Bilan éducatif de la région au dernier recensement : des progrès en demi-teinte

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A la lumière du dernier recensement, le bilan éducatif que l'on peut tirer pour la Haute-Normandie est en demi-teinte. Certes, la scolarisation et les poursuites d'études se développent sensiblement mais ce n'est qu'avec le temps que ces progrès seront vraiment tangibles dans le niveau des diplômes de l'ensemble de la population. Et surtout, les jeunes générations qui ont profité de ces progrès récents doivent souvent quitter la région pour trouver des conditions d'insertion favorables.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 4
Lettre
Avril 2001 statistique
et
économique
de Haute-Normandie
La formation : une
affaire de temps aussi
La scolarisation progresse, que ce
Bilan éducatif de la région au dernier recensementsoit entre 20 et 25 ans ouà2et3
ans ; en conséquence, le niveau
de formation de la population Des progrès en demi-teintes’élève. Mais il s’élève lentement,
plus lentement qu’on l’aurait cru.
A cela, plusieurs explications peu-
Jérôme FOLLIN
vent être proposées :
- L’amélioration de la scolarisa-
tion ne touche chaque année que A la lumière du dernier tiale. Les indicateurs de scolarisation,
quelques tranches d’âge : pour
notamment, se sont largement améliorésceux, très nombreux, qui ont déjà recensement, le bilan éducatif
depuis le début des années quatre-vingt.quitté l’école, le niveau de di-
que l’on peut tirer pour laplôme n’évolue généralement Les difficultés d’insertion au plan régio-
plus, nal ainsi que l’augmentation tendancielleHaute-Normandie est en
- La poursuite d’études longues
du niveau de qualification des emplois
dépend fortement du milieu demi-teinte. Certes, la
ont conduit les familles haut-normandessocial ; il existe un phénomène de
scolarisation et les poursuites à une réelle prise de conscience de l’im“reproduction sociale et cultu --
relle” selon lequel les enfants portance des études pour les jeunes.d’études se développent
font des études d’autant plus lon- L’analyse détaillée des résultats du
gues que les parents l’ont fait sensiblement mais ce n’est
dernier recensement nous permet de
avant eux. Plusieurs générations
qu’avec le temps que ces faire le point, en 1999, sur ces progrèssont donc nécessaires pour re-
éducatifs.dresser une situation progrès seront vraiment
défavorable,
- Les jeunes qui font des études tangibles dans le niveau des
longues ont tendance à quitter
diplômes de l’ensemble de la LA SCOLARISATION PROGRESSE
leur région, surtout si celle-ci
À TOUS LES ÂGESn’offre pas assez de filières population. Et surtout, les
universitaires et pas assez d’em-
jeunes générations qui ontplois de haut niveau, D’abord, la généralisation de la sco-
- Une région peut connaître une larisation est manifeste dès les premiersprofité de ces progrès récents
immigration (française ou étran- âges. Avant 3 ans (âge au moment de la
gère) de travailleurs peu qualifiés doivent souvent quitter la
rentrée), ce sont maintenant 30% desdont elle a besoin ; il faudra as-
région pour trouver des enfants qui sont scolarisés (40% ausurer leur formation ou celle de
leurs enfants. niveau national), et à partir de 3 ans,conditions d’insertion
C’est pourquoi, en matière de for- l’inscription des enfants à l’école préélé-
mation, il faut chaque jour sur le favorables. mentaire est désormais presque com-
métier remettre son ouvrage.
plète (92% à 3 ans, 97% à 5 ans).
Aux âges correspondant à la scolaritéJean LEMATTRE
Chef du Service La Haute-Normandie a connu depuis obligatoire (6 à 16 ans), les taux de sco-
des études et de la diffusion plusieurs décennies des progrès très larisation sont naturellement très pro-
sensibles en matière de formation ini- ches de 100%. Après 16 ans, si on
compare les deux derniers recense-
SOMMAIRE ÉVOLUTION DES TAUX DE SCOLARISATION ments (1990 et 1999), les indicateurs
PAR ÂGE ENTRE 1990 ET 1999 sont tous en progression. Cette progres-
sion est forte entre 19 et 24 ans, et parti100 -FORMATION
culièrement à 20, 21 et 22 ans, âgesBilan éducatif de la région au dernier recensement
80Des progrès en demi-teinte 1 auxquels les taux de scolarisation ont
France 1999
augmenté de près de 15 points. A 21
60
CONDITIONS DE VIE ans, par exemple, on est passé d’un tiersHaute-Normandie
France 1990
1999 des jeunes en études en 1990 à prati-Les logements dans les unités urbaines 40
Développement de l’habitat à l’Est 3 quement la moitié en 1999.
