Éducation, Formation et Insertion

De
Publié par

- Scolarisation - Enseignement professionnel - Enseignement général et technologique - Enseignement supérieur - Diplômes et insertion professionnelle

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 35
Nombre de pages : 11
Voir plus Voir moins

Éducation,
Formation et
Insertion
1. Scolarisation
2. Enseignement professionnel
3. Enseignement général et technologique
4. Enseignement supérieur
5. Diplômes et insertion professionnelle
Les Femmes en Alsace31Éducation, Formation et Insertion
1. Scolarisation
Durant l'année scolaire 2005-2006, tous niveaux confondus,
420 000 élèves, apprentis et étudiants étaient scolarisés en
Définitions : Alsace, soit environ 4 000 de moins que durant l’année 1996-1997.
Le recul des effectifs, surtout sensible dans le premier degré et- Le taux de scolarisation, à un âge don-
né, est la part de la population en forma- les collèges, s’explique à la fois par une baisse démographique
tion rapportée à la totale du
et par une diminution des redoublements. Globalement, les fil-même âge. La population en formation
les constituent un peu moins de la moitié des effectifs. Naissantcomprend l’ensemble des élèves, appren-
tis et étudiants inscrits dans un établisse- moins nombreuses que les garçons, elles sont minoritaires en
ment de formation, quel qu’en soit le statut
début de scolarité, mais leur part s’accroît avec le niveau de for-(public ou privé) et le ministère de tutelle
(Éducation nationale, Agriculture, Santé, mation et dépasse 55 % dans l’enseignement supérieur. Cette
Culture…). Les élèves scolarisés dans les sur-représentation féminine aux niveaux les plus élevés du sys-
établissements médico-éducatifs sont
tème éducatif s’est accentuée au cours de la dernière dé-également pris en compte.
cennie.
- Taux d’accès au niveau du baccalau-
réat : c'est la part d’une génération accé- Dans la région, comme dans le reste du pays, les filles s’enga-
dant en classe terminaleale, tech- gent dans des études plus longues que les garçons. Plus de la
nologique ou professionnelle (sous statut
moitié d’entre elles (52 %) sont encore scolarisées à l’âge descolaire ou en apprentissage).
vingt ans, alors que la proportion n’est que de 4 sur 10 dans la
- Taux d’accès annuel : pour une rentrée population masculine. Le taux de scolarisation des 18-24 ans
scolaire donnée, on somme les taux d’ac-
est cependant plus faible en Alsace qu’au niveau national, tantcès propres à chacune des générations
concernées, accédant cette année-là au pour les filles que pour les garçons. La durée des études est
niveau baccalauréat à des âges diffé-
en moyenne plus courte dans la région, en raison d’une orien-rents (analyse transversale).
tation plus fréquente vers les filières professionnelles, notam-
ment par la voie de l’apprentissage. Le taux d’accès au niveau
du baccalauréat demeure en-deçà de la moyenne observée
en France métropolitaine. On retrouve néanmoins les mêmes
disparités que dans l’ensemble des autres académies, avec
un taux d’accès plus élevé pour les filles que pour les garçons
(respectivement 71 % et 61 %, contre 76 % et 65 % en moyenne
nationale).
Cette différenciation des parcours de formation selon le sexe
s’explique en grande partie par une meilleure réussite des fillesVoir aussi :
à tous les niveaux du cursus scolaire. C’est en particulier le cas
- "Filles et garçons à l’école, sur le che- dans les classes élémentaires et au collège où se joue l’avenir
min de l’égalité", Ministère de l'Éduca- de la scolarité. Les filles redoublent moins fréquemment que lestion nationale - Direction de l'évaluation,
de la prospective et de la performance garçons et leurs meilleurs résultats leur permettent d’accéder
(MEN-DEPP), mars 2007. plus nombreuses au second cycle général et technologique, qui
ouvre vers la poursuite d’études supérieures. Outre les résul-- "Repères et références statistiques",
MEN-DEPP, édition 2006. tats scolaires, les choix d’orientation aux différents paliers du
cursus contribuent également à la différenciation des parcours.
