Urban, un cœur d’agglomération bordelaise en mutation

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Accompagner la redynamisation des quartiers au cœur de l'agglomération bordelaise, tel était l'objectif du programme européen Urban/Unicités/Bordeaux-Cenon-Floirac sur la période 2000-2006. Sur cette période, dans ces quartiers, la population progresse et les disparités sociales avec les autres territoires se réduisent. Toutefois, des différences subsistent par rapport à l’ensemble des communes de Bordeaux, Cenon et Floirac et les effets de la redynamisation sont variables selon les quartiers. Revitalisation de territoire Le périmètre du programme Urban Un cœur urbain devenu attractif Des similitudes Des inégalités sociales atténuées Logements : signe du renouveau urbain, la vacance diminue Revenus : les écarts persistent Un déficit en équipements de santé Des évolutions différentes selon les quartiers Encadrés Programme Urban2/Unicités Qu’est-ce que le programme Urban2/Unicités/Bordeaux-Cenon-Floirac 2000-2006 ? Évolutions du territoire espérées sur la période Précisions sur les données et la méthodologie
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE QUATRE PAGES
INSEE AQUITAINE
Urban, un cœur d’agglomération
bordelaise en mutation
Accompagner la redynamisation
des quartiers au cœur de
l’agglomération bordelaise,
À la fin des années 1990, le cœur d’agglomération
tel était l’objectif du
bordelaise était confronté à un faible dynamisme
programme européen
démographique, tandis que la population s’accrois-
Urban/Unicités/Bordeaux-Cenon-Floirac sait dans les communes périphériques.
sur la période 2000-2006.
Le programme Urban a ainsi été mis en place afin de
Sur cette période,
favoriser l’attractivité économique et résidentielle
dans ces quartiers, autour de Bordeaux, de réunifier les deux rives de la
la population progresse Garonne et de renforcer la cohésion, notamment via
la valorisation du territoire.et les disparités sociales
avec les autres territoires
se réduisent.
Toutefois, des différences
subsistent par rapport
à l’ensemble des communes
Bas
CenonBordeaux Cenonde Bordeaux, Cenon et Floirac
La Bastide
et les effets de la redynamisation
La Benauge
sont variables selon les quartiers.
St-Pierre
Pont Floirac
Bas Floiracde Pierre
St-Michel
Pont
Ste-Croix Saint-Jean
St-Jean
Belcier
Programme Urban2/Unicités
Un partenariat entre le Secrétariat général aux affaires © IGN - Insee 2012
régionales (SGAR) et l’Insee a été conclu afin de partici-
Contours de laper à l’évaluation globale du programme en apportant Le périmètre Urban et la zone d’étude
zone d’étudeun éclairage sur les évolutions des principaux indica- Note : Le contour de la zone étudiée
n’est pas identique à celui du périmètreteurs sur le territoire Urban (cf. page 6). Périmètre Urban
d’Urban. La mobilisation des données a étéCette publication présente les principaux résultats de ce réalisée à l’échelle des IRIS. La différence Contours
travail. entre les deux est peu importante. communes
AVEC LA PARTICIPATION DE :
INSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES
Tramway, ligne A
Tramway, ligne B
o
N 201
JUIN 2012
T
ramway
, ligne CCe programme a participé activement à résidentielles (Bas Cenon et Bas Floi- rive droite (+ 4 % de 1990 à 1999) et
la revitalisation de ce territoire en muta- rac). L’ensemble de ces zones et de 8 % sur la rive gauche (- 4 %
tion comme catalyseur des différentes quartiers constitue ce qu’on appelle auparavant).