Haute-Normandie 1990
Il faut toutefois noter que, d’après20
ANALYSES CONJONCTURELLES d’autres enquêtes nationales, ce déve-
0 loppement sensible des poursuitesLes taux de chômage au 4e trimestre 2000
16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 àLe littoral toujours plus touché d’études s’est plutôt opéré dans la pre-29 anspar le chômage 6
mière moitié des années quatre-vingt-dix.Source : INSEE Unité : %
Le chômage de longue durée Recensements de la population 1990 et 1999 Dans les dernières années de la dé-en Haute-Normandie
Près de 40% des demandeurs d’emploi 7
FORMATIONNIVEAU DE DIPLÔME SELON L’ÂGEcennie, le taux d’activité des jeunes migratoires pouvaient dépas-
EN HAUTE-NORMANDIE
aurait eu tendance à se stabiliser, voire à ser 10% d’une classe d’âge
100
remonter légèrement, en lien avec autour de 25 ans. Parmi ces
BAC+2 ou plus
l’amélioration de la situation de l’emploi. jeunes qui quittent la région, la
80
BAC, BAC PROproportion de diplômés de l’en-
seignement supérieur est cer-
60 CAP, BEPUN RETARD tainement importante.
QUI SE COMBLE EN PARTIE
40 BEPC
CEP
Ces évolutions permettent à la LE NIVEAU DE FORMATION
20
Haute-Normandie de combler, dans ce DE L’ENSEMBLE
Aucun diplômedomaine, une partie du retard qu’elle DE LA POPULATION S’ÉLÈVE
0
accuse vis-à-vis de la moyenne natio- LENTEMENT 25 30 35 40 45 50 55 60 ans
et plusnale. Entre 18 et 24 ans, les taux de sco-
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %
larisation régionaux de 1990 étaient Si l’on s’intéresse à l’en-
Note de lecture : en Haute-Normandie, 22% des personnes âgées de 40 ans n’ont au-
inférieurs de5à7 points à la moyenne semble de la population de 30 cun diplôme, 6,5% ont un CEP (certificat de fin d’études primaires), 9% ont un BEPC,
etc. La moitié des personnes de 26 ans ayant terminé leurs études ont au moins le bac-nationale. Ces écarts se sont sensible- ans ou plus qui a terminé ses calauréat. Le diplôme considéré est le plus élevé obtenu.
ment réduits en 1999, surtout de 18 à 20 études, les effets des progrès
ans où ils ne s’élèvent plus qu’à 2 ou 3 éducatifs, relativement ré- ÉVOLUTION DU NIVEAU DE FORMATION
DE LA POPULATION DE 30 ANS OU PLUSpoints. Toutefois, le “rattrapage” est cents, sont réels mais moins
Haute-Normandie Francemoins significatif entre 21 et 24 ans. sensibles. La part des non di-
Cette tendance peut trouver son explica- plômés recule nettement (de Évolution Évolution
1990-1999 1990-1999tion dans deux phénomènes : d’une part, 35% en 1990 à 26% en 1999)
1999 (en points) 1999 (en points)
l’augmentation de l’accès des jeunes mais cette évolution recouvre
Sans diplôme 25,7 -9,1 20,6 -9,8
CEP, BEPC 27,7 -3,0 28,3 -3,6haut-normands à l’enseignement supé- en grande partie un effet de
CAP, BEP 26,0 7,4 24,4 7,2
rieur s’opère principalement dans des structure d’âge (la part des non BAC 8,7 0,6 10,7 0,8
BAC+2 6,0 2,1 7,4 2,5formations plutôt courtes ; d’autre part, diplômés dans les générations Diplôme supérieur 5,9 2,0 8,6 2,9
une proportion importante de ceux qui décédées depuis 1990 était Total 100,0 - 100,0 -
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : %, pointsont engagés dans des études longues élevée). L’augmentation de la
terminent leurs cursus en dehors de la part des bacheliers (21% en
Haute-Normandie (les jeunes concernés 1999 contre 16% en 1990) permet à la dernières places du classement des ré-
ne sont alors pas recensés dans la Haute-Normandie de se “hisser” au gions. Elle reste parmi les quatre régions
région). niveau atteint par la moyenne nationale les plus défavorisées quant à la part des
en 1990. Le même phénomène s’ob- non diplômés. Son rang relatif à la pro-
serve pour les diplômés au-delà de “bac portion de bacheliers (19e région sur 22)
DES PROGRÈS DONT LA RÉGION +3” (6% en 1999). Mais ces résultats ou de diplômés à “bac +2” ou plus (15e
NE PROFITE PAS COMPLÈTEMENT laissent la Haute-Normandie parmi les rang) s’est même dégradé.
