Baccalauréat 2000 : en léger progrès sur l'année précédente

Publié par

La proportion de reçus au baccalauréat en Ile-de-France reprend en 2000 une progression interrompue l'année précédente. Avec un peu plus de trois admis sur quatre candidats, le taux de succès global reste néanmoins en deçà de la moyenne nationale ; l'écart a même tendance à s'accroître. L'amélioration régionale concerne les séries générales et professionnelles, tandis que le bac technologique subit un nouveau recul. Cette évolution reste cependant sans incidence sur les disparités de résultats, qui demeurent très importantes au sein de la région.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 23
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

INSEE
ILE DE FRANCE
Baccalauréat 2000 : en léger
progrès sur l’année précédente
outes séries confondues, 76 % des 121 600 candidats franciliens
ont passé avec succès les épreuves du baccalauréat de la sessionT 2000. Ce taux de réussite est en hausse de 0,7 point par rapport à
1999 (cf. figure 1). Il situe néanmoins l’Ile-de-France à 3,5 points en des-La proportion de reçus
sous du niveau national et dans le peloton de queue des régions métropo-
au baccalauréat en
litaines, au même plan que le Nord-Pas-de-Calais, la Haute-Normandie
Ile-de-France reprend ou la Picardie.
en 2000 une
progression
ne légère améliorationUinterrompue l’année
des résultats au baccalauréat
précédente. Avec un
peu plus de trois admis
Après avoir progressé de 2,2 points entre les sessions 1996 et 1997 et de 0,9sur quatre candidats, le
point entre les sessions 1997 et 1998, les résultats ont régressé de 2,4 pointstaux de succès global
en 1999. En 2000, la hausse reprend, mais modérément : + 0,7 point.reste néanmoins en
deçà de la moyenne
Le taux de succès progresse légèrement plus qu’à l’échelon national pour
nationale ; l’écart a
les séries générales (+ 1,7 contre + 1,5 point) et pour les baccalauréats pro-
même tendance à fessionnels. La réussite y est en revanche en recul pour les séries technolo-
s’accroître. giques, contrairement à l’ensemble de la France.
L’amélioration
régionale concerne les L’évolution francilienne bénéficie des progrès des candidats des sé-
séries générales et ries littéraires et scientifiques qui, après une réussite en retrait de plus
de 3 points en 1999 comparativement à la session précédente, reparprofessionnelles, tandis -
tent de l’avant : près de 4 points de mieux pour les baccalauréats scien-que le bacINSTITUT tifiques, et 1,3 point pour les séries littéraires. Mais elle s’expliquetechnologique subit un
NATIONAL DE LA aussi par le taux de succès en hausse dans les séries professionnelles,nouveau recul. Cette
STATISTIQUE après une baisse continue depuis 1997.
évolution reste
ET DES ETUDES
cependant sansECONOMIQUES Cependant, ce tableau est assombri par un nouveau recul de la réussite des
incidence sur les candidats au baccalauréat technologique : baisse de 2,5 points succédant
disparités de résultats, aux 4,4 points déjà enregistrés l’année précédente dans les séries STT
qui demeurent très (Sciences et Technologies Tertiaires) qui fournissent six candidats sur dix
importantes au sein de au baccalauréat technologique en Ile-de-France ; la chute atteint 4,6 points
la région. dans les séries SMS (Sciences médico-sociales).
ILE-DE-FRANCE
MENSUEL N° 1 9 8 - JUIN 2001 -16,40F/2,50 €
àlapage
Société(1)Figure 1 : Taux de réussite au baccalauréat de 1998 à 2000, dans les académies et départements franciliens
Bac général Bac technologique Bac professionnel Ensemble Rang en 2000
Académie et département 2000 1999 1998 2000 1999 1998 2000 1999 1998 2000 1999 1998 (sur 96 dép.
métro.)
