Recensement de la population de 2006

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Les migrations entre départements : le Sud et l’Ouest toujours très attractifs La géographie des migrations interdépartementales continue de distinguer une France de l’Ouest et du Sud, attractive, et une France du Nord-Est qui l’est moins. Le caractère attractif des départements de l’Ouest, souvent ruraux, s’est accentué ces dernières années. Dans le même temps, les départements urbains du Sud ont perdu de leur attractivité. Ceux du bassin parisien qui attiraient sont désormais déficitaires. Les villes-centres jouent un rôle moteur, en captant une grande partie des nouveaux arrivants, même dans les départements les plus ruraux. Les échanges migratoires interdépartementaux s’effectuent le plus souvent entre départements limitrophes. Les jeunes et les cadres sont les plus mobiles. Les jeunes adultes se dirigent de préférence vers les départements très urbanisés, où sont présentes les métropoles universitaires. Les écarts d’attractivité s’accroissent entre les départements en faveur du Sud et de l’Ouest Les départements urbains du Sud et le pourtour du bassin parisien en perte d’attractivité Les espaces ruraux : un attrait renforcé Les villes-centres : pôles d’attractivité Des flux migratoires essentiellement entre départements limitrophes Les cadres et les jeunes sont les plus mobiles Les choix des cadres accentuent les écarts d’attractivité, sauf en Île-de-France Les 18-24 ans sont attirés par les départements les plus urbains Encadré La Réunion, seul département d’outre-mer dont les échanges avec la métropole sont équilibrés
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1248 - JUILLET 2009
Prix : 2,30€
Recensement de la population de 2006
Les migrations entre départements :
le Sud et l’Ouest toujours très attractifs
Brigitte Baccaïni (pôle Analyse territoriale) et David Levy
direction régionale de Provence - Alpes - Côte d’Azur, Insee
a géographie des migrations inter- voient partir. Sur une bande intermédiaire, de
la Sarthe à l’Allier, les soldes migratoires (défi-départementales continue de dis-
nitions) sont le plus souvent faiblement positifs.Ltinguer une France de l’Ouest et
Au nord de cette bande, c’est-à-dire dans tous
du Sud, attractive, et une France du
les départements du Nord et du Nord-Est, les
Nord-Est qui l’est moins. Le caractère at- départs sont plus importants que les arrivées.
tractif des départements de l’Ouest, sou- Dans les départements franciliens, les soldes
vent ruraux, s’est accentué ces migratoires sont très fortement négatifs, en
particulier en Seine-Saint-Denis et à Paris.dernières années. Dans le même temps,
Les départements plutôt ruraux, situés dansles départements urbains du Sud ont
l’Ouest sur le littoral (Vendée, Morbihan,
perdu de leur attractivité. Ceux du bas-
Côtes-d’Armor...), le Sud-Ouest (Tarn-et-Garonne,
sin parisien qui attiraient sont désor- Tarn, Landes, Aude, Ariège...), ainsi que dans le
mais déficitaires. Massif central (Corrèze, Creuse...) ont renforcé
Les villes-centres jouent un rôle moteur, leur attractivité, déjà manifeste dans les années
1990 (carte 2). D’autres, déficitaires entreen captant une grande partie des nou-
1990 et 1999, assez dispersés sur le territoire etveaux arrivants, même dans les départe-
également plutôt ruraux sont devenus excéden-
ments les plus ruraux. Les échanges
taires depuis 2001 (Cantal, Deux-Sèvres,
migratoires interdépartementaux s’effec- Saône-et-Loire...).
tuent le plus souvent entre départements
limitrophes.
Lesjeunesetlescadressontlesplusmo- Migrations interdépartementales de la
biles. Les jeunes adultes se dirigent de population totale (migrations résiden-
préférence vers les départements très ur- tiellessur 5ans)
banisés, où sont présentes les métropo-
les universitaires.
5 845 000 personnes, âgées de 5 ans ou plus,
recensées en France métropolitaine entre
2004 et 2008, résidaient dans un autre dépar-
tement métropolitain cinq ans plus tôt. C’est
donc un dixième de la population métropoli-
taine qui a changé de département au cours de
ces cinq années.