Naturellement, les progrès en ma-
NIVEAU DE DIPLÔME DE LA POPULATION DE 30 ANS OU PLUStière de poursuites d’études se tradui-
DANS LES RÉGIONS DE PROVINCE
sent dans le niveau des diplômes de la
Bac+2 ou plus Rhône-Alpespopulation. La classe d’âge 30-39 ans
17
est la plus représentative des progrès Provence-Alpes-Côte d’Azur
Midi-Pyrénées
des vingt dernières années. Au sein de
16
Languedoc-Roussilloncelle-ci, la proportion de bacheliers a
Alsaceaugmenté de 8 points depuis 1990 (s’éle- 15
vant à 31,6% en 1999, elle devrait appro- Aquitaine
cher 60% à l’horizon 2015) et celle des 14
non diplômés a diminué de 3,6 points Bretagne
Corse
(20,7% en 1999). Mais, là aussi, cette 13
Franche-Comté Pays de la Loireévolution ne permet pas à la Haute-Nor-
LorraineAuvergne Centre Haute-Normandiemandie de combler son retard vis-à-vis 12
de la moyenne nationale, ni même de le Bourgogne Nord-Pas-de-Calais
Limousin PicardiePoitou-Charentes Basse-Normandieréduire. Ce retard qui n’a pas diminué 11
entre 1990 et 1999, malgré le rattrapage Champagne-Ardenne
partiel des taux de poursuite d’études, 10
16 18 20 22 24 26 28renforce l’hypothèse du départ d’une pro-
Aucun diplôme
portion importante de jeunes diplômés
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %vers d’autres régions. L’analyse des mi-
Note de lecture : parmi les Haut-Normands de 30 ans ou plus ayant terminé leurs études, 25,7% n’ont aucun diplôme et 11,9% ont un diplôme degrations résidentielles au dernier recen-
niveau supérieur ou égal à “bac+2”. Pour des problèmes de représentation graphique, l’Ile-de-France ne figure pas sur ce graphe ; ses valeurs
correspondantes sont 16,8% pour les non diplômés et 39,0% pour les titulaires de “bac+2” ou plus.sement a montré que les déficits
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N°4-Avril 2001Les logements dans les unités urbaines
Développement de l’habitat à l’Est
Jacques QUÉDEVILLE
En Haute-Normandie, depuis vant Belbeuf et Boos, Le Havre intègre CONSTRUCTIONS NOUVELLES :
Manéglise, et Elbeuf assimile La Londe, LES EXTRÊMES EN POINTE1990, le nombre de logements a
Sotteville-sous-le-Val et les ex-unités de
augmenté plus vite que la Dans les cinq unités urbaines étuPîtres, Pont-de-l’Arche et Bosc-Roger-en- -
population. Les constructions Roumois. diées, le parc des résidences principales
comprend 41% de logements individuels,Mais, pour une faible augmentationnouvelles ont contribué à établir
du nombre de résidents, le potentiel de 20% d’appartements dans des petits im-
une plus large continuité de meubles (moins de 10 logements) etlogements a, lui, plus fortement aug-
menté (+6,4%) pour atteindre un total de 39% d’appartements dans des immeul’habitat et à intégrer, ainsi, de -
bles de dix logements et plus.368 000 logements. Même des unitésnouvelles communes dans les
comme Le Havre ou Dieppe, en perte de
RÉPARTITION DES RÉSIDENCESunités urbaines. Globalement, population, accroissent leur parc. Durant
PRINCIPALES SELON LE TYPE D’IMMEUBLE
cette période, 25 000 logements ont étémême si le parc de logements a
100
construits, en particulier sur les plateaux
augmenté, le rythme des mises
est de Rouen et la vallée de la Seine y af-
en chantier a baissé au cours des fleurant. Mais le rythme des mises en 80
chantier baisse depuis dix ans. Ainsi, àdix dernières années. La
Elbeuf, le nombre de réalisations nouvel-
construction de petits
60les a diminué de moitié, passant de 600
immeubles collectifs (moins de par an durant la précédente période
inter-censitaire, à 300 pour la dernière.dix logements) régresse alors 40
Pour l’ensemble des unités urbaines
que les immeubles de plus de considérées, le rythme annuel moyen de
dix logements et les maisons constructions neuves s’établità2800 20
depuis 1990, contre 3 800 durant la pé-individuelles poursuivent leur
riode 1982-1990. La seule unité urbaine
développement. 0à construire plus depuis 1990 est Évreux
Évreux Dieppe Elbeuf Le Havre Rouen
qui n’avait pas connu un tel rythme
Grand Petitdepuis 1974.
collectif collectif Individuel
Si les résidences principales consti (+ de 10 (- de 10-Dans notre région, cinq unités urbaines
logements) logements)
tuent 92% des logements recensés, ondépassent les 40 000 habitants. A elles
dénombre 6% de locaux vacants, soit 1 Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %seules, elles regroupent 46% de la popu-
point de moins en neuf ans, peu de rési-lation. Quatre se situent en Seine-Mari-
dences secondaires (0,6%) et près detime, même si l’une déborde maintenant Depuis 1990, la construction de petits
1% de résidences occasionnelles occulargement sur le département voisin de - immeubles est en perte de vitesse : seu-
l’Eure. pées une partie de l’année pour raisons lement 3 000 logements, soit 13% des lo-
Entre les deux recensements, l’ac professionnelles. Pour toutes les unités- gements neufs. Les maisons
croissement de l’habitat engendre l’ex urbaines étudiées, les résultats sont qua- - particulières progressent légèrement
tension géographique des unités siment identiques, sauf Dieppe qui tota- avec 45% des réalisations et les grands
urbaines. Ainsi, Rouen englobe doréna lise 4,5% de résidences secondaires.- collectifs poursuivent leur développe-
ment avec 42% du parc. Ce type de bâti-
ments trouve notamment desPOPULATION ET LOGEMENTS DES PRINCIPALES UNITÉS URBAINES EN HAUTE-NORMANDIE
promoteurs dans les unités urbaines dePopulation Variation de Nombre de logements
Unités urbaines population Rouen et d’Évreux. Dans cette dernière
(définition 1999) 1990 1999 1990-1999 1990 1999
localité, 1 445 logements situés dans
Évreux 58 007 60 072 +3,6 24 019 27 265 des immeubles de dix logements et plusDieppe 43 367 42 197 -2,7 19 464 20 697
Elbeuf 74 294 75 680 +1,9 29 778 31 726 ont été livrés, soit 54% des réalisations
Le Havre 254 728 248 560 -2,4 105 775 108 453
Rouen 384 404 389 929 +1,4 166 655 179 765 récentes. Au Grand-Quevilly, ce taux at-
Total 814 800 816 438 +0,2 345 691 367 906 teint 80%, à Mont-Saint-Aignan il stagne
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : nombre, % à 60% et il progresse à Rouen pour at-
N°4-Avril 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 3
CONDITIONS
DE VIEteindre 83%. Bonsecours a abandonné
sa politique de l’individuel qui prévalait
depuis 1975 en offrant près de 50% des
logements neufs dans ces “grands” im-
meubles. Mais en général, les commu-
nes périurbaines ont tendance à
développer la maison individuelle et à
freiner les constructions d’appartements.
