Scot de Nice : un territoire à l'étroit dans ses frontières

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Territoire contrasté, le Scot (Schéma de Cohérence Territoriale) de Nice est marqué à la fois par sa géographie et par la prépondérance de sa ville-centre. Son accroissement démographique, ancien, s'est ralenti entre 1990 et 1999 pour se redresser depuis, confirmant une concentration très élevée de l'habitat. Le territoire continue d'accueillir des jeunes, étudiants ou non, attirés par une économie dominée par un secteur tertiaire en développement. Les fortes tensions foncières et la géographie montagneuse de l'arrière-pays entraînent souvent la recherche d'un logement en dehors du territoire du Scot, accentuant les mouvements quotidiens domicile - travail.
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N° 109 - octobre 2007 l'essentiel
Scot de Nice :
un territoire à l'étroit dans ses frontières
SMYNDICAT IXTE D’ÉTUDES
ET DESSUIVI DU COT DE L’AGGLOMÉRATION
DENCICE ÔTE D’AZUR
de Roccaseira). Il est traversé en sonTerritoire contrasté, le Scot (Schéma
milieuparleVar,fleuveauxcruespar-
de Cohérence Territoriale) de Nice
foisdévastatrices,dontlaplainealong-
est marqué à la fois par sa géo- temps fourni une agriculture intensive
tournée vers la production de légumes.graphie et par la prépondérance
de sa ville-centre. Son accroisse- En 1999, sa population totale est de
512 000 habitants et la “population desment démographique, ancien, s’est
(1)ménages” de 500 000 habitants. Au
ralenti entre 1990 et 1999 pour se er1 janvier 2005, la population des mé-
redresser depuis, confirmant une nages peut être estimée à 517 500
personnes, en progression de 0,6 %concentration très élevée de l’habi-
par an. Sur les vingt-neuf communes,
tat. Le territoire continue d’accueil- vingt-quatre forment la Communauté
d’Agglomération de Nice-Côte d’Azur,lir des jeunes, étudiants ou non,
trois la Communauté de Communes
attirés par une économie dominée
desCôteauxd’Azuretdeuxappartien-
par un secteur tertiaire en dévelop- nent à la Communauté de Communes
de la Vallée de l’Esteron qui débordepement. Les fortes tensions fonciè-
le périmètre du Scot.
res et la géographie montagneuse
de l’arrière-pays entraînent souvent
la recherche d’un logement en de-
hors du territoire du Scot, accen-
tuant les mouvements quotidiens
domicile - travail.
Le périmètre du Scot de l’aggloméra-
tion de Nice-Côte d’Azur, arrêté le 25
juillet 2003, rassemble ving-neuf com-
munessur39 121hectares.Leterritoire
est bordé au sud par la Méditerranée
quiluioffre45kmderivageetculmine
aunordà1 507mètresd’altitude(cime
(1) La population des ménages est la population vivant dans
une résidence principale. Ne font pas partie des ménages les
personnes vivant dans des habitations mobiles (y compris les
mariniers et les sans-abri) et la population des communautés
(foyers de travailleurs, maisons de retraite, résidences uni-
versitaires, maisons de détention...).
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L’urbanisation occupe la frange littorale
en continu depuis l’est du département
du Var jusqu’à Menton. Elle se déve-
loppe sur les plaines côtières et remonte
trèsenamontlelongdesrivesduVar.
Un quart du territoire est artificialisé
(zones urbanisées, zones industrielles,
espaces verts artificiels) ; un tiers est
occupé par la forêt ; un autre tiers est
constitué de zones naturelles avec peu
ou pas de végétation ; enfin, 9 % de la
surface du territoire est occupée par
l’agriculture. Entre 1988 et 2000, les
surfaces agricoles ont été divisées par
deuxauprofitdesterritoiresurbanisés.
