Recul du chômage dans toutes les régions entre 1997 et 1998

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Profitant de la reprise conjoncturelle amorcée à la mi-1996, le chômage a baissé dans toutes les régions à partir de la mi-1997, mais avec une vitesse et une intensité variables. L'Auvergne, la Franche-Comté, la Champagne-Ardenne, le Centre et la Basse-Normandie ont pleinement profité de cette amélioration. A l'exclusion de la Champagne-Ardenne, ces régions avaient déjà largement bénéficié de la précédente reprise de 1994. En revanche, le chômage a faiblement reculé en Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Ile-de-France. Les disparités entre les régions demeurent : neuf points séparent le taux de chômage le plus faible, en Alsace, du plus élevé, en Languedoc-Roussillon.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°656 JUIN 1999
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Recul du chômage dans toutes
les régions entre 1997 et 1998
Ghislaine Calvarin et Christine Gonzalez Demichel,
section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
en Midi Pyrénées, de 0,7 point en Poitou rofitant de la reprise conjoncturelle
Charentes et de 0,8 point en Île de France
amorcée à la mi 1996, le chômage durant cette période ( graphique 2).Pa baissé dans toutes les régions à
Reprise de l’emploipartir de la mi 1997, mais avec une vitesse
dans l’ensemble des régionset une intensité variables. L’Auvergne, la
Franche Comté, la Champagne Ardenne, Le recul du chômage au cours des derniers
mois est lié au redémarrage de l’emploi dansle Centre et la Basse Normandie ont plei
l’ensemble des régions au cours de l’année
nement profité de cette amélioration. A 1997. En effet, après s’être stabilisé en
l’exclusion de la Champagne Ardenne, 1996, l’emploi total (salarié et non salarié) a
de nouveau progressé en France en 1997 etces régions avaient déjà largement béné
1998 : respectivement + 1 % et + 1,8 %, en
ficié de la précédente reprise de 1994. Englissement annuel à fin décembre.
revanche, le chômage a faiblement reculé Selon les premières estimations, les régions
les plus créatrices d’emplois en 1998 se en Midi Pyrénées, Poitou Charentes et Île
raient le Languedoc Roussillon, les Pays de
de-France. Les disparités entre les ré la Loire et l’Alsace, tandis que l’emploi aurait
gions demeurent : neuf points séparent leprogressé de manière modérée en Haute
Normandie, en Bourgogne, en Franche taux de chômage le plus faible, en Alsace,
Comté et dans le Limousin.
du plus élevé, en Languedoc Roussillon. Au cours de l’année 1997, la croissance de
l’emploi a été forte dans cinq régions : Pays
de la Loire et Aquitaine (+ 1,7 %), B agneret
Fin décembre 1998, le taux de chômage na (+ 1,6 %), Rhône Alpes (+ 1,5 %) Languedoc et
tional s’établit à 11,5 % de la population ac Roussillon (+ 1,4 %). Les quatre premières ont
tive. A cette date, les régions les moins largement bénéficié du dynamisme de l’emploi
affectées par le chômage sont l’Alsace, le tertiaire (en hausse de + 2,3 % à + 2,6 %, con
Limousin et la Franche Comté (moins de tre + 1,8 % au niveau national), le Languedoc-II
9 %) ( carte 1). A l’inverse, le chômage tou
I Taux de chômage régionaux au 31.12.98che plus de 13 % des actifs en Haute Nor
mandie, Provence Alpes Côte d’Azur, En % de la population active
Nord Pas de Calais et Languedoc Rous
sillon. Dans les autres régions, le taux de
chômage varie de 9,8 % en Auvergne à
12,8 % en Corse et en Picardie.