actions, notamment communales, par la suite le “territoire Urban”. Dès
Des similitudes
menées sur cet espace. Cependant il est lors, il est difficile de faire ressortir
impossible d’isoler ses effets propres, des effets globaux, d’autant plus que Le territoire Urban ne se différencie
indépendamment d’actions concomi- les différentes actions menées dans le pas des trois communes de référence,
tantes qui ont également permis l’amé- cadre du programme Urban ne au regard de l’évolution entre 1999 et
lioration de la qualité de vie. visaient pas toutes les mêmes 2007 de la structure par âge, ou de
objectifs. celle par catégories socioprofession-
Ainsi, le développement du tramway
nelles. Les ouvriers restent plus nom-
et l’installation de parcs relais ont De plus, de nombreux effets du pro-
breux sur le territoire Urban (12 % de
facilité l’accessibilité de certains ter- gramme Urban sont par nature diffici-
la population totale) qu’à Bor-
ritoires et réduit les temps de trans- lement mesurables, notamment ce qui
deaux-Cenon-Floirac (8 %), tandis
port. L’aménagement des quais rive concerne l’amélioration du cadre de
que les cadres sont moins représentés
gauche a amélioré la qualité de vie et vie ou l’image du patrimoine… La
(7 % contre 10 %). La part des autres
valorisé le patrimoine. Le développe- comparaison des résultats obtenus
catégories (retraités, personnes sans
ment de la zone d’aménagement aux objectifs attendus n’est ainsi pos-
emploi ou âgées de moins de 14 ans)
concerté (ZAC) “Cœur de Bastide” a sible que pour quelques critères.
est prépondérante pour les deux terri-
permis l’implantation d’un pôle uni-
Enfin, la comparaison des évolutions toires (plus de 35 %). De 2004 à
versitaire et d’activités économiques
du territoire entre la période d’exécu- 2007, la baisse du nombre de chô-
(galerie commerciale, entreprises…),
tion du programme et la décennie meurs est similaire sur les territoires
la création de logements et d’espaces
précédente doit être mise en perspec- Urban et Bordeaux-Cenon-Floirac
verts. Le programme “Objectif 2” a
tive et ainsi relativisée. La période (- 20 %).
également soutenu la reconversion
récente présente en Aquitaine une
économique et sociale de ce Des inégalités sociales atténuées
dynamique économique et démogra-
territoire.
phique plus favorable que la précé- Dans d’autres domaines, l’évolution
Ces grands projets ont attiré de nou- dente. Elle coïncide aussi avec la du territoire Urban est plus forte, ou
veaux habitants, nécessité la création réalisation d’importantes actions d’a- meilleure, que pour Bordeaux-
d’équipements et de services et ménagement sur l’agglomération Cenon-Floirac.
entraîné des activités économiques. bordelaise (mise en service du tram-
En 1999, les habitants de la zoneUrban a accompagné ces projets sur way notamment).
Urban étaient sensiblement moinsles trois communes Bordeaux, Cenon
Un cœur urbain devenu attractif diplômés que dans l’ensemble Bor-et Floirac, notamment grâce à des
deaux-Cenon-Floirac. Ainsi, 26 %mesures ciblées et localisées dans la Entre 1999 et 2007, la croissance de la
des habitants du territoire Urbanperspective d’un développement population du territoire Urban (+ 11 %)
n’avaient pas de diplôme en 1999,urbain durable (environnement, parti- est légèrement supérieure à celle des
contre 20 % pour les trois commu-cipation des citoyens…). trois communes où il s’inscrit : Bor-
nes. De 1999 à 2007, ces parts bais-deaux, Cenon et Floirac (+ 8 %), quiLe périmètre du programme Urban
sent respectivement de huit etconstituent les “communes de réfé-
cinq points. La part des diplômés duLe territoire couvert par Urban était rence” de cette étude.
e e2 et du 3 cycle s’accroit de 6 pointstrès hétérogène au début du pro-
Ces évolutions marquent un retourne- pour atteindre 21 %, contre 24 %gramme. Il regroupait des zones
ment de tendance par rapport à la pour Bordeaux-Cenon-Floiracindustrielles délaissées (La Bastide),
période 1990-1999, durant laquelle la (+ 5 points).des quartiers peu attractifs (la gare
population a diminué sur le territoireSaint-Jean), d’autres nettement plus
Logements : signe du renouveau
Urban (- 1 %) et progressé à Bor-aménagés (une partie de la zone urbain, la vacance diminue
deaux-Cenon-Floirac (+ 2 %). L’at-Hôtel de ville-Quinconces), des
tractivité du cœur urbain est désormais De 1999 à 2007, la part de logementsquartiers jeunes à faible niveau de
revenus (quartier Capucins-Victoire) très nette, puisque la population du ter- vacants diminue de cinq points sur le
mais aussi des zones très ritoire Urban s’accroît de 15 % sur la territoire Urban contre deux points
oN 201LE QUA TRE P AGES
JUIN 2012INSEE AQUITAINEpour Bordeaux-Cenon-Floirac. Signe médian progresse de 19 % pour central dans le renouvellement des
du renouveau urbain, il n’y a plus que atteindre 14 000 euros pour Urban et populations résidentes.