Un territoire dense en
croissancedémographique Quatre autres communes dépassent les naturelremontepourdevenirlégèrement
modérée 2 000 habitants au km², toutes situées positif tandis que le solde migratoire di-
sur la côte : Beaulieu-sur-Mer (3 900), minue régulièrement pour se stabiliser
Laforteurbanisationentraîneuneden- Saint-Laurent-du-Var (2700), Cagnes- auxalentoursde+0,3%paran.
sité de population très élevée : 1 300 sur-Mer(2400)etCap-d’Ail(2200).Le
habitants au km² ! Par comparaison, la Scotreprésentelamoitiédelapopulation Lapopulation du Scot deNiceest plus
densités’élèveà870surleterritoiredu desAlpes-Maritimes. âgée et plus féminine que l’ensemble
ScotdeMontpellier,à600surceluide duterritoirefrançais.En2005,untiers
Sophia Antipolis et elle est de 235 sur Entre1962et2005,lapopulationdes des habitants du Scot a plus de 55 ans
l’ensemble des Alpes-Maritimes. Les ménages du Scot a augmenté de contreunquartenFrance.Lesfemmes
deux tiers de la population se concen- 161 000 personnes, ce qui représente représentent 53,7 % de la population
trent dans la commune de Nice où la une évolution de + 52 %, inférieure à contre 51,4 % au niveau national. Ces
densité atteint 4 800 habitants au km². celledelarégion(+ 69 %)maissupé- deux caractéristiques de la population
rieure à celle de la France métropoli- (plus âgée et plus féminine) sont liées
Huit villes ont plus taine (+ 31 %). Cette augmentation a et existaient déjà en 1982.
de 5 000 habitants été soutenue entre 1962 et 1975
(+ 2,0 %paran).EllearalentidepuisPopulation Estimations
Solde migratoire positifen 1999 2005 (0,3 % par an entre 1990 et 1999) et
Nice 342 740 347 900 avec les régions du nordremonte légèrement (+ 0,6 %) entre
Cagnes-sur-Mer 43 940 47 200 de la France, négatif avec celles1999 et 2005.Saint-Laurent-du-Var 27 140 30 300
du sudVence 16 980 nd
Carros 10 710 nd L’augmentationannuelledelapopula-
La Trinité 10 050 nd tionestunecombinaisondusoldenatu- Entre 1990 et 1999, près de 100000
Villefranche-sur-Mer 6 830 6 650
rel(naissancemoinsdécès)etdusolde personnes sont venues s’installer dansLa Gaude 6 170 6 540
Source:Insee-RecensementdelaPopulation1999et migratoire.Entre1975et1982,lesolde leScotdeNice.UnhabitantduScotsur
Enquêtes Annuelles de Recensement cinq n’y résidait donc pas en 1990.naturel était négatif (- 0,2 %) et l’aug-
83% de ces nouveaux arrivants habi-mentation de la population n’était due
taientlaFrancemétropolitaineen1990,qu’au solde migratoire très fortement
positif(+ 0,7 %).Depuis1982,lesolde 2%lesDomet 15%àl’étranger.
Le Scot, outil de cohérence territoriale
Le Schéma de Cohérence Territoriale (Scot) est un document de planification urbaine intercommunal
instauré par la loi solidarité et renouvellement urbain (loi SRU) du 13 décembre 2000. Il succède au
schéma directeur. Au regard des évolutions prévisibles et d’un projet politique territorialisé, il met en
cohérence les politiques publiques sur le territoire.
Les plans locaux d’urbanisme (PLU), les plans de déplacements urbains (PDU), les plans locaux de
l’habitat (PLH) et les schémas de développement commerciaux (SDC) doivent être compatibles avec
le Scot.
Dans cette étude, le Scot de Nice est comparé avec celui de la Communauté d’Agglomération de So-
phia Antipolis (CASA) et avec celui de Montpellier.