Dans une phase de reprise conjoncturelle
engagée à la mi 1996 et d’accélération des
créations d’emploi, le chômage national a
amorcé sa décrue à la mi 1997. Le taux de
chômage est passé de 12,6 % de la popula
tion active en juin 1997 à 11,5 % en décem
bre 1998. Cette amélioration a bénéficié à
toutes les régions, mais avec une intensité
et une vitesse variables. Le recul a été très
net en Auvergne et en Franche Comté ( 1,8
point), en Champagne Ardenne, en ré
gion Centre (- 1,7point) et en Basse Nor
mandie ( 1,6 point) ( graphique 1). En
Source : section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Inseerevanche, il a baissé de 0,6 point seulement
INSEE
PREMIERERoussillon enregistrant de meilleurs Taux de chômage régionaux et départementaux au 31 décembre
résultats dans l’industrie que dans le En %
secteur tertiaire. A l’opposé, l’emploi
1996 1997 1998 1996 1997 1998
total a faiblement progressé dans six
France entière 12,5 12,3 11,5
régions : Limousin (+ 0,4 %), Basse-Nor-
Alsace 7,9 7,7 6,8 Limousin 9,7 9,7 8,5mandie, Lorraine et Provence-A lpes
Bas Rhin 8,0 7,8 6,9 Corrèze 9,0 8,8 8,1
Côte d’Azur (+ 0,5 %), Île de France
Haut Rhin 7,7 7,7 6,7 Creuse 10,4 10,8 9,5
et Franche Comté (+ 0,6 %). A l’exclu
Aquitaine 13,5 13,3 12,5 Haute Vienne 9,8 9,8 8,4
sion du Limousin, ces dernières ont
Dordogne 11,9 12,0 11,4 Lorraine 11,4 11,5 10,7
souffert de réductions importantes Gironde 15,2 14,9 13,9 Meurthe et Moselle 11,4 11,5 10,9
d’effectifs dans l’industrie, à peine Landes 11,5 11,6 11,0 Meuse 10,4 10,3 9,4
compensées par une progression mo Lot et Garonne 13,1 13,0 11,9 Moselle 11,4 11,7 11,0
dérée du tertiaire. En Limousin, la Pyrénées Atlantiques 11,8 11,6 10,8 Vosges 11,6 11,6 10,3
Auvergne 11,4 10,8 9,8 Midi Pyrénées 12,1 12,2 11,6quasi stabilité de l’emploi tertiaire a
Allier 13,3 12,6 11,5 Ariège 11,9 12,2 11,2joué très défavorablement, malgré la
Cantal 10,3 9,9 8,4 Aveyron 7,1 7,2 6,8progression de l’emploi industriel.
Haute Loire 9,3 8,8 8,2 Haute Garonne 14,1 14,0 13,8Dans toutes les autres régions, la
Puy de Dôme 11,4 10,6 9,8 Gers 8,9 8,8 7,9
hausse de l’emploi a été proche de la
Bourgogne 11,7 11,5 10,5 Lot 10,5 10,5 9,5
moyenne nationale, variant de
Côte d’Or 11,4 11,1 10,2 Hautes Pyrénées 12,1 12,2 11,1
+ 0,8 % en Champagne Ardenne à
Nièvre 11,7 11,9 11,0 Tarn 12,2 12,6 11,5
+ 1,3 % en Picardie et Alsace. Saône et Loire 11,8 11,6 10,4 Tarn et Garonne 12,3 12,4 11,7
Entre mi 1994 et mi 1995, le chômage Yonne 11,8 11,7 11,0 Nord Pas de Calais 16,3 16,1 15,3
national avait déjà amorcé un reflux. Bretagne 11,4 11,4 10,7 Nord 16,6 16,2 15,4
Les régions où la croissance de l’em Côtes d’Armor 11,3 11,5 10,9 Pas de Calais 15,9 15,9 15,0
Finistère 11,4 11,5 11,0 Basse Normandie 12,1 11,8 10,7ploi avait été la plus forte étaient pour
Ile et Vilaine 10,8 10,6 9,7 Calvados 13,5 13,1 11,7une large part les mêmes qu’en 1997,
Morbihan 12,5 12,5 11,6 Manche 11,4 11,3 10,2en rajoutant la Corse : le Languedoc
Centre 11,9 11,3 10,2 Orne 10,4 10,0 9,4Roussillon, l’Aquitaine, les Pays de la
Cher 12,7 11,9 10,2 Haute Normandie 14,8 14,6 13,5
Loire et la région Rhône Alpes. En re
Eure et Loir 11,2 10,8 9,8 Eure 13,9 13,6 12,4
vanche, les régions Auvergne et
