Population, logement, activité dans le Val-de-Marne

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Au recensement de la population de mars 1999, près de 1 227 000 habitants ont été dénombrés dans le département du Val-de-Marne, soit 11 600 habitants de plus qu'en 1990. C'est le département le moins densément peuplé de la petite couronne. Le Val-de-Marne est un département très urbanisé. Toutes ses communes appartiennent à l'agglomération de Paris. La majorité d'entre elles comptent entre 10 000 et 50 000 habitants. La population du Val-de-Marne est encore assez jeune. Un quart des habitants ont moins de 20 ans et plus de la moitié ont moins de 40 ans. Plus d'un quart de la population s'est installé dans le département durant les dix dernières années (323 000 nouveaux habitants). Près de 41 % d'entre eux sont originaires de la même région et près de 15 % viennent d'un pays étranger ou des Dom-Tom. La part des étrangers a enregistré une très légère baisse depuis 1990 : 145 000 étrangers ont été recensés en 1999, soit 11,8 % des habitants du département contre 12,6 % en 1990. Par ailleurs, le parc de logements du Val-de-Marne compte 550 000 logements, dont 91 % sont des résidences principales. Les logements collectifs sont majoritaires : ils représentent 73,8 % de l'ensemble des résidences principales. La moitié des ménages du département louent leur logement et 55 % d'entre eux sont locataires d'un organisme HLM. La population active a légèrement diminué depuis 1990 ; elle s'élève désormais à 616 700 personnes. Ainsi, le taux d'activité global a diminué, passant de 62,8 % en 1990 à 61,9 % en 1999. Le taux d'activité baisse principalement chez les hommes passant de 70,3 % en 1990 à 67,6 % en 1999. Par contre, le taux d'activité chez les femmes progresse, surtout pour les 45-59 ans. En 1999, 72 650 chômeurs ont été dénombrés. La proportion de personnes se déclarant chômeurs est passée de 8,6 % à 11,8 % de la population active. Toutefois, la comparaison de ces taux est légèrement biaisée par un mode de calcul différent entre les deux recensements.
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INSEE
ILE DE FRANCE
Population, logement, activité
RECENSEMENT
dans le Val-de-Marne
n mars 1999, près de 1 227 000 habitants nisées. Les moins peuplées sont localisées
ont été recensés dans le Val-de-Marne. Ce au sud (Marolles-en-Brie, Périgny, Ablon,Edépartement se situe ainsi au 11e rang na Rungis). Pour la plupart, elles ont pourtant-
tional et au 5e rang régional. Il représente 11,2 % connu entre 1962 et 1999 un fort dévelop-
de la population francilienne sur2%du territoire pement de leur population, surtout entre
de l’Ile-de-France. Il est ainsi le moins peuplé de la 1962 et 1990. La densité de population y est
petite couronne bien qu’il ait la plus grande super relativement faible. Pour les communes si- -
ficie. Sa densité est donc la plus faible de la petite tuées au sud-est, l’existence du bois
couronne (5 009 habitants/km2) mais néanmoins Notre-Dame peut expliquer en partie la
largement supérieure à celle de la région (912 habi faible concentration de population. Quant-
tants/km2). à Rungis, cette commune présente davan-
tage un caractère de zone d’activités que de
zone d’habitation.
Le Val-de-Marne est un département très urbani-
sé. Toutes ses communes appartiennent à l’agglo-
mération de Paris. La majorité d’entre elles comp Le Val-de-Marne- Un département
tent entre 10 000 et 50 000 habitants. Les commu compte 11 600-
encore jeune,nes les plus peuplées se concentrent dans la partie habitants de plus
mais vieillissantnord du département contiguë à Paris, de qu’en 1990, soit
Saint-Mandé à Arcueil, et dans la vallée de la une hausse an-
Seine. Il s’agit de communes anciennement urba- nuelle moyenne de 0,1 % alors qu’elle était
de 0,2 % entre 1982 et 1990. Le départe-
ment se situe ainsi au 6e rang du point deFigure 1 Pyramides des âges en 1990 et 1999·
vue de la croissance de sa population.
