Stagnation de l'activité manufacturière en 2002 - Les industriels dans l'expectative

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La production manufacturière stagne en 2002. Sa croissance en volume est de 0,1 % en moyenne annuelle, après 1,8 % en 2001. La reprise qui semblait se dessiner au premier semestre tourne court et l'activité manufacturière retombe dès l'été. L'industrie perd des emplois. L'année 2002 et le début de 2003 se caractérisent par la montée des incertitudes, qui fragilisent la confiance des agents économiques et pèsent donc sur leurs comportements de dépenses. La consommation des ménages reste le principal soutien de l'activité manufacturière, même si elle est moins dynamique que les années précédentes. Les exportations et les importations de produits manufacturés restent atones. Face à une demande jugée insuffisante, les industriels font preuve d'attentisme et de grande prudence. Ils diffèrent leurs décisions d'investissement, attendant aussi une amélioration de leur situation financière.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°905 - JUIN 2003
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Stagnation de l’activité
manufacturière en 2002
Les industriels dans l’expectative
Lucie Gonzalez, division Comptes et études de l’industrie, Insee
a production manufacturière stagne manufacturière replonge dès l’été. Elle recule
même au dernier trimestre (- 0,5 % par rapporten 2002. Sa croissance en volume
au troisième trimestre). L’activité manufactu-Lest de 0,1 % en moyenne annuelle,
rière continue de stagner au début de 2003
après 1,8 % en 2001. La reprise qui sem-
(graphique 1).
blait se dessiner au premier semestre
tourne court et l’activité manufacturière
Léger recul de la valeur ajoutéeretombe dès l’été. L’industrie perd des
des branches manufacturièresemplois.
L’année 2002 et le début de 2003 se carac-
Dans la seconde moitié de l’année 2002, l’acti-
térisent par la montée des incertitudes,
vité manufacturière se tasse et les échanges
qui fragilisent la confiance des agents interindustriels se contractent. Cette contrac-
économiques et pèsent donc sur leurs tion se reflète dans la chute des emplois inter-
comportements de dépenses. La consom- médiaires des branches manufacturières au
second semestre de 2002. De fait, la valeurmation des ménages reste le principal
ajoutée des branches nesoutien de l’activité manufacturière, même
cesse de ralentir tout au long de 2002 et recule
si elle est moins dynamique que les an-
même légèrement sur l’année (- 0,1 % en
nées précédentes. Les exportations et moyenne annuelle par rapport à 2001). Les
les importations de produits manu- biens intermédiaires et les biens d’équipement
facturés restent atones. Face à une de- sont les plus touchés, avec des baisses de
0,5 % et 0,2 % en 2002 par rapport à 2001mande jugée insuffisante, les industriels
(tableau 1). La contribution des branchesfont preuve d’attentisme et de grande
manufacturières à la croissance du PIB est
prudence. Ils diffèrent leurs décisions
nulle en 2002, alors que les branches non
d’investissement, attendant aussi une industrielles, qui décélèrent aussi en 2002, res-
amélioration de leur situation financière. tent sur des rythmes de croissance positifs à
peine inférieurs à ceux de 2001.
La France, qui faisait jusque-là figure d’excep-
La reprise attendue n’a pas eu lieu en 2002 : tion et tirait la croissance industrielle de la zone
la production manufacturière en volume pour- euro, rejoint la moyenne européenne avec un
suit sa décélération (+ 0,1 % en moyenne
La reprise de la production
annuelle en 2002 par rapport à 2001), après
manufacturière tourne court en 2002
une année 2001 déjà au ralenti (+ 1,8 % en
milliards d'euros
170moyenne annuelle, après + 7,7 % en 2000).