- "Filles et garçons dans le système édu-
À niveaux scolaire et social équivalents, filles et garçons ne fontcatif depuis vingt ans", Insee, Données
Sociales, édition 2006. pas les mêmes choix, que ce soit en terme de filière ou de mo-
dalité de scolarisation (statut scolaire ou apprentissage), ou en-- "Des chiffres pour les hommes, des let-
tres pour les femmes...", Insee Première, core, en terme de spécialité professionnelle ou de série du bac-
n°1071, mars 2006. calauréat.
- "Les filles et les garçons dans le sys-
tème éducatif", MEN-DEPP, Note d’infor-
mation 06.06, février 2006.
- "Motivation et performances scolaires : les
filles creusent l’écart", Insee Première,
n°886, mars 2003.
Les Femmes en Alsace 32Répartition des élèves, apprentis et étudiants par cycle de formation
Alsace France métropolitaine
1996-1997 2005-2006 Part des filles (%)
Effectifs Part des filles (%) Effectifs Part des filles (%) 1996-1997 2005-2006
Premier degré (pré-élémentaire et élémentaire) 188 700 48,9 184 700 48,5 48,7 48,6
erSecond degré - 1 Cycle 97 500 48,3 92 900 48,6 48,2 48,4
nd
Second degré - 2 Cycle 71 500 49,4 74 600 49,7 49,0 49,3
dont enseignement professionnel 33 100 43,8 32 800 43,2 41,7 42,1
38 400 54,3 41 700 54,8 54,3 54,6dont enseignement général et technologique
Enseignement supérieur 66 500 55,1 68 000 55,3 54,7 54,8
Total 424 200 49,8 420 200 49,8 49,5 49,7
Champ : public et privé, tous ministères, y compris l’apprentissage et les établissements médico-éducatifs.
Taux de scolarisation en 2005-2006%
100
80
60
40
20
0 Âge*
15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29
Garçons Alsace Garçons France métropolitaine
Filles Alsace Filles France métropolitaine
er
* en années révolues au 1 janvier 2006
Taux annuel d'accès au niveau du baccalauréat
100
%
90
80
70
60
50
40
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005*
Garçons Alsace Garçons France métropolitaine
Filles Alsace Filles France m
Champ : public et privé, Ministère de l'Éducation Nationale,
Ministère de l'Agriculture, y compris l'apprentissage.
* estimation
Les Femmes en Alsace33
Source : MEN-DEPP
Sources : Insee, estimations de population, MEN-DEPP
Source : MEN-DEPP,
Base centrale de pilotage
er
(estimations DEPP pour le 1 degré)Éducation, Formation et Insertion
2. Enseignement professionnel
Durant l'année scolaire 2005-2006, 32 000 jeunes alsaciens
ont suivi une formation du second cycle professionnel, soit sous
Définitions : statut scolaire pour 20 700 d’entre eux, soit dans le cadre de
l’apprentissage pour les 11 300 autres. Avec plus du tiers des ef-- Le second cycle professionnel re-
groupe les préparations aux diplômes pro- fectifs scolarisés, l’apprentissage occupe une place plus impor-
fessionnels de niveau IV et V, sous statut
tante en Alsace qu’en moyenne nationale (36 % contre 28 %).scolaire ou par la voie de l’apprentissage.
