulier, Vincent Vallès - Insee Auvergne
VichyGueret

LimogesEtendu sur le quart nord-ouest du département du Puy-de- Clermont-
LyonFerrandDôme, aux confins de l’Allier et de la Creuse, le périmètre
Ussel« des Combrailles » (1) est un vaste territoire de moyenne St-Etienne
montagne, excentré et encore en partie enclavé. Réparties sur
une centaine de communes, 46 300 personnes y résident et
Le Puy-14 000 y travaillent. Avec une moyenne de 24 habitants/km2, en-Velay
Aurillacune population âgée et une déprise démographique, il fait
partie des espaces ruraux métropolitains les plus fragilisés.
Habitants au Km²
Dépourvu d’un pôle urbain et d’équipements qui le 400
100
60caractérisent, il ne se structure pas autour d’un pôle
40
20économique central. Deux pôles d’emploi secondaires et huit C Insee Auvergne - 2003
de services maillent ce territoire organisé en autant de bassins
de vie placés sous des influences urbaines différentes : montluçonnaise au nord, clermontoise et riomoise à
l’est, usselloise au sud-ouest. Cet écartèlement dommageable à son unité est accentué par un réseau
routier qui ne permet pas un bon niveau de communication entre toutes les parties du territoire. Suivant
l’accessibilité de ses territoires, il devra faire face à un risque de développement différencié. Sur sa
périphérie Est se diffusent de manière privilégiée les activités et la fonction résidentielle en décalage avec le
reste du territoire à l’attractivité très faible. Cette dynamique devrait être amplifiée par l’ouverture prochaine
de l’A89 et le positionnement du pays à la croisée des axes autoroutiers Paris/Montpellier et Lyon/Bordeaux.
Ce désenclavement, couplé à une maîtrise des ressources et des milieux naturels, pourrait devenir la base
du développement d’une activité de loisirs et de tourisme dans un territoire où ce type de fonction est peu
présent faute de structures d’accueil et d’hébergement suffisantes. Cette activité viendrait en soutien d’une
agriculture qui occupe encore une place privilégiée et d’un tissu industriel qui repose sur la présence de trois
grands établissements.
(1) Le territoire retenu dans cette étude reprend le périmètre d’étude du « Pays des Combrailles » tel qu’il a été approuvé par la
Conférence Régionale pour l’Aménagement et le Développement du Territoire d’Auvergne, le 9 novembre 2001. Ont été exclues
les trois communes de Virlet, Saint-Ours et Charbonnières-les-Varennes membres de communautés de communes n’ayant pas
demandé depuis leur adhésion au « Pays des Combrailles »

Indicateurs 9 400 arrivées en dix ans
Réelle attractivité sur les jeunes ménages arrivant avec
625 mètres leurs enfants, ainsi que sur les nouveaux retraités
Altitude moyenne à laquelle vit la population. Territoire de
moyenne montagne, peu dense, excentré mais à moins -14 % d’ici 2015 ?
d’une heure des principaux centres décisionnels. Départs à la retraite, déficit de jeunes : le renouvellement
de la population active ne parvient plus à se faire.
Deux pôles d’emploi
Présence de deux pôles d’emploi de l’espace rural. 20% des emplois
Absence d’un pôle urbain central et fédérateur. Une forte spécificité industrielle très concentrée. Trois
usines regroupent les 3/4 de l’emploi industriel
A89 et A71
Territoire prochainement à la croisée de deux autoroutes : 2 800 exploitations
une opportunité de développement. Une agriculture axée sur l’élevage qui préserve les
paysages. Elle n’est pas soutenue par une filière
-0,6% par an agroalimentaire locale.
Baisse de population. La démographie est fragile et
contrastée. Le développement significatif des communes 7 500 lits touristiques
les plus proches de l’agglomération clermontoise s’oppose Hors résidences secondaires la capacité d’accueil
au déclin des zones les plus montagneuses. touristique est à développer dans un territoire encore
méconnu



Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 1 / 20

Le relief conditionne l’accessibilité
MONTLUÇON St-Pourçain-
sur-Sioule
Commentry
MONTLUÇON
St-Pourçain-
sur-Sioule
Commentry
St-Éloy-
les-Mines
Pionsat
St-Éloy-Gannat
les-Mines
VICHYPionsat
Gannat
St-Gervais-
d’Auvergne
St-Gervais-
d’Auvergne
CombrondeManzat
CombrondeManzat
AubussonSt-Georges-
St-Georges-
de-Mons de-Mons
RiomRiom
PontaumurPontaumur
Pontgibaud
Pontgibaud
Giat CLERMONT-
Giat FERRANDCLERMONT-
FERRAND
Bourg-Lastic
Bourg-Lastic
USSEL ISSOIRE
Temps d’accés Flux routiers
Autorouteà partir de St-Eloy-les-Mines
NationaleUSSEL et St Georges de Mons
BrassacBort-les- Départementale
Orgues60 minutes Véhicules / jour
45 minutes
30 minutesBort-les- C Insee Auvergne - 2003
Orgues 25 000 5 000 2 000C Insee Auvergne - 2003