Indre 11,4 10,8 10,2 Seine Maritime 15,2 15,0 14,0
Champagne Ardenne n’avaient prati-
Indre et Loire 12,9 12,4 11,2 Pays de la Loire 12,7 12,4 11,3
quement pas créé d’emplois en 1994 Loir et Cher 11,9 11,4 10,6 Loire Atlantique 15,0 14,7 13,6
Loiret 11,1 10,4 9,5 Maine et Loire 12,6 12,5 11,4
Champagne Ardenne 13,0 12,3 11,2 Mayenne 7,6 7,2 6,3
Ardennes 16,4 15,5 14,3 Sarthe 12,4 12,1 10,8Les cinq régions ayant pleine
Aube 13,1 12,6 11,6 Vendée 10,9 10,6 9,4ment profité de la baisse du chô
Marne 11,9 11,2 10,2 Picardie 13,4 13,6 12,8mage depuis fin 1996
Haute Marne 11,5 10,4 9,0 Aisne 14,7 15,0 13,9
Corse 13,3 13,4 12,8 Oise 12,2 12,2 11,5
Corse du Sud 13,6 13,4 12,7 Somme 14,0 14,3 13,7
Haute Corse 13,0 13,4 12,8 Poitou Charentes 13,1 13,2 12,5
Franche Comté 10,2 10,0 8,7 Charente 13,4 13,1 12,6
Doubs 10,4 10,2 9,0 Charente Maritime 15,0 15,3 14,5
Jura 8,8 8,5 7,2 Deux Sèvres 11,3 11,9 10,9
Haute Saône 10,5 10,5 9,4 Vienne 11,8 11,9 11,3
Territoire de Belfort 11,1 11,3 9,7 Provence Alpes Côte 15,9 15,7 14,9
d’Azur
Île de France 10,9 10,8 10,2 Alpes de Haute 11,8 11,9 11,3
Source : section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
Provence
Paris 12,7 12,3 11,9 Hautes Alpes 8,7 9,2 8,6
Les trois régions ayant le moins Seine et Marne 9,5 9,5 8,9 Alpes Maritimes 14,2 14,0 13,1
profité de la baisse du chômage Yvelines 8,2 8,1 7,4 Bouches du Rhône 17,7 17,4 16,8
depuis fin 1996 Essonne 8,9 8,6 8,1 Var 16,7 16,6 15,6
Hauts de Seine 9,9 9,8 9,2 Vaucluse 14,4 13,6 12,6
Seine St Denis 15,0 15,0 14,5 Rhône Alpes 11,3 10,9 10,0
Val de Marne 10,7 10,7 9,9 Ain 8,2 8,0 7,1
Val d’Oise 11,1 11,0 10,4 Ardèche 11,5 10,8 10,1
Languedoc Roussillon 17,1 17,1 16,1 Drôme 14,1 13,4 12,3
Aude 14,8 14,1 13,5 Isère 11,2 11,1 10,2
Gard 17,3 17,2 16,4 Loire 13,3 12,8 11,8
Hérault 18,6 18,5 17,4 Rhône 12,0 11,3 10,4
Lozère 6,4 6,5 5,9 Savoie 10,3 10,0 9,2
Pyrénées Orientales 17,2 17,7 16,9 Haute Savoie 9,0 8,6 7,7
Source : section Synthèse et conjoncture de l’emploi, InseeSource : section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
?`et le Limousin avait été la seule région die et Corse) ou à moindre dynamisme Champagne Ardenne et en Auvergne,
à en perdre. de l’emploi (Franche Comté, Bourgo- alors qu’il a reculé globalement au ni
gne et Provence Alpes Côte d’Azur). A veau national. Dans le même temps, il
l’exception de la Franche-Comté, ces a chuté fortement dans les régionsLe chômage se stabilise
régions avaient déjà enregistré un reculMidi Pyrénées, Poitou Charentes etdans plusieurs régions
du chômage plutôt limité en 1994. Île de France.dès début 1997
La baisse du taux de chômage a varié
Dès le premier semestre 1997, le chô de 1,6 à 1,4 point en Basse Norman Baisse du chômage
mage a baissé légèrement ( 0,1 point) die, Haute Normandie, Bourgogne, Pro dans toutes les régions
dans certaines régions (Champagne vence Alpes Côte d’Azur et Pays de ladepuis mi 1997
Ardenne, Aquitaine) ou s’est stabilisé Loire. Elle a été légèrement inférieure à
(Rhône Alpes, Pays de laLoire, Alsace, De juin 1997 à décembre 1998, le chô la moyenne en Aquitaine, Corse, Lor-
Centre, Limousin). Pour la plupart, cesmage a reculé dans toutes les régions.raine et Bretagne ( 0,9 point).