17 500 euros pour l’ensemble8 % de logements vacants dans la
Un déficit en équipements de santé
(+ 16 %). Des écarts perdurent, car lezone Urban contre 5 % pour l’en-
centre de l’agglomération attire dessemble des trois communes. Moins de En 2007, les de santé sont
jeunes cadres, mais également deslogements vacants, c’est aussi davan- moins présents sur le territoire Urban
personnes plus pauvres qui habitent qu’à Bordeaux-Cenon-Floirac. Cetage de résidences principales. Sur la
des logements parfois vétustes. De constat est vrai pour les spécialistes,même période, la part de ces derniè-
plus, en 2002, le rapport entre le seuil mais également pour les médecinsres augmente de six points et en 2007,
plancher des 10 % les plus aisés et le omnipraticiens, les chirurgiens-dentis-neuf logements sur dix sont des habi-
seuil plafond des 10 % les plus pau- tes, les infirmiers… Par contre, les phar-tations principales, soit autant qu’à
vres était notablement plus élevé macies sont légèrement plusBordeaux-Cenon-Floirac. Par ailleurs,
(13,1) que pour Bordeaux- nombreuses (7 pour 10 000 habitants)depuis 1999, les parts de propriétaires
Cenon-Floirac (8,6). La mutation de qu’à Bordeaux-Cenon-Floirac (6).ont augmenté de deux points sur le
ces quartiers a entraîné une forteterritoire et sur l’ensemble des trois
Malgré les objectifs de développe-baisse de ce rapport (10,9 en 2007),
communes, laissant perdurer leur
ment économique inscrits dans les dif-tandis qu’il restait quasiment stable
écart. Ainsi, en 2007, la part de pro-
férents grands projets urbains, lespour les trois communes (8,9).
priétaires reste moins importante
emplois sont encore peu nombreux
(20 %) que dans l’ensemble des trois Malgré leur progression, les niveaux sur l’ensemble du territoire Urban, par
communes (29 %). des revenus fiscaux restent inférieurs à rapport aux trois communes de réfé-
ceux observés dans les trois communes rence. La zone couverte par le pro-Revenus : les écarts persistent
de référence. Les écarts subsistent à la gramme Urban ne représente que 4 %
Les inégalités se sont également rédui- fois pour les bas et les hauts revenus. des emplois de l’ensemble Bor-
tes en termes de revenus fiscaux. En Ces différences sont en partie liées à la deaux-Cenon-Floirac contre 19 % de
2002, le revenu annuel médian était sous-représentation des cadres et à la la population.
de 11 500 euros par unité de consom- surreprésentation des ouvriers. Les
Pourtant, en 1999, le territoiremation (UC) pour le périmètre Urban actions du programme Urban, conju-
regroupait 22 % des unités de Bor-et de 15 000 euros pour les trois com- guées à celles des autres projets
deaux-Cenon-Floirac : 3 800 éta-munes. De 2002 à 2007, ce revenu urbains, ont probablement joué un rôle
blissements essentiellement de
petite taille.Des revenus fiscaux plus faibles sur une large partie du territoire Urban
En 2006, on compte 4 200 établisse-
Bruges
Lormont ments, mais la part dans l’ensemble
reste stable. Plusieurs quartiers du ter-
ritoire Urban sont résidentiels et doncLe Bouscat
les activités présentes sont en lien
avec cet aspect. En 1999 et encore en
Revenus par 2006, par rapport aux trois commu-Cenonéquivalent adulte
nes de référence, les établissementsTrès fort Bordeaux
Fort du commerce, de la construction et
Moyen
des services aux particuliers sont sur-
Faible
représentés. Alors qu’il reste stableTrès faible
Hors champ Floirac pour les trois communes, le nombre
Commune d’établissements de services aux par-
Zone d’étude ticuliers progresse de 8 % de 1999 à
Source : Insee, Direction générale 2006 dans le périmètre Urban. À l’op-
des Finances publiques-Revenus
fiscaux localisés des ménages 2006 posé, les services aux entreprises sont
nettement moins nombreux sur le ter-Bouliac
Talence
ritoire Urban (17 % par rapport àBègles
© IGN - Insee 2012 24 %).