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La première région d’origine de ces
migrants est le reste de la région Pro-
vence-Alpes-Côte d’Azur avec près
de 32 000 personnes dont 19 000 en
provenancedurestedesAlpes-Mariti-
mes, 6 500 du Var et 4 200 des Bou-
ches-du-Rhône. La deuxième région
de provenance est l’Île-de-France
avec 17 600 arrivées. Viennent en-
suite Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Ca-
lais et Languedoc-Roussillon.
La majorité des arrivants en prove-
nance de l’étranger sont européens
(8 000), les deux premiers pays étant
l’Italie avec près de 1 900 arrivées et
Monaco avec près d’un millier. Vien-
nent ensuite les pays du Maghreb avec
3 100 arrivées, puis les pays de
l’Afrique subsaharienne avec 2 400
personnes. Le reste du monde repré-
sente 2 100 mouvements dont environ
700 en provenance des Etats-Unis.
Les échanges de population entre le
ScotetlerestedelaFrance,Domcom-
pris, présentent un solde négatif : le
nombre de départs excède le nombre
d’arrivées de 2 900 personnes entre
1990et1999.Unpartantsurdeuxreste
cependant dans la région Provence-
Scot de Montpellier, ils sont 45 300Alpes-Côte d’Azur avec laquelle le Un territoire attractif pour
(12,3 % de la population). Entre 1990soldeesttrèsdéficitaire(- 11 750).Les les jeunes adultes
et 1999, le nombre d’élèves et d’étu-départements d’accueil sont principa-
diantsdeplusde15ansaaugmentédelementlerestedesAlpes-Maritimes,le Entre15et30ans,lesoldedesmouve-
13 %, beaucoup plus qu’à l’échelle ré-VaretlesBouches-du-Rhône.Lesolde mentsmigratoiresestpositif.C’estno-
gionale (+ 8 %) et surtout nationaleest également négatif avec les autres tamment la conséquence de l’offre
(+ 3 %), mais cependant nettementrégions du sud de la France (Langue- d’enseignement supérieur du Scot. En
moins que dans le Scot voisin de So-1999, 24 500 jeunes sont inscrits dansdoc-Roussillon, Midi-Pyrénées). En
phia Antipolis (+ 21 %).revanche, il est positif avec les régions un établissement d’enseignement su-
Île-de-France (+ 6 600) et Nord-Pas- périeur, ce qui représente 4,8 % de la
de-Calais (+ 2 100). population. Pour comparaison, dans le Un niveau élevé de taxes foncière et
d’habitation
Le niveau de fiscalité directe par habitant estMigration positive entre 15 et 30 ans
d’un peu plus de 1 000 euros, proche de celui de
Impact des migrations par classes d'âge entre 1990 et 1999 la région, supérieur au niveau français mais in-
férieur à celui des agglomérations de taille com-Arrivées Départs Solde Impact des
migrations (%) parable.
C’est dans la répartition entre les quatre taxes queMoins de 15 ans 14 594 18 197 - 3 603 - 4,5
le Scot de Nice se singularise. La taxe d’habitation15 à 19 ans 4 521 3 966 + 555 + 1,9
et la taxe sur le foncier bâti représentent à elles20 à 24 ans 8 832 5 023 + 3 809 + 13,8
deux 68 % du produit total de l’impôt direct (55 %25 à 29 ans 9 886 8 212 + 1 674 + 5,5
en France et 60 % en PACA). Cette importance30 à 34 ans 9 129 1 018 - 889 - 2,5
des deux premières taxes se retrouve dans les35 à 39 ans 7 257 8 769 - 1 512 - 4,1
territoires fortement urbanisés : Scot de Montpel-40 à 59 ans 17 099 19 044 - 1 945 - 1,4
lier ou de Sophia Antipolis (65 %).60 à 74 ans 7 910 7 588 + 322 + 0,4
Conséquence du niveau élevé des taxes d’habi-75 ans et plus 4 050 5 382 - 1 332 - 2,2
tation et du foncier bâti, la part de la taxeEnsemble 83 278 86 199 - 2 921 - 0,6
professionnelle est relativement basse (32 %)Note de lecture : Pour calculer l'impact des migrations, le solde migratoire est rapporté à la population qui aurait
été celle de 1999 en l'absence des migrations. comparée à celle de l’ensemble du territoire mé-
Source : Insee - Recensements de la population 1990 et 1999 tropolitain (44 %) et à celle de la région (40 %).