Cette quasi-stabilité est le fait d’un fort
solde naturel (+ 0,8 % par an) presque
contre-balancé par un solde migratoire dé-
ficitaire (- 0,7 % par an). Les plus fortesAge
90 baisses de population s’observent dans les
85
80 communes les plus peuplées (Champi-
75
70 gny-sur-Marne, Saint-Maur-des-Fossés,
65
60 Vitry-sur-Seine, Ivry-sur-Seine), là où le
55INSTITUT 50 déficit migratoire est important, notam-
45
40 ment du fait de la désindustrialisation.NATIONAL DE LA Hommes Femmes
35
30
STATISTIQUE 25
20
ET DES ETUDES 15
10 La population du département est assez
5ECONOMIQUES
0 jeune. Sa répartition par âge est proche de12000 10000 8000 6000 4000 2000 0 0 2000 4000 6000 8000 10000 12000
Effectifs la moyenne régionale. Un quart des habi-
1990 1999 tants ont moins de 20 ans (cf. figures 1 et
2). Plus de la moitié (56 %) ont moins de 40
ans. Les personnes âgées de 60 ans ou plus
représentent 17,6 % de la population to-
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
tale. Elles sont plus présentes dans les
ILE-DE-FRANCE
MENSUEL N° 191 - OCTOBRE 2000 - 16 F / 2,44€
àlapage
1999Néanmoins, la population du Val-de-Marne
Figure 2 Répartition par sexe et âge de la population· tend à vieillir. Les augmentations de popula-
tion les plus importantes concernent les clas-
1990 1999
ses d’âge les plus élevées. Ainsi, le nombre desAge
plus de 75 ans progresse de 0,9 % par an de-Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble
puis 1990 alors que celui des moins de 40 ans
De 0 à 19 ans 156 488 150 958 307 446 155 097 149 178 304 275
diminue de 0,4 % par an sur la même période.
De 20 à 39 ans 202 003 204 098 406 101 187 969 194 938 382 907 En mars 1999, le département dénombrait
De 40 à 59 ans 151 181 150 712 301 893 160 114 163 901 324 015 251 centenaires.
De 60 à 74 ans 57 259 72 716 129 975 62 912 77 156 140 068
75 ans et plus 22 083 47 900 69 983 25 614 50 082 75 696
Environ 323 000 nouveaux habitants, soit plusTotal 589 014 626 384 1 215 398 591 706 635 255 1 226 961
d’un quart de la population, se sont installésSource : Insee, recensements de 1990 et 1999
dans le département entre 1990 et 1999. Près
de 41 % d’entre eux sont originaires de la
Figure 3 Part des plus de 60 ans· même région et près de 15 % viennent d’un
pays étranger ou des Dom-Tom. Les trois
quarts ont moins de 40 ans (cf. figure 4). Il
s’agit surtout de familles avec de jeunes en-
Nogent-sur-Marne
fants : 24 % des arrivants ont moins de 15 ans
et 41 % ont entre 25 et 39 ans. Par contre, lesChampigny-sur-Marne
Maisons-Alfort personnes de 15 à 24 ans ne représentent que
Saint-Maur-des-Fossés 11 % de ces nouveaux habitants.
Créteil
Vitry-sur-Seine
L' Haÿ-les-Roses
En 1999, environ 145 000 étrangers ont été re-
Rungis
Orly censés dans le Val-de-Marne ; ils représentent
ainsi 11,8 % de la population totale du départe-
ment (cf. figure 5). Leur proportion a diminué
de près d’un point par rapport à 1990 (12,6 %).