Parmi les départements métropolitains, ceux
de l’Ouest et du Sud, très attractifs, s’opposent
à ceux du Nord et de l’Est (carte 1). Cette
répartition était identique dans les années
1990.
En dessous d’une ligne joignant le Finistère à la
Haute-Savoie, tous les départements, à l’ex- Taux annuel de migration nette pour 1000
ception de la Charente et des Bou- 6,8 et plus de 3,4 à moins de 6,8 de0àmoinsde3,4
de – 3,4 à moins de 0 moins de – 3,4ches-du-Rhône, accueillent plus de migrants
Source : Insee, Recensement de la population de 2006.venant du reste de la métropole qu’ils n’en
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INSEE
PREMIERErelative perte d’attractivité de l’Hérault et Les départements attractifs ont sou-Les départements urbains du Sud
de la Haute-Garonne s’est effectuée au vent un caractère rural assez marqué,et le pourtour du bassin parisien
profit des départements voisins, encore mais, au sein de ces départements, ce
en perte d’attractivité
très ruraux au début des années 2000. sont les villes qui attirent et jouent
Parmi les départements attractifs dans les C’est également le cas des départe- ainsi un rôle moteur déterminant. Elles
années 1990, certains ont perdu de leur ments jusqu’à présent les plus attractifs concentrent à la fois les flux d’arrivées
attractivité au cours des années récentes. du bassin parisien (Seine-et-Marne, Loi- et de départs les plus importants, en
C’est le cas des départements très urbani- ret, Oise, Yonne, Eure, Eure-et-Loir...). particulier dans les départements bre-
sés du Sud, appartenant donc à la France Leurs taux annuels de migration nette tons.
attractive mais marquant un palier (définitions) se réduisent ou deviennent Quelques départements, dans les-
(Hérault, Alpes-Maritimes, Haute-Garonne, négatifs, tandis que s’accentuent les quels ce sont les espaces ruraux qui
Bouches-du-Rhône...). Certains ont même déficits déjà anciens (Yvelines, captent l’essentiel des arrivées, échap-
aujourd’hui un solde migratoire négatif. La Val-d’Oise, Essonne). Seuls les départe- pent à ce constat. Ils se situent princi-
ments de Paris et de la proche couronne palement dans le quart Sud-Est et
(Hauts-de-Seine et Seine-Saint-Denis) sont, pour certains, plutôt ruraux (les Migrations interdépartementales
améliorent leur solde migratoire tout en Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Pro-
Évolution des taux annuels de
restant très déficitaires. vence, la Drôme, l’Ardèche, la Lozère et
migration nette entre 1990-1999
Enfin, pour un ensemble de départe- ceux de Corse) et pour d’autres, plutôt
et 2001-2006
ments situés dans le Nord et l’Est de la urbains (le Var, le Gard, les Pyré-
France, le déficit, déjà marqué dans les nées-Orientales).
années 1990, s’est récemment accentué
(Marne, Ardennes, Nord...).
Des flux migratoires
essentiellement
Les espaces ruraux : entre départements limitrophes
un attrait renforcé
Les départements géographiquement
Plus les départements sont ruraux, plus proches et dont la population est nom-
ils ont tendance à être attractifs. Cette breuse ont une plus forte probabilité
relation entre attractivité et caractère d’échanger de nombreux migrants
rural des départements était nettement que des départements éloignés. Les
moins marquée au cours des années flux migratoires les plus importants
1990. Des où plus de 50 (plus de 20 000 migrants entre 2001 et
Écart en points % de la population réside dans l’espace 2006) ont lieu entre des départements
de 2,3 à 6,3 de 0 à 2,2
à dominante rurale (définitions) sont fortement peuplés et proches, et sou-de – 0,8 à – 0,1 de – 5,5 à – 0,9
Source : Insee, Recensements de la population. dans le peloton de tête en termes d’at- vent dans les deux sens : entre les
tractivité. C’est le cas des Landes, des départements de la région pari-
Alpes-de-Haute-Provence, de la sienne ; entre le Nord et le
Vendée, des Hautes-Alpes et de la Pas-de-Calais ; entre le Rhône et
Types d'espaces privilégiés des Lozère. À l’inverse, les départements l’Isère ; entre les Bouches-du-Rhône
migrants (migrations résidentiel- très urbains sont le plus souvent forte- et le Var.