oN 201 LE QUA TRE P AGES
JUIN 2012 INSEE AQUITAINEDéfinitionsLes aménagements réalisés ou à venir dans tous les quartiers, puisque la fina-
IRIS :vont renforcer les évolutions déjà lité même du programme était plutôt
Les Ilots Regroupés pour l’Information
constatées sur le territoire Urban. de mener des actions adaptées à la Statistique (IRIS) représentent un décou-
Ainsi le projet Euratlantique vise à atti- situation locale. page du territoire en mailles infracom-
munales constituées d’environrer des activités économiques (centre
2 000 habitants.À la fin du programme, la situation des
d’affaires, commerces…) et à cons- Le territoire Urban a été étudié à ce ni-
trois IRIS (cf. définitions) de la zone veau de détail, en raison des donnéestruire de nouveaux logements autour
disponibles dans les sources de données.Hôtel de ville-Quinconces reste plus
de la gare Saint-Jean, à Floirac et à
favorable que celle des autres quartiers
Bègles. Unité de consommation (UC) :
couverts par Urban. De 1999 à 2007,
Pour comparer les niveaux de vie deDes évolutions différentes selon le nombre d’habitants y progresse for- ménages de taille ou de composition
les quartiers tement (+ 19 %) et la part des diplômés différente, on utilise une mesure du re-
venu corrigé par unité de consomma-e edu 2 et du 3 cycle atteint 35 %,
Les situations initiales étaient diffé- tion à l’aide d’une échelle
contre 28 % huit ans plus tôt. La part d’équivalence :rentes d’un quartier à l’autre. D’une
1 UC pour le premier adulte du ménage,des cadres et des professions intellec-
part, certains quartiers étaient moins 0,5 UC pour les autres personnes de
tuelles supérieures (13 %) est plus 14 ans ou plus et 0,3 UC pour les enfantsdéveloppés que d’autres, notamment
de moins de 14 ans.élevée qu’à Bordeaux (9 %), tandis que
La Bastide, mais aussi une large partie
les retraités sont très peu nombreux
de la zone Hôtel de ville-Quincon-
(6 %). Il n’y a que 12 % de propriétai- Le Bas Floirac et le Bas Cenon sont desces. D’autre part, plusieurs quartiers
res alors que les revenus sont parmi les quartiers résidentiels et populaires. Lesdu territoire Urban (Bastide, Bas
plus élevés du territoire Urban. ouvriers et les retraités (respectivementCenon et Bas Floirac) sont inscrits
16 % et 20 % des habitants) sont surre-dans des zones urbaines sensibles À l’opposé, la situation des IRIS du
présentés par rapport au territoire(ZUS) et bénéficient à ce titre d’aides quartier Capucins-Victoire couverts
Urban (respectivement 12 % et 13 %).de l’État. par le programme évolue moins favo-
La part des habitants peu diplômés y
rablement, notamment en termes deCertains grands projets (aménagement diminue, mais reste supérieure à la
niveau de revenus. La part des loge-des quais rive gauche, moyenne du territoire. On compte éga-
ments occupés par des propriétaires yde la ZAC…) n’ont pas ciblé tous les lement beaucoup plus de propriétai-
est faible (8 %). La population de cequartiers et n’ont donc pas profité de la
res : 53 % à Cenon et 30 % à Floirac
quartier est plus jeune et diplômée,même façon à chaque zone. De même,
contre 20 % pour Urban.
les actions mises en œuvre dans le tandis que les retraités sont moins
Dans le quartier de La Gravette (Floi-cadre d’Urban n’ont pas été identiques présents.
rac), la population diminue de 1999 à
La distribution des revenus fiscaux est très variable
2007. Cette baisse est à relativiser,
dans les quartiers d’Urban en 2007
puisque des immeubles vétustes duRevenus annuels (euros)
45 000
quartier Libération ont été libérés afin
40 000 d’être détruits de 2010 à 2012 ; ils
35 000 seront remplacés par des maisons et de
petites résidences. Par ailleurs, les
30 000
écarts de revenus sont plus marqués
25 000
dans ce quartier : l’écart entre les plus
20 000
aisés et les plus pauvres s’est accru de
15 000 20 % entre 2002 à 2007 et le revenu
10 000 médian n’a progressé que de 6 % sur la
période contre 19 % pour celui du ter-5 000
ritoire Urban.