© IGN - Insee 1999
Près de 40 % des étrangers sont originaires de
En % de la population totale
pays européens (environ 55 000) mais leur
moins de 14,3 périmètre des communes nombre tend à diminuer (- 7 800 par rapport à
de 14,3 à 17,1 de la ville nouvelle 1990). Parmi les nations étrangères les plus re-
de 17,1 à 19,7 de Marne-la-Vallée présentées, on trouve le Portugal puis l’Algérie
19,7 ou plus dans le département avec respectivement 41 300 et 24 200 person-
Préfecture nes. La proportion d’étrangers au sein de la po-
Sous-préfecture
pulation totale est plus importante pour les
classes d’âge de 25 à 59 ans. Mais c’est celle des
Source : Insee, recensement de 1999
plus de 60 ans qui a le plus fortement progressé
depuis 1990, passant de 6,1 % à 8,8 %. Par
Figure 4 Structure par âge des nouveaux arrivants contre, la part des jeunes étrangers de moins de·
15 ans régresse de manière significative. Alors
qu’elle constituait 12 % de leur classe d’âge en
1990, elle n’atteint plus que8%en 1999. BienNouveaux arrivants
Age que les hommes soient toujours majoritaires, la
Effectifs % part des femmes progresse sensiblement (+ 2,6
points). C’est au sein de la tranche d’âge 40-59De 0 à 14 ans 77 447 24,0
ans que cette progression est la plus forte.De 15 à 24 ans 36 348 11,3
De 25 à 39 ans 133 761 41,4
De 40 à 59 ans 56 921 17,6
La population étrangère réside plutôt dans les
De 60 à 74 ans 10 363 3,2
communes les plus importantes de l’arrondis-
75 ans et plus 7 906 2,4 sement de Créteil, à proximité des zones d’ac-
Total 322 746 100,0 tivité d’Orly et de Rungis.
Source : Insee, recensement de 1999
En 1999, le Val-de-MarneLogement
communes du nord du département, proches dénombre 550 150 loge-social
ments (cf. figure 6). Cede Paris, ou au bord de la Marne (cf. figure 3).
développéAinsi à Saint-Mandé, 23 % des habitants ap parc a augmenté au même-
partiennent à cette tranche d’âge contre seu rythme que celui de la ré- -
gion, soit + 0,8 % en moyenne par an depuislement 13 % à Créteil. La commune de Marol-
les-en-Brie, au sud du département, ne dé 1990. Cette progression est surtout le fait des-
nombre que6%de personnes âgées de plus de résidences principales : elles représentent
près de 91 % du nombre total de logements.60 ans mais près de 41 % de moins de 25 ans.Figure 5 Part des étrangers par classe d’âge Figure 8 Part des logements collectifs· ·
dans les résidences principales
Effectifs Effectifs Part des
Age
totaux d'étrangers étrangers (%)
De 0 à 24 ans 381 856 31 915 8,4
Nogent-sur-Marne
De 25 à 39 ans 305 326 44 340 14,5
Champigny-sur-MarneDe 40 à 59 ans 324 015 49 671 15,3
Maisons-Alfort
De 60 à 74 ans 140 068 15 246 10,9 Saint-Maur-des-Fossés
Créteil75 ans et plus 75 696 3 742 4,9 Vitry-sur-Seine
L' Haÿ-les-RosesTotal 1 226 961 144 914 11,8
Source : Insee, recensement de 1999
Rungis
Orly
Leur nombre a augmenté légèrement moins
vite (0,6 % par an) que l’ensemble des loge-
ments. Leur part a donc diminué (92,3 % en
© IGN - Insee 1999
1990). Comme dans l’ensemble de la région
En %
Ile-de-France, la part des logements vacants a
moins de 52,2 périmètre des communesbeaucoup augmenté dans le Val-de-Marne : ils
de 52,2 à 70,1 de la ville nouvellereprésentent désormais 7,5 % des logements
de 70,1 à 88,1 de Marne-la-Vallée
totaux, contre 5,4 % en 1990.