Académie de Paris 78,0 75,2 78,0 73,7 76,8 77,1 75,4 74,2 74,2 76,8 75,4 77,3 85
Seine-et-Marne 74,1 72,3 75,2 73,7 75,2 79,5 79,5 74,0 79,6 74,8 73,5 77,1 90
Seine-Saint-Denis 67,7 64,8 67,4 68,7 67,9 71,3 68,5 65,1 67,9 68,2 65,9 68,7 96
Val-de-Marne 74,4 73,4 74,9 72,0 71,8 76,1 70,0 67,2 74,3 72,9 71,9 75,2 94
Académie de Créteil 72,2 70,2 72,6 71,4 71,6 75,6 72,3 68,4 73,3 71,9 70,3 73,6 //
Yvelines 83,2 83,8 84,8 80,3 82,4 85,4 78,5 77,1 78,5 81,7 82,5 84,1 40
Essonne 79,8 79,9 81,3 77,7 79,2 82,7 77,5 76,5 79,2 78,7 79,1 81,4 70
Hauts-de-Seine 83,5 82,3 83,7 74,7 78,3 81,1 72,1 70,2 70,2 79,3 79,3 81,0 62
Val-d’Oise 77,0 73,6 78,1 74,1 71,8 77,0 67,9 70,9 70,0 74,5 73,9 76,5 91
Académie de Versailles 81,2 80,4 82,3 76,9 79,0 81,6 74,1 73,8 74,5 78,7 78,9 80,9 //
Ile-de-France 77,6 75,9 78,2 74,4 75,9 78,7 73,7 71,9 74,0 76,0 75,3 77,7 //
France métropolitaine + Dom 79,9 78,4 79,2 79,1 78,5 79,7 79,1 77,7 76,7 79,5 78,3 78,9 //
(1)Taux de réussite (en %) = (candidats admis/candidats présentés)*100
Source : ministère de l’Education nationale, de la recherche et de la technologie
Ce constat régional masque des disparités académiques. Pour es YvelinesL
le baccalauréat général, si la hausse du taux de succès est com- toujours « premier de la classe »
mune aux trois académies, l’amplitude diffère : + 2,8 points à
Paris contre + 0,8 à Versailles, la situation à Créteil étant inter Tous les départements obtiennent globalement des résultats-
médiaire. En revanche, pour le baccalauréat technologique, le conformes aux évolutions générales : succès en hausse pour le
recul est généralisé et d’ampleur inégale : plus marqué à Paris baccalauréat professionnel, pour les séries générales (sauf dans les
Yvelines et l’Essonne), et succès en baisse dans les séries techno(- 3,1 points), devant Versailles (- 2,1), Créteil affichant un -
logiques (sauf en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne).taux de succès presque stable (- 0,2 point). Pour le baccalau-
réat professionnel, le taux de réussite gagne près de 5 points Ceci n’a pas d’incidence sur le classement des départements sur
dans l’académie de Créteil, compensant la baisse de l’année l’échelle des performances brutes qui varie peu par rapport à la
précédente. Il progresse de 1,2 point à Paris et de 0,3 point à session précédente : les Yvelines, les Hauts-de-Seine et l’Essonne,
Versailles. Comme par le passé, l’Académie de Versailles situés dans la partie sud-ouest de la région, obtiennent dans les
trois types de baccalauréat des taux de succès plus élevés que lacontinue à afficher les meilleurs scores, mais subit un tasse-
Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, situés au nord-est. Les canment généralisé. Elle reste néanmoins la seule académie fran- -
cilienne à avoir mieux réussi qu’au niveau national, dans les didats de la Seine-et-Marne font mieux que la moyenne régionale
séries générales uniquement. dans les séries professionnelles, mais sont en retrait dans les séries
Figure 2 : Taux de réussite au baccalauréat par série en 2000, dans les départements franciliens
Académie Paris Créteil Versailles Ile-
de-
Département Paris Seine- Seine- Val- Moyenne Yvelines Essonne Hauts- Val- Moyenne France
et- St- de- Académie de- d’Oise Académie
Marne Denis Marne Seine
Série
Littéraires 76,1 79,0 73,6 74,1 75,7 86,5 81,5 83,1 81,0 83,3 78,8
Sciences économiques et sociales 75,8 69,7 65,4 72,2 69,1 82,0 77,7 83,0 73,4 79,4 75,3
Scientifiques 80,4 74,8 66,4 75,9 72,4 82,7 80,4 83,9 77,7 81,5 78,4
Total séries générales 78,0 74,1 67,7 74,4 72,2 83,2 79,8 83,5 77,0 81,2 77,6
Sciences et technologies industrielles 73,0 70,5 65,6 68,1 68,2 80,9 72,3 72,1 70,2 73,9 71,6 et de laboratoire 72,1 71,4 72,5 72,5 72,3 94,9 87,6 76,5 87,5 86,0 80,8
Sciences et technologies tertiaires 84,2 75,4 70,7 75,8 73,8 79,3 79,2 78,4 75,6 78,1 75,8 médico-sociales 72,7 71,1 63,9 64,1 66,2 79,5 77,6 62,9 70,4 71,8 69,4