Une absence de liaison Nord-sud

Ce territoire fait partie d’une entité géographique et historique prolongée à l’ouest sur le Limousin et au nord
sur les cantons d’Ebreuil et Marcillat-en-Combraille dans le département de l’Allier. Il est constitué de hauts-
plateaux disséqués du nord au sud par la vallée de la Sioule, et séparé des plaines de Limagne, à l’est, par
la chaîne des Puys.
Ce relief si particulier ne facilite pas les liaisons internes. L’essentiel des déplacements s’effectuent en
voiture. La fréquentation des transports en commun du territoire - lignes d’autocars ou liaison ferroviaire
Clermont-Ferrand/ Montluçon via Saint-Éloy-les-Mines - reste très limitée à l’exception de celle des
scolaires. L’essentiel du réseau routier est tourné vers Clermont-Ferrand. Il s’articule autour de trois axes
principaux orientés est-ouest. Près de 5 000 véhicules fréquentent quotidiennement chacun de ces axes.
Aucun axe routier structurant n’assure la liaison nord-sud. Il faut ainsi 1 heure 45 pour relier par la route
Poids des déplacements d’actifs et de scolaires par bassins de vie
Population Actifs Part des Part des Elèves de Part des Taux de Bassin le plus
résidents Actifs Actifs 12 à 18 élèves sortie du fréquenté
travaillant travaillant ans scolarisés territoire
dans leur hors des hors des (1)
bassin de Combrailles Combrailles
vie
Les Combrailles 46 252 17 084 61 % 34 % 3 689 53 % 18 % Clermont-Fd
Bassins de vie dont le centre appartient au territoire
Combronde 5 272 2 176 29 % 67 % 470 94 % 36 % Clermont-Fd
Giat 2 389 922 75 % 16 % 149 40 % 9 % Clermont-Fd
Pontaumur 4 006 1 534 69 % 19 % 310 46 % 11 % Fd
Pontgibaud 4 626 1 903 55 % 37 % 392 47 % 19 % Clermont-Fd
St-Eloy-les-Mines 12 076 3 938 25 % 21 % 856 39 % 10 % Montluçon
St-Georges-de-Mons 4 336 1 629 80 % 15 % 437 44 % Clermont-Fd
St-Gervais-d’Auvergne 3 885 1 353 59 % 16 % 269 38 % 8 % St-Georges
Partie du territoire incluse dans un bassin de vie extérieur
secteur de Manzat 5 494 2 180 45 % 59 % 5311 67 % 30 % Riom
secteur de Bourg-Lastic 3 040 1 049 56 % 43 % 209 48 % 18 % Ussel
Autres 1 128 400 48 % 35 % 66 79 % 17 %
(1) Actifs et élèves travaillant ou étudiant hors des Combrailles rapporté à la population totale
Source : INSEE Recensement 1999


Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 2 / 20 Messeix au sud du territoire à Saint-Éloy-les-
(Mines au nord. La structuration du territoire Territoires Vécus
des « Combrailles » est donc fortement liée Organisation territoriale de l’emploi et des services
(aux caractéristiques de son réseau routier.
(
Sur la moitié nord, l’essentiel de la population (
(
(est à moins de 30 minutes d’un des deux (
MONTLUÇON ( St-Pourçain-(principaux pôles économiques du territoire,
sur-Sioule(( CommentrySaint-Éloy-les-Mines ou Saint-Georges-de-
Mons. En revanche il faut plus de trois quarts (
d’heure pour ceux de la moitié sud. Le
(
( (rayonnement de ces deux pôles reste donc (
( (St-Éloy-
circonscrit à une moitié du périmètre. les-Mines
(
( VICHYL’influence des pôles urbains extérieurs Pi (onsat
(
Gannat
dépend elle aussi du réseau routier. Les
communes situées à proximité des axes
St-Ge (rvais-( (
(d’AuvergnePontgibaud - Pontaumur et Combronde -
(Saint-Éloy-les-Mines sont à moins de 45
CombrondeMa (nzat
( Aubussonminutes du pôle urbain clermontois. Dès que St-G (eorges-
( ( (l’on s’éloigne de ces axes, les temps d’accès de-Mons
(
(
( Riomà la métropole régionale s’allongent. Le nord
Pontaumur( (
du territoire est alors plus proche de
( ( (Pontgibaud (Montluçon, le sud plus proche d’Ussel.
( (
Giat CL (ERMONT-( (((
(
( ( FERRAND
(
(
( (L’A89 améliorera l’accessibilité
(
( (
(
( Bourg-LasticA terme, la mise en service en 2006 des
( (
derniers tronçons de l’A89 (Clermont-
(Ferrand/Bordeaux) qui longera sa bordure Est (
((
(
(améliorera l’accessibilité de ce territoire. Avec ( (USSEL ISSOIRE
(l’échangeur de Combronde qui reliera cette
(
autoroute à l’A71 (Paris/Clermont-Ferrand), il Pôle de servicesEspace à dominante urbaine
(bénéficiera aussi directement de trois intermédiaires
Pôles urbains (diffuseurs. Les Combrailles seront alors Bra (ssac(Bort-les-(Couronnes périurbaines (Orguespositionnées à la croisée de deux axes (
Communes multipolariséestransversaux européens nord-sud et est-
(
( (
(ouest, un atout important pour son Espace à dominante rurale
Un trait relie chaquedéveloppement économique et
Pôles d’emploi de l’espace rural commune au pôle de services
démographique. Cependant cette opportunité intermédiaires fréquenté
Couronnes des pôles d’emploi habituellement.risque de ne bénéficier qu’aux communes
Autres communes
proches des diffuseurs. Si tel est le cas, le
Source : Recensement 1999 - INSEEcontraste entre la moitié Est déjà plus
Inventaire communal de 1998 - INSEE - SCEES
dynamique et la moitié Ouest à la situation
C Insee Auvergne - 2003
démographique et économique plus difficile
s’accentuera.