Il faut noter que, depuis une quin-
zaine d’années, les immeubles de quatre
étages et moins sont très nettement ma-
joritaires dans les constructions neuves.
A Elbeuf et Évreux, aucun bâtiment de
neuf étages ou plus n’a été construit
depuis 1982. On retrouve ainsi une poli-
tique de l’habitat à dimension plus
humaine.
MOINS D’HLM CONSTRUITES
Les résidences principales, au
nombre de 340 000, dont 23 000 bâties
depuis 1990 sont occupées à hauteur de
41,5% par des propriétaires. Ces pro-
priétaires occupants étant, en proportion,
moins nombreux à avoir fait construire
durant la dernière décennie qu’aupara-
vant. En effet, seuls 35% des construc-
tions neuves entrent dans ce champ,
alors que les logements voués à la loca-
tion représentent 63% des dernières
opérations immobilières. En particulier,
on note un accroissement sensible de
l‘offre de petits logements pour étudiants.
6 500 deux-pièces ou moins datent de
moins de dix ans, dont les deux tiers
bâtis dans l’unité urbaine rouennaise et
dont 2 600 pour la seule ville de Rouen.
Évreux, qui voit son pôle universitaire
prendre de l’extension, en a construit un
millier.
L’ensemble du parc locatif dépasse
les 190 000 unités. Durant les neuf der-
nières années, 14 600 logements ache-
vés ont été loués. Parmi ces derniers,
32% sont des HLM. Il s’agit là d’une
baisse sensible des mises en chantier.
En effet, les HLM d’avant 1990 représen-
tent 57% de l’ensemble des logements
de ces années. Si certaines communes
semblent ignorer la loi sur la densité de
ce type d’offre, d’autres dépassent les
60% d’HLM dans leur bâti : Gonfreville,
Canteleu, Grand-Quevilly sont dans ce
cas. De plus, elles offrent un certain
nombre de logements de ce type : Gon-
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N°4-Avril 20012SURFACES DES LOGEMENTS (EN M ) PAR UNITÉ URBAINE NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A
50
J’IRAI REVOIR MA NORMANDIE…UN JOUR,
Rouen
PEUT-ÊTRE !
Le Havre40
Entre 1990 et 1999, 27 millions de personnesElbeuf
ont changé de logement, soit un habitant sur deux.
Dieppe
Autrefois plébiscitée, l’Ile-de-France est de moins
30 Évreux en moins attractive, en particulier pour les jeunes
adultes qui sont de moins en moins nombreux à
s’y installer. Entre les deux recensements, 871 300
20 personnes se sont installés dans cette région et
1 438 500 franciliens ont émigré vers la province.
Les vertes prairies normandes n’ont pas beaucoup
10 plus de succès. En effet, pour la Haute-Normandie
(155 400 entrants et 178 500 sortants) déjà défici-
taire au cours de la période 1982-1990, le déficit
0 s’est encore accru dans les années 1990-1999.
2 2 2 2 2Moins de 40 m De 40à69m De 70à99m De 100 à 149 m 150 m et plus Ce sont les régions de l’ouest et du sud-ouest
(Pays de la Loire, Bretagne, Aquitaine, Midi-Pyré-
nées et Limousin) qui renforcent leur attractivité etSource : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %
qui bénéficient de taux de migration excédentaires.
