Six grandes familles de cantons en Rhône-Alpese

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Aménagement du territoire Six grandes familles de cantons N° 30 - Novembre 2004 en Rhône-Alpes La géographie de Rhône-Alpes, très marquée besoins des populations qui y habitent. Le par la présence des massifs montagneux, regroupement des cantons de la région enLes 313 cantons détermine des territoires multiples entre lesquels plusieurs familles ayant des caractéristiquesde Rhône-Alpes présentent le peuplement et les conditions de vie sont socio-économiques similaires permet unedes profils hétérogènes. Les 313 cantons rhônalpins description synthétique du territoire sur laquelle socio-économiques très présentent ainsi des "profils" sociaux et pourront s'appuyer diverses analyses sociales. différents et l'application des économiques très différents. Par exemple, près Sur la base des résultats du recensement depolitiques publiques doit de la moitié d'entre eux appartiennent 1999 et des informations sur le revenu disponible tenir compte de cette entièrement à l'espace à dominante urbaine des ménages, les cantons de Rhône-Alpes diversité des territoires. tandis que 58 font intégralement partie de peuvent ainsi être répartis en 6 classes. 1Six grandes familles peuvent l'espace à dominante rurale . Autre exemple, Les cantons "alpins touristiques" (20 dans 67 cantons seulement, la part des foyersêtre distinguées : les cantons cantons, 3 % de la population régionale).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Aménagement
du territoire
Six grandes familles de cantons
N° 30 - Novembre 2004 en Rhône-Alpes
La géographie de Rhône-Alpes, très marquée besoins des populations qui y habitent. Le
par la présence des massifs montagneux, regroupement des cantons de la région enLes 313 cantons
détermine des territoires multiples entre lesquels plusieurs familles ayant des caractéristiquesde Rhône-Alpes présentent
le peuplement et les conditions de vie sont socio-économiques similaires permet unedes profils
hétérogènes. Les 313 cantons rhônalpins description synthétique du territoire sur laquelle
socio-économiques très
présentent ainsi des "profils" sociaux et pourront s'appuyer diverses analyses sociales.
différents et l'application des économiques très différents. Par exemple, près Sur la base des résultats du recensement depolitiques publiques doit de la moitié d'entre eux appartiennent 1999 et des informations sur le revenu disponible
tenir compte de cette entièrement à l'espace à dominante urbaine des ménages, les cantons de Rhône-Alpes
diversité des territoires. tandis que 58 font intégralement partie de peuvent ainsi être répartis en 6 classes.
1Six grandes familles peuvent l'espace à dominante rurale . Autre exemple, Les cantons "alpins touristiques" (20
dans 67 cantons seulement, la part des foyersêtre distinguées : les cantons cantons, 3 % de la population régionale). Il
de cadres est supérieure à la moyenne régionalealpins touristiques, les s'agit des territoires correspondant à la zone
(9,5 %). L'importance de cette catégorie socialecantons ruraux, les banlieues montagneuse qui attire le tourisme d'hiver et
culmine aux alentours de 30 % dans les cantonsde cadres, les centres de d'été, dans les trois départements alpins. Ils sont
de Saint-Ismier, de Meylan et d'Echirolles-Est, caractérisés par la part prépondérante degrandes unités urbaines, les
tous trois situés près de Grenoble. A l'opposé, l'emploi tertiaire (80 % de l'emploi), lié à l'activitécantons ouvriers et ceux de elle dépasse à peine 2 % dans plusieurs cantons touristique (hôtellerie, commerce…), mais aussi"couronne résidentielle". Ces ardéchois (Burzet, Saint-Pierreville, par l'importance du travail précaire, très fréquentcatégories sont assez Coucouron…). dans ces activités. Les résidences secondaires
proches de celles que l'on
L'application des politiques publiques doit tenir sont très nombreuses (63 % des logements
pouvait déterminer en 1990, compte de cette diversité des territoires et des contre 12 % en moyenne régionale).