165Cette stagnation sur l’année correspond à un
160
mouvement de reprise avorté. En effet, dans
155
un environnement international devenu plus 150
porteur, l’industrie manufacturière française 145
140rebondit au début de 2002 sous l’effet d’une
135reprise « technique », qui corrige la contraction
130excessive de l’investissement et des stocks
125
fin 2001. Ce début d’année encourageant n’est
120
cependant pas relayé par une reprise de 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
T1
l’investissement productif, condition néces- Production cvs-cjo en volume aux prix de 1995
saire à une reprise durable, et la production Source : Comptes nationaux trimestriels - base 95, Insee
INSEE
PREMIEREindice de production en baisse de 1,1 % pensée par l’accélération des achats deLes dépenses de consommation
en 2002 (encadré). Sa situation reste biens durables (automobiles et équipe-en produits manufacturés,
cependant plus favorable que celles ment du logement). En revanche, elle
moteur de la croissance
du Royaume-Uni, de l’Italie et de l’Alle- remonte au début de 2003 (+ 1,4 % par
magne, dont les industries sont parti- rapport au trimestre précédent).
culièrement déprimées, l’Allemagne La consommation des ménages en pro- Les dépenses des ménages en électro-
entrant en récession fin 2002. duits manufacturés conserve une évolu- nique grand public progressent forte-
La consommation globale des ménages tion positive en 2002, malgré la ment (+ 6,9 % en moyenne annuelle en
résiste en 2002. Mais les entreprises croissance du chômage et la montée 2002), avec un doublement des ventes
réduisent leurs investissements et dés- des incertitudes. Elle subit cependant un de DVD en 2002. En revanche, les
tockent, et l’environnement international net fléchissement par rapport à 2001 achats de textile-cuir continuent de sta-
est peu porteur. Tout ceci contribue à la (+ 0,9 % en 2002, après + 3,5 % en 2001 gner (0,1 %) et ceux d’automobiles
stagnation de l’activité manufacturière et + 3,4 % en 2000) et ralentit davantage (- 2,1 %) et d’ameublement (- 2,7 %)
en 2002. que l’ensemble des dépenses de reculent.
Les consommations intermédiaires de consommation finale des ménages
produits manufacturés augmentent faible- (+ 1,2 % en 2002 après + 2,6 % en 2001)
Echanges extérieurs :ment en 2002 (+ 0,1 % après + 1,0 % en (tableau 3).
2001 et + 8,7 % en 2000). C’est le résul- La croissance de la consommation des un léger excédent
tat de l’atonie de la demande globale. ménages en produits manufacturés
stagne au dernier trimestre de 2002 par L’industrie manufacturière réalise un
rapport au trimestre précédent en raison excédent commercial de 15 milliards
Forte contraction de l’emploi d’une baisse sensible de la consomma- d’euros en 2002. Ce léger excédent est
tion en textile-cuir, qui n’a pas été com- le signe de la faiblesse des échangesindustriel en 2002
L’emploi dans l’industrie s’était tassé en
2001. Le mouvement s’accentue en La production manufacturière en Europe
2002 : l’emploi hors intérim recule de
En 2002, l’activité manufacturière de la montre une reprise avortée. L’activité ma-
2,2 % pour l’ensemble des branches
zone euro souffre du manque de ressort nufacturière de la zone euro rebondit au
manufacturières, soit une perte d’environ de la demande intérieure. L’indice de la début de 2002 sous l’effet d’un environne-
70 000 emplois (tableau 2). Cette dégra- production industrielle de la zone euro ment international plus porteur. Les ex-
dation affecte particulièrement les biens pour le secteur manufacturier baisse de portations sont dynamisées, et les
d’équipement et les biens intermédiai- 0,9 % en 2002, après la quasi-stagnation industriels incités à un comportement
à + 0,2 % en 2001 (graphique). moins restrictif en terme de stockage etres, très sensibles au cycle conjoncturel.
La consommation des ménages de la d’investissement. Mais la conjoncture seElle se poursuit à un rythme comparable
zone euro croît très faiblement en 2002, dégrade dès l’été : le commerce mondialdébut 2003.
en raison de la hausse du chômage. Le ralentit, des incertitudes apparaissent surEn moyenne annuelle, le moindre
mouvement est général, à l’exception de l’environnement extérieur et les condi-
recours au travail intérimaire accentue
l’Italie. Il est très marqué en Allemagne tions financières. L’appréciation de l’euro
cette tendance. Les effectifs intérimaires
qui fait face au plus fort ralentissement face au dollar et la faiblesse des échan-
de l’industrie manufacturière diminuent
de sa demande interne depuis la réunifi- ges inter-industriels et inter-européens
de 11,6 % en 2002, après la baisse de cation. font stagner la production industrielle de
4,2 % de 2001. Cependant, le mouve- Appréciée en moyenne annuelle, la pro- la zone euro depuis l’été. L’emploi indus-
ment de baisse continu depuis le prin- duction manufacturière de la zone euro triel recule dans la zone euro d’environ
temps 2001 s’interrompt : l’intérim baisse en 2002. Mais le profil infra-annuel 1% en 2002.