Les migrations en France entre 1990 et 1999 : les
personne. Ceci peut entraîner que,freville possède 2 100 logements HLM, régions de l’ouest de plus en plus attractives /
Baccaïni B. – In : INSEE Première. – N° 758 (2001,Canteleu 3 550 et Le Grand-Quevilly un depuis 1990, les constructions de cette
fev.);4p.
nature ne représentent pour cette derpeu plus de 8 000. En termes d’offre, les -
MINI BABY BOUM EN 2000plus importantes se situent dans les nière unité que 6% des constructions
Conséquence des coupures de courant dues àneuves, contre 15% à Elbeuf. Toutefois,communes centres des unités urbaines.
la tempête de décembre 1999, effet “an 2000” ou,
Ainsi, Rouen compte 12 500 logements pour certaines communes, les permis
plus sérieusement, amélioration de la situation
délivrés concernant les maisons indiviHLM, soit 41% du potentiel de - économique, la France a connu cette année un
mini baby boum avec 778 900 naissances, soitl’agglomération, mais seulement 23% de duelles de cette taille furent nombreux,
une progression de 4,7%. L’indicateur conjoncturel
notamment sur les plateaux Est deses résidences principales ; Le Havre, de fécondité s’établit à 1,89 enfant par femme en
2000 contre 1,79 en 1999 et 1,71 en 1995. Cetteavec 27 500 logements, regroupe 83% Rouen. A Bois-Guillaume, 27% des mai-
augmentation de la fécondité est pour les deuxsons neuves répondent à ce critère ; audes HLM de son unité urbaine et atteint
tiers le fait des femmes de plus de 30 ans. Ainsi,
ainsi une densité de 34%. Évreux, quant Mesnil-Esnard, ce pourcentage atteint l’âge moyen à la maternité est de 29,4 ans en
2000 contre 27,4 en 1985.40% et il culmine à 63% àà elle, accueille 95% de l’offre locale
Année des bébés mais aussi année des maria-
avec 8 800 logements et un poids de Saint-Martin-du-Vivier ges, 2000 a vu la célébration de 304 300 unions,
soit une progression de 6,6%. Le taux de nuptialité40% des logements intra-muros.
est ainsi remonté à 5,2 mariages pour mille habi-
tants contre 4,4 de 1993 à 1995.
La mortalité recule encore cette année (-0,6%)
faisant progresser l’espérance de vie de trois moisGRANDES MAISONS, LES UNITÉS URBAINES (ou agglomé- et demi. Ainsi, à la naissance, les garçons peuvent
PETITS APPARTEMENTS rations) sont des ensembles de commu- espérer vivre 75,2 ans et les filles 82,7 ans.
nes, liées par la continuité de l’habitat, sur
Bilan démographique 2000 : une année de nais-
lesquelles s’étend une agglomérationDans toutes les unités urbaines, le sances et de mariages / Doisneau L. – In : INSEE
d’habitations (dont aucune n’est séparée Première. – N° 757 (2000, fev.);4p.taux de maisons individuelles possédant
de la plus proche de plus de 200 mètres)
six pièces et plus dépasse les 16% avec L’INTÉRIM SE PORTE TOUJOURS BIENregroupant 2 000 habitants ou plus. Les
un maximum pour celle de Rouen à près communes les plus importantes sont les Au cours du 1er semestre 2000, l’activité intéri-
villes-centres. maire a connu une nouvelle accélération. Lede 20%. Par contre, l’offre d’apparte-
volume de travail temporaire s’est accru de 22%
ments de cette taille est limitée et infé- par rapport au 1er semestre 1999 pour atteindreLES RÉSIDENCES PRINCIPALES sont
rieure à 2% du parc. Dieppe n’offre que 571 000 emplois en “équivalents temps plein”.
les logements occupés de façon perma-
Il existe des disparités entre régions. Ainsi, l’ac-147 logements de ce type (dix fois moins nente et à titre principal par les ménages.
croissement de l’activité intérimaire n’excède pas
Les résidences principales comprennentque pour les maisons) et Elbeuf 158 ap- +14% en Champagne-Ardenne et +15,7% en
essentiellement les logements ordinaires Poitou-Charentes mais atteint +27,5% en Midi-Py-partements, soit 1,3% de l’ensemble de
(maisons individuelles, dans un rénées et + 31,9% en Franche-Comté. L’évolution
ses logements en immeuble collectif et
en Haute-Normandie s’établit à +20,8%.immeuble collectif) mais aussi les loge-
vingt fois moins que les constructions in Très peu utilisé dans l’agriculture, l’intérim est- ments-foyers pour personnes âgées, les
surtout présent dans l’industrie (7% du volume dedividuelles de grande taille. Ces loge fermes, les pièces indépendantes louées,-
travail industriel). Le taux de recours à l’intérim est
sous-louées ou prêtées à des particuliers,ments de six pièces et plus sont occupés le plus élevé dans l’automobile (10,6%) et dans
les chambres meublées dans les hôtels, l’industrie des composants électriques et électroà 80% par leurs propriétaires, ce qui peut -
les constructions provisoires et habita- techniques (9,6%). Dans le tertiaire, le taux reste
expliquer que plus de 7% n’abritent tions de fortune. modeste et n’excède pas 3%, sauf dans le com-
qu’une seule personne et que moins d’un merce de gros (3%) et les transports (3,7%).