88,1 ou plus dans le département
Préfecture
Sous-préfecture
Le parc des résidences principales est assez
ancien. Plus de la moitié d’entre elles ont été
Source : Insee, recensement de 1999construites avant 1968. Mais il tend à se rajeu-
nir : environ 9 % ont été achevées depuis
moins de 10 ans. En 1990, la proportion de lo-
8,3 %. Les trois quarts de ces nouvelles rési-
gements récents (moins de 8 ans) était de
dences principales sont des logements collec-
tifs.Figure 6 Répartition des logements par type·
1999
La moitié des ménages du département louentType de logement
Nombre % leur logement et 55 % d’entre eux sont locatai-
res d’un organisme HLM contre 48 % en 1990
Ensemble des logements 550 154 100,0
(cf. figure 7). C’est l’un des taux les plus forts
Résidences principales 499 404 90,8
de la région après la Seine-Saint-Denis et le
Logements occasionnels 5 237 1,0 Val-d’Oise.
Résidences secondaires 4 366 0,8
Logements vacants 41 147 7,5
Comme en 1990, la majorité des résidences prin-Source : Insee, recensement de 1999
cipales du Val-de-Marne sont des logements en
Figure 7 Résidences principales par type et statut immeuble collectif (73,8 %). Ces appartements·
d’occupation sont plutôt situés à l’ouest du département ou
dans les communes jouxtant la capitale (cf. fi-
1990 1999
gure 8). Ainsi, à Vincennes, Saint-Maurice,Statut d'occupation et type
Saint-Mandé, Charenton-le-Pont, au Krem-Nombre % Nombre %
lin-Bicêtre, plus de 90 % des logements appar-
Ensemble des résidences principales 471 503 100,0 499 404 100,0
tiennent à des immeubles collectifs. Dans ce sec-
Dont par statut d'occupation : teur, les logements se caractérisent également
Propriétaire 201 160 42,7 217 409 43,5 par leur petite taille : environ 40 % d’entre eux
ne comportent pas plus de deux pièces. La proxiLocataire 246 709 52,3 261 473 52,4 -
mité de Paris et du bois de Vincennes se traduit- d'un logement loué vide non HLM 122 076 25,9 109 070 21,8
en effet par des coûts élevés de l’habitat et donc
- d'un logement loué vide HLM 118 937 25,2 144 778 29,0
des logements plus petits. Dans les communes
- d'un meublé ou d'une chambre d'hôtel 5 696 1,2 7 625 1,5
du bord de Marne plus résidentielles, de même
Logé gratuitement 23 634 5,0 20 522 4,1 que dans celles situées au sud-est, l’habitat indi-
Dont par type : viduel est prédominant. Ainsi, à Santeny, Marol-
Maison individuelle ou ferme 114 426 24,3 118 630 23,8 les-en-Brie, Ormesson-sur-Marne, plus de 90 %
des logements sont des maisons individuelles.Logement dans un immeuble collectif 343 826 72,9 368 333 73,8
Autres* 13 251 2,8 12 441 2,5
* Logement-foyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation de La taille moyenne des résidences principales du
fortune, pièce indépendante louée, sous-louée ou prêtée, autres.
département augmente très légèrement, pas-Source : Insee, recensements de 1990 et 1999sant de 3,21 pièces en 1990 à 3,26 pièces en Figure 10 Taux d’activité par commune·
1999. A l’inverse, le nombre moyen d’occupants
par logement est en baisse (2,40 en 1999 contre
2,51 en 1990). En 1999, 61 % des ménages
Nogent-sur-Marneval-de-marnais sont composés d’une ou deux
personnes (57 % en 1990). Ce sont les commu-
Champigny-sur-Marne
nes de Vincennes et Saint-Maur-des-Fossés qui Maisons-Alfort
comptent le plus de personnes vivant seules. A Saint-Maur-des-Fossés
Créteill’opposé, les familles nombreuses vivent davan- Vitry-sur-Seine
tage à Créteil, Champigny-sur-Marne ou à L' Haÿ-les-Roses
Vitry-sur-Seine.
