Revue économie de La Réunion N° 4 Hors série - juillet 2008 (format html et pdf)

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E Environnement Trois projets finalisés en 2007 Conçu comme un outil de coordination plus néaires de l’île : les plages et les récifs qui les que de gestion, l’établissement public créé bordent font l’objet d’une fréquentation se positionne davantage comme animateur intensive par des activités de loisirs variées L’économie de l’environnement est au Très attendue par les milieux associatifs des réseaux de gestionnaires des espaces (plongée, engins propulsés par le vent, cœur des réflexions et travaux engagés en de défense de l’environnement, la créa- naturels et comme interface entre les princi- kayak, surf, nautisme, vision sous-marine et 2007 au titre du Grenelle de l’Environne- tion du Parc national de La Réunion, par paux partenaires concernés par la relation balade en mer...). Les nombreuses activités ment. À la Réunion, le projet "La Réunion décret du 5 mars 2007, constitue égale- Homme-Nature, parfois au cœur de conflits économiques et le développement urbain 2030, l’énergie verte" plus connu sous l’a- ment une réponse intégrée aux politiques d’usages. C’est un nouveau système de sur les bassins versants littoraux menacent 1 cronyme GERRI , est directement issu des publiques d’aménagement et de dévelop- gouvernance qui est donc en cours d’expéri- aujourd’hui fortement la survie de ces conclusions du Grenelle de l’Environne- pement durables du territoire initiées mentation au service du développement récifs : 80 % de l’hébergement touristique ment.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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E
Environnement
Trois projets finalisés en 2007
Conçu comme un outil de coordination plus néaires de l’île : les plages et les récifs qui les
que de gestion, l’établissement public créé bordent font l’objet d’une fréquentation
se positionne davantage comme animateur intensive par des activités de loisirs variées
L’économie de l’environnement est au
Très attendue par les milieux associatifs
des réseaux de gestionnaires des espaces (plongée, engins propulsés par le vent,
cœur des réflexions et travaux engagés en
de défense de l’environnement, la créa-
naturels et comme interface entre les princi- kayak, surf, nautisme, vision sous-marine et
2007 au titre du Grenelle de l’Environne-
tion du Parc national de La Réunion, par
paux partenaires concernés par la relation balade en mer...). Les nombreuses activités
ment. À la Réunion, le projet "La Réunion
décret du 5 mars 2007, constitue égale-
Homme-Nature, parfois au cœur de conflits économiques et le développement urbain
2030, l’énergie verte" plus connu sous l’a-
ment une réponse intégrée aux politiques
d’usages. C’est un nouveau système de sur les bassins versants littoraux menacent
1
cronyme GERRI , est directement issu des
publiques d’aménagement et de dévelop-
gouvernance qui est donc en cours d’expéri- aujourd’hui fortement la survie de ces
conclusions du Grenelle de l’Environne- pement durables du territoire initiées
mentation au service du développement récifs : 80 % de l’hébergement touristique
ment. Il place le développement des éner- depuis une vingtaine d’années. En effet, le
durable. réunionnais se trouve à proximité de la
gies renouvelables, la réduction de la classement d’un cœur protégé de 105 477
Réserve ; les ressources halieutiques sont
dépendance de l’île aux énergies fossiles Pour préserver les récifs coralliens de La
hectares fait bénéficier l’île de La Réunion
soumises à un effort de pêche excessif, tant
et la promotion de l’éco-construction, de Réunion, espaces sensibles, il manquait un
d’un label national fort et constitue une
par la pêche de loisir que professionnelle ;
l’urbanisme et de l’aménagement dura- outil de gestion et de réglementation des
étape indispensable dans la démarche de
les flux de pollution liés aux nombreuses
bles au centre de ses interventions. De usages. C’est chose faite depuis le 21 février
candidature des sites remarquables que
activités et infrastructures augmentent.
façon complémentaire, le déploiement de
sont les "Pitons, cirques et remparts" au 2007 avec la création par décret de la
Pour répondre à ces menaces, la réglemen-
ce projet doit s’opérer dans un contexte
classement du Patrimoine mondial de Réserve naturelle marine de La Réunion.
tation prévoit trois niveaux de protection au
d’exemplarité environnementale, renfor-
l’Unesco. Elle s’étend sur 3 500 hectares du Cap La
travers de zonages spécifiques.
çant l’exigence d’un rattrapage des retards
Houssaye (Saint-Paul) à la Roche aux
en matière de gestion des déchets et d’as-
Oiseaux (Étang-Salé).
synthèse réalisée par
sainissement. L’importance des crédits Préserver la biodiversité
Christian LÉGER
Les récifs coralliens de La Réunion sont le
prévus au titre de la programmation FEDER
Administrateur de données
siège d’une biodiversité remarquable. Ils
2007/2013 donne la dimension de l’effort à
Au-delà de la centaine d’emplois directs
DIREN Réunion
sont à l’origine des principaux espaces bal-
réaliser : 220 millions d’euros sont en effet
induits, ce sont des retombées plus larges
réservés à l’objectif 3-c pour préserver
qui sont espérées, notamment par les
l’environnement et les ressources dans le
acteurs du tourisme. Le Parc aura pour
cadre du développement durable.
principales missions de garantir la conser-
L’économie de l’environnement
vation d’un patrimoine naturel riche et ori-
ginal, de contribuer à sa connaissance et à de l’environnement a pour finalité Dés 2005, après de nombreux débats, la
sa surveillance, mais aussi à sa valorisa-
la préservation de l’environnement. Elle cons- Charte de l’Environnement a inscrit dans la
tion.
titue un outil d’analyse des interactions entre constitution le principe du pollueur/payeur. La
l’homme et son environnement. Elle a pour récente adoption par le sénat le 28 mai 2008
Outre les écosystèmes caractérisés par
objectif une meilleure gestion des externalités du projet de loi sur la responsabilité environ-
une biodiversité exceptionnelle et une
et des biens collectifs, notions très longtemps nementale (LRE) donne corps à ce principe.
grande qualité paysagère, les îlets habités
négligées dans les théories économiques Toute entreprise reconnue responsable de
de Mafate et des Salazes ajoutent un inté-
modernes au motif de l’illusion de ressources graves dommages à l’environnement devra
rêt culturel au cœur du Parc. Mais tous les
naturelles inépuisables. Aujourd’hui de plus en désormais financer les mesures de prévention
autres espaces ruraux et naturels des Hauts,
plus d’acteurs publics (État, collectivités terri- ou de réparation des dégâts, lesquels étaient
qui constituent la trame verte réunion-
toriales, établissements publics) et privés jusqu’alors, le plus souvent, à la charge de
naise, seront aussi concernés par l’élabo-
(entreprises mais aussi associations) participent l’État.
ration de la charte du Parc national. En
à l’économie de l’environnement.
effet, les 24 communes seront sollicitées
Le "bonus-malus", en vigueur depuis le début
pour adhérer à un projet commun de terri-
Au niveau national, en 2006, la dépense pour 2008, incite les consommateurs à privilégier
toire qui devra se traduire d’ici deux ans
la protection de l’environnement était éva- les véhicules les moins polluants sans con-
par une solidarité des espaces retenus
luée à 37 milliards d’euros, soit 2,1% du PIB. trainte réglementaire. Il illustre la possibilité de
avec le cœur du parc.
Ce poste de dépenses augmente en moyenne modifier les comportements en introduisant
de 6 % par an. Prés de 70 % de ces sommes dans les mécanismes de marché un "signal
sont alloués à la gestion des déchets et à prix" reflétant le caractère plus ou moins
1
voir définition page 16.
l’assainissement. polluant d’un bien.
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