Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes

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Cette étude a été réalisée dans le cadre d'un partenariat avec la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Paca compte parmi les régions européennes les plus grandes et les plus peuplées.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Provence-Alpes-Côte d’Azur
dans le concert
des régions européennes
PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR
RAPPORT D'ÉTUDE
Juillet 2006
N° 6Cette étude a été réalisée dans le cadre d’un partenariat
avec la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
François Clanché
AUTEURS
Marie-Annick Bras
Marjorie Martin
avec la participation de Christine Chassang et Pascal Oger
RÉDACTEUR EN CHEF
Annie Mulard
Provence-Alpes-Côte d’Azur dans le concert des régions européennes - Insee - Juillet 20061
SOMMAIRE

Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes .........................2
Provence-Alpes-Côte d'Azur parmi les plus grandes et les plus peuplées ..................................... 2
Le rapport « personnes âgées » sur personnes d’âge actif est élevé : presqu’une sur trois .......... 2
Fort dynamisme démographique dû à la fois aux migrations et à l’excédent des naissances sur
les décès .......................................................................................................................................... 3
Une espérance de vie très élevée pour les femmes, un peu moins pour les hommes ................... 3
Des comportements à risque, compensés par un système de soins performant............................ 4
Taux d’emploi des jeunes et des seniors faibles ............................................................................. 4
Un taux de chômage assez élevé qui a diminué fortement ces dernières années ......................... 5
Richesse produite par les entreprises et revenu disponible des ménages dans la moyenne......... 5
La prépondérance du secteur tertiaire ............................................................................................. 6
La recherche et le développement ont un poids assez élevé en Provence-Alpes-Côte d'Azur ...... 6
Tourisme important mais pas prépondérant en Provence-Alpes-Côte d'Azur................................. 6
Provence-Alpes-Côte d'Azur ressemble beaucoup à l’Aquitaine, assez à la Bretagne et à Midi-
Pyrénées .......................................................................................................................................... 7
Hors frontières, ce sont surtout des régions méridionales ou ouest-allemandes qui présentent des
similitudes avec Provence-Alpes-Côte d'Azur. ................................................................................ 7
Démographie et conditions de vie........................................................................................8
Richesse, marché du travail et système productif............................................................31
Annexes ................................................................................................................................68







Pour en savoir plus
Le Limousin dans l’Europe élargie Insee Limousin n°44 Novembre 2003
La Champagne-Ardenne parmi les régions européennes n°6 mai 2006 Insee Flash Infos
www.eurostat.com portrait des régions

Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes - Insee - juillet 2006 1
Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions
européennes
Provence-Alpes-Côte d'Azur compte parmi les régions européennes les plus grandes et les
plus peuplées. Sur le plan démographique, elle se distingue par une forte attractivité
conjuguée à un excédent naturel solide, qui freine son vieillissement. Le poids des personnes
âgées sur celles d’âge actif y est élevé : presqu’une sur trois. Son marché du travail est
relativement fragile, avec un taux d’emploi des jeunes et des seniors faible, et un taux de
chômage assez élevé bien qu’en forte diminution. La région se distingue par la prépondérance
du secteur tertiaire, renforcé par une fréquentation touristique élevée, et aussi par la vigueur
du secteur de la recherche et du développement.
L’effet « pays » la rend proche, le plus souvent, d’autres régions françaises, comme
l’Aquitaine, la Bretagne ou Midi-Pyrénées ; mais hors frontières, elle est assez proche d’autres
régions méridionales ou ouest-allemandes.

1Les superficies et populations des 254 régions européennes sont très différentes, ce qui rend les
comparaisons souvent délicates : les plus petites en superficie sont les régions-métropoles comme
Bruxelles, Londres, Brême, Vienne et Prague, ainsi que l’île de Malte, plus petit pays européen et les
archipels. Les plus grandes sont soit scandinaves, le Norrland suédois et la Finlande septentrionale,
soit espagnoles, Castille-et-Léon, Andalousie, Castille-La Manche.
eAvec 31 400 km², Provence-Alpes-Côte d'Azur figure parmi les plus grandes, au 32 rang. Elle a à peu
près la même superficie que la Belgique, la Catalogne ou le Languedoc-Roussillon