régions ont traditionnellement un chô Largement supérieure à la moyenne
mage faible (c’est le cas de l’Alsace, nationale en Auvergne et Franche- Des disparités spatiales
du Centre, du Limousin et de la régionComté (- 1,8 point), en Champagne persistantes
Rhône Alpes) et, pour certaines, elles Ardenne et région Centre ( 1,7 point),
Au total, depuis le milieu des annéesont bénéficié d’une progression de cette baisse a été faible en Île-de-
quatre-vingt, les zones les plus tou l’emploi importante en 1997 (Aqui France ( 0,8 point) ainsi qu’en Poitou
chées par le chômage restent le Lan taine, Rhône Alpes et Pays de la Charentes et M idi Pyrénées (respec
guedoc Roussillon, la Provence-Loire) (tableau). tivement - 0,7 point et 0,6 point)
Alpes-Côte d’Azur, qui bénéficientParmi ces régions, certaines avaient (carte 2). Ces deux dernières régions
d’un excédent migratoire d’actifs ainsidéjà été les premières à enregistrer ont pourtant été fortement créatrices
que le Nord Pas de Calais et laune baisse ou une stabilisation de leurd’emplois en 1997.
Haute Normandie, régions en recon-taux de chômage en 1994 ( graphi Ces disparités sont en partie liées aux
version industrielle difficile. De même,que 3). Ce fut le cas de l’Alsace, du mesures de politique de l’emploi. Ain
les zones les plus épargnées depuis leLimousin, du Centre et de la Franche si, les régions dont le chômage a le
début des années quatre-vingt dixComté, régions à faible chômage, et plus baissé sur la période ont généra
restent l’Alsace et la Franche Comté,aussi des régions Pays de la Loire et lement eu davantage recours aux me
industrielles et frontalières, le Limou Rhône Alpes qui avaient bénéficié sures réduisant la population active
sin, région rurale se dépeuplant etd’une forte croissance de l’emploi. que la moyenne nationale. En particu
l’Île de France fortement tertiaire. Ce A l’inverse, les régions dont le taux delier, le nombre de bénéficiaires des
pendant, en 1998, l’Auvergne et la ré chômage a continué de progresser stages de formation (destinés aux
gion Rhône Alpes améliorent leursensiblement (+ 0,3 point au moins) adultes et aux jeunes) a augmenté très
position et devancent désormais l’Île durant le premier semestre 1997 sont nettement en Franche Comté, en ré
de France.des régions à chômage élevé (Picar gion Centre, en Basse Normandie, en
Evolution du taux de chômage au cours des deux dernières périodes II Variation des taux de chômage
de reprise régionaux entre le 30.06.97 et le
31.10.98
Lecture : la Franche Comté a bénéficié des deux périodes de reprise : son taux de chômage a baissé de 1,5 point entre
décembre 1993 et juin 1995, et de 1,8 point entre juin 1996 et décembre 1998.
Source : section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
Source : section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
´résultats extrapolés mensuellement par unPour comprendre Pour en savoir plusmodèle économétrique ; la dernière en
ces résultats
quête prise en compte ici est celle de 1998.