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Auxâgesdelavieactive(30à60ans), revenus est très large dans le Scot : les
Le nombre de personnes par
le solde des arrivées et des départs est 10 % de ménages les plus pauvres dis-ménage diminue
négatif, ce qui est aussi le cas pour les posentdemoinsde4 500eurosparUC
Nombre de personnes par ménagejeunes de moins de 15 ans, tributaires (4 600auniveaurégional),les10 %les
1962 1982 1990 1999 2005desmouvementsfamiliaux.Aprèsl’âge plus aisés de plus de 33 600 euros par
Scot de Nice 2,76 2,29 2,22 2,13 2,13
de la retraite, les mouvements s’équili- UC (32 000 au niveau régional). Le
Scot de Montpellier 3,07 2,56 2,37 2,17 2,13
brent entre 60 et 75 ans, les départs de- rapport entre haut et bas revenus estPACA 2,99 2,58 2,46 2,32 2,25
Francevenant même plus fréquents que les donc de 7,5 dans le Scot contre 6,9
métropolitaine 3,11 2,70 2,57 2,40 2,30
arrivées au-delàde75 ans. dansl’ensembleduterritoirerégional.Source : Insee - Recensements de la population 1962,
1982, 1990 et 1999, estimations démographiques
supracommunales 2005
Une densité de logements Un marché du travail
daires augmente sensiblement tandis
dix fois plus élevée que la atone entre 1990 et 1999,que les logements vacants diminuent.
moyenne régionale plus dynamique ensuite
Conséquence de la forte concentration
Le territoire du Scot de Nice compte, La population active s’est maintenueimmobilière, la proportion de loge-
en 2005, 312 400 logements, soit une entre 1990 et 1999 aux alentours dements dans des immeubles est particu-
densité moyenne de 800 logements au 215000 personnes, soit 42% de la po-lièrement élevée sur le territoire du
km².Ladensitérégionaleestde86etla pulation, taux comparable aux taux dé-Scot : 74 % contre 52 % en PACA et
densité nationale de 55. Les densités partemental et régional mais inférieur35 % en France.
des communes du territoire varient de de trois points au taux national. Cepen-
cinq logements au km² à Duranus à dant, les comportements se sont modi-La moitié des résidences principales
près de 3 560 à Beaulieu-sur-Mer. Six fiés: les taux d’activité ont diminuéest occupée par leurs propriétaires qui,
communes, toutes situées sur le front chezl’ensembledesjeunestandisqu’ilssept fois sur dix, vivent dans des im-
de mer, dépassent 1 000 logements au ontaugmentéchezlesfemmesâgéesdemeubles. Cette proportion de proprié-
km². Elles regroupent 84 % de la 30 à60 ans.taires en immeuble est nettement plus
population du Scot. élevée qu’ailleurs : 50 % dans le Scot
En 1999, 185 000 actifs occupaient unde Sophia Antipolis, 40 % en PACA,
L’augmentation du nombre de loge- emploi, soit 3 600 de moins qu’en33 % pour le Scot de Montpellier et
mentssemaintientàunrythmesoutenu 1990. Cettebaissedelapopulation ac-20 % en France.