Rungis
Orly
Au recensement de 1999,Un taux
616 700 habitants dud’activité
© IGN - Insee 1999Val-de-Marne sont actifs.
féminin en Entre 1990 et 1999 cette En % de la population de 15 ans ou plus
progression population a légèrement moins de 60,1 périmètre des communes
régressé, contrairement à de 60,1 à 62,3 de la ville nouvelle
la population des plus de 15 ans:-0,1%en de Marne-la-Valléede 62,3 à 65,1
moyenne contre + 0,1 % (cf. figure 9). La part 65,1 ou plus dans le département
des actifs ayant un emploi s’est réduite : 88 % Préfecture
Sous-préfecturedes sont occupés en 1999 contre 90,8 %
en 1990. La population des inactifs a, par
Source : Insee, recensement de 1999contre, progressé à raison de 0,3 % par an en
moyenne. Essentiellement composée de re-
Le taux d’activité global du département a ditraités (49,4 %) et d’étudiants (29 %), elle est -
minué sur la période, passant de 62,8 % enféminine à 60 %.
1990 à 61,9 % en 1999. Cette diminution
concerne principalement les hommes puisque
leur taux d’activité est passé de 70,3 % en 1990L’essentiel de la population active réside au
à 67,6 % en 1999. A contrario, pour les femmesnord (Créteil, Saint-Maur-des-Fossés, Champi-
il a progressé, passant de 55,8%à56,7%(cf.fi-gny-sur-Marne) ou à l’ouest du département
gure 11). Le taux d’activité des hommes a bais-dans la vallée de la Seine (Vitry-sur-Seine,
sé pour tous les âges, sauf entre 30 et 34 ans.Ivry-sur-Seine). Les taux d’activité dans ces
Les diminutions les plus fortes concernent lescommunes ne sont pas pour autant très élevés
jeunes de moins de 25 ans et les personnescar la population totale de ces communes est
âgées de plus de 55 ans (cf. figure 12). A l’oppo-également élevée et comporte relativement
sé, le taux d’activité des femmes progresse no-plus de personnes âgées (cf. figure 10). A l’op-
tablement, surtout pour les classes d’âge com-posé, les actifs sont moins nombreux au sud ou
prises entre 45 et 59 ans. Néanmoins, il di-à l’est du département (Périgny, Valenton, Bon-
minue, comme pour les hommes, entre 15 et 24neuil-sur-Marne, La-Queue-en-Brie, Le-Ples-
ans et pour les plus de 60 ans (cf. figure 13).sis-Trévise, Noiseau, Rungis, etc.). Néanmoins,
Cette baisse des taux peut s’expliquer, pour lesces communes étant peu peuplées, les taux
jeunes âges, par l’allongement de la période desd’activité y apparaissent importants. Peu d’ac-
études ou par la difficulté accrue de trouver untifs résident à Rungis et Orly qui accueillent le
premier emploi, et pour les âges avancés parmarché d’intérêt national et un aéroport inter-
des départs précoces à la retraite.national. Les communes où l’on travaille ne
sont pas forcément celles où l’on habite : plus
de la moitié des actifs du Val-de-Marne ayant
En 1999, 72 650 personnes se sont déclaréesun emploi changent de département pour se
au chômage, soit une progression annuellerendre à leur lieu de travail.
moyenne de 3,5 %. La proportion de chômeurs
Figure 9 Actifs et inactifs Figure 11 Taux d’activité par sexe et âge· ·
1990 1999 1990 1999Type d'activité des
Taux d'activité
15 ans et plus Effectif % Effectif % Hommes Femmes Hommes Femmes
Actifs dont : 620 956 62,8 616 712 61,9 Ensemble 70,3 55,8 67,6 56,7
Ayant un emploi 564 132 90,8 542 775 88,0 dont :
Chômeurs* 53 378 8,6 72 650 11,8 de 15 à 24 ans 41,2 38,2 30,7 28,3
Inactifs 368 505 37,2 379 926 38,1 de 25 à 39 ans 94,4 84,2 94,3 86,7
Total 989 461 100,0 996 638 100,0 de 40 à 59 ans 93,0 75,7 92,5 81,5
* Chômeurs au sens du recensement
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999Source : Insee, recensements de 1990 et 1999est ainsi passée de 8,6 % à 11,8 %. Cependant,
Figure 12 Taux d’activité des hommes par âge· la comparaison de ces taux est délicate, leur
100 mode de calcul différant légèrement entre les
deux recensements (cf. encadré : définitions).