0
Capucins- Bas Floirac Saint-Jean Bas Cenon Bastide Hôtel de ville- Bordeaux-
Victoire Quinconces Cenon-Floirac
L’évolution de La Bastide a été variable
Source : Insee, Direction générale des Finances publiques-Revenus fiscaux localisés
e
9 décile d’un IRIS à l’autre, en fonction de l’a-des ménages 2007
e
3 quartile
Note : Les barres colorées de ce graphique présentent de bas en haut : vancement des opérations de rénova-
Médianeer er
le 1 décile (10 % les plus pauvres), le 1 quartile (25 % les plus pauvres), la médiane, er
ee 1 quartilele 3 quartile (25 % les plus riches) et le 9 décile (10 % les plus riches). tion. Ainsi l’aménagement de la ZAC
er
1 décileCette représentation permet de comparer les différences de revenus entre zones.
Cœur de Bastide s’est concentré sur
oN 201LE QUA TRE P AGES
JUIN 2012INSEE AQUITAINEune portion du quartier. D’autres Bastide est plus âgée que celle de l’en- et 0,8 % des emplois. C’est le quartier
grands projets vont prolonger les semble du territoire Urban. Les retrai- d’Urban pour lequel ces deux pour-
efforts de rénovation, notamment l’a- tés sont également plus nombreux centages sont les plus proches. Enfin,
ménagement du quartier Brazza et le (25 % contre 21 % pour Urban). Enfin, les revenus augmentent plus vite pour
pont Bacalan-Bastide. Le niveau des on compte 30 % de propriétaires. les habitants de la partie gare
revenus y est hétérogène. Dans certai- Saint-Jean que pour ceux de Belcier.
Dans le quartier de la gare Saint-Jean,nes zones, le niveau est proche de En 2007, les revenus des habitants de
la part des logements occupés par descelui de la commune de Bordeaux, ces deux IRIS se situent au même
propriétaires est faible (10 %). Cettetandis que dans d’autres secteurs, il est niveau que ceux d’Urban.
zone regroupe 2 % de la population deinférieur à la moyenne du territoire
l’ensemble Bordeaux-Cenon-FloiracUrban. La population du quartier de La
Marylène HENRYPrécisions sur les données
et la méthodologie Stéphane LEVASSEUR
Il est impossible d’évaluer les effets propres du programme Urban indépendam-
ment des autres actions et évolutions qui se sont produites sur ce territoire durant
la période 2000-2006. Dès lors, les évolutions présentées dans cette étude sont
vraisemblablement le résultat du programme Urban et de nombreux autres évène-
ments et actions.
Par manque de données, on ne peut pas étudier l’effet d’Urban sur certaines thémati-
ques : le cadre de vie (absence de données), les équipements/services (impossibilité
de faire une évolution sur la période)… Enfin, certaines données ne sont pas disponi- POUR EN SAVOIR PLUS ...
bles à un niveau aussi fin que les IRIS, notamment pour les domaines du chômage ou
? Site URBAN2/Unicités
des transports…
www.urban-unicites.com
De nombreuses données proviennent du recensement de la population, dès lors la pé-
? “Objectif 2 Aquitaine 2000-2006 : un re-
riode d’analyse (1999-2007) est légèrement plus étendue que celle du programme
gain démographique, mais des fragilités
2000-2006.
demeurent”
Pour mieux comprendre l’évolution rapide de la société, la méthode de recense- Insee Aquitaine Le Quatre Pages
ment de la population a été rénovée. Une nouvelle méthode a été mise en place et n° 202-Juin 2012
des informations régulières et récentes sont produites chaque année. Cette moder-
? “Projet Bordeaux-Euratlantique : dia-
nisation s’est accompagnée de changements qui appellent des conseils d’utilisa-
gnostic point 0”
tion adaptés.
Insee Aquitaine Le Quatre Pages n° 199-fé-
Il aurait été intéressant de faire un suivi annuel de l’impact du programme Urban, par rap- vrier 2012
port à une évaluation ex ante. Malheureusement, cela n’a pas été possible en raison du peu
“ Quartiers prioritaires en Aquitaine : des
d’outils disponibles au moment du lancement de ce programme en 2000.
quartiers fragiles, en situations diverses”
Pour davantage d’information, consulter les conseils d’utilisation des résultats du re- Insee Aquitaine e-dossiers n° 3-avril 2011
censement : www.insee.fr, rubrique les résultats des recensements de la population.
oN 201 LE QUA TRE P AGES
JUIN 2012 INSEE AQUITAINEoN 201LE QUA TRE P AGES
JUIN 2012INSEE AQUITAINE
Qu’est-ce que le programme Urban2/Unicités/Bordeaux-Cenon-Floirac 2000-2006 ?
