Chapitre "Formation" extrait de l' Atlas de l'Aisne - Edition 2004

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Diplômes supérieurs ou égaux au baccalauréat, le taux de réussite au baccalauréat est en progression mais demeure faible Niveau de formation, sous la moyenne nationale Enseignement supérieur, le sud du département plus touché par les migrations étudiantes

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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FORMATION
Diplômes supérieurs ou égaux au baccalauréat
Le taux de réussite au baccalauréat est en progression mais demeure faible
Dans l'Aisne comme en Picardie, la part des per-sonnes âgées de 15 à 39 ans ayant terminé leurs études et détenant un di-plôme égal ou supérieur au baccalauréat en 1999 a progressé de 11,7 points depuis 1990. Cette pro-portion atteint 31,7% dans le département et demeure in-férieure à celle de la Picar-die : 34,8%.
Le taux de réussite au baccalauréat, bien qu'en pro-gression, reste faible. Les jeunes, en particulier les gar-çons, partent plus tôt que la moyenne sur le marché du travail. De plus, parmi les étu-diants qui quittent la région picarde pour poursuivre des études supérieures, les Axonais sont les plus nom-breux. Ils ne reviennent pas forcément dans le départe-ment après avoir terminé leurs études.
En 1999, c'est dans le nord du département que la
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part des détenteurs d'un di-plôme supérieur ou égal au baccalauréat est la plus basse, notamment dans les cantons de Bohain-en-Ver-mandois et de Wassigny, respectivement 21,7% et 20,1%. Les cantons urbains et périurbains sont les plus fa-vorisés, à l'exception des trois cantons de Soissons, qui présentent cependant des taux supérieurs à la moyenne départementale.
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Niveau de formation
Formation : sous la moyenne nationale
Comme les deux autres départements de Picardie, l'Aisne présente des indica-teurs de formation bien en dessous de la moyenne. Parmi les personnes d'âge 1 actif ,22,5 % n'ont aucun di-plôme, contre 15,9% en France métropolitaine. Sy-métriquement, seuls 13,9 % des actifs de l'Aisne ont un diplôme supérieur ou égal à bac + 2 contre 22% en moyenne. L'accès au bac-calauréat s'est fortement dif-fusé à partir des années 1980. A ce niveau de forma-tion, l'écart à la moyenne est moins accusé : 12,2 % des actifs de l'Aisne sont titulai-res du simple baccalauréat ou d'un brevet profes-sionnel contre 14,5 % en moyenne.
Dans l'Aisne, la part des actifs sans diplôme dépas-se celle de l'Oise (19,8 %) mais est légèrement moins élevée que dans la Som-me (23,7 %). Par rapport à ces deux départements, l'Aisne compte davantage de dé-tenteurs d'un diplôme infé-rieur au baccalauréat ou d'un baccalauréat technique, ce qui limite quelque peu les sorties du système scolaire sans diplôme.
Le retard des niveaux de formation n'épargne aucune zone d'emploi. Il est d'autant plus accusé que l'on se situe au nord du dépar-tement. Les zones incluant
une agglomération affichent généralement de meilleurs résultats que les espaces ruraux : c'est à la périphérie des villes que résident les catégories socioprofession-nelles les plus qualifiées. Les villes-centres concen-trent en revanche certains publics parmi les moins for-més (jeunes non diplômés, habitants des zones urbai-nes sensibles, etc.). Fait re-marquable, les contrastes entre le nord et le sud de l'Aisne l'emportent sur ceux liés au type d'habitat dans nombre de cas. Ainsi, la zone de Château-Thierry, en dépit d'un habitat rural plus développé, compte une moindre proportion de non-diplômés que celles de Saint-Quentin ou de Chauny-Tergnier-La Fère. Ces résul-tats se retrouvent dans la comparaison de la part des personnes de niveau VI ou 2 Vbis .
La zone du Laonnois présente la plus forte part de diplômés du supérieur. Ceci tient à la présence de nombreux cadres et profes-sions libérales par le statut de préfecture de départe-ment.
1 Personnes de 15 à 59 ans ayant ter-miné leurs études. 2 Ce niveau de formation correspond aux sorties de l’enseignement secon-daire, ordinaire ou spécial avant l’an-née de préparation d’un CAP ou BEP ou d’une classe de seconde.
FORMATION
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FORMATION
Le sud du département plus touché par les migrations étudiantes
Laon, Soissons et Saint-Quentin concentrent l'essen-tiel des effectifs de l'ensei-gnement supérieur axonais. L'université de Picardie est présente dans ces trois vil-les avec notamment l'Institut supérieur des sciences et techniques (Insset), l'Institut de recherche sur l'enseigne-ment des mathématiques (Irem), les départements d'IUT et les sections de tech-niciens supérieurs (STS). Les STS se situent aussi à Chauny,Château-Thierry,Ver-vins et Hirson. Dans l'Aisne, 48% des étudiants sont ins-crits en STS. L'enseignement supérieur axonais offre es-sentiellement une formation er de 1cycle.
Dans l'Aisne, 1 950 étu-diants quittent quotidienne-ment le département pour rejoindre leur lieu d'études. Ils sont nombreux à faire le choix de la proximité avec Paris, Lille ou Reims. Ainsi, 7 %des étudiants de l'Aisne étudient dans un autre dépar-tement picard alors que 26 % sortent des frontières de la région. Ils se dirigent en priorité vers la Champagne-Ardenne (50% de ceux qui habitent Soissons ou Châ-teau-Thierry) et vers le Nord - Pas-de-Calais (57% de ceux qui habitent la Thié-rache).
Parmi les 8 000 étudiants picards qui quittent définiti-28
Enseignement supérieur
vement la région pour pour-suivre des études supérieu-res, presque un sur deux est originaire de l'Aisne. Ces étudiants choisissent pres-que exclusivement deux destinations : le Nord - Pas-de-Calais et la Champagne-Ardenne. Les jeunes de Château-Thierry ou du Laonnois s'installent en Champagne-Ardenne à plus de 60%. Ceux de Saint-Quentin et de Thiérache par-tent plutôt dans le Nord -Pas-de-Calais. Peu d'étu-diants de l'Aisne se dirigent vers les grandes villes uni-versitaires que sont Lyon, Marseille, Toulouse ou Nan-tes.
Les arrivées d'étudiants d'autres régions ne compen-sent pas les départs. La ré-partition des étudiants origi-naires de Champagne-Ar-denne met encore une fois en lumière les relations pri-vilégiées de l'Aisne avec cette région frontalière. Cette attractivité porte essentielle-ment sur les enseignements er du 1cycle universitaire. Les sites d'enseignements tech-nologiques et spécialisés très présents dans l'Aisne re-crutent plutôt localement mais attirent aussi des étu-diants de Champagne-Ar-denne.
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