Son poids demeure prépondérant dans les préparations aux
- Les diplômes de niveau V : CAP, BEP, CAP des métiers de l’artisanat (métiers de la bouche, bâtiment,
BCP, CTM et autres diplômes de même ni-
mécanique automobile), alors que les lycées professionnelsveau. Le CAP (Certificat d’aptitude profes-
sionnelle) et le BEP (Brevet d’études pro- forment principalement aux BEP, avec une offre plus large dans
fessionnelles) se préparent généralement les spécialités tertiaires.
en deux ans après la troisième, sous sta-
tut scolaire ou en apprentissage. Le BCP En Alsace, comme dans les autres académies, le second
(Brevet de compagnon professionnel) et
cycle professionnel accueille en majorité des garçons (58 %).le CTM (Certificat technique des métiers)
sont des diplômes délivrés par la Obtenant de meilleurs résultats scolaires, les filles privilégient
Chambre de Métiers d’Alsace, accessi- la poursuite d’études en seconde générale et technologique et
bles uniquement par l’apprentissage.
s’orientent moins fréquemment vers la voie professionnelle à
- Les diplômes de niveau IV :Bac Pro, l’issue de la classe de troisième. Celles qui font ce choix optent
BP, BTM et autres diplômes de même ni- le plus souvent pour une formation sous statut scolaire plutôt
veau. Le Bac Pro (Baccalauréat profes-
qu’en apprentissage : seules 3 filles sur 10 sont apprenties ensionnel) sanctionne un cycle de deux ans
après le BEP. Le BP (Brevet profession- 2005, alors que la proportion est de 4 sur 10 pour les garçons.
nel) et le BTM (Brevet technique des mé-
Les filles se trouvent ainsi, largement sous-représentées danstiers) se préparent en deux ans après un
CAP ou un BEP, en apprentissage ou par l’apprentissage, mais leur part s’élève avec le niveau de forma-
la voie de la formation continue. tion, passant de 29 % dans les préparations aux CAP/BEP à
39 % au niveau IV.- Les formations aux professions sanitai-
res et sociales, accessibles sur concours,
Sous statut scolaire, la parité est atteinte au niveau V (CAP/BEP),sont dispensées dans des établisse-
ments sous tutelle du Ministère de la mais les filles sont encore minoritaires au niveau IV (Bac Pro)
Santé. avec 45 % des effectifs. Ces disparités tiennent en partie aux
spécialités des formations choisies. Les filles s’orientent
presque exclusivement vers les métiers des services, et leurs
choix portent sur un nombre restreint de domaines profession-
nels. Les spécialités commerce-vente, secrétariat-bureautique,Voir aussi :
coiffure-esthétique, carrières sanitaires et sociales rassemblent
- "En 2004, le CAP ou le BEP toujours prisés à elles seules, les deux tiers des effectifs féminins en CAP/BEP.
en Alsace", Insee, Chiffres pour l’Alsace,
n°37-38, mars 2007. À l’opposé des filles, les garçons s’orientent préférentielle-
ment vers les métiers de la production (81 % contre 13 %), et
- "Image des métiers en Alsace", Insee,
sur un éventail de choix plus large que celui des filles. LesAcadémie de Strasbourg, OREF Alsace,
juillet 2000. quatre groupes de spécialités les plus sollicités par les garçons
totalisent moins de la moitié des effectifs masculins. Ces choix- "Filles et garçons à l’école, sur le che-
min de l’égalité", MEN-DEPP, mars 2007. d’orientation fortement différenciés se traduisent par une qua-
si-absence de mixité dans de nombreuses formations. Seuls les
- "Repères et références statistiques",
domaines de la comptabilité-gestion et de l’hôtellerie-restaura-MEN-DEPP, édition 2006.
tion font exception, avec une répartition filles-garçons relative-
- "Les filles et les garçons dans le sys- ment équilibrée. La situation n’a que très peu évolué au cours
tème éducatif", MEN-DEPP, Note d’infor-
mation 06.06, février 2006. des dernières années, malgré les campagnes en faveur de la
diversification de l’orientation des filles.
Les Femmes en Alsace 34Apprentis et élèves du second cycle professionnel, par diplôme préparé et sexe
en Alsace en 2005-2006
4 000
3 000
2 000
1 000
0
Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles
CAP/CTM BEP Bac professionnel Autre niveau IV
Apprentissage Statut scolaire
Champ : public et privé, hors établissements agricoles.