de1982à2005 :leparcdelogementsa tiveoccupéeestliéeàlaforteaugmen-
crû de 25 % pendant cette période, tationduchômagedurantlesannées90
alors que la population du Scot n’aug- Une amplitude importante (+ 26 %). En 1999, 28 700 deman-
(2)mentaitquede10 %. Cebesoinimpor- deurs d’emploi étaient inscrits àdes revenus
tant de nouveaux logements est en l’ANPE. Au 31 décembre 2006, ils
En 2004, le Scot compte 328 300partie lié à la diminution de la taille sont 21 300 à rechercher un emploi,
moyenne des ménages, qui est passée foyers fiscaux, ce qui représente une soit une baisse de 25 % (- 27 % en
de 2,29 en 1982 à 2,13 en 2005. Cette augmentation de 14 % en 10 ans. Un PACA).Letauxdechômagedelazone
diminution est toutefois beaucoup peu plus de la moitié de ces foyers d’emploideNice(dont90 %deshabi-
moins forte qu’à l’échelle nationale. (53,9 %) sont assujettis à l’impôt, part tants résident dans le Scot) est de
légèrement supérieure aux taux natio- 8,5 %. L’écart avec le taux national
nal (52,9 %) et régional (51,4 %).Si le taux de résidences secondaires est (1 point en 2000) se réduit pour deve-
demeuré stable aux alentours de 12% nir quasiment nul à la fin 2006.
entre 1982 et 1999, la part des loge- Le revenu fiscal médian par unité de
(2) Le nombre de demandeurs d’emploi en fin de moisments vacants a augmenté de 8% à consommation (UC) s’élève à 15 900
(DEFM catégories 1+2+3 hors activités réduites) est
conceptuellement assez proche du chômage au sens du11%,audétrimentdecelledesrésiden- euros, supérieur à celui de la région et
BIT et diffère du chômage au sens du recensement (dé-
ces principales (80% à 77%). C’était, de la France (15 400). L’éventail des claratif sur le bulletin individuel).
en 1999, un des taux les plus élevés de
France(PACA:7,6%,France:6,9%). Le nombre d'actifs stagne entre 1990 et 1999
Il a cependant diminué depuis. Entre
Evolution de la population active entre 1990 et 1999
1999 et 2005, la majeure partie de
Scot de Nice PACA France
l’augmentation du parc de logements métropolitaine
duScot(+ 2,8 %)portesurlesrésiden- 1990 1999 Evolution Evolution 90-99 Evolution 90-99
90-99 en % en % en %ces principales. Géographiquement, ce
Actifs ayant un emploi 189 133 185 516 - 1,9 + 3,3 + 3,0sont les communes du Scot autres que
Chômeurs 25 229 31 684 + 25,6 + 26,8 + 24,5
Nice qui profitent de cette hausse. A
Population active totale 214 362 217 200 + 1,3 + 6,8 + 5,4
Nice, le nombre de résidences secon- Source : Insee - Recensements de la population 1990 et 1999
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Le tertiaire prépondérant
et moteur dans la
progression de l’emploi salarié
depuis 1999
En 2004, le territoire compte 187 000
emplois salariés, soit 27 000 de plus
que le nombre d’emplois salariés re-
(3)censés en 1999 . Le tertiaire en re-
présente 85 % et sa progression est
soutenue.Entre1990et1999,lahausse
du tertiaire (+ 5 800 emplois) n’avait
pas permis de compenser les 10 000
pertes d’emploi accumulées dans les
secteurs de l’industrie, de l’agriculture
et de la construction (- 5 800 emplois
pourceseulsecteur).Depuis,leseffec-
tifs salariés du secteur de la construc-
tionontbeaucoupaugmentétandisque
ceux de l’industrie se sont stabilisés,
l’agriculture étant la seule à perdre en-
core des emplois.
