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En basse-normandie, sept habitants sur dix habitent en dehors d'une grande agglomération. Ils résident dans un des 74 bassins de vie organisés autour de bourgs ou de petites villes. Mieux lotis que dans les autres régions, les Bas-Normands mettent en moyenne moins de temps pour aller à l'école, au travail, ou pour se soigner, ou accéder à une large palette de services et commerces.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Une constellation de
bassins de vie
On ne peut plus résumer le monde rural Les 74 bassins de vie de la région se urbaine où la population trouve plu-
au monde agricole, même si celui-ci y distinguent également par leur profil tôt emploi et services dans le pôle
demeure très lié. La Basse-Normandie, démographique. Seule une moitié urbain proche. Dans ce cas, l’éloigne-
région bocagère couverte en grande par- d'entre eux a eu tendance à gagner ment n’est donc qu’assez relatif.
tie de prairies, est encore celle qui, pro- des habitants au cours des quarante D’ailleurs, les Bas-Normands n’ont pas
portionnellement, dispose du territoire dernières années. Cet essor concerne grand chose à envier aux régions voi-
agricole le plus étendu de France. Ce surtout une large couronne autour de sines en matière d’accès aux équipe-
caractère rural s’affirme aussi au regard Caen ainsi que le littoral du Ouest- ments concurrentiels. En 1998, plus de
de la localisation de la population : seuls Manche. La moitié sud de la région huit Bas-Normands sur dix vivant en
trois Bas-Normands sur dix habitent tend en revanche à se dépeupler, mais dehors des trois plus grandes agglo-
une grande agglomération (au moins à un rythme relativement lent com- mérations pouvaient trouver dans leur
30 000 habitants) ou sa périphérie, soit paré à la moyenne des bassins de vie bassin de vie de quoi s’alimenter, se
la plus faible proportion en France. en France. vêtir, se meubler, etc. De même, au
regard du volume de leur population,
En dehors des trois principales agglo- Dans le domaine économique, d'autres seuls quelques bassins de vie pêchent
mérations de la région (Caen, Alençon clivages sont de mise. La quasi totalité par un manque d’équipements non
et Cherbourg), la vie des Bas-Normands des bassins de vie offre avant tout des concurrentiels, surtout des crèches ou
s'organise autour de 74 bourgs et petites emplois au service de leur propre popu- halte-garderies pour assurer l’accueil
villes qui drainent autant de bassins de lation. Cette économie résidentielle des très jeunes enfants. En revanche,
vie. Dans ces espaces, la population dominante peut prendre dans quelques les services publics élémentaires sont
peut généralement accomplir, sur place, cas une coloration touristique, comme toujours présents, même dans les bas-
une grande partie des actes de la vie sur la Côte Fleurie par exemple. Les acti- sins les moins bien lotis. En moyenne,
courante, comme consommer, travailler, vités qui relèvent de la production agri- le temps moyen nécessaire aux jeunes
aller à l'école ou se soigner. Ces terri- cole ou de sa transformation perdent Bas-Normands pour gagner leur école,
toires ne se ressemblent pas tous pour souvent du terrain mais conservent un leur collège ou leur lycée est d’ailleurs
autant. Une dizaine d'entre eux s'éten- poids économique conséquent dans tout à fait raisonnable comparé à celui
dent sur une large superficie et s’ap- quelques espaces de la région. L ’indus- demandé en métropole. Le temps d’ac-
puient sur des agglomérations de taille trie est également plus présente que la cès aux services de soins est aussi plus
intermédiaire (comme Lisieux et Saint- moyenne dans 14 autres bassins de vie. faible en Basse-Normandie qu’au
Lô par exemple) et un important réseau niveau national. Enfin l’accès au lieu de
de pôles d'emploi urbains et ruraux. Une fois sur deux, le bassin de vie bas- travail est lui aussi relativement rapide
A l’inverse, une trentaine de bassins normand ne pourvoit que très partiel- dans la région, ne dépassant pas le
de vie appartiennent à un rural plus lement aux besoins de ses habitants. quart d’heure en moyenne.
"isolé" et sont de taille plus modeste. C’est le cas notamment en périphérie
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La Basse-Normandie entre villes et campagnes

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