industriel augmente aux deuxième et
La production industrielle baisse en 2002 dans la zone euro*troisième trimestres de 2002 pour se
stabiliser au dernier. Seule l’industrie
en %
8des équipements électriques et électro- 2000 2001 2002
6niques supprime des emplois intérimai-
res tout au long de l’année. 4
8Léger recul de la valeur ajoutée
0industrielle en 2002
- 2Évolution en moyenne annuelle (%)
2000 2001 2002 - 4
France Allemagne Italie Espagne Zone Royaume- UE - États Unis Japon
Industrie manufacturière 5,4 3,3 -0,1 unieuro 15- 6
Biens de consommation 5,1 5,7 0,6 - 8
Industrie automobile 9,0 5,5 0,3
Biens d’équipement 5,1 3,2 -0,2 * Taux de croissance de l'indice de la production industrielle pour le secteur manufacturier, en moyenne annuelle.
Le secteur manufacturier selon Eurostat comprend également l’industrie agroalimentaire et le pétrole.Biens intermédiaires 5,0 1,9 -0,5
Source : Eurostat
Source : Comptes de la Nation 2002 - base 95, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREmondiaux. Après un premier semestre croissance comparable à celui de 2001 intermédiaires sont moins touchés
encourageant, grâce au regain de dyna- (+ 1,2 % en moyenne annuelle, après (- 0,4 % pour les importations en 2002).
misme de la demande mondiale, le com- + 0,8 %). Au début de l’année 2003, les Stimulés par une consommation des
merce international et intra-européen importations, tirées par la demande ménages résistante, notamment aux
est de nouveau touché, et les échanges nationale, augmentent légèrement, États-Unis, au Royaume-Uni et en Italie,
français se contractent à partir de la fin alors que les exportations baissent sous les échanges de biens de consomma-
du printemps, d’autant que l’Allemagne, l’effet de la mauvaise conjoncture de nos tion et d’automobiles croissent à un
principal partenaire commercial de la partenaires commerciaux. rythme soutenu (tableau 4 ).
France, est dans une situation conjonc- Sur l’année, la chute des échanges Après une relative stabilité en 2001, les
turelle déprimée. touche surtout les biens d’équipement prix des exportations de produits manu-
Les exportations françaises de produits (- 2,4 % en 2002 pour les importations et facturés baissent régulièrement en
manufacturés continuent donc de ralen- - 2,3 % pour les exportations). C’est la 2002 ; face à l’appréciation de l’euro et à
tir en 2002 : + 1,5 % après + 3,2 % en conséquence de l’atonie de l’investisse- l’abondance de l’offre de nombreux pays
2001 et + 14,0 % en 2000. Les importa- ment productif des entreprises françai- industrialisés, les exportateurs ont dû
tions restent en 2002 sur un rythme de ses et des pays partenaires. Les biens réduire leurs marges.