Principales spécialités des CAP et BEP préparés, par sexe en Alsace en 2006
Garçons Filles
Groupe de spécialités Groupe de spécialités
Effectifs (%) Effectifs (%)
Électricité, électronique 1 130 17,4 Commerce, vente 1 106 23,3
Agro-alimentaire, alimentation, cuisine 718 11,0 Secrétariat, bureautique 764 16,1
Mécanique générale et de précision, usinage 635 9,8 Coiffure, esthétique 653 13,8
Travail du bois et de l’ameublement 559 8,6 Carrières sanitaires et sociales 558 11,8
Moteurs et mécanique auto 542 8,3 Comptabilité, gestion 367 7,7
Bâtiment (finitions) 449 6,9 Accueil, hôtellerie, tourisme 327 6,9
Structures métalliques 425 6,5 Agro-alimentaire, alimentation, cuisine 221 4,7
Commerce, vente 379 5,8 Habillement 164 3,5
Comptabilité, gestion 288 4,4 Travail social 111 2,3
Autres spécialités 1 376 21,3 Autres spécialités 468 9,9
Total 6 501 100,0 Total 4 739 100,0
Champ : public et privé, hors établissements agricoles, élèves et apprentis des terminales CAP/CTM/BEP en 2005-2006.
Résultats aux examens des CAP et BEP, session 2006
Alsace France métropolitaine
Présentés Admis (%) Part des filles Admis (%) Part des filles
parmi les admis parmi les admis
Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles(%) (%)
CAP 3 037 2 442 75,4 78,3 45,5 76,8 78,8 43,1
Spécialités de la production 2 610 302 75,6 82,8 11,3 77,1 80,3 13,0
Spécialités des services 427 2 140 74,2 77,7 84,0 75,4 78,5 81,0
BEP 3 879 3 129 72,6 82,3 47,7 71,3 78,7 45,5 2 834 301 70,1 74,4 10,1 70,2 73,0 9,1 1 045 2 828 79,3 83,1 73,9 73,7 79,2 69,7
Champ : candidats de statut scolaire ou en apprentissage (une même personne peut être candidate à un CAP et à un BEP la même année).
Effectifs des formations aux professions sanitaires et sociales en Alsace en 2005
Part des filles
Garçons Filles Total (%)
Aide soignant, auxiliaire de puériculture (Niveau V) 41 603 644 93,6
Aide médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale (Niveau V) 34 314 348 90,2
Moniteur éducateur, techicien intervention sociale et familiale (Niveau IV) 31 108 139 77,7
Ensemble 106 1 025 1 131 90,6
Les Femmes en Alsace35
Source : Rectorat de Strasbourg - DEPP-BCP
Source : DRASS, DREES,
enquête auprès des
établissements de formation
Source : Rectorat de Strasbourg, MEN-DEPP,
Source : MEN-DEPP
base centrale de pilotage - DEPP-BCPÉducation, Formation et Insertion
3. Enseignement général et technologique
L'ensemble des lycées de l’académie de Strasbourg, y com-
pris les établissements agricoles, ont accueilli 41 000 élèves
Définitions : dans les classes du second cycle général et technologique du-
rant l’année scolaire 2005-2006. Les effectifs sont en progres-- Le second cycle général et technolo-
gique comprend les classes de seconde sion de 2 % par rapport à l’année précédente, alors qu’ils dimi-
de détermination, de première et de termi- nuent très légèrement au niveau national. En Alsace, toutes fi-nale. Selon l’orientation choisie, il conduit
lières confondues, les classes terminales rassemblent 13 200à un baccalauréat général ou à un bacca-
lauréat technologique, ou encore à un bre- élèves, dont près des deux tiers (8 500) dans les séries généra-
vet de technicien. Le baccalauréat profes-
les. Les autres (4 700) préparent un baccalauréat technolo-sionnel fait partie du secondaire profes-
sionnel, mais il est pris en compte dans le gique ou un brevet de technicien. Si la répartition entre voie gé-
calcul de la proportion de bacheliers dans nérale et voie technologique est très proche de la moyenne na-
une génération.
tionale, l’Alsace se différencie néanmoins par une représentation
- Les séries du baccalauréat général : plus élevée des séries S (scientifique) et STI (sciences et tech-
L : Littéraire nologies industrielles).