La périphérie clermontoise s’étend sur la frange est

Dépourvu de pôle urbain et d’un réseau de transport adapté, le projet de périmètre du « Pays des
Combrailles » ne se structure pas autour d’un pôle économique central et fédérateur. Il présente deux
visages bien différenciés de la ruralité. Cumulant très faible densité et dynamique démographique déficitaire,
les trois-quarts du périmètre font partie des campagnes françaises les plus fragilisées. En revanche la
bordure Nord-Est, moins montagneuse et plus accessible, se développe autour d’une fonction résidentielle
de plus en plus marquée. Parmi les couronnes les plus éloignées de l’aire urbaine clermontoise, elle
bénéficie de l’installation de jeunes familles. Trois pôles, Combronde, Manzat et Pontgibaud, permettent aux
habitants de bénéficier des équipements et services les plus fréquents. Cependant les deux tiers des 4 200
actifs qui y habitent ont leur travail sur les pôles urbains de Riom ou Clermont-Ferrand. A ce flux d’actifs se
rajoute celui d’un millier de collégiens et lycéens. Un quart de la population de ces bassins est amené à
fréquenter quotidiennement une de ces agglomérations. Combronde et Pontgibaud polarisent ainsi chacune



Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 3 / 20 un bassin de vie fortement dépendant de la métropole régionale. Encore moins structurant, Manzat et les
communes qui dépendent de ses équipements appartiennent au bassin de vie de Riom. Le contraste est fort
avec le reste du territoire structuré en bassins de vie à l’intérieur desquels s’organise de manière plus
autonome la vie quotidienne des habitants.


Deux pôles d’emploi secondaires.

Avec 4 200 habitants, Saint-Éloy-les-Mines est la commune la plus peuplée. Elle est au centre d’une petite
agglomération de 6 300 habitants, soit 13 % de la population des Combrailles. Disposant de 2 400 emplois,
elle constitue un pôle d’emploi de l’espace rural. Par ses emplois mais aussi par ses services et commerces
de la gamme intermédiaire, elle polarise le nord du territoire. Ce bassin de vie s’étend sur l’aire d’influence
de Pionsat dotée d’une gamme d’équipements plus restreinte. Au centre du territoire, l’agglomération de
Saint-Georges-de-Mons, qui comprend aussi la commune des Ancizes-Comps, constitue le second pôle
économique des Combrailles. Cette agglomération de 4 100 habitants et 2 800 emplois occupe une position
plus stricte de pôle d’emploi lié à la seule présence d’un grand établissement industriel : les aciéries Aubert-
et Duval. Alors que l’aire d’influence générée par ses équipements est très limitée, chaque matin 1 600 actifs
habitant sur le pourtour du bassin de vie viennent y travailler. Le bassin le plus dépendant est celui de Saint-
Gervais-d’Auvergne : 15 % de ses actifs occupent un emploi à Saint-Georges-de-Mons. Dans le reste du
territoire, qui dispose d’une population plus âgée et d’une économie essentiellement agricole et artisanale,
les mouvements quotidiens d’actifs sont moins fréquents. Les services à la population se concentrent sur un
maillage de quatre bourgs d’un millier d’habitants chacun. Pour ceux de Saint-Gervais-d’Auvergne,
Pontaumur et Giat, la présence même des emplois et l’attractivité des différents équipements des secteurs
concurrentiel, non concurrentiel, éducatif et de santé qu’ils proposent, permettent à ces centres de se
maintenir au cœur d’un véritable bassin de vie. En revanche au sud du périmètre, Bourg-Lastic ne peut
revendiquer ce statut. Il se rattache au bassin de vie d’Ussel.