Urban2 est un programme européen l’environnement. Elles viennent en accom- proximité notamment liés à la petite
d’aide au développement économique et pagnement de grands projets engagés sur enfance. L’axe 3 est centré sur la proxi-
social des zones urbaines à revitaliser ce territoire par les collectivités. mité et la vie quotidienne.
(valoriser un territoire, améliorer la qualité
Les fonds alloués aux projets sont compris Quelques actions mises en œuvre dans le
de vie des riverains). Urban2 concerne
cadre d’Urban2/Unicités :dans une fourchette très large. La moyenne
8 autres projets en France et 70 en Europe.
- La création d’un pôle petite enfancedes aides est d’environ 80 000 euros et
Cœur de Bastide, coût total :Il a pour vocations prioritaires d’accompa- l’aide représente en moyenne un tiers du
1 140 000 euros dont 40 % sur fondsgner et de soutenir le développement éco- coût total des projets.
Feder ;nomique, la création d’emplois, l’égalité
Les projets s’articulent autour de trois axes - La création de la Maison du vélo : déve-des chances entre les femmes et les hom-
majeurs : loppement du prêt gratuit de vélos surmes, la protection de l’environnement et
- Un centre d’agglomération à aménager Bordeaux, inauguration en juin 2003,les nouvelles technologies de l’informa-
et à valoriser. L’axe 1 concerne les fonc- coût total : 375 000 euros dont 40 % surtion (NTIC).
tions de centralité. Il a pour objectif l’at- fonds Feder ;
Urban2/Unicités est le nom du projet qui tractivité et la compétitivité du territoire ; - Bastide en danses, projet de mise en
couvre une partie des communes de Bor- - Un espace de développement à réseau d’opérateurs culturels bordelais,
deaux, Cenon et Floirac. Il a été doté de encourager. L’axe 2 soutient le dévelop- autour de la danse, coût total :
pement du territoire et des ressources9,8 millions d’euros. Les 105 actions 149 000 euros dont 40 % de fonds
menées sont destinées à renforcer l’iden- humaines de ses quartiers. Il concerne le Feder ;
tité et la vie des quartiers, encourager les champ de l’économique et de la société - Le développement du crédit solidaire
nouveaux modes de déplacements, déve- de l’information ; sur le territoire Urban pour accompagner
lopper le potentiel économique, renouve- - Un espace urbain à vivre grâce au déve- les créateurs d’activité, coût total :
ler l’espace urbain et protéger loppement des services et actions de 180 000 euros dont 30 % de fonds Feder.
Évolutions du territoire espérées sur la période
? Augmentation de 5 % du nombre ? Augmentation de la fréquentation ? Augmentation du nombre de sites ayant
d'habitants des transports en commun de 15 % à accès aux NTIC
20 %
? Réduction de la vacance des logements ? Diminuer d’au moins 1/3 l’écart avec le
de 15 % à 20 % ? Réduction du temps de trajet d’environ taux national de chômage
20 %
? Réduction de la vacance des locaux ? Augmentation du nombre et de la
professionnels et commerciaux de 15 % ? Améliorerletauxderenouvellement fréquentation des services de
à20% des entreprises d’environ 5 % proximité
? Aménagement ou reconversion de 3 fri- ? Accroître la fréquentation touristique de ? Diminution de 5 % des actes de délin-
ches industrielles 20 % à 25 % quance sur le territoire
Directeur de la publication : Jean-Michel Quellec
Rédacteur en chef : Élisabeth Nadeau - Secrétaire de rédaction : Mireille Dalla-Longa
INSEE Aquitaine - 33, rue de Saget - 33076 Bordeaux cedex
Tél : 05 57 95 05 00 - Fax : 05 57 95 03 58 - Internet : www.insee.fr
e
© INSEE 2012 - n° ISSN 1283-6036 - Dépôt légal 2 trimestre 2012
Composition: Insee AquitaineINSEE
AQUITAINE

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