lessur 5ans) ment déficitaires : départements de la L’indice d’intensité (définitions) per-
région parisienne, Nord, Moselle, met de tenir compte de la taille des
Seine-Maritime... zones et donc de comparer les flux en
éliminant l’influence de cet effet de
masse. Les flux les plus intenses s’ob-
Les villes-centres : servent alors entre des départements
qui peuvent être faiblement peupléspôles d’attractivité
mais contigus. Il existe donc des rela-
À l’intérieur de chaque département, tions de proximité interdépartementa-
les migrants originaires des autres les, le plus souvent dans les deux
départements sont attirés inégale- sens : entre le Territoire de Belfort et la
ment par les différents types d’espa- Haute-Saône, entre la Corse-du-Sud
ces. Dans les départements très et la Haute-Corse, entre les
attractifs, en particulier dans l’Ouest Alpes-de-Haute-Provence et les Hau-
et le Sud-Ouest du pays, ce sont le tes-Alpes, entre la Drôme et l’Ardèche,
plus souvent les espaces urbains, et entre le Doubs et la Haute-Saône,
Type d'espace d'accueil privilégié
pour les nouveaux arrivants du département plus particulièrement les villes-cen- entre la Creuse et la Haute-Vienne, de
tres (définitions), qui captent la plus la Loire vers la Haute-Loire, de la
Rural Périurbain Banlieue Ville-centre
grande partie des arrivées (carte 3). Haute-Marne vers la Meuse...Source : Insee, Recensement de la population de 2006.
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© IGN-Insee 2009
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INSEE
PREMIEREMigrants interdépartementaux par âge et catégorie socioprofessionnelleLes cadres et les jeunes
(migrations résidentielles sur 5 ans)sont les plus mobiles
% parmi les migrants % dans
Les cadres et, dans une moindre
entre départements la population totale
mesure, les professions intermédiai-
Catégories socioprofessionnelles
res ont été nettement plus mobiles
Exploitants agricoles 0,2 0,9
que les autres catégories socioprofes- Artisans, commerçants et chefs d'entreprise 2,6 2,8
sionnelles. Respectivement 20 % et Cadres 13,9 7,1
Ouvriers 9,4 12,215 % d’entre eux résidaient dans un
Employés 16,8 14,6autre département de métropole cinq
Professions intermédiaires 17,3 11,9
ans plus tôt. À l’inverse, les exploi-
Retraités 9,3 22,3
tants agricoles, les retraités, les Autres inactifs 30,5 28,2
ouvriers et les artisans, commerçants
Âges
et chefs d’entreprise sont relativement
5 - 17 ans 14,7 17,0
peu mobiles : moins d’un sur dix a 18 - 24 ans 19,0 9,5
changé de département au cours des 25 - 39 ans 38,9 21,0
40 - 59 ans 18,5 29,4cinq années. Ce taux descend à 2 %
60 ans et plus 8,9 23,1pour les agriculteurs et 4 % pour les
Source : Insee, Recensement de la population de 2006.retraités.
Les individus sont le plus mobiles
entre 18 et 24 ans : 21 % d’entre eux Nord-Est, les soldes migratoires sont soient déficitaires (Nord, Rhône,
vivent aujourd’hui dans un départe- négatifs pour la plupart des catégories Bouches-du-Rhône, Bas-Rhin...) ou excé-
ment différent de celui dans lequel ils socioprofessionnelles, mais plus par- dentaires (Haute-Garonne, Gironde,
résidaient cinq ans auparavant. Ainsi, ticulièrement pour les cadres (Nord, Hérault...), attirent les jeunes à l’âge des
parmi les 5 845 000 migrants interdé- Marne, Meurthe-et-Moselle, Doubs, études. La plupart des autres départe-
partementaux, 19 % sont âgés de 18 à Calvados...). ments ont un faible excédent migratoire
24 ans en 2006, alors que cette classe Les choix géographiques des cadres à tous les âges, sauf entre 18 et 24 ans.
