La formation initiale en Haute-Normandie en 2005 : Plus d'élèves dans le premier degré, moins en collège et en lycée général et technologique, autant en lycée professionnel

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À la rentrée 2005, l'Académie de Rouen a accueilli 193 500 enfants dans le premier degré, 168 000 élèves dans le second degré et 37 000 étudiants en Université ou en post-bac des lycées. Les résultats aux examens sont en progression, à l'exception des baccalauréats technologiques et professionnels, mais demeurent en retrait au regard du niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LA FORMATION INITIALE EN HAUTE-NORMANDIE EN 2005
Plus d’élèves dans le premier degré,
moins en collège et en lycée général et technologique,
autant en lycée professionnel
Boris SIMON - Rectorat de l’Académie de Rouen
A la rentrée 2005, l’Académie de Haute-Normandie) et de flux migra-
NOUVEAU DISPOSITIF EN 2005
toires moins défavorables à l’Aca-Rouen a accueilli 193500
démie. En un an, 180 enfants A la rentrée 2005, un nouveau dispositif aenfants dans le premier degré,
été mis en place au niveau des troisièmes :supplémentaires sont inscrits en
les quatrièmes et troisièmes technologiques168000 élèves dans le second maternelle et 900 élèves en plus
ont été supprimées, les troisièmes d’inser-
degré et 37000 étudiants en dans les écoles primaires ; les tion ont connu une baisse de leurs effectifs
et les troisièmes découvertes professionnel-écoles spécialisées connaissentUniversité ou en post-bac des
les sont apparues. Cette dernière classe
une diminution de 180 enfants (en
connaît deux versions, l’une en collège aveclycées.
particulier en Seine-Maritime), en une option à 3 heures hebdomadaires et une
Les résultats aux examens sont autreà6heureshebdomadaires implantéeconcordance avec la priorité acadé-
en lycée professionnel. L’objectif est de four-
en progression, à l’exception des mique de scolarisation des handica- nir aux élèves plus d’information sur les fi-
lières professionnelles afin qu’ils dégagentpés en milieu « ordinaire ».baccalauréats technologiques et
un projet professionnel et réussissent no-Néanmoins, la baisse de la natalité
professionnels, mais demeurent tamment leur orientation.
sur les années suivantes ne devrait
enretraitauregardduniveau
pas permettre de maintenir la progres-
national. sion des effectifs du premier degré MOINS DE COLLÉGIENS,
plus d’un an ou deux. Les taux de re- EN PARTICULIER EN
près une baisse continue des doublement en primaire sont inquié- SEINE-MARITIME
Aeffectifs depuis une dé- tants en comparaison avec le niveau
national. A l’entrée en sixième, les Cette année encore, le secondcennie, le nombre d’enfants scolari-
élèves en retard (12 ans et plus) repré- degré, public et privé sous contrat,sés dans le premier degré augmente
subit la baisse démographique puis-de 900 unités (+ 0,5 %) pour at- sentent 20,3 % des élèves de l’Aca-
démie et 18,7 % pour la France qu'il perd 3 000 élèves. Les collègesteindre un total de 193 500 enfants.
entière, valeur stable par rapport à publics perdent 2 300 élèves, cetteCette hausse demeure comparable
restriction s’accentuant en Seine-Mari-à l’augmentation de 0,6 % du niveau l’année scolaire 2004-2005.
Toutes filières confondues, le sec- time. Les effectifs d’élèves diminuentFrance. Ce mouvement est principa-
teur privé, en augmentation depuis de la sixième à la troisième, à l’excep-lement dû à la reprise de la natalité
qui a été sensible en 2000 (environ 1996, se maintient à 8,6 % des tiondestroisièmesdusecteurprivéqui
progressent.un millier d’enfants en plus en effectifs.