Accessibilité aux équipements et aux emplois
Bassins de vie dont le centre appartient au territoire
Référence Les
(1) Combrailles Combronde Giat Pontaumur Pontgibaud St-Eloy- St-Georges- St-Gervais-
les-Mines de-Mons d’Auvergne
Accessibilité générale 16 mn 25 mn 18 mn 30 mn 32 mn 25 mn 22 mn 19 mn 31 mn
Accessibilités aux équipements
concurrentiels 09 mn 15 mn 12 mn 12 mn 19 mn 16 mn 11 mn 11 mn 23 mn
Non concurrentiels 14 mn 28 mn 15 mn 48 mn 39 mn 26 mn 28 mn 15 mn 35 mn
Dont de proximité 06 mn 10 mn 07 mn 21 mn 17 mn 12 mn 06 mn 04 mn 12 mn
De santé 19 mn 36 mn 17 mn 50 mn 52 mn 32 mn 37 mn 37 mn 50 mn
Dont de proximité 05 mn 08 mn 05 mn 07 mn 10 mn 15 mn 06 mn 01 mn 07 mn
Accessibilités d’après les déplacements constatés
emploi 17 mn 19 mn 19 mn 14 mn 20 mn 22 mn 16 mn 12 mn 21 mn
écoles, collèges et Lycées 23 mn 34 mn 22 mn 52 mn 53 mn 31 mn 31 mn 33 mn 42 mn
Dont écoles et collèges 09 mn 12 mn 15 mn 12 mn 24 mn 12 mn 09 mn 07 mn 09 mn
Accessibilité générale : temps moyen mis par la population du bassin pour accéder à l’ensemble constitué des équipements et de l’emploi
(1) Référence : Ensemble des 1 745 bassins de vie métropolitains centrés sur un bourg ou une petite ville
Source : INRA (temps d’accès) d’après Routel20 (IGN), recensement 1999 et Inventaire communal 1998


Une accessibilité aux services de proximité similaire à celle du rural métropolitain

En France la population des bassins de vie centrés sur les bourgs et petites villes se situe en moyenne à 16
minutes de l’ensemble constitué des équipements et de l’emploi. Dans les Combrailles, seule la population
des bassins de Combronde et Saint-Georges-de-Mons dispose d’une accessibilité similaire. Giat, Pontaumur
et Saint-Gervais-d’Auvergne font en revanche partie des 32 bassins de vie ruraux dont la population est à
plus de trente minutes. Cet écart avec la moyenne nationale s’explique principalement par la faible présence
ou l’absence sur le territoire des Combrailles de certains équipement structurants. En revanche pour l’emploi
et les services de proximité, l’accessibilité tend à se rapprocher de la moyenne de référence. Le maintien du
maillage des pôles de services limite donc l’isolement des habitants des Combrailles et représente un enjeu
de premier ordre. Points d’ancrage importants de la population, ces bourgs-centres ont tous un rôle
d'animation fort au sein de leur entourage immédiat. Ils concentrent les services qui ont déserté les villages
les moins peuplés. La disparition d’un de ces équipements dans un bassin de vie déjà handicapé par la



Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 4 / 20 faiblesse de sa population en augmenterait alors sensiblement le temps d’accès général et nuirait ainsi à
son attractivité.


Médecins et collèges : une bonne couverture

Aucune infrastructure hospitalière n’est présente sur le territoire des Combrailles. Pour bénéficier de cet
équipement ou d’un service de maternité, les habitants du secteur de Saint-Éloy-les-Mines se dirigent sur
Montluçon. Les autres bassins de vie dépendent essentiellement des pôles clermontois ou riomois. Ce
manque se ressent forcément sur les temps d’accès aux services de santé. Seuls les habitants du bassin de
Combronde bénéficient d’une accessibilité similaire à la
moyenne nationale. Les temps moyens d’accès pour les
Densité médicale pour 100 000 habitants autres bassins de vie sont de deux à trois fois plus élevés.
Combrailles Référence *
Cet éloignement des hôpitaux est compensé par une bonne Effectifs Densité Densité
couverture en équipements de santé de base. Les densités Généralistes 49 99,8 101,2
Dentistes 2040,749,6 médicales calculées dans les Combrailles pour les
Infirmiers65 132,4 104,6 médecins, dentistes, pharmaciens et infirmiers sont
Pharmaciens 2755,047,5
équivalentes ou supérieures à celles des autres bassins de
Référence : bassins de vie métropolitains centrés sur un bourg
vie ruraux. La présence de ce réseau reste un atout pour le ou une petite ville
Source : DRESS-répertoire Adeli 2002 maintien à domicile d’une population de plus en plus âgée.

Le constat sur les services de santé peut être repris pour ceux du secteur éducatif. Les collèges sont bien
représentés ; en revanche la rareté des lycées contribue à accroître la dépendance des Combrailles vis à vis
des centres urbains extérieurs. Un réseau de 13 collèges, dont 4 relèvent du secteur privé, couvre le
territoire. Ils scolarisent 70 % des 2 200 enfants des Combrailles âgés de 12 à 15 ans. Seul le secteur de
Combronde n’en dispose pas : ses 250 collégiens se dirigent sur les infrastructures hors territoire de
Châtelguyon et Aigueperse. Au sein de l’espace rural français, un collège sur quatre a moins de 250 élèves ;
dans les Combrailles tous entrent dans cette catégorie et plus encore ceux de Pionsat et Pontaumur qui
scolarisent chacun moins de 100 élèves. Or, cette faiblesse manifeste du potentiel démographique, qui
conditionne l’existence ou non de certains établissements, ira en s’accentuant. La couverture en lycée est
plus lâche : on ne dénombre que deux lycées d’enseignement professionnel à Saint-Éloy-les-Mines et Saint-
Gervais-d’Auvergne, ce dernier relevant de l’enseignement agricole et aucun lycée d’enseignement général.
Ainsi seuls 290 lycéens sur les 1 800 du territoire y sont aussi scolarisés. Au nord, 60% des 400 lycéens du
bassin de vie de Saint-Éloy-les-Mines se dirigent sur le pôle montluçonnais. Sur le reste du territoire, les
adolescents sont scolarisés pour moitié sur les lycées de Riom, et pour l’autre moitié sur ceux de
l’agglomération clermontoise.