LES LOGEMENTS comprennent les ré- Le travail temporaire au 1er semestre 2000 : nouquart hébergent cinq personnes et plus. -
velle accélération / Jourdain C. – In : Premières insidences principales, les logements va- -A Dieppe, ce taux de sous-occupation
formations et premières synthèses, Dares. –cants, les logements occasionnels et les
flagrant est le plus élevé, atteignant 11% N°08.1 (2001, fév.);8p.résidences secondaires.
de ces logements occupés par une seule
Florence PIMENTA
N°4-Avril 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 5ANALYSES CONJONCTURELLES
Les taux de chômage au 4e trimestre 2000 TAUX DE CHÔMAGE (CORRIGÉ DES VARIATIONS SAISONNIÈRES)
16
Le littoral toujours plus
15
Seine-Maritime
Haute-Normandietouché par le chômage
14
Eure
13
François GITTON
12
FranceAu 31 décembre 2000, le taux de chômage en Haute-Nor-
11
mandie s’établit à 11% de la population active, en données cor-
rigés des variations saisonnières, soit encore 1,8 point 10
au-dessus du taux national (9,2%). Sur un an, le nombre de de-
9mandeurs d’emploi a reculé d’environ 15%, cette baisse étant
412 34123 412 341 23412 34sensiblement plus importante dans l’Eure (-16,6%) qu’en
1995 1996 1997 1998 1999 2000
Seine-Maritime (-13,8%).
Au niveau infra-départemental, les inégalités persistent ; les Source : INSEE Unité : %
zones d’emploi du littoral, Dieppe, Fécamp et Le Havre sont
toujours les plus touchées mais l’amélioration sur le marché du
travail est générale, et globalement, sur un an, toutes les zones
enregistrent un recul significatif de leur niveau de chômage
DEMANDEURS D’EMPLOI
Un demandeur d’emploi en fin de mois est une personne ins-
crite aux ASSEDIC. Les personnes à la recherche d’un emploi sontLES DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS AUX ASSEDIC
classées selon différentes catégories.EN HAUTE-NORMANDIE (catégorie 1)
Les personnes inscrites en catégorie 1 et 6 sont les plus sou-4e trim. 1er trim. 2e trim. 3e trim. 4e trim.
vent dénombrées. Ce sont des personnes sans emploi, disponibles,1999 2000 2000 2000 2000
à la recherche d’un emploi à durée indéterminée (CDI) à temps plein
Moins de 25 ans 17 573 17 462 16 302 16 245 14 977
(catégorie 1) ou ayant excercé une activité de plus de 78 heures au
Hommes de 25 à 49 ans 28 140 26 322 24 924 24 326 23 434 cours du mois (catégorie 6).
Femmes 44 903 42 641 40 559 39 843 38 776 Les autres catégories correspondent à :
Haute-Normandie 88 200 83 419 79 274 78 046 75 344 - des personnes sans emploi, disponibles, à la recherche d’un CDI à
temps partiel (catégorie 2) ou un emploi à durée déterminée (CDD)Eure 23 137 21 477 20 548 20 097 19 289
temporaire ou saisonnier (catégorie 3).Seine-Maritime 65 063 61 942 58 726 57 949 56 054
- des personnes non disponibles, sans emploi, à la recherche d’unSources : INSEE - DRTEFP Unité : nombre CVS
emploi (catégorie 4) ou ayant un emploi et cherchant un autre 5) même à temps partiel (catégorie 7) ou un CDD
temporaire ou saisonnier (catégorie 8).LES DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS AUX ASSEDIC
EN HAUTE-NORMANDIE (catégorie 6)
4e trim. 1er trim. 2e trim. 3e trim. 4e trim.
1999 2000 2000 2000 2000
Eure 7 033 6 801 6 731 6 122 5 725 TAUX DE CHÔMAGE
PAR ZONE D’EMPLOISeine-Maritime 16 004 14 602 15 343 14 104 13 658
Haute-Normandie 23 037 21 403 22 074 20 226 19 383 4e trim. 4e trim.
1999 2000France 531 000 501 700 500 000 462 200 455 800
Sources : INSEE - DRTEFP Unité : nombre brut
Le Havre 15,1 14,0
Dieppe 14,7 13,6
Fécamp 13,8 12,0
Bernay 13,2 11,5TAUX DE CHÔMAGE Avertissement :
Pont-Audemer 12,6 11,2
Les taux de chômage Lillebonne 11,6 10,9
Le taux de chômage est le rapport du nombre de chômeurs au
publiés ce semestre
sens du BIT (Bureau International du Travail) à la population active. Verneuil-sur-Avre 12,5 10,6
tiennent compte des Rouen 12,3 10,6La population active comprend les personnes qui ont un emploi, les
Vallée de la Bresle 11,4 10,2
estimations d’emploichômeurs et les militaires du contingent. A l’échelon des zones
définitives Gisors 9,7 8,8d’emploi, le nombre de chômeurs BIT est évalué à partir du nombre
Vernon 9,9 8,7
au 1er janvier 1999de demandeurs d’emploi inscrits aux ASSEDIC, catégories 1 et 6. La Pays de Bray 10,1 8,6
Évreux 9,7 8,0et provisoirespopulation active au lieu de résidence est calculée à partir de
au 1er janvier 2000.l’emploi estimé au lieu de travail, en supposant que les comporte- Eure 11,0 9,5
Seine-Maritime 13,1 11,7ments de déplacements domicile-travail sont restés les mêmes que
Haute-Normandie 12,5 11,0
ceux observés lors du recensement de la population de 1990. France 10,6 9,2
Les taux de chômage sont calculés au niveau France entière, à
Sources : INSEE - DRTEFP Unité:%CVSl’échelon régional, départemental ainsi qu’au niveau des zones
d’emploi.