Provence-Alpes-Côte d'Azur parmi les plus grandes et les plus peuplées

L’Ile-de-France est la région européenne la plus peuplée, avec 11, 2 millions d’habitants (taille de la
Grèce), devant la Lombardie (9,2), l’Andalousie, la Catalogne et Rhône-Alpes ; la moins peuplée, en
dehors des régions ultrapériphériques, est la région des iles Aland en Finlande, le Val d‘Aoste en Italie
suivi par l’Egée du Nord en Grèce, le Luxembourg belge et la Corse.
Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec 4,6 millions d’habitants en 2003, fait partie aussi des plus
epeuplées : 14 rang européen. Sa population est équivalente à celles de la Vénétie (Venise), la Silésie
(Cracovie), la Sicile (Palerme), la Mazovie (Varsovie), le Latium (Rome), la Communauté de Valence,
la région de Cologne, le Piémont (Milan) et la Haute-Bavière (Munich). Elle est ainsi plus peuplée que
l’Irlande, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Slovénie, le Luxembourg, Chypre et Malte, un peu moins
peuplée que la Finlande, le Danemark et la Slovaquie qui ont un peu plus de 5 millions d‘habitants
chacun.
Le rapport « personnes âgées » sur personnes d’âge actif est élevé :
presqu’une sur trois

L’Europe est dans son ensemble vieillissante. La proportion de personnes âgées de 65 ans et plus y
2varie du simple au triple : 9 % dans le Flevoland (proche d’Amsterdam aux Pays-Bas) à 26 % en
Ligurie (Gênes en Italie). Les régions méditerranéennes (hors Andalousie) ont en général un fort
pourcentage de personnes âgées, ainsi que l’Allemagne (surtout centrale) et la Suède. Provence-
Alpes-Côte d'Azur se situe dans le quart des régions les plus âgées avec une proportion de 18,5 %,
au-dessus de la moyenne des régions européennes (16,3 %).
La proportion de jeunes varie aussi, mais l’écart est moins étendu, du simple au double, de 14 % en
Ligurie à 30 % dans le Flevoland. Les régions très jeunes sont les régions polonaises, irlandaises et
scandinaves, ainsi que celles de la moitié nord de la France. A l’inverse, les régions d’ex-RDA, d’Italie
du centre et du Nord, et d’Espagne septentrionale comptent très peu de jeunes. Provence-Alpes-Côte
d'Azur est légèrement au-dessus de la moyenne pour le pourcentage de jeunes de moins de vingt ans

1
Comprennent les régions dites ultrapériphériques : la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique pour la France, Ceuta et Melilla,
les îles des Canaries pour l’Espagne, les îles de Madère et des Açores pour le Portugal.
2Les Antilles françaises, et particulièrement la Guyane, sont les quatre régions européennes où la proportion de jeunes est la
plus forte (plus de 30 %) et la proportion de seniors la plus faible (entre 5 et 8 % sauf pour la Martinique où elle est de 12 %).
On ne les a pas incluses dans la comparaison avec Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes - Insee - juillet 2006 2 edans la population totale, avec 24 % et la 101 place, dans la même classe que les régions du Sud de
la France, du Sud de l’Espagne et de l’Europe centrale.

Le rapport de dépendance entre personnes de plus de 65 ans et personnes âgées entre 15 et 59 ans
(mesurant un équivalent retraités/actifs) est élevé dans les régions méditerranéennes, suédoises, et
dans une moindre part françaises, allemandes et britanniques. Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec 29
personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 personnes d’âge actif (24 en moyenne européenne), est
eà la 38 place européenne. Le Limousin (avec 37) est en tête de classement, juste derrière la Ligurie
et Egée du Nord.
Fort dynamisme démographique dû à la fois aux migrations et à
l’excédent des naissances sur les décès

177 régions ont gagné de la population entre 1998 et 2003, 77 en ont perdu. C’est dans l’ex-
Allemagne de l’Est, les pays entrants, l’Ecosse et le Sud de l’Italie que la population a le plus diminué.
A l’inverse, les régions irlandaises, de l’Est de l’Espagne et du Sud de la France ont le plus gagné
d’habitants.