ES : Économique et social
S : Scientifique À la rentrée 2005, 6 collégiennes sur 10 sont entrées en se-
conde de détermination, contre à peine la moitié des collégiens.- Les séries du baccalauréat technolo-
gique : En progression continue dans les années quatre-vingt-dix, la
STI : Sciences et technologies industrielles part des filles dans l’ensemble du cycle diminue depuis 2000.
STL : S et de labora-
Elles restent cependant nettement majoritaires : elles consti-toire
SMS : Sciences médico-sociales tuent 55 % des classes terminales, avec une répartition très
STT : S et technologies tertiaires inégale entre les différentes séries.
STAE : Sciences et de l’a-
gronomie et de l’environnement Comparées aux garçons, les filles sont en proportion plus
nombreuses à opter pour la voie générale, mais elles s’orien-
tent moins fréquemment qu’eux vers la série scientifique : seu-
les 29 % d'entre elles ont fait ce choix, contre 42 % des gar-
çons (respectivement 27 % et 44 % en 1997), et très rares sont
celles qui choisissent l’option sciences de l’ingénieur. En re-
vanche, la série économique et sociale attire davantage les fil-
les que les garçons (25 % contre 15 %). Cette série, qui s’est
fortement féminisée en dix ans, bénéficie de la désaffection
croissante pour la série littéraire, particulièrement marquée enVoir aussi :
Alsace. En effet, si la série littéraire reste à large majorité fémi-
- "Filles et garçons à l’école, sur le che- nine, elle ne rassemble plus que 14 % des lycéennes de termi-
min de l’égalité", MEN-DEPP, mars 2007. nale, soit 10 points de moins qu’en 1997.
- "Repères et références statistiques", Filles et garçons se répartissent également de façon très con-
MEN-DEPP, édition 2006.
trastée dans les séries technologiques. Les sciences et techno-
- "Filles et garçons dans le système édu- logies industrielles, qui drainent un cinquième des effectifs
catif depuis vingt ans", Insee, Données
masculins, n’attirent toujours que très peu de filles (4 %). Àsociales, édition 2006
l’autre extrême, les sections médico-sociales n'accueillent prati-
- "Les filles et les garçons dans le sys- quement que des filles. La répartition est en revanche plus équi-
tème éducatif", MEN-DEPP, Note d’infor-
librée en série sciences et technologies de laboratoire, et l’écartmation 06.06, février 2006.
s’atténue en et tertiaires, les garçons
étant plus nombreux qu’auparavant à s’orienter vers cette série.
Les taux de réussite au baccalauréat sont en général plus éle-
vés en Alsace qu’au niveau national. Comme dans le reste du
pays, les filles obtiennent de meilleurs résultats que les gar-
çons, quelle que soit la série.
