La Picardie peu attractive pour ses étudiants

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Depuis 10 ans, le nombre d'étudiants s'est accru plus fortement en Picardie que dans le reste de la France. Les établissements universitaires de la région souffrent toujours d'un défaut d'attractivité. Chaque jour, 6 500 étudiants quittent la Picardie pour rejoindre leur lieu d'études.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°96 - 2001
La Picardie peu attractive
pour ses étudiants
Depuis 10 ans, le nombre d’étudiants s’est accru plus fortement en Picardie
que dans le reste de la France. Cependant, la région partait de plus loin
et la part du supérieur dans la population scolaire n’a toujours pas rattrapé
le niveau national. De plus, les étudiants picards n’étudient pas tous
en Picardie.
Les établissements universitaires de la région souffrent toujours d’un défaut
d’attractivité. Chaque jour, 6500 étudiants quittent la région pour rejoindre
leur lieu d’études. Les étudiants de l’Aisne et de l’Oise sont nombreux
à faire le choix de la proximité avec Paris, Lille ou Reims qui sont alors
en concurrence avec Amiens. Cependant, les étudiants quittent également
la région pour poursuivre des études en second ou troisième cycle universitaire
ou dans des disciplines faibles ou absentes des universités picardes.
Autre signe de cette faible attractivité, à l’entrée dans l’enseignement
supérieur ou au cours des études, plus de 8000 jeunes quittent
définitivement la région pour rejoindre une autre académie.
La Picardie ne compense pas ces départs puisque, dans le même temps,
elle n’accueille que 3200 étudiants non Picards et résidant dans la région
et n'occasionne que très peu de migrations quotidiennes.
ntre 1990 et 1999, le nombre Plus de 16% des étudiants picards inscrits dans une autre région
d’étudiants du supérieur a Répartition des étudiants picards selon leur région d’inscription en 1999E Unité : nombre Source : RP 1999augmenté de 25% en France
Région Etudiants Inscrits horscontre 31% en Picardie. En mars %
de la région de la région1999, 39 000 jeunes picards décla-
Île-de-France 405 153 13 118 3,2rent suivre des études supérieures.
Nord - Pas-de-Calais 126 442 3 790 3,0Malgré cela, le poids de l’enseigne-
Picardie 38 996 6 360 16,3
ment supérieur dans l’ensemble de
Champagne-Ardenne 33 794 2 726 8,1
la population scolarisée reste le Centre 56 412 5 892 10,4
plus faible de France. Haute-Normandie 43 148 3 125 7,2
De surcroît, les établissements Basse-Normandie 34 932 2 808 8,0
d’enseignement supérieur picards Bourgogne 36 584 3 110 8,5
Pays de la Loire 41 039 2 775 6,8attirent peu : le niveau d’inscription
Total Bassin parisien (hors Île-de-France) 284 905 26 796 9,4y est faible, les migrations quoti-
Total Bassin parisien (hors Picardiediennes sont très fortes et les dé-
& Île-de-France) 245 909 20 436 8,3parts d’étudiants changeant défini-
FORMATIONtivement de résidence très nom- de transports reliant ces villes faci- fre et la demande locale. Le choix


Méthodologie
breux. lite les trajets quotidiens. de la proximité l’emporte alors. $ ! % # & !’ # ()))
Champ de l’étude
La proximité de Paris explique en
Des migrations quotidiennes L’Île-de-France attire moins Afin de cibler l’étude sur les étudiantspartie la fuite des étudiants de Pi-
du supérieur, le champ a été restreint auxtrès intenses pour les étudescardie. Mais ce mouvement est net-
personnes ayant au moins le baccalau-
" que pour le travailtement plus massif que dans les réat, inscrites dans un établissementDans toutes les régions du bas-
d’enseignement et sans autre activité.autres académies du Bassin pari-sin parisien une part non négligea- Alors que les étudiants picards

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