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie N°4-Avril 2001
CHÔMAGEANALYSES CONJONCTURELLES
Le chômage de longue durée en Haute-Normandie
Près de 40% des demandeurs d’emploi
François GITTON
Depuis 1995, l’évolution du chômage, en France et dans toutes Avertissement :
les régions, se résume assez simplement comme la succession Cet article correspond à une description du chômage à un instant
donné en mettant plus particulièrement l’accent sur les personnesd’une phase de hausse et d’une phase de baisse du nombre de
inscrites depuis plus d’un an, trois ans… Rien ne nous permet de
demandeurs d’emploi. Le pic n’a pas été atteint dans toutes les savoir si les personnes inscrites depuis moins d’un an sortiront ou
régions au même moment mais on peut généralement le situer non du chômage dans un avenir proche. Il ne faut donc pas
confondre les comparaisons entre chômeurs de longue durée etcourant 1997. Les chômeurs de longue durée (inscrits depuis
chômeurs dans leur ensemble (qui sont réalisées ici) avec des
plus d’un an) n’ont pas été les premiers bénéficiaires de la re- comparaisons du type chômeurs de longue durée avec des
prise. En effet, dans toutes les régions, on peut faire le même personnes ayant été au chômage et sorties avant un an d’inscription
(non réalisées ici).constat : alors que le chômage commençait à diminuer, le
nombre de chômeurs de longue durée continuait à augmenter ;
compte 21,4% de chômeurs de longue durée en moins. Ilsla décrue de ce chômage particulier étant amorcée quelques
étaient 36 000 fin 2000, soit encore près de deux demandeursmois après le début de l’amélioration générale.
d’emploi sur cinq.Pendant ce court laps de temps, la proportion du nombre de
chômeurs de longue durée a donc augmenté. En Haute-Nor-
mandie, cette proportion est traditionnellement élevée, de
l’ordre de deux demandeurs d’emploi sur cinq, beaucoup plus LE DIPLÔME ET L’ÂGE JOUENT DES RÔLES CONSIDÉRABLES
qu’en Alsace par exemple où seulement un chômeur sur quatre
Quand on s’intéresse à la qualification des chômeursenviron est concerné. La région a longtemps été la plus
(manœuvre, ouvrier, ouvrier qualifié, technicien, agent de maîtouchée par ce phénomène ; aujourd’hui, elle a abandonné -
trise…) on n’observe pas de différences très nettes entre lescette position de leader peu enviable pour revenir dans un pelo-
chômeurs de longue durée et les autres. En revanche, le diton de tête assez homogène où elle côtoie le -
plôme semble jouer un rôle important puisque parmi les chôNord-Pas-de-Calais par exemple. -
meurs de longue durée et de très longue durée (inscrits depuisLe chômage de longue durée s’explique en partie par la
plus de trois ans), les bacs techniques, bacs professionnels etnature du chômage. Consécutivement aux grandes modifica-
formations supérieures sont relativement peu représentés autions de l’appareil productif régional, la Haute-Normandie a dû
détriment des niveaux de formation les plus faibles (inférieurset doit encore faire face à un chômage structurel important,
au CAP). Le sexe n’apparaît pas non plus comme un facteurassez différent du chômage très saisonnier en Corse par
discriminant pour la durée du chômage ; en effet, à part uneexemple : saisonnalité qui limite l’ampleur du chômage de
légère surreprésentation des hommes parmi les chômeurs delongue durée mais donne un important renseignement sur la
plus de trois ans, il ne se dégage pas de grande tendance perprécarité de l’emploi en cas de sortie du chômage. -
mettant de conclure à une importante ou une faible
féminisation du chômage de longue durée.
LES CHÔMEURS DE LONGUE DURÉE EN HAUTE-NORMANDIE
En revanche, un élément essentiel semble être
Inscrit depuis... l’âge du demandeur d’emploi. Les chômeurs de
longue durée sont sensiblement plus âgés que lesPlus Plus de Plus de Plus de
Ensemble d’un an trois ans cinq ans dix ans chômeurs pris dans leur ensemble, et les chômeurs
de très longue durée sont encore plus âgés. Bien queEffectif 95 079 36 228 9 994 3 764 400
Âge moyen 34 ans 38 ans 41 ans 44 ans 46 ans beaucoup d’autres paramètres entrent en jeu et qu’il
Distribution Âge médian 33 ans 38 ans 42 ans 45 ans 47 ans soit impossible de considérer un modèle avec une
de l’âge Premier quartile 25 ans 28 ans 34 ans 38 ans 42 ans
seule variable explicative (en l’occurrence l’âge), onTroisième 43 ans 47 ans 49 ans 50 ans 51 ans
peut quand même affirmer que la durée d’inscriptionSources : INSEE - DRTEFP
au chômage est croissante avec l’âge. Pour illustrer
25% des personnes ont un âge inférieur au premier quartile, et 25% des individus ont un âge
ce lien, on peut par exemple souligner qu’en
supérieur au troisième.