Les Femmes en Alsace 36Réussite au baccalauréat, par sexe - Session 2006
Alsace France métropolitaine
Présentés Admis Part des filles Admis (%) Part des filles
parmi les admis parmi les admis
Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles(%) (%)
Baccalauréat général 3 586 5 035 89,0 90,9 58,9 86,2 87,2 57,8
Littéraire 193 1 052 77,7 89,1 86,2 81,0 84,2 81,5
Économique et social 895 1 830 85,6 88,5 67,9 83,1 85,6 63,9
Scientifique 2 498 2 153 91,1 93,8 47,0 88,2 90,7 46,0
Baccalauréat technologique 2 340 2 380 80,1 85,8 52,1 75,0 80,0 52,4
Sciences et technologies industrielles 1 230 96 82,4 90,6 7,9 75,5 83,7 9,3
Sciences et technologies de laboratoire 142 175 83,1 89,7 57,1 81,4 82,6 56,9
Sciences médico-sociales 15 579 86,7 87,9 97,5 77,4 79,5 95,6
Sciences et technologies tertiaires 816 1 417 75,4 83,8 65,9 73,5 79,7 61,5
Autres séries technologiques 137 113 84,7 89,4 46,5 78,0 80,5 37,2
Baccalauréat professionnel 2 289 1 522 82,7 85,9 40,9 76,4 79,3 41,9
Spécialités de la production 1 702 111 82,5 79,3 5,9 77,7 80,9 11,0
Spécialités des services 587 1 411 83,0 86,4 71,5 73,5 79,1 68,6
Total tous baccalauréats 8 215 8 937 84,7 88,7 53,2 80,5 84,0 53,3
Champ : candidats toutes origines, y compris les candidats libres et les candidats de la formation continue.
Évolution des effectifs des classes terminales en Alsace
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
0
1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
Bac général Bac professionnel Bac technologique
Garçons
Filles
Champ : public et privé, formations sous statut scolaire.
Les Femmes en Alsace37
Source : Rectorat de Strasbourg - MEN-DEPP
Source : MEN-DEPPÉducation, Formation et Insertion
4. Enseignement supérieur
En 2005, 66 500 étudiants étaient inscrits dans un établisse-
ment d’enseignement supérieur en Alsace. Hors instituts uni-
Définitions : versitaires de technologie (IUT) et écoles d’ingénieurs inté-
grées, les universités concentrent presque les deux tiers des ef-- STS : sections de techniciens supérieurs.
fectifs. Les autres étudiants se répartissent, pour l’essentiel,
- CPGE : classes préparatoires aux gran- entre les filières courtes (sections de techniciens supérieurs, IUTdes écoles.
et écoles du secteur sanitaire et social) et les filières grandes
- IUT : instituts universitaires de techno- écoles (classes préparatoires et écoles d’ingénieurs).
logie.
Majoritaires parmi les bacheliers, les filles se retrouvent plus
- IUFM : instituts universitaires de forma- nombreuses que les garçons dans l’enseignement supérieur.tion des maîtres.
Tous niveaux confondus, elles représentent 56 % de l’ensemble
- STAPS : sciences et techniques des ac- des étudiants en 2005. Leur part progresse dans la plupart des
tivités physiques et sportives.
établissements, mais elle reste cependant très variable selon
- Cycles universitaires : depuis la rentrée les filières. Les écoles du secteur sanitaire et social sont les
2005, l’organisation des cursus universi- structures les plus féminisées, devant les instituts universitaires
er e etaires en 1 ,2 et 3 cycles est remplacée
de formation des maîtres (IUFM), les écoles artistiques et lespar le système LMD (licence - master -
doctorat). Les statistiques de l’année universités. À l’opposé, les filles demeurent toujours sous-re-
2005-2006 sont encore publiées selon présentées dans les filières grandes écoles et dans les IUT,
l’ancien schéma.
même si elles y sont plus nombreuses qu’auparavant.
Cette répartition inégale des filles et des garçons dans les diffé-
rentes filières du supérieur résulte, en partie, des choix d’orienta-
tion au cours de la scolarité dans le secondaire et de la série du
bac obtenu. Cependant, quelle que soit la série du baccalauréat,
les garçons s’orientent plus fréquemment que les filles vers les fi-
lières sélectives que sont les IUT et les classes préparatoires aux
grandes écoles (CPGE). Ainsi, à série équivalente, les parcours
post-bac diffèrent. C’est notamment le cas de la série S (scienti-
fique), où à la différence des garçons, les filles privilégient les
études universitaires. À la rentrée 2005, parmi les bachelières S
diplômées en juin, 8 % seulement poursuivent leurs études en
IUT, et 11 % en CPGE, alors que ces orientations rassemblentVoir aussi :
respectivement 19 % et 18 % des bacheliers.