LES EFFECTIFS SCOLARISÉS EN HAUTE-NORMANDIE PAR NIVEAU DE FORMATION PUBLIC ET PRIVÉ SOUS CONTRAT (hors EREA, hors MGI, y compris SEGPA)
1997-1998 1998-1999 1999-2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006
Premier degré *
(enseignement préélémentaire et élémentaire
y compris les écoles spécialisées) 207 548 204 201 201 334 197 876 194 592 192 498 191 909 192 625 193 522
Second degré dont : 189 870 188 580 186 593 182 703 179 743 177 343 174 998 171 280 168 209
Premier cycle (y compris 4e et 3e techno-
logiques ** de LP et formations de SEGPA) 117 010 115 110 112 840 110 409 107 914 106 355 103 969 101 285 98 992
Second cycle professionnel 24 800 24 570 24 461 23 682 23 481 23 057 23 622 23 056 23 077
Second cycle général et technologique 48 060 48 900 49 292 48 612 48 348 47 931 47 407 46 939 46 140
Post-baccalauréat en lycée 6 570 6 507 6 624 6 632 6 640 6 523 6 470 6 570 6 708
Université (effectifs non validés en 2005) 31 573 32 006 31 275 31 099 29 689 30 470 30 461 30 430 30 472
Source : Éducation nationale - Rectorat de Rouen - Base élèves académique Unités : élève, étudiant
* : constat estimé depuis 1999
** : les 4e et 3e technologiques sont devenues des 3e découverte professionnelle 3h et 6h en 2005
CAHIER D’AVAL n° 73 - Juin 2006 31
SOCIÉTÉLES RÉSULTATS AUX PRINCIPAUX EXAMENS DANS L’ACADÉMIE DE ROUEN
Session 2005 Session 2004 Session 2003 Session 2002 Session 2001
Présents Admis Taux de réussite Taux de réussite Taux de réussite Taux de réussite Taux de réussite
Diplôme national du brevet 24 181 18 986 78,5 78,2 77,7 78,3 78,4
Certificat d’aptitude professionnelle 6 141 4 816 78,4 75,5 74,3 75,2 77,9
Brevet d’enseignement professionnel 8 808 6 608 75,0 73,3 75,3 75,8 72,7
Baccalauréat 19 972 15 175 76,0 76,0 74,9 74,7 74,9 général 9 389 7 655 81,5 78,6 79,0 75,9 75,1
Baccalauréat technologique 6 421 4 465 69,5 70,4 68,2 72,4 73,2 professionnel 4 162 3 055 73,4 79,1 75,9 75,4 77,2
Brevet de technicien supérieur 4 555 3 046 66,9 67,9 64,2 65,6 64,3
Source : Éducation nationale, Académie de Rouen - Base centrale de pilotage Unités : diplômé, %
L’enseignement privé voit ses effec- années passées et particulièrement
SIGLES ET DÉFINITIONS
tifsserestreindremaisrésisteengéné- dans l’Eure.Les pertes d’effectif se po- SEGPA : Section d’Enseignement Général et Pro-
fessionnel Adaptéral mieux que le public. sitionnent surtout au niveau de la se-
EREA : Etablissement Régional d’EnseignementLes inscriptions en sections d’en- conde et de la terminale. Les causes
Adapté
seignement général et professionnel ne sont a priori pas les mêmes :en se-
UPI : Unité Pédagogique d’Intégration
L’Education nationale a mis en place des structuresadapté (SEGPA) diminuent de 50 conde, les taux de passage de la troi-
d’accueil pour les enfants en grande difficulté so-
élèves au profit des Unités Pédagogi- sième vers la seconde ont diminué, ciale ou scolaire (SEGPA) ou déficients légers(UPI)
en général dans les collèges. Les EREA ont pourques d’Intégration (UPI) même s’il ne même si les réorientations vers les
objet d’accueillir les enfants notamment issus des
s’agit pas nécessairement des mêmes BEP ont également diminué ; à l’in- deux structures précédentes, afin de leur offrir une
formation professionnelle.élèves. verse en terminale la perte d’élèves
MGI : Mission Générale de l’Insertionillustre une meilleure réussite au
LP : lycée professionnel
baccalauréat général.
MOINS DE LYCÉENS L’enseignement privé compense la LES SÉRIES DU BACCALAURÉAT
DANS LE DÉPARTEMENT DE L’EURE baisse des effectifs du public en lycée Général :
professionnel et maintient son nombre L : littéraire
ES : économique et socialeLes effectifs du second cycle pro- d’élèves en lycée général et technolo-
S : scientifiquefessionnel sont stables mais recou- gique à l’opposé du public.
Technologique :vrent plusieurs situations. En effet, les
STI : Sciences et Techniques Industrielleseffectifs du second cycle professionnel
STL :echniques de Laboratoire
de l’enseignement public sont en DES RÉSULTATS AUX EXAMENS
STT : Sciences et Techniques Tertiaires
baisse (- 150 élèves), principalement EN PROGRESSION (maintenant STG : Sciences et Techniques de
Gestion)dans l’Eure. La diminution est surtout
SMS : Sciences Médico-sociales
sensible en deuxième année de BEP Les résultats aux examens de la
hot : Hôtellerie
(perte de 200 élèves), du fait d’une session 2005 sont en général en pro-
STAE : Sciences et Techniques Agronomie et
meilleure réussite à l’examen. Les ef- gression, même si l’écart avec le Environnement
STPA : Sciences et Technologies Produitfectifs du second cycle général et tech- niveau national ne se réduit pas
Agro-Alimentaire
nique diminuent cette année de 800 toujours.