Haute-Normandie, fin 2000, 50% des chômeurs
avaient plus de 33 ans, alors que 50% des
Désormais les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus inscrits depuis plus d’un an avaient plus de 38 ans, et 50% des
d’un an bénéficient pleinement de l’amélioration de la conjonc chômeurs inscrits depuis plus de trois ans avaient plus de 42-
ture puisque leur nombre diminue considérablement avec le ans. Ou encore, on peut remarquer que les plus de 45 ans re-
temps. En Haute-Normandie, entre fin décembre 1999 et fin dé présentent 19% des chômeurs dans leur ensemble et 38% des-
cembre 2000, alors que la baisse du chômage est de 15%, on seuls chômeurs inscrits depuis plus de trois ans
N°4-Avril 2001 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie 7
CHÔMAGEL’ACTUALITÉ À L’INSEE
Vous êtes professionnels de l’information statistique,
chargés d’études de services économique, d’urbanisme ou de marketing…
…L’INSEE vous propose des produits spécifiques
issus du recensement de la population de 1999
LES FICHIERS “DÉTAIL”…Logements
Qu’ils soient vides ou occupés, tous les logements ordinaires sont décrits dans ce fichier
• Chaque enregistrement décrit un logement ordinaire selon 20 critères environ :
Catégorie (résidence principale, secondaire, logement occasionnel ou vacant)
Type (individuel, collectif)
Caractéristique (année d’achèvement, taille, surface…)
Confort (installations sanitaires)
Services (gardien, garage, digicode, ascenseurs)
Mode de chauffage et combustible
Statut d’occupation (propriétaire, locataire...)
Chaque logement est localisé dans son IRIS-2000* ou dans sa commune si celle-ci n’est pas découpée en IRIS.
LES FICHIERS “DÉTAIL”…Individus et logements
Ce fichier permet d’étudier la population selon les critères principaux suivants :
Démographie : sexe, âge
Formation : niveau d’études et de diplôme
Activité : actifs ou non, statut (salarié, non salarié,..), conditions d’emploi
Mobilité : commune de résidence en 1990, lieu d’études, lieu de travail, moyen de transports
Ce fichier contient également, pour chaque individu, les caractéristiques du logement dans lequel il réside (mêmes critères que dans
le “Détail…logements”).
Il est important de protéger l’anonymat des personnes qui ont répondu au recensement et de ne fournir dans ces fichiers aucune in-
formation précise sur la localisation géographique des individus. Par conséquent, ce produit est disponible pour toute zone géogra-
phique mais ne contient aucun code permettant d’identifier une zone de moins de 50 000 habitants.
Ces fichiers sont fournis au format Beyond 20/20. Le logiciel Beyond 20/20 permet de tabuler les fichiers “Détail”, y compris très
volumineux, sur micro-ordinateur, selon un mode opératoire simple.
L’ABONNEMENT À LA TABULATION RAPIDE
L’INSEE propose, pour obtenir des tableaux localisés à un niveau géographique fin (IRIS-2000), un service de tabulation rapide,
après signature d’un contrat d’abonnement.
L’INSEE :
assure la formation d’une journée pour un ou deux techniciens (chargé d’études, statisticien) dans un délai de trois semaines,
fournit un fichier test au client à partir duquel il préparera sa demande,
s’engage à fournir aux clients des tableaux statistiques dans un délai très bref qui ne doit pas excéder 48 heures,
à une assistance suite à la formation.Cette assistance sera assurée par la direction régionale de proximité en ce
qui concerne le recensement de la population et ses concepts.Une assistance technique sur l’utilisation de Beyond 20/20 sera as-
surée par le centre de tabulation dont dépend le client.
* L’IRIS-2000 correspond à des quartiers d’environ 2 000 habitants.
ACCUEIL, CONSEIL, INFORMATION INSEE Haute-Normandie : Directeur régional : Jacques JACOB ; Service des
Du lundi après-midi au vendredi soir de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h études et de la diffusion : Jean LEMATTRE ; Service statistique : Christian
Service téléphonique : 02 35 52 49 94 - Télécopie : 02 35 15 06 32 COPENOLLE ; Service de l’administration des ressources : Jean-Paul BOCQUET
Indices courants (serveur vocal 24h/24) : 08 92 68 07 60 (2,21 F/mn) Aval : Directeur de la publication : Jacques JACOB
Service vidéotex Rédacteur en chef : Marie-France GUILLIEN
Informations générales : 3615 INSEE (1,01 F/mn)
Pour plus d’informations avec possibilité de les recevoir par télécopie : © INSEE 2001 - ISSN : en cours - Dépôt légal : avril 2001 - N° CPPAP : 1543 AD -
3617 INSEE (5,57 F/mn) Code Sage : AVAL0468
Consultation SIRENE : 3617 SIRENE (2,23 F/mn) Imprimerie IPP 560 bis, route de Dieppe 76250 Déville-lès-Rouen Tél : 02 35 76 33 30
8, quai de la Bourse Principaux indices de prix : 3617 PVI (2,23 F/mn)
76037 Rouen cedex L’INSEE sur Internet : http://www.insee.fr Prix : 25 F - 3,81€

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