Par ailleurs, des données portant sur les L’emploi départemental et sectoriel en
demandes d’emploi en fin de mois (DEFM) 1997, Insee Résultats, série Emploi Re
Les taux de chômage régionaux et départe fournies par l’ANPE, par département, sexe venus, à paraître mi 1999.
mentaux présentés ici sont issus de la syn et âge sont disponibles chaque fin de tri
thèse de diverses sources statistiques et « Septembre 1998 : l’emploi dynamisémestre. Le chômage par région ou départe
administratives. Ils sont cohérents avec les depuis 21 mois », Insee Première,ment au sens du BIT est estimé en
taux de chômage nationaux et sont donc n° 619, novembre 1998.appliquant aux DEFM des coefficients de
conformes à la définition préconisée par le passage nationaux par sexe et âge issus de « 221 000 chômeurs de moins entre juin
Bureau international du Travail (BIT). l’enquête Emploi. 1997 et septembre 1998 », Insee Pre
Le calcul du taux est effectué en rapportantL’emploi qui figure au dénominateur du taux mière, n° 618, novembre 1998.
le nombre de chômeurs (au sens du BIT) àde chômage est établi par sexe à la date du
la population active totale (somme des ef « Le chômage par zone d’emploi »,31 décembre de chaque année dans chaque
fectifs salariés et non salariés, des militai Insee Première, n° 577, avril 1998.région et département jusqu’en 1997, à partir
res du contingent et des chômeurs). Le de sources administratives diverses. Pour « Le chômage régional en 1995 », Insee
numérateur, comme le dénominateur, sont 1998, il est estimé au niveau régional sur la Première, n° 502, décembre 1996.
calculés à partir de données trimestrielles base des statistiques trimestrielles disponi
(situations en fin de trimestre). « Le chômage d’inadéquation enbles, puis départementalisé. Cet « emploi au
Au niveau national, le nombre de chômeurs France : une évaluation », Economie etlieu de travail » est ensuite transformé en
au sens du BIT est obtenu à partir des Prévision, n° 113 114, 1994.« emploi au lieu de résidence » à partir des
résultats de l’enquête Emploi réalisée par résultats des recensements, puis trimestria « Mismatch : a Framework for
l’Insee chaque année au mois de mars, lisé par interpolation linéaire. Thought », in Mismatch and Labour
Mobility, Cambridge University Press,
1991.
Dispersion des taux de chômage régionaux
La dispersion des taux de chômage régio tion le poids de la région considérée dans Le caractère procyclique de cet indicateur
naux est un indicateur du chômage d’in la population active totale ( graphique A). apparaît particulièrement prononcé durant
adéquation régionale (voir Jackman, la période 1987 1993, nettement moins
Layard et Savouri 1991, Lescure et L’HortyCet indicateur présente une évolution rela durant la reprise conjoncturelle récente
1994). Il rend ainsi compte du degré d’im tivement procyclique : il se réduit en pé 1997 1998 (graphique B). Ce profil peu
mobilité géographique des travailleurs et riode de récession, durant laquelle les tauxmarqué sur la période récente pourrait
de sa contribution à la formation du sous de chômage s’élèvent plus fortement dans s’expliquer par une moindre importance
emploi au niveau de l’économie entière. les régions les moins touchées par le chô des migrations interrégionales qu’aupara
On rapporte ainsi le taux de chômage de mage ; il s’élève en phase de reprise où vant. La crise économique qui a fragilisé
chaque région au taux de chômage natio les taux de chômage se réduisent moins une partie de la population depuis le début
nal, et la variance de ces indices constituerapidement dans les régions initialement des années quatre vingt dix, aurait eu ten
l’indicateur utilisé, avec comme pondéra les plus touchées. dance à la fixer.
A Poids de la région dans la population active nationale en 1997 B Chômage d’inadéquation régional et départemental
Source : section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee Source : section Synthèse et conjoncture de l’emploi, Insee
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