Certaines régions, jeunes, ont une bonne vitalité naturelle, avec un fort excédent des naissances sur
les décès : les régions irlandaises, celles de la moitié nord de la France, et celles du Benelux. Les
régions continentales les plus dynamiques pour l’accroissement naturel sont Southern and Eastern
(Dublin), Flevoland, Londres-centre et l’Ile-de-France. Les régions les moins dynamiques sont la
Ligurie, région aussi la plus vieille d’Europe, les régions de l’ex-Allemagne de l’Est, des pays
3entrants (à l’exception de la Pologne), d’Italie du Nord et d’Espagne du Nord-Ouest. Seules trois
régions françaises, la Corse, l’Auvergne et le Limousin ont un solde naturel négatif. Mais certaines
régions encore jeunes ont malgré tout un solde naturel négatif, en raison d’une faible fécondité : les
pays entrants, la Suède, le Royaume-Uni.
Par ailleurs, les régions les plus attractives se trouvent essentiellement sur la frange ouest de l’Europe
(de l’Irlande à la Méditerranée occidentale), et sur la dorsale appelée quelquefois « banane bleue » de
la Toscane à la Frise, débordant jusqu’à la Hongrie.

La spécificité de Provence-Alpes-Côte d'Azur est sa forte attractivité combinée à un bon dynamisme
naturel. En effet, sa croissance est due pour deux tiers à l’accroissement migratoire et un tiers à
l’accroissement naturel. La conjugaison des deux facteurs fait que Provence-Alpes-Côte d'Azur croît
deux fois et demie plus vite que la moyenne européenne et se trouve dans le quart des régions
européennes les plus dynamiques, tant pour l’attractivité que pour le dynamisme naturel.
Une espérance de vie très élevée pour les femmes, un peu moins pour
les hommes

Les conditions de travail et de soins dépendent beaucoup de la législation et des habitudes culturelles
des habitants. C’est pourquoi bon nombre des indicateurs liés à ces thèmes sont souvent homogènes
à l’intérieur d’un pays : l’effet « pays » joue à plein.
En Europe, l’espérance de vie (hommes ou femmes) est la plus faible dans les régions baltes et
hongroises. A l’inverse, elle est très élevée dans les régions françaises, espagnoles, italiennes du
Nord, suédoises, en Allemagne de l’Ouest et Angleterre du Sud. C’est en Suède qu’elle culmine à
78,2 ans pour les hommes, alors que pour les femmes c’est en Castille-et-Léon avec 83,9 ans.
eProvence-Alpes-Côte d'Azur est très bien placée pour l’espérance de vie des femmes, à la 12 place
européenne avec 83,2 années. Pour les hommes (76,4 ans), elle est un peu moins bien placée, mais
reste tout de même dans le quart des régions où elle est la plus élevée.

3
Les pays entrants sont : la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie - dits les pays baltes -, la Pologne, la République tchèque ou
Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie, la Hongrie, Malte et Chypre.
Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes - Insee - juillet 2006 3
Des comportements à risque, compensés par un système de soins
performant

Le taux de mortalité (standardisé, pour tenir compte des différences de structure par âge) prématurée
comptabilise les décès survenus avant l’âge de 65 ans parmi une population âgée de moins de 65
ans.
Avec 215 décès avant 65 ans pour 100 000 habitants, Provence-Alpes-Côte d'Azur se place un peu
en dessous de la moyenne européenne (225) et française (229) .

Les régions allemandes sont très mal placées, en queue de peloton, avec un taux de mortalité
prématurée pouvant atteindre 762 décès pour 100 000 habitants, alors que dans bon nombre de
régions italiennes, il oscille au contraire entre 150 et 180.

On distingue, au sein de la mortalité prématurée, deux séries de causes de décès considérés
comme « évitables » : les décès imputables à des comportements à risque des personnes (par
exemple décès par tumeur maligne du foie, des poumons, sida, toxicomanie, suicide, accidents de
transports…), d’une part, et les décès attribués à des déficiences du système de soins, notamment en
matière de prévention (décès dus à des tumeurs du sein, cardiopathies ischémiques, pneumonies,
maladies cérébrovasculaires…), d’autre part.