même si quelques évolutions
se sont dessinées, avec
En 1999 : la proportion d'ouvriers varie de 17 à 26 % selon les types de cantonnotamment la modification
des zones rurales et
"Alpins "Ruraux" "Ouvriers" "Cou- "Centres"Banlieues Région
ouvrières. touris- ronne de de grandes Rhône-
tiques" résiden- unitéscadres" Alpes
tielle" urbaines"
Valérie Genay - Insee
Population en 1999 194 762 320 715 1 219 992 813 704 1 098 468 1 998 206 5 645 847
Philippe Laperrouse - DRASS % de la population de 75 ans ou plus 6,1 11,1 7,0 6,2 5,6 7,8 7,1
% de ménages ouvriers 21,7 20,4 26,6 22,1 17,0 17,7 20,3
% de ménages cadres 6,0 3,8 6,3 9,1 15,0 9,9 9,5
Taux de chômage au recensement (en %) 5,4 10,6 10,2 8,0 8,6 15,0 11,1
(2)% de salariés en emploi précaire 29,3 11,5 11,3 9,1 9,3 12,1 11,5
% de l’emploi agricole 2,5 16,3 4,2 8,6 1,5 0,5 2,9
% de l’emploi tertiaire 80,0 52,9 54,3 56,3 68,4 77,7 68,4
% de résidences secondaires 63,0 26,5 10,2 8,5 3,9 1,5 11,9
% d’habitat collectif 48,7 13,8 29,5 14,5 45,4 81,8 50,6
Revenus nets moyens imposables
des foyers fiscaux imposés,
(base 100 en Rhône-Alpes) 94,4 85,9 93,6 103,9 116,8 94,5 100,0
% de foyers fiscaux non imposés 42,0 58,2 47,7 43,4 36,6 46,5 45,1
Sources : Insee - Recensement de population 1999 - DGI-Insee (1999)
Ce numéro de La Lettre-Analyses est
(1) L'espace à dominante urbaine est constitué des aires urbaines (unités urbaines comptant au moins 5 000 emplois et leur couronne périurbaine)téléchargeable à partir du site Internet
et des communes multipolarisées. L'espace à dominante rurale regroupe les autres communes : il comprend à la fois des petites unités urbaineswww.insee.fr/rhone-alpes,
et des communes rurales.
à la rubrique « Publications ». (2) salariés en contrat à durée déterminée ou placés par une agence d'intérim.

Les cantons où les cadres sont bien représentés cantons sont animés d'une certaine activité
touristique, grâce à la présence de nombreusessont plus nombreux en 1999 qu’en 1990
résidences secondaires (26 % du parc). Le travail
à temps partiel est plus fréquent qu'ailleurs. C'est
dans ces cantons que les foyers fiscaux non
imposés sont les plus nombreux et les revenusBourg-en-Bresse
des habitants les plus faibles.
Les cantons "ouvriers" (84 cantons, 22 % de
Annecy la population). Ces zones présentent un
Lyon caractère double. Elles ont des traits proches
des cantons "ruraux", mais de manière atténuée.
Chambéry Ainsi, 30 % de leur population réside dans
l'espace à dominante rurale, contre 14 % enSaint-Etienne
moyenne régionale et 78 % pour les cantons
"ruraux". Les habitants sont relativement âgésGrenoble
et le parc de logements est ancien. Mais ces
zones ont aussi des caractéristiques plus
Valence urbaines : il s'agit souvent de cantons marqués
par la présence d'agglomérations moyennes
Types de canton en 1999Privas (Montbrison, Beaurepaire par exemple) ou de
"Ouvriers" territoires qui, situés à égale distance des grands
"Banlieues de cadres" pôles régionaux, n'ont pas un peuplement
"Couronne résidentielle"
clairement "typé". L'industrie y est très présente
"Centre de grandes unités urbaines"
expliquant la part plus importante qu'ailleurs de"Ruraux"
foyers d'ouvriers : 27 % des ménages contre"Alpins touristiques"
20 % dans l'ensemble de la région.
Les cantons de "couronne résidentielle" (66
cantons, 14 % de la population). A quelques
exceptions près, ils sont situés autour de laBourg-en-Bresse
banlieue contiguë des grandes agglomérations.