Professionnel :élèves, aggravant la tendance des Le taux de réussite au diplôme na-
STS : Section de Technicien Supérieur qui prépare
tional du brevet augmente légèrement au Brevet de Technicien Supérieur (BTS)
en 2005. IUT : Institut Universitaire de Technologie qui prépareLE NOUVEAU DIPLÔME NATIONAL
au Diplôme Universitaire de Technologie (DUT).Dans le domaine professionnel, leDU BREVET
taux de réussite au CAP poursuit la
Le nouveau brevet mis en place à la session affiche les meilleurs taux de réussite.hausse de l’année passée pour at-
2006 pourrait engendrer une baisse des taux
Une part toujours croissante desde réussite académique : en effet, jusqu’a- teindre 78,4 %.
lors selon le type de troisième (classique, élèves de BEP poursuit ses études enEn baisse depuis 2002, le taux de
technologique, professionnel) des épreuves bac professionnel. En 2005, un peuréussite au BEP connaît un sursautspécifiques étaient proposées. Maintenant
moins de 40 % des BEP poursuiventtous les élèves participeront aux mêmes pour gagner 1,7 point et atteindre
épreuves. L’Académie de Rouen était parti- en première professionnelle et 28,5 %75 %. Au niveau V, en CAP, les résul-
culièrement performante sur les séries tech-
obtiennent leur baccalauréattats sont plus favorables dans le do-nologiques et professionnelles.
professionnel.Comme au baccalauréat, le nouveau di- maine de la production alors qu’en
plôme national du brevet délivrera des Les résultats au bac professionnelBEP, c’est le domaine des services qui
mentions.
32 CAHIER D’AVAL n° 73 - Juin 2006font apparaître un taux de réussite de moindre mesure en série S.Il est resté ses proportions plus fortes de bache-
stable en série L. lierstechnologiques(de1point)etsur-73,4 %, en retrait par rapport au
niveau national et connaissent un fort Le bac technologique connaît une tout professionnels (de 2 points).
repli après la session exceptionnelle détérioration du même ordre qu’au Pour les départements, les établis-
de 2004 (79,1 %). La performance du niveau national, en particulier pour les sements de l’Eure se distinguent par
millésime 2004 a été spécifiquement filières STI et Hôtellerie, à l’inverse du des proportions plus faibles (de 8
marquée dans le domaine des servi- mouvement de l’année passée. points) surtout pour les baccalauréats
ces 81,8% puisqu’il n’est que de La proportion de bacheliers dans généraux et professionnels.
unegénérationatteinten2005,61,5 %73,1 % en 2005 ! Le bac général amé-
liore son score pour atteindre 81,5 %, enHaute-Normandiecontre62,1 %au
réduisant l’écart avec le niveau natio- niveau France. L’Académie se dis- UN NOMBRE D’ÉTUDIANTS STABLE
tingue par sa proportion plus faible (denalde4à3points.Letauxderéussite
a augmenté en série ES et dans une 3 points) de bacheliers généraux et Dans le supérieur, on constate une
croissance des étudiants de phar-
macie et médecine, et une poursuiteNOUVELLES ZONES D’EDUCATION PRIORITAIRE (ZEP)
de la baisse en Administration Econo-
La politique sur les zones d’éducation prioritaire et les interrogations quant à son efficacité
mique et Sociale (AES) et Sciences et
ont amené le gouvernement à classer les établissements en zone d’éducation prioritaire selon
Techniques Activités Physiques ettrois catégories :
Sportives (STAPS). Les filières post les établissements rencontrant le plus de difficultés, dit de niveau 1 ou «ambition réussite»,
pour lesquels une intensification des moyens est jugée nécessaire. Il y a onze collèges bacenlycéeprogressentaussibienen
concernés dans l’Académie qui constituent avec leurs écoles de rattachement 11 réseaux
Section de Techniciens Supérieur
«ambition réussite» ;
(STS) qu’en Classe Préparatoire aux Les établissements de niveau 2 qui ont vocation à demeurer dans le dispositif ZEP actuel ;
Grandes Ecoles (CPGE). Les établissements de niveau 3 qui à terme devront quitter ce dispositif. Les établissements
concernés par la dernière catégorie ne sont pas encore définis. Les résultats au BTS, en légère
Dans les établissements en ZEP, les élèves ayant une mention bien ou très bien au brevet des
baisse, expliquent en partie seulement
collèges pourront choisir leur lycée indépendamment de la carte scolaire qui lie chaque col-
l’augmentation du nombre d’étudiantslège à un ou plusieurs lycées de secteur. A l’instar de ce qu’a pu mettre en place Sciences Po-
litiques ou l’ENA à Paris, des conventions entre des établissements « ambition réussite » et dans ces sections.
des écoles du supérieur sont mises en place. Des mesures en faveur de la pour-
Les effets de la politique menée en ZEP peuvent être mesurés par des indicateurs comparant
suite d’études des bacheliers profes-
les résultats des établissements en dehors du dispositif avec ceux y participant. Ainsi à la
sionnels sont mises en œuvre cettesession 2005, les taux de réussite au diplôme national du brevet font apparaître une différence
de 7 points entre les élèves de ZEP (ZEP au sens le plus large) et les autres élèves. année : les candidats ayant eu une
Cette politique se place dans le cadre de l’orientation nationale et académique visant à assu- mention bien ou très bien auront un
rer l’égalité des chances au travers du système éducatif.
accès réservé en STS
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