Bilan 2007 - Enseignement

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Enseignement La baisse des effectifs continue mais les résultats s’améliorent En 2007, le nombre d’élèves scolarisés dans l’académie de Caen diminue plus faiblement que lors de la rentrée précédente. Le recul dans le premier degré est lié à celui du préélémentaire. Dans le second degré, les lycées généraux et technologiques accusent la baisse d’effectifs la plus marquée. Enfin les jeunes Bas-Normands obtiennent de très bons résultats aux examens la rentrée 2007, 275 750 élèves ont pris le chemin de 2006 (- 0,5 % contre - 0,8 % au niveau national). Cette baisseAl’école dans l’Académie de Caen, de la maternelle au est, là aussi, moins importante que l’an passé. Elle est le résul- lycée, soit un millier de moins qu’en 2006. Cette baisse de tat d’une augmentation sensible des effectifs dans le secteur 0,4 % est moins importante que celle de la précédente privé, et d’un recul conséquent dans le public (- 1,1 %) compa- rentrée et proche du niveau national (- 0,3 %). rable à celui de l’an passé. Avec une perte de 300 élèves, soit - 0,4 %, la baisse est mo- En 2007, 149 260 élèves sont scolarisés dans le premier degré dérée dans les collèges, mais un peu plus marquée en sixième (de la maternelle au CM2) soit 490 de moins qu’en 2006 et troisième. Dans le premier cas, les redoublements moins (- 0,3 %). Cette baisse confirme la tendance de 2006 après nombreux peuvent expliquer en partie ce recul. Dans le se- l’embellie des années 2004 et 2005.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Enseignement
La baisse des effectifs continue
mais les résultats s’améliorent
En 2007, le nombre d’élèves scolarisés dans l’académie de Caen diminue plus faiblement que lors
de la rentrée précédente. Le recul dans le premier degré est lié à celui du préélémentaire. Dans le
second degré, les lycées généraux et technologiques accusent la baisse d’effectifs la plus
marquée. Enfin les jeunes Bas-Normands obtiennent de très bons résultats aux examens
la rentrée 2007, 275 750 élèves ont pris le chemin de 2006 (- 0,5 % contre - 0,8 % au niveau national). Cette baisseAl’école dans l’Académie de Caen, de la maternelle au est, là aussi, moins importante que l’an passé. Elle est le résul-
lycée, soit un millier de moins qu’en 2006. Cette baisse de tat d’une augmentation sensible des effectifs dans le secteur
0,4 % est moins importante que celle de la précédente privé, et d’un recul conséquent dans le public (- 1,1 %) compa-
rentrée et proche du niveau national (- 0,3 %). rable à celui de l’an passé.
Avec une perte de 300 élèves, soit - 0,4 %, la baisse est mo-
En 2007, 149 260 élèves sont scolarisés dans le premier degré
dérée dans les collèges, mais un peu plus marquée en sixième
(de la maternelle au CM2) soit 490 de moins qu’en 2006
et troisième. Dans le premier cas, les redoublements moins
(- 0,3 %). Cette baisse confirme la tendance de 2006 après
nombreux peuvent expliquer en partie ce recul. Dans le se-
l’embellie des années 2004 et 2005.
cond, c’est un taux de passage en seconde générale et tech-
Dans le préélémentaire, les enfants sont moins nombreux. Ce nologique en hausse par rapport à 2006 qui peut être avancé.
recul important (- 1,9 %) est lié en partie à la baisse de scolari-
Dans les lycées généraux et technologiques (hors post bac),
sation des élèves de deux ans. Quant au niveau élémentaire,
les effectifs chutent de 560 élèves (- 1,7 %). C’est la diminution
il gagne 600 élèves, soit 0,7 %. Il bénéficie en effet de l’arrivée
la plus marquée du second degré. Le recul des effectifs est le
de la génération plus importante des enfants nés en 2000. La
plus accentué chez les terminales car les taux de réussite au
tendance académique suit l’évolution constatée au niveau
baccalauréat de la session 2007 ont été particulièrement
national.