C'est le cas de Mornant, L'Arbresle, Le Bois-
Annecy d'Oingt, Anse près de Lyon ou encore de Frangy,
Thorens-Glières, Cruseilles, non loin d'Annecy.
Lyon
Ces cantons ont un caractère périurbain
Chambéry nettement marqué : peu d'habitat collectif, de
personnes seules, de population étrangère. Le
Saint-Etienne
nombre des emplois est très nettement inférieur
à celui des actifs résidents, signe d'une fonction
Grenoble
essentiellement résidentielle, et l'emploi agricole
n'est pas négligeable. Les ouvriers sont encore
Valence relativement nombreux (22 % des ménages)
mais les ménages de cadres sont plus
Types de canton en 1990
Privas représentés que dans les cantons "ouvriers"
"Ruraux et ouvriers"
(9 % contre 6 %). Par suite, les revenus moyens
"Banlieues de cadres"
sont plus élevés et les jeunes de 15 à 24 ans"Couronne résidentielle"
"Pôles d’emploi avec habitat collectif" sont plus souvent scolarisés.
"Ruraux" Les "banlieues de cadres" (43 cantons, 20 %
"Alpins touristiques"
de la population). Il s'agit des cantons où se
sont installés en grand nombre les cadres, ceux-Sources : Insee - Recensements de population 1990 et 1999 - DGI-Insee (1990 et 1999)
ci représentant 15 % des ménages contre 9,5 %
Les cantons "ruraux" (62 cantons, 6 % de la en moyenne régionale. Pour eux, ces zones
population). Ils sont essentiellement situés sur présentent le double avantage d'un cadre de vie
le plateau ardéchois ou dans le sud-est de la agréable et d'une proximité des villes. Elles ont
Drôme. A l'écart des grands axes de circulation, un profil plus urbain que les cantons de
ils sont faiblement peuplés. Après l'exode des "couronne résidentielle", avec notamment un
actifs vers les pôles d'emploi, les habitants âgés habitat collectif assez développé. La qualification
forment aujourd'hui une part importante de la des habitants et leurs revenus nets imposables
population. L'habitat est particulièrement ancien. sont élevés (supérieurs de 17 % à la moyenne
L'agriculture est encore très présente, régionale), le taux de chômage est faible. Près
fournissant plus de 16 % des emplois alors que des trois-quarts des jeunes de 15 à 24 ans sont
la moyenne régionale atteint à peine 3 %. Ces scolarisés, record régional.
© Insee Rhône-Alpes - La Lettre Analyses n°30 - novembre 20042
© Insee 2004 - IGN 1999habitat collectif", "banlieues de cadres",Les cantons "centres de grandes unitésPeu de changement
"couronne résidentielle" et "ruraux et ouvriers".urbaines" (38 cantons, 35 % de la populationentre 1990
régionale). Ce sont des cantons ayant un Le rapprochement entre les classes ainsi définies
et 1999 caractère urbain prononcé, avec notamment un en 1990 et celles présentées pour 1999 permet
habitat en immeubles collectifs prépondérant de montrer tout d'abord que les différentes
(82 % des résidences principales). Le nombre catégories de territoire subsistent pour l'essentiel.
d'emplois offerts y est nettement supérieur à la Néanmoins, la répartition des cantons rhônalpins
population active résidente : les habitants des entre ces différentes catégories est quelque peu
espaces environnants viennent y travailler. Le modifiée. Cinq des groupes de cantons définis
taux de chômage y est aussi particulièrement en 1990 ont des caractéristiques proches de cinq
élevé (15 % contre 11 % en moyenne régionale), des groupes définis en 1999.
caractéristique qui va souvent de pair avec la Les cantons "alpins touristiques" sont les plus
concentration des emplois. Ces cantons ont stables. A une ou deux exceptions près, ce sont
aussi un profil tertiaire très marqué (78 % des exactement les mêmes en 1990 et en 1999.