d’âge ne représente que 9,5 % de la ont ainsi tendance à accentuer l’at- Les départements attractifs pour les
population âgée de 5 ans ou plus, rési- tractivité des départements. Les jeunes en âge de faire des études sont
dant en métropole (tableau). C’est en départements d’Île-de-France se dis- donc peu nombreux ; ils sont le plus
effet la période des études et de tinguent néanmoins des autres à cet souvent dotés d’une grande métropole
l’entrée dans la vie active. égard : plutôt déficitaires, certains universitaire.
À partir de 40 ans, la mobilité baisse restent attractifs pour les cadres :
fortement : 6,5 % des 40-59 ans et 4 % Hauts-de-Seine et Yvelines en parti-
des 60 ans et plus ont changé de culier. À Paris, le solde migratoire des
département en cinq ans. 73 % des cadres est déficitaire mais moins for-
Migrations interdépartementalesmigrants sont âgés de moins de 40 tement que celui des autres catégo-
des 18-24 ans (migrations résiden-ans, alors qu’ils représentent 47 % de ries socioprofessionnelles. Dans ces
tiellessur 5ans)la population totale. départements d’Île-de-France, c’est
pour les retraités que le déficit est le
plus marqué. Les départs de person-
Les choix des cadres accentuent nes âgées y sont beaucoup plus nom-
les écarts d’attractivité, breux que les arrivées.
sauf en Île-de-France
Les départements les plus attractifs Les 18-24 ans sont attirés
sont en général les mêmes pour l’en- par les départements
semble des catégories socioprofes- les plus urbains
sionnelles.
Cependant, un ensemble de départe- La configuration des soldes migratoires
ments de l’Ouest et du Sud, attractifs des 18-24 ans est diamétralement
pour l’ensemble des catégories, le opposée à celle des autres classes
sont tout particulièrement pour les d’âge (carte 4). On peut ainsi distinguer
cadres (Morbihan, Vendée, Cha- trois ensembles de départements. Un
rente-Maritime, Landes, Ariège, Gard, vaste ensemble à l’Ouest et au Sud est
Ardèche, Var, Alpes-de-Haute-Pro- composé de départements pour la plu-
Taux annuel de migration nette pour 1000
vence...). À l’opposé, dans un groupe part excédentaires à tous les âges, sauf
6,8 et plus de 3,4 à moins de 6,8 de0àmoinsde3,4
de départements dispersés sur le ter- entre 18 et 24 ans. Les départements de – 3,4 à moins de 0 moins de – 3,4
ritoire, avec toutefois une assez forte franciliens ainsi que tous ceux qui com-
concentration dans le Nord et le portent une métropole régionale, qu’ils Source : Insee, Recensement de la population de 2006.
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PREMIEREla population moyenne du département. Il
La Réunion, seul département d’outre-mer permet de comparer les soldes migratoires
des départements entre eux.dont les échanges avec la métropole sont équilibrés
Certaines des analyses qui figurent dans
Parmi les quatre départements d’outre-mer, seule la Réunion a un solde migratoire posi- cette publication s’appuient sur le zo-
tif avec la métropole. L’île est particulièrement attractive pour les cadres. Seuls les nage en aires urbaines (ZAU), défini sur
la base du recensement de 1999, et qui18-24 ans sont plus nombreux à partir qu’à arriver sur l’île. C’est également le cas des
décline le territoire en deux grandes ca-employés, des ouvriers et des étudiants.
tégories :En Guadeloupe, Martinique et Guyane, les départs vers la métropole sont plus nom-
-l’espace à dominante rurale,qui com-
breux que les arrivées en provenance de métropole (tableau). Les Antilles (Guadeloupe
prend des petites unités urbaines et des
et Martinique) sont toutefois attractives pour les plus de 40 ans et pour quelques catégo-
communes rurales ;
ries socioprofessionnelles : cadres, artisans, commerçants et chefs d’entreprise, pro-
-l’espace à dominante urbaine, composé
fessions intermédiaires, exploitants agricoles. En Guyane, le solde migratoire est positif des pôles urbains et du périurbain (couron-
pour les 25-39 ans, ainsi que pour les cadres, les professions intermédiaires et les ex- nes périurbaines et communes multipolari-
ploitants agricoles. sées).