Le tertiaire moteur dans la progression de l'emploi depuis 1999Dans le secteur tertiaire, les emplois
Emploi au lieu de travail par grands secteurs d'activitésupplémentaires concernent essentiel-
Effectifs en 1999 Effectifs salariés enlement l’éducation, la santé et l’action
2004 (source CLAP)
sociale, l’administration et le com- total non salariés salariés
merce, ce qui contribue à renforcer la Agriculture 2 400 1 400 1 000 700
Industrie 16 000 1 900 14 100 14 500prédominancedecestroissecteurs :ils
Construction 11 200 2 600 8 600 12 700
regroupent,àeuxseuls,plusdelamoi-
Tertiaire 155 300 19 300 136 000 159 100
tié des emplois salariés du Scot. Dans dont commerce 29 100 5 500 23 600 28 100
dont éducation, santé et action sociale 37 900 4 300 33 600 38 900le cas du commerce, cela marque une
dont administration 25 600 200 25 400 30 400ruptureparrapportàladécennieprécé-
Ensemble 184 900 25 200 159 700 187 000
dente caractérisée par une érosion de
Note : la comparaison des données de 1999 et de 2004 est à prendre avec précaution car les sources sont
différentes et portent sur des champs sensiblement différents.l’artisanat et des petits commerces à
Source : Insee - Recensement de la population 1999, Clap 2004l’origine des 3 500 emplois perdus.
Les services localisés
dans les grandes villes du
littoral, l’industrie dans le
couloir “Gilette - La Gaude”
En2004,plusdesdeuxtiersdesgrands
établissements du territoire sont locali-
sés à Nice. Ce sont tous des établisse-
mentsdeservice:administration,santé,
éducationettransport.LeCentreHospi-
talier Universitaire de Nice, avec plus
de 8300 salariés, est le premier em-
ployeur du Scot devant la Mairie de
Nice (8000 salariés). Avec dix fois
moins de salariés, la société “Carrefour
Hypermarchés France” est le premier
employeur privédu tertiaire.
(3) Cette comparaison doit être prise avec prudence en
raison du recours à deux sources statistiques différentes
(le Recensement et Clap) qui couvrent des champs diffé-
rents.
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Letransportalaparticularitéd’êtreex- tuées aux extrémités ouest (Cagnes- FerratàCap-d’Ail.Cescommunes,ad-
trêmement concentré : cinq établisse- sur-Mer) et est (La Trinité, Cap-d’Ail), jointes à celle de Nice, concentrent
ments niçois (la SNCF, la Société Air lapartdesentrantsdépassemême20%. 90 % de la capacité d’accueil hôtelier
France,laSociétédetransportsdel’ag- Autotal,25800actifshabitantàl’exté hautdegamme(troisetquatreétoiles),-
glomération niçoise, l’aéroport inter- rieur du Scot viennent y travailler: celle-cireprésentantlesdeuxtiersdela
national de Nice-Côte d’Azur et Avia- 3000 d’entre eux résident à Antibes, capacité totale d’accueil en hôtel
partner) totalisent 4 000 postes de tra- 2400 à Villeneuve-Loubet, 1400 à contre un tiers en moyenne en France.
vailsalariéssurles9 000quecomptele Contes, 1200 à la Colle-sur-Loup et
secteur. 1000 à Drap. Plus du tiers des entrants Les activités caractéristiques du tou-
Enrevanche,lamoitiédesgrandséta- résident dans ces cinq communes limi risme occupaient en 2003 environ-
blissements industriels sont implantés trophes. 16 000personnes,soit9 %del’emploi
dans le couloir que forment les com- total.
munes de Gilette, du Broc, Carros et Ensensinverse,27 500personnes,soit
La Gaude. L’industrie pharmaceu- 15 %desactifsduScot,partenttravail-
L’agriculture : importancetique, avec plus de 1 800 salariés, est ler quotidiennement à l’extérieur. Un
des productions sousle secteur le plus pourvoyeur d’em- tiersd’entreeuxexercentdanslescom-
serresplois industriels (13 % contre 2 % en munesd’Antibes(3 000),deValbonne
PACA). La présence des “Laboratoi- Sophia Antipolis (2 500), de Ville-
Les surfaces consacrées à l’agricultureres Arkopharma” au Broc avec 1 000 neuve-Loubet (2 400) et de Cannes
n’accaparent que 9 % du territoire dusalariés et de “Cani-Pharma” à Carros (1 700) ; un autre tiers à l’étranger
Scot. C’est un taux très faible, qui n’a(700salariés)expliquecettespécifici- (Monaco ou Italie). La proximité de
cessé de diminuer sur ce territoire do-té. Le secteur “fabrication de matériel Monaco explique que 40 % des actifs
miné par l’urbanisation et l’industrie.informatique” est également spéci- d’Eze et 70 % de Cap-d’Ail travaillent
Un millier d’exploitations agricoles yfique à la zone (5,3 fois plus présent à l’étranger contre 4 % pour l’en-
ontleursiège.Ellesoccupentl’équiva-que dans la région PACA) : la Com- semble des actifs du Scot.