- "Filles et garçons à l’école, sur le che-
Globalement, les étudiantes représentent 57 % des effectifsmin de l’égalité", MEN-DEPP, mars 2007.
universitaires, avec une distribution très contrastée selon les
- "Repères et références statistiques", cycles et les disciplines. Très fortement majoritaires en début de
MEN-DEPP, édition 2006.
cursus (60 %), les effectifs féminins tombent à 49 % en troi-
- "Filles et garçons dans le système édu- sième cycle, mais avec un gain de trois points par rapport à
catif depuis vingt ans", Insee, Données
1997. Comme par le passé, et pour l’ensemble du pays, lessociales, édition 2006.
sciences de la matière, les sciences pour l’ingénieur et les tech-
- "Les filles et les garçons dans le sys- niques physiques et sportives restent des disciplines masculi-
tème éducatif", MEN-DEPP, Note d’infor-
nes. À l’inverse, les filles sont largement sur-représentées dansmation 06.06, février 2006.
les disciplines littéraires, dans les sciences humaines et socia-
- "Les deux tiers de la croissance des ef- les et dans le secteur de la santé (médecine, pharmacie). La fé-
fectifs d’étudiants depuis 1990 sont dûs
aux femmes", MEN, Éducation & forma- minisation de ce dernier secteur s’est sensiblement accentuée
tions, n°67, mars 2004. au cours de la dernière décennie.
Les Femmes en Alsace 38Les effectifs d’étudiants par type d’établissement en Alsace en 2005-2006
Effectifs 2005-2006 Part des filles (%)
Garçons Filles Total 2005-2006 1996-1997
STS et assimilés 3 257 3 307 6 564 50 51
CPGE 1 226 922 2 148 43 36
IUT 2 254 1 633 3 887 42 41
1
Universités 18 516 24 166 42 682 57 57
IUFM 756 1 933 2 689 72 71
Écoles d’ingénieurs 1 697 860 2 557 34 26’architecture 334 362 696 52 40
Écoles artistiques 302 611 913 67 60
Écoles de commerce 235 49 38249 484
2
Écoles du secteur de la santé 2 469 86405 2 874 83
2Écoles du secteur social 790 80193 983
Ensemble 29 189 37 288 66 477 56 55
1Universités, hors IUT et écoles d’ingénieurs intégrées
2
Effectifs comptabilisés sur l’année civile 2005 - Source DRASS
Orientation des bacheliers de la série scientifique
restés en Alsace pour continuer leurs études (session 2005)
60
% des bacheliers
40
20
0
Université IUT STS CPGE Autre
Garçons Filles
Champ : bacheliers alsaciens de la série scientifique, qui se sont inscrits
dans les universités ou dans les sections post-bac des lycées de
l'académie de Strasbourg pour l'année 2005-2006. Les bacheliers qui
poursuivent leurs études dans un autre type d'établissement ou dans une
autre région sont comptabilisés dans la rubrique "Autre", de même que
ceux qui ont cessé leur scolarité.
erÉtudiants des 1 cycles universitaires,
par discipline et par sexe en Alsace en 2005-2006
STAPS
Pharmacie
Économie, AES
Sciences
Médecine, Odontologie
Droit
Lettres, Sciences humaines
0 1 000 2 000 3 000 4 000 5 000 6 000
Garçons Filles
Les Femmes en Alsace39
Source : Rectorat de Strasbourg,
Source : Rectorat de Strasbourg - Service académique d'information et d'orientation
MEN-DEPP, Base centrale de pilotage
Source : Rectorat de Strasbourg,
MEN-DEPP, Base centrale de pilotageÉducation, Formation et Insertion
5. Diplômes et insertion professionnelle
Au cours des vingt-cinq dernières années, l’allongement de la
scolarité, encouragé par les politiques éducatives, s’est traduit
Définitions : par une forte augmentation du niveau de formation. Les femmes
ont davantage tiré profit de cette dynamique et sortent plus diplô-- Niveau infra V (infra CAP) : sont consi-
dérés de niveau infra V, les élèves sortis mées du système éducatif que les hommes.