emplois). Leur peuplement est composite, avec
La zone "rurale" de 1999, quant à elle,des cadres relativement nombreux (10 % des
correspond bien à celle du même nom en 1990,ménages) mais aussi des banlieues en difficulté
bien qu'elle se soit étendue en passant de 41 àsociale, par exemple près de Lyon (Vénissieux,
62 cantons et en doublant de population. ElleSaint-Fons…). La population étrangère est
est constituée de tous les cantons classés dansdavantage représentée que dans les autres
cette catégorie en 1990, auxquels s'ajoute unetypes de canton. Le taux de chômage élevé et
partie des ex-cantons "ruraux et ouvriers" les plusles revenus plus faibles qu'en moyenne
éloignés des grandes agglomérations. Cesrégionale révèlent la présence de foyers à niveau
derniers sont surtout situés au nord de Bourg-de vie modeste. Avec 2 millions d'habitants, cette
en-Bresse, dans le Beaujolais, les Monts ducatégorie de canton est la plus peuplée.
Lyonnais ou la Plaine de Forez. Dans certains
Cette structuration socio-économique du cas, le nombre de résidences secondaires
territoire régional est souvent proche du zonage augmente, conférant à ces cantons une
en aires urbaines, qui définit les pôles urbains dimension plus touristique qui les rapproche un
et leur couronne périurbaine par les flux domicile- peu de ceux de l'Ardèche et de la Drôme.
travail, ainsi que l'espace à dominante rurale.
Une grosse partie des cantons "pôles d'emploiElle apporte une lecture plus détaillée de chaque
avec habitat collectif" de 1990 se retrouve dansaire urbaine en localisant les cantons "centres",
les cantons "centres de grandes unités urbaines""de cadres" et de "couronnes résidentielles", qui
en 1999. Les autres sont regroupés dans lasont caractéristiques des zones urbaines. Pour
catégorie des cantons "ouvriers" de 1999 : leursl'essentiel, cette structuration était déjà
caractéristiques urbaines étaient en générald'actualité en 1990. En effectuant le même travail
moins marquées, notamment l'attractivité ende typologie avec les données de 1990, on peut
terme d'emploi, l'habitat collectif et le taux deen effet répartir les cantons en 6 classes. La
chômage, et les ménages ouvriers étaientplupart sont comparables à celles obtenues en
davantage présents. Ils sont notamment situés1999 et pourraient être baptisées "alpins
autour d'Oyonnax et dans la vallée du Rhône,touristiques", "ruraux", "pôles d'emploi avec
entre La Voulte-sur-Rhône et Bourg-Saint-
Andéol. En conséquence, les cantons "centresEn 1990 : dans les cantons "ruraux", les cadres étaient trois fois
de grandes unités urbaines" en 1999 sontmoins nombreux que la moyenne
beaucoup moins nombreux que les cantons
"Alpins "Ruraux "Cou- "Pôles"Ruraux" "Banlieues Région "pôles d'emploi avec habitat collectif" en 1990
touris- et ronne d’emploide Rhône-
(38 contre 63).tiques" ouvriers" résiden- aveccadres" Alpes
habitattielle" Le groupe des cantons de "banlieues de cadres"collectif"
prend de l'ampleur puisque 23 ex-cantons de
Population en 1990 194 283 156 245 701 582 1 539 696 392 029 2 368 458 5 352 293
"couronne résidentielle" viennent s'ajouter à la% de la population de 75 ans ou plus 5,6 11,9 8,4 5,3 5,1 6,8 6,6
% de ménages ouvriers 25,3 16,6 25,6 26,0 14,6 22,7 23,3 totalité des territoires déjà classés comme
% de ménages cadres 5,8 3,1 4,6 9,7 20,2 9,3 9,3 "banlieues de cadres" en 1990. Il est ainsi passé
Taux de chômage
au recensement (en %) 5,3 10,3 7,6 7,4 6,5 11,1 9,0 de 18 cantons à 43 en dix ans. La croissance du
(3)% de salariés en emploi précaire 16,6 7,6 5,8 6,3 5,7 8,1 7,4 nombre de cadres (+16 % entre 1990 et 1999 au
% de l’emploi agricole 3,1 25,6 15,3 5,5 1,2 0,8 4,0
niveau régional) et leur propension à s'installer% de l’emploi tertiaire 73,7 48,4 42,7 50,1 66,1 67,3 60,7
% de résidences secondaires 61,1 34,3 13,8 7,9 3,3 3,0 12,4 dans les banlieues résidentielles expliquent ce
% d’habitat collectif 50,1 13,8 15,8 29,4 56,1 75,4 51,5
mouvement. Plusieurs cantons autour de Lyon,Revenus nets moyens imposables
des foyers fiscaux imposés, Grenoble, Annecy, du type "couronne
( base 100 en Rhône-Alpes) 96,9 86,3 92,2 103,6 129,3 95,0 100,0 résidentielle" en 1990, ont ainsi changé de profil
% de foyers fiscaux non imposés 46,3 63,8 55,0 45,5 33,2 45,9 46,6
par l'arrivée de familles de cadres. Il en est de
Sources : Insee - Recensement de population 1990 - DGI-Insee (1990) même dans l'espace frontalier près de Genève.