lent de 1 500 emplois à temps pleinpagnie IBM France, installée à La
dont les trois quarts sont de la main-Gaude, offre la quasi-totalité des 800
Le tourisme haut de d’œuvre familiale et 20 % des salariéspostes de travail de ce secteur.
gamme prévaut dans les permanents.
L’activitéprincipaledecetteagriculturecommunes du littoral
Les déplacements clairsemée est orientée vers la produc-
domicile-travail avec En 1998, le territoire compte l’équiva- tiondefleursetdelégumessousserres,
lent de 194 000 lits à vocation touris- production à forte valeur ajoutée. Lesl’extérieurduScotsontintenses
tique dont plus de 80 % en résidences surfacesagricolessontégalementoccu-
La présence de ces grands établisse- secondaires, soit38 litspour100 habi- pées par les oliveraies (300 hectares) et
ments participe à l’attraction des actifs tants, taux trois fois inférieur au taux par une cinquantaine d’hectares de
résidant en dehors du Scot. Ainsi, en du Scot de Sophia Antipolis (107 lits vigne qui produisent le vin de Bellet
1999,lapartdel’emploioccupépardes pour100habitants).Lenombrederési- dont la qualité est reconnue par une
personnesextérieuresàlazoneavoisine dences secondaires dans le Scot voisin AOC.
16% dans les communes de Gilette et est, en effet, presque aussi élevé que Sur les hauteurs subsiste une produc-
deCarroset19%àLaGaudealorsque dansceluideNicealorsquelenombre tionovineetcaprineconcentréesurles
la moyenne du Scot est déjà de 14%. d’habitants y est trois fois moindre. cinq communes de Duranus, Aspre-
Pour comparaison, dans le Scot Pro- mont, Vence, La Trinité et Le Broc.
venceMéditerranée,demêmetailleque Les communes les plus touristiques
celui de Nice, cette part est de 8%. sontlocaliséessuruneétroitebandelit- Gérard Davoult
Danscertainescommunesdulittoralsi- torale qui s’étend de Saint-Jean-Cap- Marjorie Martin
Pour en savoir plus
"Le Scot Provence Verte : un pôle résidentiel étroitement lié aux pôles urbains voisins", SUD INSEE l'essentiel N° 91, avril 2006.
"Le Scot de la Dracénie : une croissance démographique soutenue, une vocation administrative historique", SUD INSEE l'essentiel N° 87, décembre 2005.
"Le Scot Provence Méditerranée : un territoire attractif malgré une offre limitée d'enseignement supérieur", SUD INSEE N° 75, novembre 2004.
"La communauté d'agglomération Sophia Antipolis : une forte attractivité à maîtriser", SUD INSEE l'essentiel N° 60, juin 2003.
"La comm d de Nice Côte d'Azur : un fort potentiel humain dans un espace à organiser", SUD INSEE l'essentiel N° 48, mars 2002.
Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques© Insee 2007
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Dépôt légal : octobre 2007 17, rue Menpenti
Directeur de la publication : François ClanchéN° CPPAP : 0909B05336 13387 Marseille Cedex 10
Chef du service Etudes et Diffusion : Pascal OgerN° ISSN : 1287-292X Téléphone : 04 91 17 57 57
Rédacteur en chef : Annie Mulard
Code Sage : SIE710932 Fax:0491175960
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