bons. De leur côté, les effectifs du post bac progressent sen-
Au cours des deux prochaines années, les effectifs du préélé- siblement avec une hausse des entrants en CPGE et BTS.
mentaire devraient se stabiliser alors que la tendance ac-
Les lycées professionnels accueillent 16 700 élèves. La chute
tuelle des effectifs de l’élémentaire s’inversera en 2009.
des effectifs se poursuit mais s’avère moins importante (- 1,0 %)
que l’an passé. Cette baisse amorcée en 2005, s’explique prin-Recul plus modéré qu’en France
cipalement par des raisons démographiques. Les pertes
des effectifs du secondaire
d’effectifs les plus importantes se situent au niveau de la se-
conde professionnelle (- 3,4 %). Le recul des effectifs dansA la rentrée 2007, les établissements du second degré public
les classes terminales de BEP (- 5,3 %) et de baccalauréatet privé ont accueilli 127 060 élèves, soit 570 de moins qu’en
ÉVOLUTION DES EFFECTIFS SCOLAIRES ENTRE LES RENTRÉES 2006 ET 2007
public + privé
560 lycéens de moins
OrneCalvados Manche Basse-Normandie France
Évolution Évolution Évolution Évolution ÉvolutionCycles scolaires Rentrée Rentrée Rentrée Rentrée Rentrée
2007/2006 2007/2006 2007/2006 2007/2006 2007/2006
2007 2007 2007 2007 2007
(en %) (en %) (en %) (en %) (en %)
Maternelle 26 896 - 1,1 18 898 - 2,1 10 792 - 3,5 56 586 - 1,9 2 452 513 - 1,1
Élémentaire 43 569 + 0,6 31 023 + 0,6 18 077 + 0,9 92 669 + 0,7 3 920 993 + 0,7
Total Premier degré(1) 70 465 - 0,1 49 921 - 0,5 28 869 - 0,8 149 255 - 0,3 6 373 506 + 0,0
Collège (2) 33 653 - 0,1 24 694 - 0,7 13 796 - 0,8 72 143 - 0,4 3 044 972 - 0,5
LP et SEP (3) 8 100 + 0,7 5 222 - 3,5 3 373 - 1,7 16 695 - 1,1 668 794 - 1,1
Lycée 15 821 - 1,7 10 522 - 1,6 5 391 - 2,2 31 734 - 1,7 1 419 076 - 1,4
Post Bac 3 788 + 14,8 1 473 + 0,5 659 + 0,5 5 920 + 9,2 271 633 - 1,1
Total Second degré 61 362 + 0,4 41 911 - 1,2 23 219 - 1,2 126 492 - 0,5 5 404 475 - 0,8
Ensemble 131 827 + 0,2 91 832 - 0,8 52 088 - 1,0 275 747 - 0,4 11 777 981 - 0,3
(1) Prévisions des inspections académiques - octobre 2007
(2) Hors enseignement spécialisé
(3) Lycée professionnel et section d'enseignement professionnel
Source : Rectorat de l’académie de Caen -SEPAGE
20 Insee Basse-Normandie - Bilan 2007Enseignement
professionnel (- 2,9 %) résulte pour une large part de l’amé- plus qu’au niveau national (+ 2,4 points contre + 1,3 point) pour
lioration significative des résultats aux examens finaux de la atteindre 85,9 %. Les résultats sont au rendez-vous dans les
session 2007. trois filières du baccalauréat. Dans les séries générales, le
taux de réussite de 87,4 % amène notre Académie dans la
En 2007, les lycées subissent à leur tour les réductions des ef-
moyenne nationale (- 0,4 point). Avec un taux de réussite à
fectifs subies dans les collèges ces dernières années. Les
82,7 %, supérieur de 3,3 points à la moyenne nationale, les
pertes seront plus fortes en 2008 et 2009 et la chute des effec-
baccalauréats technologiques se distinguent. Quant aux ba-
tifs devrait se prolonger jusqu’en 2012.