Emploi hors intérim et intérim*
Un environnement
Évolution en moyenne annuelle (%)
chargé d’incertitudesEmploi hors intérim IntérimEmploi hors intérim
en 2002 (en milliers) 2000 2001 2002 2002
Plusieurs facteurs entretiennent un cli-
Industrie manufacturière 3 046 0,8 1 -2,2 -11,6
mat des affaires particulièrement incer-
Biens de consommation 683 -1 -0,9 -2,1 -9,4
tain en 2002 et au début de 2003 : lesIndustrie automobile 259 3,2 2,8 -0,8 -8,5
Biens d’équipement 756 1,5 1,8 -1,9 -14,6 aléas de la période électorale du prin-
Biens intermédiaires 1 348 0,9 1,1 -2,6 -11,7 temps en France, les scandales finan-
ciers consécutifs à la révélation des
*nombre de personnes en équivalents-emplois à temps plein
fraudes comptables (en particulier auxSources : ministère des Affaires sociales, du travail et de la solidarité- Dares : exploitation des fichiers Unédic des décla-
rations mensuelles des agences d’intérim, et Comptes de la Nation 2002 - base 95, Insee États-Unis), la chute de la Bourse
pendant l’été, le poids de la dette finan-
L’industrie manufacturière en 2002 : stagnation de la production, cière des grands groupes, la menace de
résistance de la consommation, chute de l’investissement conflit armé avec l’Irak, puis la guerre
en Irak. Les anticipations des industriels
Évolution en volume (%) Production 2002 se retournent dès la fin du printemps
2002. Après une courte éclaircie en finDépenses
Formation brute Indice ValeurProduction de consommation d’année, l’horizon se couvre à nouveau
de capital fixe de prix 2002 enfinale au début de 2003 (graphique 2).
% milliards
Les conséquences du conflit irakien2000 2001 2002 2000 2001 2002 2000 2001 2002
représentent autant d’incertitudes pour
Produits les industriels. Le prix du pétrole aug-
manufacturés 7,7 1,8 0,1 3,4 3,5 0,9 10,4 2,5 -3,2 -2,6 646,8
mente fortement au second semestre de
Biens de consommation 4,1 3,1 0,5 3,3 2,4 1,3 16,8 -8,4 -3,3 1,3 122,9
Industrie automobile 11,3 4,9 1,1 1,9 9,3 -0,6 15 0,3 -4,6 0,8 108,6
Indicateur synthétique du climatBiens d’équipement 8,9 2,5 0,7 12,5 2,8 3,8 9,7 4,5 -2,8 6,4 162,2
Biens intermédiaires 7,2 -0,4 -0,9 3,5 -0,6 0,8 -1,9 -1,5 -2,4 2,9 253,2 des affaires pour l’industrie
125
Source : comptes de la Nation 2002 - base 95, Insee
120
Les échanges extérieurs de produits manufacturés
115
Évolution en % 110Solde extérieur
milliards d’eurosExportations Importations
105
courants*en volume (FAB) en volume (CAF)
Moyenne de longue période
1002000 2001 2002 2000 2001 2002 2000 2001 2002
Produits manufacturés 14,0 3,2 1,5 17,3 0,8 1,2 2,9 11,5 14,9 95
Biens de consommation 14,3 7,9 6,9 18,2 3,7 7,7 - 6,9 - 5,2 - 5,3
90Industrie automobile 13,2 5,4 1,5 13,0 3,0 3,6 9,2 11,2 11,3
Biens d’équipement 17,6 3,4 - 2,3 20,5 4,1 - 2,4 7,9 9,2 10,9
85Biens intermédiaires 11,2 0,0 2,2 16,0 - 3,5 - 0,4 - 7,3 - 3,6 - 1,9
*Les importations sont valorisées CAF (Coûts de l’Assurance et du Fret inclus = valorisation à la frontière française) alors que le Lecture : plus les industriels sont nombreux à être optimis-
solde global est établi FAB-FAB (Franco A Bord = valorisation à la frontière des pays exportateurs). En 2002, la correction tes, plus la valeur de l’indicateur synthétique du climat des
CAF-FAB pour l’ensemble des biens et services est estimée à 4,9 milliards d’euros dans les comptes nationaux. affaires est élevée.
Source : comptes de la Nation 2002 - base 95, Insee Source : enquêtes de conjoncture, Insee
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Avr-00
Jan-00
Juil-00
Oct-00
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Oct-01
Jan-02
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Juil-02
Oct-02
Jan-03
Avr-03
INSEE
PREMIERE2002, en raison également de la baisse entreprises françaises en biens d’équi- réagi en se désendettant, assainissant
de la production vénézuélienne, consé- pement est l’une des conséquences du leurs bilans et différant leurs décisions
quence des tensions politiques internes. faible dynamisme de la demande. de dépenses. La situation financière des
Cette hausse pèse sur les coûts de entreprises des grands groupes s’est
production. En outre, l’appréciation de améliorée grâce à ces efforts. Les
La situation financièrel’euro face au dollar depuis la fin de conditions de financement deviennent
l’année entame la compétitivité des des entreprises industrielles plus accommodantes dans la seconde
produits européens à l’exportation. Elle moitié de l’année 2002, avec uneest dégradée
représente à terme une menace pour baisse des taux réels de long terme.
les exportations.