Un constat démographique peu favorable lié à une faible natalité

A l’image des zones rurales du Massif central, les Combrailles sont marquées par une baisse
démographique. De 1990 à 1999 ce territoire a perdu près de 2 500 habitants soit 5 % de sa population.
Dans le même temps celle du Puy-de-Dôme progressait de 1 %. Les mouvements démographiques qui
concourent à cette baisse de population persistante depuis 30 ans tendent cependant à se modifier. Comme
dans l’ensemble des espaces
ruraux métropolitains, le
Impact annuel des mouvements migratoires nombre d’arrivées sur les
Par âge Par type d’activité Combrailles est supérieur aux
+ 2,3 - 1,3 départs. Cet excédent 60 ans ou plus Actifs
+ 2,8 + 2,0 migratoire est largement
+ 1,940-59 ans + 2,8 contrebalancé par un solde
+ 5,6 Retraités
+ 3,8 naturel très déficitaire. Ainsi + 0,530-39 ans
- 0,8 l’unique cause de la baisse de + 12,5 Elève, étudiant
- 19,8- 5,316-29 ans la population est dorénavant
- 17,9
+ 2,8 imputable à un net excèdent autre inactifMoins de 15 ans ou+ 2,800-15 ans + 12,2 des décès sur les naissances.
+ 15,3
La dégradation du bilan Auvergne Auvergne + 0,7+ 0,7Ensemble Ensemble
naturel résulte d’une chute du Les Combrailles + 3,3 Les Combrailles + 3,3
nombre des naissances et non
Taux de migration nette : Augmentation ou diminution induite par les mouvements migratoires pour mille personnes
de la catégorie étudiée d’une augmentation des
Source: INSEE - Recensement 1999



Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 5 / 20 décès. Dans les Combrailles les jeunes femmes sont de moins en moins nombreuses ; de plus leur
propension à faire des enfants est très faible. L’indicateur conjoncturel de fécondité (1,42 en 2000) est ainsi
nettement inférieur à celui constaté en Auvergne (1,67) ou en France (1,87).


Un territoire attractif

Les Combrailles sont devenues attractives. Entre 1990 et 1999, 9 400 personnes de métropole sont venues
s’y installer. Elles ont croisé 8 000 habitants qui ont fait le trajet inverse. Ce territoire présente donc, avec le
reste de la métropole, un excédent migratoire de 1 400 personnes. Celui-ci induit une augmentation annuelle
de 3,3 personnes pour 1 000 habitants, cinq fois plus élevée que celle constatée sur le reste de l’Auvergne.
Les motifs qui ont présidé à ces migrations de même que le profil des populations impliquées sont variés.
Faute d’appareil universitaire mais aussi d’emplois qualifiés, les jeunes quittent en effet le territoire. Dans les
secteurs de Manzat, Combronde et Pontgibaud les plus accessibles à la capitale régionale, ces départs sont
compensés par l’arrivée de jeunes ménages et de leurs enfants. Ces nouveaux habitants contribuent au
regain démographique de ces bassins mais augmentent aussi leur dépendance. Propriétaires d’une maison
qu’ils ont fait construire, ils occupent un emploi à l’extérieur du territoire. Ces installations traduisent
l’intégration d’une partie des Combrailles dans la périurbanisation clermontoise. Comme l’ensemble du rural
les Combrailles accueillent aussi des nouveaux retraités. Plus de 1 000 d’entre eux sont ainsi venus
s’installer en privilégiant le nord du territoire. Grâce à eux les secteurs de Pionsat et Saint-Gervais-
d’Auvergne disposent d’un solde migratoire positif et le déficit du bassin de Saint-Éloy-les-Mines s’est réduit
de moitié. Dans ces zones, le renouvellement de la population est marqué : dans chaque commune, plus
d’un habitant sur quatre n’y habitait pas en 1990. En revanche dans la partie Sud du territoire, où l’attractivité
est faible, le renouvellement est moins important.


mais un vieillissement prononcé

Les mouvements migratoires concourent ainsi à accroître les disparités d’âge. Comparée à la moyenne
nationale, la répartition par âge fait apparaître une sur-représentation des plus de 50 ans et un déficit
croissant de jeunes de moins de 25 ans qui se traduit par un net rétrécissement de la base de la pyramide
des âges. Dans les Combrailles un habitant sur deux a plus de 44 ans. Cet âge médian est supérieur
respectivement de 7 et 5 ans à ceux constatés en France métropolitaine et dans le Puy-de-Dôme. Les plus
jeunes sont fortement concentrés sur les communes intégrées aux couronnes périurbaines clermontoise et
riomoise. Dans les bassins de Pontgibaud, Manzat ou Combronde la moitié de la population a moins de 40
ans (valeur équivalente à la moyenne départementale). Le contraste est grand avec les zones plus isolés qui
ne bénéficient pas de l’apport migratoire de jeunes ménages. Dans les bassins de Giat, Pontaumur, Bourg-
Lastic ou Pionsat deux habitants sur dix ont plus de 75 ans et la moitié plus de 50 ans.