cheliers professionnels, leur score historique de 85,7 % d’ad-
mis les place bien au-dessus du niveau national (+ 8,2 points).En 2006, les Centres de Formation d’Apprentis forment 11 000
jeunes dans la région. Leurs effectifs continuent de croître de
Le taux de réussite académique au BTS s’établit à 72,3 %, soit
3 %. Les formations de niveau V (CAP-BEP) regroupent près de
une hausse de 2,4 points par rapport à la session 2006. Le BEP
68 % des apprentis de la région. Par ailleurs, l’apprentissage ac-
n’est pas en reste : avec un taux de réussite de 81,7 %, il pro-
cueille de plus en plus de jeunes diplômés du supérieur. C’est là
gresse de 2,5 points par rapport à 2006. Seuls les CAP enre-
où la hausse des effectifs est la plus sensible (+ 22 %).
gistrent une contre-performance en 2007, puisque le taux de
réussite recule de 1,1 point.Belle cuvée de bacheliers
Les bacheliers bas-normands 2007 ont réalisé une vraie per- Sylvie AUBEY
formance. Leur taux de réussite global a progressé deux fois Rectorat de Caen
L’insertion* des jeunes apprentis et lycéens
professionnels progresse
En juin 2006, près de 9 140 jeunes Bas-Normands sont sortis du système éducatif pour entrer dans
la vie active avec un niveau CAP-BEP, Bac professionnel ou BTS, qu’ils soient issus d’un lycée pro-
fessionnel ou d'un centre de formation des apprentis. Sept mois plus tard, 62 % d’entre eux occu-
pent un emploi. Ce taux d’insertion après sept mois est meilleur qu’un an auparavant (58 %) et
celui des apprentis plus élevé que celui des lycéens
lus le niveau d’études est élevé, plus l’insertion est facile. professionnels, cela dès leur formation. Ces derniers peuventPAinsi, sept mois après être sortis du système éducatif, décider de les employer, ou tout au moins faciliter leur inser-
près des trois quarts des 1 690 jeunes de niveau BTS ont trou- tion au sein de la profession.
vé un emploi. Ils sont 67 % parmi les 2 120 dotés d’un BAC pro-
L’insertion des lycéensfessionnel, et seulement 55 % parmi les 4 330 détenteurs d’un
CAP-BEP. Cependant l’insertion s’améliore davantage pour
L’insertion des jeunes lycéens ayant suivi une formation en
les moins diplômés entre 2006 et 2007 : de quatre points pour
CAP-BEP s’est toutefois améliorée de 2,6 points passant de
ces deux derniers niveaux, contre deux points et demi pour le
39,5 % en 2006 à 42,1 % en 2007. Ce bon résultat cache cepen-
niveau BTS.
dant une évolution variable selon les spécialités de
formation. Ainsi le taux d’insertion après un BEP Sanitaire et
La majorité des jeunes s'inscrivent dans un lycée profession-
social ( 40 %) recule de 10 points par rapport à l’an passé.
nel pour obtenir un BEP, alors que les centres de formation
L’insertion des BEP Secrétariat et comptabilité, toujours
des apprentis délivrent une majorité de CAP. Ainsi, les ly-
faible, se stabilise autour de 30 %. L’amélioration est plus
céens poursuivent-ils très souvent leurs études, notamment
nette pour le BEP Hôtellerie (de 30 % à 45 %).
vers un Bac professionnel, alors que les apprentis vont à 60 %
chercher du travail avec leur CAP. Sept mois après l'avoir ob- Les jeunes qui quittent le système éducatif avec un niveau
tenu, les deux tiers des apprentis trouvent un emploi, ce qui BAC professionnel s’insèrent également plus facilement :
ne sera le cas que de la moitié des lycéens qui se sont arrêtés 60,7 % trouvent un emploi contre 57,2 % en 2006, avec une
au niveau BEP. L’insertion des apprentis est en fait facilitée croissance d’une trentaine de CDI, d’une trentaine de CDD et
par les contacts qu’ils peuvent entretenir avec le réseau de une quarantaine de Contrat Nouvelle Embauche (CNE) signés.