(3) salariés en contrat à durée déterminée ou placés par une agence d'intérim. Dans la plupart de ces nouveaux cantons de
© Insee Rhône-Alpes - La Lettre Analyses n° 30 - novembre 2004 3"banlieues de cadres", le nombre de ménages de 11 % en 3 ans dans les cantons "ouvriers"
de cadres a explosé, avec des taux de (+5 % dans la région) et le nombre de
croissance de 30, 40 voire 80 % sur la période demandeurs d'emploi s'accroît de 16 % dansAmorAmorAmorAmorAmorce d'un
1990-1999. les cantons de "couronne résidentielle" (+ 11 %rééquilibrage
au niveau régional).Les territoires de type "couronne résidentielle"
territorial de la ont bien les mêmes caractéristiques, en 1990 et En ce qui concerne les besoins de santé, ils sont
précarité ? en 1999. Leur nombre se réduit, passant de 90 plus élevés dans les cantons "ruraux". Le taux
à 66 cantons, reflétant l'extension de d'hospitalisation des habitants y est ainsi plus
l'urbanisation. Ainsi, une partie de ces cantons haut qu'ailleurs : en 2002, il s'établit à 90
(23) appartient en 1999 au groupe des cantons journées d'hospitalisation pour 100 habitants
de "banlieues de cadres". Une autre partie est contre 63 en moyenne régionale. La présence
désormais classée dans les cantons "ouvriers". de nombreuses personnes âgées explique ce
Il s'agit en général des cantons les plus constat. Le taux d'hospitalisation est également
périphériques des couronnes résidentielles élevé dans les cantons "ouvriers". Des études
(Tarare dans le Rhône, Montbrison dans la nationales montrent en effet que, toutes choses
Loire). égales par ailleurs, les dépenses
Le cas des cantons "ruraux et ouvriers" de 1990 d'hospitalisation des ouvriers sont deux fois
et des cantons "ouvriers" de 1999 est le plus supérieures à celles des cadres.
délicat : on ne peut faire un lien direct entre ces
deux groupes. Cet espace intermédiaire très
Déterminer des classes, des familles decohérent en 1990, faisant un lien territorial entre
cantonsles grandes banlieues des différentes
(4)Les typologies de cantons présentées ici ont étéagglomérations, s'est déstructuré dix ans plus
réalisées avec la technique statistique detard. La spécificité du groupe "ruraux et ouvriers"
Classification Ascendante Hiérarchique. L'objectif est
était plus rurale que celle du groupe "ouvrier", de regrouper les cantons selon des critères de
avec notamment un emploi agricole beaucoup proximité statistique, avec une logique d'agrégation
plus présent et un habitat plus ancien. De pas à pas. Tout d'abord, sont regroupés dans une
nombreux cantons classés comme "ruraux et même classe les deux cantons ayant les
caractéristiques les plus proches. Ce regroupementouvriers" en 1990 font partie des zones qui sont
devient un canton "fictif". Puis le processus continuedevenues périurbaines au cours de la décennie
en regroupant deux autres cantons (y compris les90 tandis que d'autres ont gardé un profil rural
cantons "fictifs") et ainsi de suite jusqu'à arriver àmarqué. C'est ce qui explique qu'une partie
une seule classe. On choisit ensuite le nombre de
d'entre eux se retrouvent en 1999 soit dans la types pour lequel les classes sont les plus différentes
catégorie des cantons de "couronne possible sur le plan statistique.