Une ville-centre d’unité urbaine multicom-
Migrations entre les départements d'outre-mer (Dom) et la métropole munale (ou d’agglomération multicommu-
(migrations résidentielles sur 5 ans) nale) est définie comme suit. Si une
commune abrite plus de 50 % de la popula-Migrants de la Migrants du Taux annuel de
Solde pour le tion de l’unité urbaine, elle est seuleEffectifs métropole vers Dom vers la Stables (*) migration nette
Dom ville-centre. Sinon, toutes les communesle Dom métropole (pour 10 000)
qui ont une population supérieure à 50 % de
Guadeloupe 18 350 24 120 347 490 – 5 770 – 31,3
la commune la plus peuplée, ainsi que cette
Martinique 18 560 22 280 348 780 – 3 720 – 20,1
dernière, sont villes-centres. Les commu-
Guyane 11 740 13 640 155 870 – 1 900 – 22,5
nes urbaines qui ne sont pas villes-centres
La Réunion 34 990 34 770 670 030 220 0,6
constituent la banlieue de l’agglomération
* personnes résidant dans le Dom et qui y habitaient déjà 5 ans plus tôt. multicommunale.
Source : Insee, Recensement de la population de 2006. L’indice d’intensité des flux entre dé-
partements est le rapport le
d’observation des migrations, il est délicat
nombre de migrants d’un département A
de comparer la mobilité dans le temps.
vers un département B et le produit de laSources
Les statistiques sur les migrants ne concer-
population du département A en début de
nent que les personnes âgées de plus de 5
période par celle du département B en fin
ans. Leurs caractéristiques sociodémogra-
Jusqu’en 1999, le recensement de la po- de période.
phiques (âge, catégorie socioprofession-
pulationrésidantenFranceétaitréaliséde
nelle...) sont celles déclarées lors de
manière exhaustive, tous les six à neuf ans. Bibliographiel’enquête de recensement. Ainsi, lorsque
Depuis 2004, il est organisé par enquêtes
l’on parle des migrations de cadres, il s’agit
annuelles concernant successivement tous
de migrations d’individus qui sont cadres à
les territoires communaux au cours d’une Baccaïni B., « Les flux migratoires interré-
l’issuedelamigration.
période de cinq ans. gionaux en France depuis cinquante ans »,
Les informations de cette étude sont issues Population n° 1, Ined, 2007.
d’une question figurant dans le bulletin indivi- Baccaïni B., « Enquêtes annuelles de re-Définitions
duel du recensement et portant sur le lieu de censement : résultatsdelacollecte2004-
résidence (commune) cinq ans plus tôt. Pour Des changements de région plus fréquents
l’enquête de recensement de 2009, la ques- Le solde migratoire interdépartemental qui bénéficient aux régions du sud et de
ertion était : « Où habitiez-vous le 1 janvier est la différence entre le nombre d’entrants l’ouest », Insee Première n° 1028, juillet
2004 ? ». Dans les recensements classiques, dans le département, en provenance du 2005.
eril s’agissait du lieu de résidence au 1 janvier restedelamétropole,etlenombredesor- Laganier J., Vienne D., « Recensement de
de l’année du recensement antérieur. Ainsi tants du vers le reste de la la population de 2006 - La croissance re-
pour le recensement de 1999, la question métropole. trouvée des espaces ruraux et des grandes
erportait sur le lieu de résidence au 1 janvier Le taux annuel de migration nette est le villes », Insee Première n° 1218, janvier
1990. Du fait de ce changement de la durée rapport entre le solde migratoire annuel et 2009.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
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