Projections par tranches d’âge
Une population orientée à la baisse de la population des Combrailles
effectifs
Malgré une attractivité retrouvée des Combrailles, les
40 600 tendances démographiques en œuvre ne permettront
pas d’enrayer la diminution de population. Ainsi si la
35 200 fécondité reste aussi faible et si les mouvements
migratoires constatés de 1982 à 1999 se
maintiennent, les Combrailles ne devraient
comptabiliser que 39 000 habitants en 2030, soit une
baisse de près de 20 %. Si la fécondité se relevait
pour atteindre le niveau auvergnat actuel, la baisse
des naissances serait amoindrie. Une telle hypothèse
permettrait de réduire sensiblement la baisse
démographique. Une amélioration du bilan migratoire
permettrait elle aussi de réduire la baisse attendue
mais serait moins favorable à long terme qu’une
hausse de la fécondité. Au delà de sa diminution la
population continuera inexorablement à vieillir. Alors
2015 2030 que le nombre de jeunes va diminuer, le nombre de
personnes âgées va fortement progresser, au fur et à
Source : INSEE - Modèle Omphale 2000, Scénario central



Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 6 / 20 mesure de l’avancement en âge des générations Renouvellement de la population
des « papy boomers », nés après 1945. D’ici à
2030 le nombre d’habitants de 75 ans ou plus va
progresser de 40 %. Ces seniors, plus nombreux
MONTLUÇON
St-Pourçain-que les jeunes de moins de 25 ans représenteront sur-Sioule
Commentry
alors 19 % de la population.

St-Éloy-
les-Mines
VICHYAccueil des jeunes actifs un enjeu important Pionsat
Gannat

St-Gervais-Le vieillissement général de la population aura
d’Auvergne
aussi des répercussions sur le niveau de la CombrondeManzat
Aubusson
St-Georges-population active. Comme sur le reste de
de-Mons
l’Auvergne, le potentiel de jeunes entrants sur le Riom
Pontaumur
marché du travail ne compensera pas les départs
Pontgibaud
à la retraite des générations nées après guerre.
Giat CLERMONT-
FERRANDAinsi la population active, c’est-à-dire celle qui a
ou cherche un emploi, devrait si les taux d’activité
se maintiennen, diminuer de 14 % d’ici 2015. Bourg-Lastic
Cette baisse sera deux fois plus importante que
celle enregistrée en Auvergne et affectera surtout
USSEL ISSOIREles jeunes générations. Pour atténuer ces
tendances, une politique d’accueil de nouveaux Part des habitants ne résidant
pas dans la commune en 1990actifs sera nécessaire mais devra s’accompagner
30 % Source : INSEE - Recensements ded’un développement des activités. En effet
la population 1999 25 %
l’installation continue d’actifs dans les zones 20 % C INSEE Auvergne - 2003
couvertes par la périurbanisation clermontoise n’a
pas empêché le vieillissement et le non
renouvellement des ressources en main d’œuvre des Combrailles. Occupant rarement une activité sur le
territoire, ces installations ne traduisent pas non plus une progression du nombre d’emplois endogènes.
Entre 1990 et 1999 la population active habitant le territoire est resté stable alors que le nombre d’emplois
accusait lui une baisse de 4%. Entre temps la dépendance économique des Combrailles s’est amplifiée. En
1999, 6 500 actifs, 30% plus nombreux que dix ans auparavant, quittaient chaque matin ce territoire pour
travailler à l’extérieur.


Une précarité marquée.

Axé sur l’agriculture et la présence de trois grands établissements industriels, le tissu économique des
Combrailles reste très majoritairement composé de très petites entreprises artisanales ou commerciales. Cet
appareil productif ne favorise pas l’accès ou le retour à l’emploi. Dans tous les bassins de vie, à l’exception
de celui de Saint-Éloy-les-Mines, le poids du chômage rapporté à la population active est inférieur à la
moyenne régionale. En revanche le chômage de longue durée est bien plus marqué. Sur l’ensemble du
territoire 20 % des 1 700 chômeurs le sont depuis plus de deux ans, 5 points de plus que la moyenne
régionale. Le fait que plus de la moitié des 530 bénéficiaires du RMI soient eux aussi depuis plus de 2 ans
dans le dispositif, contre 42 % au niveau régional, traduit cette difficulté de réinsertion. Ainsi au sein des
territoires ruraux auvergnats, les Combrailles se singularisent par un niveau de précarité préoccupant. Seuls
les bassins en périphérie clermontoise échappent à ce constat. A Combronde et Manzat, la part des
bénéficiaires d’allocations de solidarité est faible et le revenu fiscal déclaré s’approche de la valeur
régionale. En revanche les bassins de Pionsat, Bourg-Lastic et Saint-Gervais-d’Auvergne sont marqués par
une précarité financière des populations âgées et une précarité économique des jeunes actifs. Dans ces
secteurs de montagne, la moitié de la population vit dans un ménage ayant déclaré moins de 11 000 euros
par unité de consommation. Ce revenu médian est inférieur de 2 500 euros à celui déclaré en Auvergne et
sur le reste des Combrailles.



Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 7 / 20
Une spécialisation industrielle due à la présence de trois établissements

La présence d’un sillon houiller largement exploité jusqu’au milieu du XX siècle à Messeix et Saint-Éloy-les-
Mines a jeté les bases du développement industriel des Combrailles. Hors secteur agroalimentaire, 21 %
des 14 000 emplois, se situent dans l’industrie. La part des emplois dans ce secteur d’activité est supérieure
de 5 points à ce qu’elle est à l’échelle des territoires ruraux dépendant des bourgs et petite villes. Néanmoins
cette spécificité doit être relativisée par le fait qu’elle ne s’appuie sur aucun service d’accompagnement. Les
secteurs des transports, des services aux entreprises ou de conseil, de l’énergie sont ainsi largement sous
représentés. La fragilité de l’appareil industriel réside aussi dans la faiblesse de son tissu. Sur les 269
établissements industriels, 41% n’ont pas de salariés contre 34 % sur les autres territoire français les plus
ruraux. Trois établissements regroupent 70 % des effectifs de ce secteur. L’implantation de deux de ces
unités sur l’agglomération de Saint-Georges-de-Mons font de ce bassin rural l’un des plus industrialisés en
France. Loin devant le fabricant de luminaire Diétal et ses 400 salariés, les aciéries Aubert-et-Duval qui
emploient 1 500 personnes, sont le plus gros employeur des Combrailles. Or la situation économique de cet
établissement fortement dépendante du marché aéronautique, se fragilise. Aubert-et-Duval holding annonce
des réductions d’effectifs qui pénaliseront ce bassin mono-industriel et au delà l’ensemble des Combrailles.
Au nord, le bassin de Saint-Eloy-les-Mines est le second pôle industriel des Combrailles. La moitié des 1 200
salariés industriels est employée par Rockwool isolation qui fabrique de la laine de roche. Avec plus de 7 %
des établissements industriels créés ou repris au cours de l’année 2001 les Combrailles présentent un taux
de création équivalent au taux
Forte spécificité industrielle et agricole auvergnat. Mais signe d’un
dynamisme nouveau alors que Effectif Indice de spécificité sectorielle (*)Activité économique
ce taux régresse au niveau Métallurgie 1 780
Ind. Produits minéraux 600 régional et national, il a
Secteur
Ind composants électriques 300 sur représenté augmenté d’un point en 10 ans
Agriculture, syviculture 2 840
dans les Combrailles. 230Postes et télécommunication
Hôtels et restaurants 520 L’installation de petites
Contruction 1 040 entreprises industrielles est
Réparation automobile 280
Services personnels 320 donc possible. Néanmoins
970Administration publique celles-ci privilégient le secteur
Services opérationnels 450
Ind du bois et du papier 200 de Combronde dans l’aire
830 SecteurEducation urbaine clermontoise qui sous représentéCommerce de détail 700
bénéficiera de l’échangeur Santé, action sociale 1 130
140Activités finacières entre l’A89 et l’A71. Ailleurs
Commerce de gros 330
l’éloignement et l’insuffisance
Conseils et assistance 200
370Ind. Agricoles et alimentaires sur un même point, tant sur le
Transports 250 plan qualitatif que quantitatif de
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5main d’œuvre disponible, (*) Indice de spécificité sectorielle : poids du secteur dans l’emploi des Combrailles rapporté au poids du secteur
dans l’emploi des 1745 bassins de vie métropolitains des bourgs et petites villes Source : INSEE - recensement 1999 limitent toute implantation.


Un territoire marqué par l’agriculture

Malgré la baisse continue du nombre des exploitations, la sphère agricole est primordiale dans l’économie
des Combrailles. Plus de 20 % des emplois dépendent de ce secteur, deux fois plus qu’en Auvergne et que
dans l’ensemble des bassins de vie des bourgs et petites villes. Suivant la tendance constaté dans le Massif
central les exploitations s’agrandissent et l’âge des exploitants rajeunit. Les 2 600 exploitations s’étendent
en moyenne sur 45 ha, surface similaire à celle du reste de la métropole. Comme leur collègues auvergnats,
28 % des exploitants ont moins de 40 ans, 2 points de plus que la moyenne nationale. Inversement 25 % ont
55 ans ou plus contre 30 % au niveau national. Occupant près des deux tiers de la superficie, l’agriculture
est présente sur l’ensemble du territoire et joue un rôle moteur dans la préservation des paysages. Pays de
bocage, la vocation fourragère des Combrailles confirme la primauté de l’élevage. Entrant dans la zone de
production du charolais, le nord des Combrailles est orienté vers l’élevage bovin allaitant. Le Sud est plus
marqué par la production laitière avec toutefois une transition progressive de cette orientation vers celle du
bovin viande. Axé sur la qualité et le développement de filières spécifiques (Charolaise des Combrailles,
Porc des Combrailles), l’avenir de l’agriculture des Combrailles dépendra de l’évolution des politiques
communautaires. La tendance actuelle tend vers une exploitation plus extensive de la terre. Les éleveurs
auront un troupeau plus important sur une plus grande surface. Les friches devraient donc être limitées et le
paysage préservé. En revanche la main d’œuvre diminuera encore. Dans ces espaces désertifiés, le



Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 8 / 20 développement d’une filière agroalimentaire aujourd’hui largement sous représentée permettrait de maintenir
un tissu productif. Sur l’ensemble des Combrailles, on ne dénombre que 400 salariés travaillant dans cette
branche, soit 3 % des emplois. Sur le reste du territoire rural métropolitain, les industries agroalimentaire
emploient 6 % des actifs.