Dans une moindre mesure, la dégrada- Sources
tion de la situation financière des entre-
L’investissement prises et des conditions de financement
a également pesé sur les décisionsen panne en 2002 Les données sont pour l’essentiel issues
d’investissement. Sous l’effet du frei- des comptes nationaux annuels (valeurs
et volumes aux prix de l’année précédente,Manquant de visibilité, les industriels se nage de l’activité et du maintien de
chaînés, base 95) et trimestriels (volumesréfugient dans l’attentisme en ralentis- charges d’exploitation élevées, le taux
corrigés des variations saisonnières et
sant leurs dépenses. Ils déstockent de marge a baissé. Il est revenu à son
des jours ouvrables aux prix de 1995).
massivement au lieu de produire et niveau de la fin des années 80, rédui-
gèlent projets d’investissements et sant les capacités d’autofinancement.
Définitionsembauches. Déjà sur une pente Les trésoreries des petites et moyennes
décroissante en 2001, le taux d’utilisa- entreprises (PME) se sont dégradées au
tion des capacités de production second semestre 2002, fragilisées par
Le champ de l’industrie manufacturièrecontinue de baisser en 2002 et passe l‘allongement des délais de paiement, et
exclut dans cet article les industries
en dessous de son niveau de longue le nombre de faillites augmente. Pour la
agroalimentaires (IAA), l’énergie et la cons-
période. première fois depuis 1996, les dépôts de truction.
Les industriels jugent insuffisante la bilan se sont accrus en 2002. L’industrie La valeur ajoutée est égale à la valeur de
la production diminuée des consomma-résistance de la consommation des a été particulièrement touchée avec une
tions intermédiaires.ménages, au regard des perspectives hausse de 9,5 %. Ce sont surtout les
L’investissement (ou formation brute de
générales de demande, notamment petites structures qui ont été concer-
capital fixe) comprend, outre les achats
internationale. Ils préfèrent différer, voire nées, mais le poids des grandes entre- d’actifs corporels, les acquisitions et la
annuler, un grand nombre de leurs prises donneuses d’ordres est en production pour compte propre de logi-
ciels.projets d’investissements en 2002. sensible augmentation, mettant en diffi-
D’après l’enquête sur les investisse- culté des PME sous-traitantes. La méca-
ments dans l‘industrie, les dépenses nique, la plasturgie, l’électronique et Bibliographie
d’équipement des entreprises du sec- l’informatique sont les plus touchées.
teur manufacturier reculent de 14 % en Les biens de consommation résistent
2002, après la stagnation de 2001. Si grâce à la demande soutenue des « Les comptes de la Nation en 2002 -
l’investissement des industriels est en ménages. La consommation faiblit, la demande
des entreprises recule », Insee premièrepanne en 2002, leurs anticipations en Les banques ont été temporairement
n° 894, avril 2003.matière d’investissement sont cepen- plus circonspectes dans l’octroi de cré-
« Note de conjoncture de mars 2003 »,
dant redevenues positives pour 2003. dits, dont le coût s’est renchéri au début
Insee.
En outre, l’investissement en volume de de l’année. Si on y ajoute la morosité À paraître :
l’ensemble des entreprises, y compris boursière qui a tari une autre source de Fréchou H. « L’intérim en 2002 », Premiè-
res informations, Dares.industrielles, en produits manufacturés, financement surtout mobilisée par les
« Les industries agroalimentaires enqui avait déjà fortement ralenti en 2001, grandes entreprises, les entreprises
2002 », Insee première.
recule en 2002 (- 3,2 %, après + 2,5 % industrielles sont devenues plus contrain-
« L’énergie en 2002 », Insee première.
en 2001 et + 10,4 % en 2000). Ce net tes financièrement à partir de l’été 2002. « Les biens d’équipements mécaniques »,
infléchissement de la demande des Les grandes entreprises industrielles ont Insee première.
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