Hôtellerie 86,7 84,8 77,8 // 81,7 92,2 85,3 97,2 50,0 91,3 87,7
Sciences et techno. de l’agronomie et de l’environt. 50,0 75,0 66,7 // 71,0 87,8 90,0 100,0 33,3 87,1 79,7 et technologies des produits agricoles // // // // // // 100,0 // // 100,0 100,0
Techniques musique et danse 72,3 // 75,0 100,0 85,7 68,2 // // // 68,2 73,3
Total séries technologiques 73,7 73,7 68,7 72,0 71,4 80,3 77,7 74,7 74,1 76,9 74,4
Total séries générales et technologiques 77,0 74,0 68,1 73,5 71,9 82,2 79,0 80,7 75,8 79,6 76,5
Professionnel - production 78,4 76,3 67,1 63,9 69,0 79,1 72,2 75,2 68,3 74,1 72,8
Prof - services 74,3 81,4 69,2 73,8 74,2 78,2 80,5 70,6 67,7 74,2 74,2
Total séries professionnelles 75,4 79,5 68,5 70,0 72,3 78,5 77,5 72,1 67,9 74,1 73,7
Total des séries 76,8 74,8 68,2 72,9 71,9 81,7 78,7 79,3 74,5 78,7 76,0
Source : ministère de l’Education nationale, de la recherche et de la technologieFigure 3 : Taux de réussite au baccalauréat en 2000 famille est cadre, ingénieur ou professeur obtiennent leur bac-
en Ile-de-France, selon le retard scolaire calauréat pour près de 83 % d’entre eux alors que ceux issus de
dans les séries générales et technologiques milieux moins “favorisés” (ouvriers, demandeurs d’emploi
n’ayant jamais travaillé) ont un taux d’admission bien plus faible%
et inférieur à la moyenne.100,0
90,0
La Seine-Saint-Denis détient la proportion de candidats “à
80,0 l’heure” ou “en avance” en séries générales la plus faible de la
70,0 région (44,5 %). C’est aussi le département où le milieu social
des “cadres, ingénieurs ou professeurs” est le plus faiblement60,0
représenté (un candidat sur six) alors que les ouvriers et les de-50,0
mandeurs d’emploi n’ayant jamais travaillé y sont proportion-
40,0
nellement plus nombreux qu’ailleurs. A l’opposé, dans les
30,0 Yvelines, les Hauts-de- Seine et l’Essonne, environ 57 % de
candidats aux séries générales se présentent aux épreuves “ à20,0
l’heure ” ou “ en avance” et ceux issus du milieu “cadres, ingé-10,0
nieurs ou professeurs” y sont largement majoritaires. A Paris,
0,0
en avance à l’heure en retard en retard ensemble la structure des retards est légèrement moins favorable que
(1 an ou plus) d’un an de deux ans dans ces trois derniers départements, mais la répartition des
ou plus
séries générales séries technologiques candidats selon leur origine sociale en est proche.
Source : ministère de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie
a hiérachie des réussitesL
selon le type d’établissement…générales et les séries technologiques. Paris est le département le
plus proche de la moyenne régionale.
Les résultats par type d’établissement sont fortement contras-
Le département des Yvelines reste “premier de la classe” et af tés. Pour l’ensemble de l’Ile-de-France, 86,7 % des candidats is--
sus d’établissements privés sous contrat obtiennent leurfiche des taux d’admission autour de 80 % dans la majorité des
séries. A l’opposé, malgré un progrès généralisé, les performan diplôme contre 77,3 % de ceux des établissements publics. Ces-
ces en Seine-Saint-Denis restent les plus faibles de la région. Ce deux secteurs qui regroupent un peu moins de 90 % des candi- -
pendant, l’écart de réussite de ce département par rapport à dats présents se placent au dessus du taux de réussite moyen ré-
celui des Yvelines se réduit en 2000 : 15,5 points en séries géné gional (76 %). Dans les lycées privés hors contrat, le taux de-
rales contre 19 l’année précédente (cf. figure 2). succès est nettement inférieur (57,1 %) même s’il excède celui
des candidats individuels et du CNED (inférieur à 41 %). A l’in-
verse, les candidats scolarisés en centre de formation d’appren-e rôleL tis, préparant tous un baccalauréat professionnel, obtiennent
de l’origine sociale
des résultats supérieurs à la moyenne (80,7 % contre 73,7 %).