Le Flevoland est la région européenne où le poids de surmortalité évitable par les comportements est
le plus fort (45 % de la mortalité prématurée), suivi par la ville-état de Brême (38 %), Pays de la Loire
et Bretagne (33 %). Il est le plus faible à Chypre (à peine 10 %) et dans les régions britanniques
(environ 15 %).
Corrélativement, c’est dans ces régions britanniques que la mortalité prématurée évitable par le
système de soins est la plus élevée (entre 30 et 40 %).
Toutes les régions françaises ont un poids de mortalité prématurée évitable par le système de soins
très faible et parmi les meilleurs d’Europe (entre 15 et 18 %) : la Bretagne est la deuxième meilleure
région derrière Chypre, Provence-Alpes-Côte d'Azur est la septième avec 16 % des décès avant 65
ans qui auraient pu être évités par le système de soins.
Ce très bon score ne compense malheureusement pas le fort poids de la mortalité prématurée liée
aux comportements. En effet, la région est parmi les 30 plus mauvaises régions européennes, tant
pour les hommes que pour les femmes, avec 30 % des décès survenus avant 65 ans évitables par les
comportements (la moyenne européenne est de 25 %). En Provence-Alpes-Côte d'Azur, la mortalité
prématurée est donc essentiellement liée aux comportements.
L’équilibrage entre les deux facteurs explique le taux de mortalité prématurée légèrement inférieur à la
moyenne européenne.
Taux d’emploi des jeunes et des seniors faibles

En Europe, 63 % des personnes de 15 à 64 ans ont un emploi. Les taux d’emploi les plus élevés
4(supérieurs à 67 % ) se situent dans le Nord de l’Europe (Pays-Bas, Danemark, Suède, Royaume-Uni
et Allemagne de l’Ouest) tandis que les plus faibles (inférieurs à 50 %) se retrouvent à l’Est (Pologne,
Hongrie) et dans le Sud (Italie du Sud, Grèce et Espagne).
Provence-Alpes-Côte d'Azur se situe en dessous du niveau européen et français avec un taux de
e59 % et occupe le 190 rang. En France métropolitaine, seules la Corse, le Languedoc-Roussillon, la
Lorraine et le Nord-Pas-de-Calais affichent un taux d’emploi inférieur à celui de notre région.
A l’instar des autres régions françaises (hormis l’Alsace et le Limousin) cet écart s’explique par le
faible taux d’emploi des jeunes et des seniors.
En France, seules l’Ile-de-France et Midi-Pyrénées affichent un taux d’emploi des 55-64 ans supérieur
à la moyenne européenne, sans atteindre toutefois le seuil de 50 % (critère de Stockholm fixé en 2001
selon lequel plus de la moitié des 55-64 ans doivent avoir un emploi). Ce seuil n’est d’ailleurs atteint
que dans très peu de régions (47 dont 30 au Royaume-Uni et 8 en Suède).


4
Ce seuil est le taux d’emploi cible pour le respect du critère de Lisbonne en 2005
Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes - Insee - juillet 2006 4 Un taux de chômage assez élevé qui a diminué fortement ces dernières
années

L’une des explications des écarts entre les taux d’emploi réside dans les écarts du taux de chômage,
l’autre étant l’écart entre les différentes catégories d’activité.
En Europe, le taux de chômage s’établit en 2004 à 9,2 % (le chiffre de taux de chômage calculé par
Eurostat, utilisé dans cette étude, est différent de celui calculé par l’Insee en France). Avec des taux
inférieurs à 5 %, l’ensemble des régions britanniques, hollandaises, autrichiennes et italiennes du
Nord devancent les autres régions d’Europe, tandis que les taux les plus élevés (plus de 15 %) se
rencontrent en Pologne et en Allemagne de l’Est ainsi qu’en Italie et Espagne du Sud. Provence-
Alpes-Côte d'Azur avec 10,3 % de taux de chômage se situe au-dessus de la moyenne européenne et
5parmi les plus élevés de France métropolitaine . Elle est, cependant, l’une des régions qui a vu son
taux de chômage le plus diminuer (- 4 points en quatre ans ) alors que la tendance européenne est à
une légère hausse (+ 0,8 point entre 2000 et 2004).