L’économie résidentielle se concentre dans les bassins les plus dynamiques.

Les baisses constantes de population n’ont pas favorisé le développement des services à la population. Les
465 commerces sont 10 % moins nombreux qu’il y a 10 ans. Dans les autres bassins de vie des petites villes
cette baisse, voisine de 2% en moyenne, est beaucoup moins accentuée. C’est dans l’ouest et le sud des
Combrailles que cette tendance est la plus marquée. Privée aussi d’industrie, cette partie du territoire
conserve une très forte spécificité agricole. Dans les bassins de Bourg-Lastic, Giat, Pontaumur et Saint-
Gervais-d’Auvergne, la sphère agricole représente prés de 40% des emplois. A l’opposé, dans les bassins
les plus attractifs s’étendant sur l’aire urbaine clermontoise, les commerces et autres services aux ménages
occupent une place dominante. A Combronde et Manzat, l’économie résidentielle concentre ainsi près de
55 % des emplois.


Orientation économique des bassins de vie
Part dans les sphères Nombre
Résidentielles Agri-Alimentaires Industrielles d’emplois
( r ) (a) (i)
Référence (1) 22 180 000 52 % 17 % 31 %
Auvergne 502 007 57 % 11 % 33 %
Les Combrailles 14 139 43 % 23 % 34 %
Bassins de vie dont le centre appartient au territoire
Combronde 1 076 54 % 20 % 26 %
Giat 904 45 % 39 % 16 %
Pontaumur 1 345 43 % 38 % 19 %
Pontgibaud 1 361 49 % 34 % 17 %
St-Eloy-les-Mines 3 67217 % 34 %
St-Georges-de-Mons 2 844 21 % 01 % 77 %
St-Gervais-d’Auvergne 1 010 52 % 37 % 11 %
(1) Référence : Ensemble des 1 745 bassins de vie métropolitains centrés sur un bourg ou une petite ville
(r ) Services aux ménages, commerces, BTP, serices financiers et immobilier
(a) Agriculture, sylviculture et Industries agricoles et alimentaires
( i ) autres secteurs d’activité non compris dans les sphères résidentielle et agri-alimentaire
Source : INSEE Recensement 1999


Le tourisme : une activité à développer

Les Combrailles bénéficient d’un environnement naturel préservé qui affiche son unité dans des paysages
de bocage avec une alternance de landes, de ravins boisés, de prairies et d’étangs. Le sud du territoire fait
partie intégrante du Parc régional naturel des volcans d’Auvergne. Parcouru par un réseau hydrographique
dense c’est un territoire propice à un développement touristique. Aux côtés de l’agriculture et de l’industrie,
la prise en compte de cette activité est un enjeu important pour l’économie locale. Principal site touristique,
le plan d’eau aménagé sur la retenue du barrage des Fades-Besserve permet la pratique des activités
nautiques dans un lieu respectant le site naturel. Autour de ce pôle attractif, la richesse patrimoniale donne
tout son sens au tourisme diffus. Hors résidences secondaires, le territoire des Combrailles peut héberger
dans ses divers équipements touristiques près de 7 500 personnes, soit l’équivalent de 15 % de sa
population résidente. Cette proportion est la même que celle observée sur l’ensemble de l’Auvergne. Elle se
caractérise par l’importance des campings qui représente les deux tiers des lits touristiques deux fois plus
qu’au niveau régional. De son coté l’offre hôtelière reste limitée tant en quantité (1 200 lits) qu’en qualité. En
comptabilisant le secteur de la restauration, prés de 500 personnes vivent du tourisme soit 3,7 % de l’emploi
total. Proportion équivalente à celle observée sur l’ensemble du territoire rural. Plus de 5 700 résidences
secondaires viennent compléter cette offre. Pour l’essentiel ces résidences, vieilles fermes rénovées ou à
rénover sont utilisées par la famille. Elles participent peu au développement d’une économie touristique. La
capacité d’accueil reste très en deçà de celle de sa voisine du Sancy beaucoup plus reconnue. Le
développement de l’activité touristique passe par la requalification de l’offre d’hébergement et la valorisation
de l’image des Combrailles. Ces actions ne peuvent se mener que dans le cadre d’une préservation du
patrimoine naturel, un des principaux atouts de ce territoire.



Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 9 / 20 Repères statistiques



Cartes :

Composition communale et communautés de communes page 11

Organisation territoriale de l’emploi et bassins de vie page 12


Tableaux :

Structuration du territoire page 13

Démographie page 14

Les logements en 1999 14

Mouvements quotidiens : Actifs page 15
: Scolaires page 15

Impact des migrations résidentielles 16

Projections de population page 17
de population active 18

Appareil productif page 19

Occupation du sol 20




Insee Auvergne, Synthèse territoriale : Les Combrailles Page 10 / 20

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.