La mise en évidence de ces disparités dans les résultats bruts
d’un département à l’autre doit être complétée par un examen
des différences de profil des élèves qui se présentent aux épreu-
ves. En effet, les chances de réussir à l’examen sont moindres
pour un candidat qui a connu au cours de sa scolarité des diffi- éthodologieM
1cultés, résumées ici par le nombre d’années de retard au mo-
ment de la session, ou pour un candidat issu d’un milieu social Sources et limites : Les données proviennent du fichier national des résultats au bac-
calauréat diffusé chaque année aux SSA par la DPD (Direction de la Prospective et du Dé-défavorisé. Le taux de réussite décroît sensiblement au fur et à
veloppement) du ministère de l’Education nationale, de la recherche et de la technologie.mesure que l’âge du candidat augmente. Ce phénomène est plus
Les taux de réussite sont des taux bruts : rapport entre le nombre d’admis et le nombre de
marqué dans les séries générales que dans les séries technologi- candidats présentés. Un certain nombre d’effets de structure entachent les comparaisons,
ques (où quatre candidats sur cinq accusent un retard d’au effets de structure abordés un par un dans cet article. Lorsque la comparaison s’arrête à
l’échelon départemental, ou au type d’établissement à l’échelon francilien, se contenter demoins un an). Ainsi, en séries générales, pour l’ensemble de
données brutes peut suffire, pour peu que les différences de structure des populations
l’Ile-de-France, il passe de 94,8 % pour les candidats en avance concernées soient identifiées. En revanche, dès qu’il s’agit de comparer des établisse-
d’un an à 56 % pour ceux dont le retard atteint deux ans ou plus, ments (avec donc des effectifs concernés de plus faible dimension), il convient d’utiliser
d’autres indicateurs en sus du taux brut de réussite pour compléter l’analyse. La DPD ensoit un écart de près de 40 points (cf. figure 3).
propose deux : le taux d’accès de seconde et de première au baccalauréat(auseindu
même établissement), la proportion de bacheliers parmi les sortants. Seul un regard
Toutefois, les candidats au baccalauréat général âgés de 19 ans croisé sur les trois indicateurs permet une appréciation plus fine de la « performance » des
réussissent mieux que l’ensemble si leur retard résulte d’un pre établissements.-
L’origine sociale est appréhendée par la variable PCS (professions et catégories sociales).mier échec à l’examen plutôt que de difficultés scolaires ayant
Pour cette variable, en 1998, près de 8% des réponses sont inexploitables (non ou mal
occasionné un redoublement avant la classe de terminale.
renseignées), ce qui ne permet pas d’établir des statistiques précises mais autorise ce-
pendant une lecture comparative.
L’origine sociale du candidat joue en fait un rôle important
Pour en savoir plus, aller sur le site Internet du ministère :dans la réussite au baccalauréat. Les candidats dont le chef de
http://www.education.gouv.fr/ival/
1Pour le baccalauréat général et technologique, l’âge du candidat “ à l’heure ” est de 18 ans. Pour le baccalauréat professionnel, plus d’un candidat sur dix présente un retard d’au moins un an, l’âge du candidat “ à
l’heure ” étant de 19 ans.Figure 4 : Taux de réussite au baccalauréat 2000, les baccalauréats scientifiques des séries générales. Le lien est évi-
selonlesexeetlasérie demment très net entre taux de succès global et proportion de
réussites avec mention, la hiérarchie régionale sud-ouest / nord-est
demeurant bien marquée. Paris se caractérise aussi par un taux éle-
vé de diplômes décernés avec mention (plus de quatre bacheliersSéries professionnelles de la production
généraux scientifiques sur dix).
Sciences et technologies industrielles
Scientifiques es filles réussissentL
mieux que les garçonsSciences et technologies de laboratoire
Sciences économiques et sociales
Les filles accèdent plus fréquemment que les garçons au bac-
Sciences et technologies tertiaires
calauréat : plus de 52,5 % des candidats franciliens au bacca-
Séries professionnelles des services lauréat 2000 sont des candidates. C’est à Créteil que cette
proportion est la plus élevée, (53,6 %) et à Paris qu’elle est la
Littéraires
plus faible (50,8 %). Les séries générales sont les plus fémini-
Sciences médico-sociales sées (54,7 %), alors que les baccalauréats professionnels sont
60 65 70 75 80 85 davantage prisés par les garçons. Non contentes d’être majori-
% taires parmi les présents, les filles accentuent l’écart au mo-Filles Garçons
ment de la délivrance du diplôme puisqu’elles réussissent
mieux que les garçons dans la presque totalité des séries. Ainsi
Note : Les séries sont classées en ordre croissant de la part de filles se présentant au
par exemple, le taux de réussite au baccalauréat général atteintbaccalauréat dans chaque série.