Le niveau observé pour le Val-de-Marne est lé-
80
gèrement supérieur à celui de l’ensemble de la
région (11,5 %) mais inférieur à celui de Paris,
60 du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis.
40
La répartition du chômage entre hommes et
femmes s’est inversée entre 1990 et 1999. En
effet, 52 % des chômeurs du Val-de-Marne20
sont des hommes en 1999 contre 48 % en 1990.
La proportion de chômeurs a plus augmenté
0
pour les hommes (+ 4,2 points) que pour les
15 à 20 à 25 à 30 à 35 à 40 à 45 à 50 à 55 à 60 à Age
19 ans 24 ans 29 ans 34 ans 39 ans 44 ans 49 ans 54 ans 59 ans 64 ans femmes (+ 2,1 points). Elle atteint désormais
le même niveau pour les deux sexes. Ce sont1990 1999
les jeunes entre 15 et 24 ans qui sont le plus
touchés par le chômage : 20 % d’entre eux seSource : Insee, recensements de 1990 et 1999
déclarent chômeurs en 1999 contre 15 % en
Figure 13 Taux d’activité des femmes par âge 1990. En 1999, parmi les moins de 20 ans, un·
jeune sur quatre est au chômage. En outre, le
temps de recherche d’emploi s’allonge. En100
1999, plus de la moitié des chômeurs se décla-
rent à la recherche d’un emploi depuis plus
80
d’un an contre 36,2 % en 1990.
60
Dix communes (sur quarante au total dans le
département) accueillent plus de 50 % des chô-
40 meurs. Ces communes sont plutôt situées au
nord (sauf Choisy-le-Roi au centre) et appar-
tiennent pour la plupart à l’arrondissement de
20
Créteil, soit dans le secteur de Seine-Amont
(Vitry-sur-Seine, Ivry-sur-Seine, Alfortville,
0 Maisons-Alfort, Choisy-le-Roi), soit à Créteil et
15 à 20 à 25 à 30 à 35 à 40 à 45 à 50 à 55 à 60 à Age ses alentours (Saint-Maur-des-Fossés, Champi19 ans 24 ans 29 ans 34 ans 39 ans 44 ans 49 ans 54 ans 59 ans 64 ans -
gny-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Villejuif).
1990 1999
Ainsi, du fait de la désindustrialisation, le sec-
teur de Seine-Amont à l’ouest du département
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
est particulièrement touché : parmi les dix
communes enregistrant les plus fortes parts de
Figure 14 Part des chômeurs dans la chômeurs, sept appartiennent à ce secteur.·
population active Ainsi, Orly, Valenton et Vitry-sur-Seine, ont des
taux respectifs de 18,8 %, 16,7% et 16,6 % en
1999 contre un taux moyen départemental de
Nogent-sur-Marne
11,8 % (cf. figure 14). Selon l’Enquête Régio-
nale sur l’Emploi, entre 1994 et 1997, environChampigny-sur-Marne
Maisons-Alfort 16 600 emplois du secteur privé ont disparu
Saint-Maur-des-Fossés dans cette zone, soit une diminution de 17,4 %
Créteil
Vitry-sur-Seine en trois ans. A l’inverse, les communes du
L' Haÿ-les-Roses sud-est du département (Marolles-en-Brie,
Noiseau, Périgny, etc.) ou plus résidentielles
Rungis dans la boucle de la Marne (Bry-sur-Marne,Orly
Nogent-sur-Marne, Ormesson-sur-Marne) en-
registrent de faibles taux de chômage, infé-
rieursà9%.
© IGN - Insee 1999
En %
moins de 8,2 Dominique Couradinpérimètre des communes
de 8,2 à 10,8 de la ville nouvelle
de 10,8 à 14,3 de Marne-la-Vallée
14,3 ou plus dans le département
Préfecture
Sous-préfecture
Source : Insee, recensement de 1999
Taux d'activité Taux d'activitéSource
Ces chiffres sont issus de l’exploitation principale du recensement de la population de mars 1999.