Pour le chômage des jeunes, les régions de la « banane bleue » ont les meilleurs scores d’Europe,
particulièrement les autrichiennes avec un taux avoisinant les 4 %, les plus mauvais étant les
italiennes du Sud (avec un taux autour de 45 %) et les polonaises ; les régions françaises sont en
général moyennes, moins celles du Sud-Ouest et du Nord. Provence-Alpes-Côte d'Azur est dans la
moyenne européenne avec un taux d’environ 20 %.
La part des chômeurs de longue durée dans l’ensemble des chômeurs varie beaucoup d’une région à
l’autre : 5 % dans les îles Aland (Finlande et 10 % au Tyrol) à 75 % en Campanie. Les chômeurs de
longue durée sont particulièrement nombreux dans les régions périphériques : Grèce, Italie et
Espagne du Sud, Slovaquie orientale, Pologne, pays baltes et Finlande. Il est particulièrement faible
au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne du Sud, Autriche et Italie du Nord.
Provence-Alpes-Côte d'Azur est assez mal placée avec un taux de chômeurs de longue durée dans
el’ensemble des chômeurs de 45 % (38 % en moyenne européenne), à la 80 place des régions.
Le classement des régions est à peu près le même entre chômage des jeunes et chômage des
femmes sauf en Allemagne (le taux de chômage des femmes y est élevé, alors que celui des jeunes y
est faible).
Richesse produite par les entreprises et revenu disponible des ménages
dans la moyenne

Provence-Alpes-Côte d'Azur fait partie des vingt premières régions européennes pour le Produit
Intérieur Brut (PIB).
La grande majorité des régions de la « banane bleue » y compris le Danemark affichent un PIB par
6habitant très élevé (plus de 120 % par rapport à la moyenne européenne de 21 170 SPA par
habitant). A contrario, les régions des pays entrants de l’Est de l’Europe, à l’exception des régions
capitales, ont un PIB par habitant faible, inférieur à 60 % du PIB européen.
7Parmi les régions qui ont un PIB par habitant inférieur à 75 % du PIB européen , on retrouve les
régions précitées mais également les régions d’Allemagne de l’Est, de l’Italie du Sud, les
départements français d’outre-mer et quelques régions grecques et ibériques.
eProvence-Alpes-Côte d'Azur se situe au dessus de la moyenne européenne et occupe la 93 place
(21 900 SPA par habitant) ; les régions françaises sont presque toutes situées entre 20 000 SPA et
22 000 SPA, à l’exception de Rhône-Alpes et l’Alsace (plus de 24 000 SPA) et surtout de l’Ile-de-
eFrance qui caracole à la 5 place européenne avec plus de 37 000 SPA (elle est la première région
européenne pour le PIB global).

Les régions les plus pauvres sont les plus dynamiques en termes de création de richesse : les régions
hongroises, baltes et polonaises affichent des taux de croissance du PIB par habitant d’environ 7 %
par an. Les régions espagnoles, grecques et portugaises affichent également des taux de croissance
élevés (supérieurs à 5 %).

5
La situation des DOM, où le taux de chômage avoisine les 30 %, est également critique, la Réunion, la Guyane et la
Guadeloupe occupant respectivement les 3 derniers rangs en Europe.
6
.Le SPA Standard Pouvoir d‘Achat est une monnaie commune artificielle garantissant une comparabilité de pouvoir d’achat
des différentes monnaies nationales…
7
Ce seuil est intéressant à observer car les régions européennes obtiennent (entre autres) une subvention régionale lorsque le
PIB régional est inférieur à 75 % de la moyenne de l’UE .
Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes - Insee - juillet 2006 5 Parmi les régions les moins dynamiques, avec des taux de croissance inférieurs à 4 %, l’ensemble
des régions allemandes se distingue des autres. Les régions de l’ex-RDA ont une croissance très
faible depuis cinq ans et ne suivent pas en cela leurs voisines de l’Est. Quant aux régions de
l’Allemagne de l’Ouest, elles ont également une croissance plus faible que leurs voisines belges ou
françaises (qui affichent des taux de croissance entre 4 et 5 %).
eProvence-Alpes-Côte d'Azur avec 5 % de croissance annuelle se situe au 106 rang européen et juste
au dessus de la moyenne européenne qui s’établit à 4,7 %. Elle est également une des plus
dynamiques de France métropolitaine.