du système éducatif avant d’avoir atteint
l’année terminale du second cycle pro- En 2004, 60 % des alsaciennes de 25 à 34 ans ont un diplôme
fessionnel court. égal ou supérieur au baccalauréat, soit 8 points de plus que leurs
homologues masculins. Pour les générations de plus de 50 ans,- Profession intermédiaire : appartien-
nent à cette catégorie, les personnes oc- l’écart est en sens inverse : 32 % des hommes de 50 à 54 ans
cupant effectivement une position inter-
possèdent au moins le baccalauréat contre 29 % des femmes.médiaire entre les cadres et les agents
Au cours des vingt dernières années, les femmes ont ainsi re-d’exécution, ouvriers ou employés.
Y appartiennent également, d'autres per- joint, puis dépassé, les hommes. Concernant l’accès aux diplô-
sonnes dont la profession est intermé-
mes du second cycle de l’enseignement supérieur, c’est parmidiaire dans un sens plus figuré. Elles tra-
vaillent dans l’enseignement, la santé et le les générations âgées de 30 à 34 ans que l’écart s’inverse en fa-
travail social ; parmi elles, les instituteurs veur des femmes. Dans ces générations, 19 % des femmes et
et professeurs des écoles, les infirmiers,
15 % des hommes sont titulaires d’un diplôme supérieur àles assistants sociaux.
bac+2, contre respectivement 13 et 14 % parmi les 35-40 ans.
Toutefois, bien qu’importante, l’élévation du niveau de formation
des jeunes générations est de moindre ampleur en Alsace que
dans le reste du pays. Pour les femmes, comme pour les hom-
mes, la part des diplômés du second cycle du supérieur parmi
les 25-34 ans est inférieure de 4 points à la moyenne nationale.
Si le diplôme constitue un atout sur le marché du travail, les
femmes en tirent un bénéfice moindre que les hommes. À niveau
de diplôme équivalent, elles s’insèrent plus difficilement dans la
vie professionnelle. En février 2006, 7 mois après la sortie de for-
mation, 52 % des lycéennes et 60 % des apprenties avaient trou-
vé un emploi, contre respectivement 60 % et 72 % des garçons.
Quel que soit le diplôme, le taux d’insertion est plus faible dans la
population féminine. Ces disparités s’expliquent en partie par la
spécialité des formations suivies : les filles s’orientent presqueVoir aussi :
exclusivement vers les métiers des services, où les délais de re-
- "En 2004, le CAP ou le BEP toujours crutement sont assez longs alors que les spécialités du secteur
prisés en Alsace", Insee, Chiffres pour de la production offrent encore de meilleurs débouchés, même sil’Alsace, n°37-38, mars 2007.
leur avantage tend à diminuer avec la crise touchant le secteur
- "L’évolution des métiers en Alsace", industriel. Toutefois, les écarts s’amenuisent au fur et à mesure
Insee, OREF Alsace, décembre 2004.
que le niveau de formation s’élève.
- "Filles et garçons à l’école, sur le che-
En Alsace, comme dans l’ensemble du pays, hommes et fem-min de l’égalité", MEN-DEPP, mars 2007.
mes n’accèdent pas aux mêmes emplois. À niveau de formation
- "Repères et références statistiques", équivalent, leurs profils socioprofessionnels diffèrent fortement.
MEN-DEPP, édition 2006.
En 2005, parmi les actifs de moins de 50 ans, si 65 % des hom-
mes titulaires d’un diplôme supérieur à bac+2 occupent un em-
ploi de cadre, la proportion tombe à 45 % pour les femmes.
Comparées à leurs homologues masculins, ces dernières sont
plus souvent enseignantes (16 %), et beaucoup plus rarement
cadres administratifs ou techniques en entreprise (15 % contre
37 % des hommes).
Les Femmes en Alsace 40

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.