résidentielle", soit dans celle des cantons L'objectif est ici de réaliser des typologies basées
sur les caractéristiques démographiques, sociales et"ruraux". Inversement, les cantons "ouvriers" de
économiques des cantons de Rhône-Alpes et de1999 intègrent des cantons de "couronne
comparer ces typologies dans le temps. Compte-tenurésidentielle" et des cantons "pôles urbains avec
de cet objectif, les indicateurs ont été sélectionnéshabitat collectif" de 1990.
de façon à être, d'une part structurels et d'autre part
Cette typologie des cantons permet une lecture disponibles à la fois en 1990 et en 1999. A part ceux
plus synthétique des situations sociales en relatifs aux revenus, ils sont issus du recensement
Rhône-Alpes, lorsqu'on la met en regard des de la population :
INSEE Rhône-Alpes - population : part de la population dans l'espace àindicateurs de précarité comme le nombre165, rue Garibaldi - BP 3184 dominante rurale, part de la population âgée ded'allocataires du RMI, l'évolution des69401 Lyon cedex 0369401 Lyon cedex 03 75 ans ou plus, part des étrangers…demandeurs d'emploi ou le taux d'hospitalisation.Tél. 04 78 63 28 15Tél. 04 78 63 28 15 - conditions de vie : part de personnes seules, partFax 04 78 63 25 25 Au début des années 2000, la pauvreté se de ménages cadres, part des foyers fiscaux non
concentre ainsi dans les cantons "centres deDirecteur de la publication : imposés, revenu annuel net moyen imposable…
grandes unités urbaines", dont l'une desEtienne Traynard - emploi : taux de chômage au recensement, part de
caractéristiques est un taux de chômage élevé. l'emploi agricole, part de salariés en emploi précaire…Rédacteur en chef :
- logement : part de résidences secondaires, part deAinsi, 7 % des ménages bénéficient du RMILionel Espinasse
l'habitat collectif…contre 4 % en moyenne régionale. A un moindre
Tarifs des numéros simples :Tarifs des numéros simples : - formation : part de la population non diplômée, tauxdegré, c'est ensuite dans les cantons "ruraux"2,2 € le numéro2,2 € de scolarisation des 15-24 ans.que la précarité sociale est la plus prégnante.
Abonnement 15 numéros par an Une typologie des cantons n'est donc pas unique. Mais l'évolution des indicateurs disponiblesminimum (plus L'année Elle dépend des indicateurs sélectionnés et du
montre qu'il y a peut-être l'esquisse d'unéconomiqueéconomique et sociale) : nombre de classes choisi.
et sociale) : rééquilibrage territorial entre 2000 et 2003. CeFrance : 30 € (4) il s'agit des cantons pour lesquels l'observation statistique est€Europe : 38 possible (appelés pseudo-cantons car ils sont constitués de com-n'est en effet ni dans les cantons "centres de€ munes entières). Dans le cas des communes découpées en plu-Code SAGE LET3028 grandes unités urbaines", ni dans les cantons
sieurs cantons, les pseudo-cantons sont d'une part l'ensemble deCode SAGE LetXX28
"ruraux" que la situation économique desDépôt légal n°1004, mai 1993 la commune (ex : Roanne) et d'autre part les parties de cantons hors la commune découpée (ex : Roanne-Nord avec les commu-© INSEE 2004 - ISSN 1165-5534 ménages s'est le plus dégradée pendant cette
nes de La Bénisson-Dieu, Briennon et Mably mais sans la portion période. Le nombre de foyers au RMI augmente de Roanne).
© Insee Rhône-Alpes - La Lettre Analyses n°30 - novembre 20044

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