On constate une corrélation entre richesse produite par le système productif et richesse disponible
pour les ménages : le revenu disponible des ménages est très faible dans les pays entrants,
particulièrement dans les pays baltes (Lettonie à 4 088 SPA par habitant), les plus riches étant sur la
dorsale européenne, particulièrement en Angleterre, Italie du Nord et Allemagne du Sud (Londres
centre à 21 540 SPA). Provence-Alpes-Côte d'Azur est au-dessus de la moyenne européenne (12 383
eSPA) à la 94 place.
La prépondérance du secteur tertiaire

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, huit emplois sur dix sont dans le secteur tertiaire, ce qui place la
erégion au 16 rang des régions européennes, à un niveau proche des régions de capitales : Londres,
Bruxelles, Stockholm, Paris, Berlin, Rome, Prague, Vienne, Lisbonne, ainsi que de la Corse et de
certaines régions britanniques.
La part de l’emploi industriel est particulièrement faible en Provence-Alpes-Côte d'Azur (10 % de
l’emploi contre 20 % en Europe). Les régions industrielles se situent plutôt au centre de l’Europe ainsi
qu’en Allemagne du Sud et au Nord de l’Italie et de l’Espagne.
La recherche et le développement ont un poids assez élevé en Provence-
Alpes-Côte d'Azur

En 2002, 25 régions européennes ont enregistré une intensité de recherche et développement -
4R&D - supérieure à 3 % et atteignent déjà l’objectif fixé par l’UE pour 2010. Elles sont pour la plupart
situées en Allemagne, au Royaume-Uni et en Finlande. En France, seules l’Ile-de-France et Midi-
Pyrénées dépassent ce seuil, Midi-Pyrénées surclassant même la région francilienne avec 3,7 % de
sa richesse consacrée à la R§D.
Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec près de 2 % de la richesse régionale consacrée à la R&D, se situe
parmi les 50 premières régions européennes, au même niveau que le Latium. Avec près de 30 000
epersonnes travaillant dans la R&D et la 24 place européenne, la région occupe la quatrième place en
France derrière l’Ile-de France, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées.
Tourisme important mais pas prépondérant en Provence-Alpes-Côte
d'Azur

En Europe, le tourisme a un poids primordial aux Baléares en Espagne, dans les îles grecques, dans
les régions de Salzbourg, de la Carinthie et du Tyrol en Autriche, du Val d’Aoste et de Bolzano/Bozen
(la région des Dolomites) en Italie, de l’Algarve au Portugal, et en Corse. Toutes ces régions ont une
forte capacité d’accueil (mesurée en lits par habitant) et une forte fréquentation (mesurée en nuitées
dans les hôtels et campings par habitant). Derrière ce peloton de tête, dans lequel la Corse se situe à
la première place pour le nombre de lits par habitant, Languedoc-Roussillon, et Provence-Alpes-Côte
d'Azur pour la France métropolitaine se situent parmi les 35 régions les plus touristiques d’Europe,
l’effet taille minimisant leur grande touristicité. La côte atlantique française offre également une
importante capacité d’accueil touristique (hôtels et campings).
En France, la Corse et le Languedoc-Roussillon sont les régions qui comptent le plus grand nombre
de nuitées touristiques par habitant. Provence-Alpes-Côte d'Azur est également très bien placée au
eniveau européen : avec près de huit nuitées par habitant en 2002, elle se retrouve au 28 rang
européen, seulement dépassée par la Corse et le Languedoc-Roussillon en France.


4
L’intensité de R&D correspond aux dépenses de R&D exprimées en pourcentage du PIB. Le seuil de 3 % est un des objectifs
européens à atteindre d’ici 2010.
Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes - Insee - juillet 2006 6 Provence-Alpes-Côte d'Azur ressemble beaucoup à l’Aquitaine, assez à
la Bretagne et à Midi-Pyrénées