Celle-ci traite sur tous les bulletins toutes les questions sur les logements et les trois quarts des ques- N° 191tions sur les individus (âge, sexe, activité, formation, lieu de travail, lieu de résidence antérieure,...). Ne
sont pas analysées dans cette exploitation les questions relatives aux catégories socioprofessionnelles, à
l’activité économique et à la description des familles. Ces thèmes feront l’objet de l’exploitation complé-
mentaire (2e semestre 2001).
INSTITUTDéfinitions
NATIONALE DE LA
STATISTIQUES ETAge :l’âge indiqué est l’âge atteint par chaque génération au cours de l’année de recensement. La classe
DES ETUDES«0»ne comprend pour le recensement de 1999 que les enfants nés du 1er janvier 1999 au 8 mars 1999.
ECONOMIQUES
Arrivants dans le département : personnes dont le département de résidence au 1er janvier du re-
censement de 1990 était différent du département de résidence au recensement de 1999. Les enfants nés
Direction régionaledepuis le 1er janvier 1990 sont considérés comme « arrivants » (en 1999) si la personne de référence du
d’Ile-de-Franceménage est elle-même « arrivante ».
7, rue Stephenson
Chômeurs : personnes (inscrites ou non à l’ANPE) qui se sont déclarées « chômeurs » sauf si elles ont
Montigny-le-Bretonneux
déclaré explicitement par ailleurs ne pas rechercher du travail. Cette définition diffère légèrement de 78188 Saint-Quentin-Yvelines cedex
celle utilisée en 1990. Les personnes sans emploi et à la recherche d’un emploi qui ne se déclaraient pas
chômeurs étaient alors aussi comptabilisées comme chômeurs. Ils sont désormais comptabilisés parmi
Directeur de la publication :les inactifs. Ce basculement concerne notamment des mères de famille et des femmes au foyer. La com-
Alain Charraudparaison entre les deux recensements des données relatives au chômage, à la population active et aux
taux d’activité est donc légérement biaisée.
Comité Editorial :Logement : local séparé et indépendant utilisé pour l’habitation. On distingue les logements occupés
Odile Bovar(résidences principales) et les logements inoccupés (occasionnels, secondaires ou vacants).
Population active : elle comprend la population active ayant un emploi (y compris les apprentis), les
Rédactrice en chef :chômeurs et depuis le recensement de 1990, les militaires du contingent. Les actifs ayant un emploi sont
Corinne Benvenisteles personnes qui ont une profession et l’exercent au moment du recensement. La population active est
composée de personnes âgées de 15 ans ou plus. Les personnes qui déclarent aider un membre de leur fa-
mille dans son travail y sont également comptabilisées si la personne aidée n’est pas salariée (exploitant Secrétaire de rédaction :
agricole, artisan, commerçant, profession libérale, etc.). La population active étudiée ici est localisée au Josette Siriostis
lieu de résidence.
RédactionRésidence principale : logement ou pièce indépendante où le ménage demeure la plus grande partie
de l’année. Une chambre louée par un étudiant sera sa résidence principale. Service Statistique
Taux d’activité : proportion de personnes actives dans la population totale en âge d’être active.
Maquette :
Taux de chômage au sens du recensement : dans la population active, proportion de personnes se
Vincent Bocquet
déclarant explicitement chômeurs sur le bulletin du recensement. Ce taux diffère par construction du
taux de chômage au sens du BIT, défini selon des critères internationaux plus restrictifs.
Impression :
Taux de natalité : rapport entre le nombre de naissances enregistrées dans l’état-civil pendant une pé-
Imprimerie nationale
riode donnée et la population moyenne correspondante.
Taux de mortalité : rapport entre le nombre de décès enregistrés dans l’état-civil pendant une période
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donnée et la population moyenne correspondante.
Françoise Charbonnier
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