Source : ministère de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie 80,1 % pour les filles contre « seulement » 74,5 % pour les gar-
çons, soit un écart relatif de 5,6 points en faveur des premiè-
Cette hiérarchie entre les secteurs d’origine des candidats au res. Cet écart est le plus élevé dans l’académie de Créteil (6,8
niveau de l’Ile-de-France se vérifie dans chacune des trois points). Il existe aussi à l’échelon national, mais de moindre
académies, mais avec des écarts d’ampleur inégale : voisine manière (4,4 points). Pour les autres séries du baccalauréat, les
de 10 points dans les Académies de Créteil et Versailles, la filles sont également plus souvent reçues que les garçons. Il est
différence de taux de succès entre les candidats issus d’éta- vrai que les filles sont plus souvent « à l’heure ou en avance »
blissements privés sous contrat et ceux des établissements (47,5 %, tous bacs confondus sauf professionnel) que les gar-
publics n’atteint que 4 points à Paris. çons (37,5 %). A un niveau plus fin, en s’intéressant unique-
ment aux séries scientifiques, le constat est sans appel : les
…traduit des différences filles sont minoritaires, puisqu’en Ile-de-France seuls quatre
de modes de recrutement candidats sur dix sont des candidates ; elles réussissent mieux
que leurs homologues masculins (taux de succès de 82,2 %
Les écarts de réussite recouvrent des disparités de profil des can contre 75,7 %) et en plus obtiennent plus fréquemment une-
didats des divers types d’établissement. L’âge des candidats au mention (43 % contre 37 %). Cette observation vaut pour la
plupart des séries de baccalauréats (cf. figure 4).moment des épreuves varie sensiblement d’un type d’établisse-
ment à un autre. Ainsi, en séries générales et technologiques, les
élèves “ à l’heure” ou “en avance ” constituent 49,5 % du total
dans les lycées privés sous contrat, 44,8 % dans les lycées publics
et seulement 17,6 % dans les lycées privés hors contrat. Les can-
Patrick SALVATORI
didats individuels et du CNED sont très souvent en retard : res- Service statistique académique
pectivement 80,1 % et 83,7 % ont au moins deux ans de retard. de Paris
Enfin, près du tiers des candidats réussissent leur baccalauréat
avec mention (assez bien, bien ou très bien). Les mentions sont dé-
cernées plus fréquemment dans les séries professionnelles et dans
P our en savoir plus
Directeur de la publication : Alain Charraud - Comité éditorial :
Jaluzot L., Nauroy F. : « Baccalauréat 1998 : près de 78% de réussite en Ile-de-France », Odile Bovar - Rédactrice en chef : Corinne Benveniste - SecrétaireINSTITUT
de rédaction : Josette Siriostis - Conception graphique : Muriel
Insee Ile-de-France à la page, n°170, juin 1999. NATIONAL DE LA Granet - Maquette : Vincent Bocquet - Crédit photo : Stéphane
Joubert - Impression : ComelliSTATISTIQUE ETRenault C. : « Le baccalauréat – session 2000 – résultats définitifs », note d’information n°
Vente sur place et par correspondance : Direction régionale d’Ile-
DES ETUDES ECONOMIQUES01.24, mai 2001, Direction de la programmation et du développement, ministère de l’Edu de-France - Information-Commercialisation - 7, rue Stephenson --
Montigny-le-Bretonneux - 78188 Saint-Quentin-en-Yvelines cedex -
cation nationale, de la recherche et de la technologie. Direction régionale d’Ile-de-France tél.01 30 96 90 99 - Fax 01 30 96 90 27 -
7, rue Stephenson - Montigny-le-Bretonneux INSEE Info Service - Tour Gamma A - 195, rue de Bercy - 75582 ParisRenault C. : « Résultats provisoires du baccalauréat – France métropolitaine - session de
78188 Saint-Quentin-en-Yvelines cedex Cedex12-Tél0141176611-Fax0153178809-
juin 2000 », Note d’information00.22, juillet 2000, Direction de la programmation et du dé- Abonnement : Françoise Charbonnier - 12 numéros par an, France :
164 F/25€€- Europe :205 F/31,25 - Reste du monde :221 F/33,75€veloppement, ministère de l’Education nationale, de la recherche et de la technologie.
- Le numéro :16,40F/2,50€.
Salvatori P. : « Baccalauréat 1999 : un millésime francilien en baisse » , Insee N° ISSN 0984-4724 - Dépôt légal : 1er semestre 2001 - Code SAGE :
I0119852 - Commission paritaire n° 2133 AD
Ile-de-France à la page, n°182, mai 2000.
© INSEE 2001
N° 198

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.