Quand on combine plusieurs critères de rapprochement entre les régions, certaines régions
apparaissent souvent aux côtés de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Cependant, « l’effet pays » joue
d’abord : c’est pourquoi les régions françaises sont souvent proches entre elles, parmi l’ensemble des
250 autres régions.
C’est avec l’Aquitaine que les ressemblances de Provence-Alpes-Côte d'Azur sont les plus
fréquentes : sur le plan démographique pour le dynamisme, structure de la population par âge, la forte
attractivité, dépendance des retraités par rapport aux actifs. Proche aussi pour la richesse, tant
produite que disponible pour les ménages. Proche pour les conditions de vie : espérance de vie, taux
de mortalité prématurée, système de soins ; sur le plan du marché du travail : taux d’activité quelque
soit l’âge, taux d’emploi, taux de chômage ; sur le plan économique pour le niveau de formation, la
structure de l’emploi par secteur, pour l’activité touristique ; un peu moins proche pour le potentiel en
recherche et développement.
Dans une moindre mesure, la Bretagne et aussi Midi-Pyrénées présentent de nombreuses
caractéristiques communes avec Provence-Alpes-Côte d'Azur. Pour la Bretagne, les proximités se
font sur le dynamisme démographique, le vieillissement de la population, la richesse produite et le
dynamisme économique, le tourisme. Le marché du travail est un peu plus favorable en Bretagne
qu’en Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais les ménages y sont moins riches.
Midi-Pyrénées a des similitudes sur l’attractivité et l’âge de la population, les conditions de vie, la
richesse produite et des ménages ; Midi-Pyrénées est une région très bien placée en Europe pour la
R§D, Provence-Alpes-Côte d'Azur est plus touristique.
Quant à l’Ile-de-France et Rhône-Alpes, les proximités sont plus diffuses et moins fortes : très
peuplées, très attractives, touristiques, mais plus jeunes et plus riches, c’est grâce à la R§D que
Provence-Alpes-Côte d'Azur se trouve dans la même classe.
Hors frontières, ce sont surtout des régions méridionales ou ouest-
allemandes qui présentent des similitudes avec Provence-Alpes-Côte
d'Azur.

Certaines régions comme Stuttgart, Haute-Bavière (Munich), Darmstadt, Cologne et Düsseldorf en
Allemagne, Latium et Lombardie (Milan) en Italie, présentent des ressemblances tant
démographiques qu’économiques : régions des pays fondateurs, très peuplées, avec dynamisme
économique et tertiarisation forte, mais avec un marché du travail moins robuste que les régions
britanniques, néerlandaises et danoises.
D’autres grandes régions du Sud de l’Europe sont proches de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur
certains aspects. En Espagne, la Catalogne autour de Barcelone est proche de Provence-Alpes-Côte
d’Azur pour le dynamisme démographique, l’accueil touristique et assez proche pour les conditions de
vie. En Italie, la Vénétie s’en rapproche pour le niveau de la population, le dynamisme démographique
et l’activité touristique, mais avec un dynamisme économique moins vigoureux. En Italie également, le
e Latium, 10 région la plus peuplée d’Europe présente comme Provence-Alpes-Côte d’Azur une forte
tertiarisation, une activité de recherche et développement de même niveau, un marché du travail
fragile, une activité touristique intense, un peu moins toutefois qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au
Portugal la région de Lisbonne est proche de Provence-Alpes-Côte d’Azur pour l’évolution de la
population, la richesse produite par le système productif ou la richesse des ménages et la structure
sectorielle de l’emploi.

Les ressemblances avec les régions allemandes citées plus haut sont moins marquées mais
fréquentes : on en trouve plus ou moins toujours quelques-unes présentant des valeurs assez
proches de Provence-Alpes-Côte d'Azur, sans qu’il soit possible d’en distinguer une plutôt qu’une
autre. Bien qu’ayant un marché du travail beaucoup plus favorable qu’en Provence-Alpes-Côte d'Azur
et une industrialisation poussée, les régions allemandes sont assez proches pour la recherche et le
développement, que ce soit en termes de richesse consacrée à la R§D ou en personnes travaillant
dans ce domaine.


Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes - Insee - juillet 2006 7




Démographie et conditions de vie





































Tableaux
Quand la moyenne européenne n'a pas de sens, on a indiqué la moyenne des régions (signalée par
un astérisque)
On a éliminé les Régions Ultra Périphériques pour déterminer les régions où la valeur est la plus forte
et celles où elle est la plus faible.
Le rang est déterminé par valeur décroissante de la variable

Cartes : sur les cartes on a indiqué en rouge la région où la valeur est la plus forte et en bleu la
région où elle est la plus faible.
Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le concert des régions européennes - Insee - juillet 2006 8

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