* Cet article traite de l’insertion dans l’emploi des jeunes bas normands de niveau CAP-BEP, BAC professionnel et BTS (voir encadré)
Insee Basse-Normandie - Bilan 2007 21Enseignement
Au total 1 230 jeunes de ce niveau étaient en emploi contre
Le rectorat de Caen, avec le concours de la
1 080 en 2006.
DRDAF et de la DRASS, réalise tous les ans
l’enquête Insertion dans la Vie Active (IVA)Le taux d’insertion après un BTS s’est maintenu à 71 % en
sur le devenir des lycéens et apprentis2007, mais le taux de poursuite d’études s’étant accru, le
bas-normands au 1er février, c’est-à-dire septnombre de jeunes en emploi a cependant légèrement baissé,
mois après la fin de leur formation initiale et
passant de 870 à 830.
d’apprentissage.
Cette opération est mise en œuvre avec l’appui du ConseilL’insertion des apprentis régional de Basse-Normandie. Même si la situation, seulement
sept mois après la fin des études, n’est que le premier temps d’unA niveau équivalent, les jeunes apprentis s’insèrent non seu-
processus de stabilisation, elle annonce souvent la suite dulement plus facilement mais leur taux d’insertion s’améliore
parcours professionnel, ainsi que le confirment les études de
davantage : de 5,1 points, passant de 60,3 % à 65,4 %. Le
cheminement menées par le CEREQ .
nombre de CDI est certes en retrait mais une centaine de CNE
Le champ des enquêtes insertion du rectorat et du ministère de
ont été signés dans l’année. Le recours à l’intérim est égale-
l’agriculture couvre environ 40 % des jeunes à la recherche d’un
ment plus élevé, de l’ordre de 10% des embauches contre 7 % emploi après leur formation initiale. Il s’agit de la presque totalité
en 2006. des jeunes formés au niveau CAP-BEP et les trois quarts de ceux
formés par un bac professionnel (l’enquête ne suit pas ceux qui
Le taux d’insertion des jeunes apprentis de niveau bac est
poursuivent vers une licence professionnelle). En revanche ces
resté stable et très élevé comme en 2006, soit 80 %. Les jeu- enquêtes ne couvrent que très partiellement l’insertion après un
nes apprentis bacheliers qui ont quitté l’école étaient pour- bac technologique (sauf en cas d’arrêt d’études à ce niveau) et
tant plus nombreux qu’en 2006. Du coup, ceux ayant encore moins ceux qui ont suivi un bac général (très rares à
effectivement trouvé un emploi l’ont été également (520 arrêter leurs études à ce niveau). Pour les formations de niveau
post baccalauréat seuls les élèves sortant des STS sontcontre 420).
interrogés.
Enfin au niveau post bac, le taux d’insertion reste très fort, Le taux de réponse à l’enquête est de 80 %, notamment grâce au
malgré une baisse de 90 % à 81 % en 2007. concours des chefs d’établissements.
Forte progression de l’insertion
après des études dans l’agriculture
En apprentissage, 275 jeunes ont trouvé un travail, soit plus
L’accès à l’emploi à la sortie des lycées de l’enseignement
des trois-quarts (76,3 %) des sortants. Les progressions les
agricole a fortement progressé. Ainsi en 2007, 64 % (630) des
plus importantes du taux d’insertion entre 2006 et 2007
jeunes issus de ces établissements sont en emploi, contre
concernent le BTS Production animale (de 55 % à 95 %) et le
55 % (510) en 2006. Cette augmentation est importante pour
BTS Industries alimentaires (de 33 % à 64 %).
les diplômés en BTS Analyse et conduite des systèmes d’ex-
ploitation et BTS Technique de commercialisation des pro- Jean-Luc LACUVE
duits alimentaires. Rectorat de Caen
22 Insee Basse-Normandie - Bilan 2007

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