Midi-Pyrénées : une région attractive pour les étudiants

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Avec 4 % d'étudiants, Midi-Pyrénées se place au 1er rang des régions de province les plus estudiantines. 40 % de ces étudiants n'habitaient pas dans la région en 1990. Ce pouvoir d'attraction est dû à une offre de formation diversifiée. En dehors de Toulouse, nettement prédominant, d'autres pôles régionaux d'enseignement supérieur se sont développés.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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GéoFLA ® © IGN - Insee 2003
Numéro 61 : avril 2003
Midi-Pyrénées : une région
attractive pour les étudiants
Le bassin de fréquentation de Toulouse est très étendu
Les bassins de fréquentation des pôles de l'enseignement supérieur du Sud-Ouest de la France
Périgueux
Bordeaux
Rodez
Agen
Alès
Albi Nîmes
Toulouse Montpellier
Bayonne
Pau
Tarbes Carcassonne Narbonne
Perpignan
Source : Insee, recensement de la population 1999
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION REGIONALE
DE MIDI-PYRENEESAvec 4 % d’étudiants, Midi-Pyrénées Téléphone : 05 61 36 61 36
Télécopie : 05 61 36 62 00
er Adresse : 36, rue des Trente-Six-Pontsse place au 1 rang des régions de province
31054 TOULOUSE CEDEX 4
Directeur de la publication : Benjamin Camusles plus estudiantines. 40 % de ces étudiants
Rédacteur en chef : Bruno Mura
Maquettiste : Evelyne Demas
n’habitaient pas dans la région en 1990. www.insee.fr/mp
Imprimeur : Reprographie Moderne, 31770 Colomiers
Dépôt légal : avril 2003Ce pouvoir d’attraction est dû à une offre
ISSN : 1262-442X
CPPAP : 183AD
SAGE : SIPAG6176de formation diversifiée. En dehors de Toulouse,
Prix : 2,2 €
nettement prédominant, d’autres pôles régionaux
Abonnement à l'ensemble des publications
pour l'année 2003.
- France : 70 €d’enseignement supérieur se sont développés.
- Etranger : 87 €
1Midi-Pyrénées : une région attractive
pour les étudiants
lus de 2 millions d’étudiants régionale, qui est véritablement attractive lement par la démocratisation de l’ensei-
poursuivent leurs études en avec plus de 90 000 inscrits, soit 86 % gnement, la volonté des jeunes bache-P France, en mars 1999, d’après le des étudiants de la région. C’est le seul liers à poursuivre des études supérieures
dernier recensement de la population. département de la région qui accueille ainsi que la progression de la durée des
La région Midi-Pyrénées en compte un nombre d’étudiants supérieur au études elles-mêmes.
près de 107 000 pour 2,5 millions nombre d’étudiants qui y vivent : pour
d’habitants, soit près de 4 % de la 100 étudiants domiciliés en Haute- 40 % des étudiants
population régionale alors que la Garonne, on compte 118 inscrits. Dans n’habitaient pas en
moyenne nationale est de 3,5 %. Midi- les autres départements, le phénomène Midi-Pyrénées en 1990.
ePyrénées se place ainsi au 2 rang est inversé : en Ariège, par exemple, il y
des régions les plus estudiantines, a deux fois plus d’étudiants domiciliés Parmi les 107 000 jeunes qui étu-
derrière l’Ile-de-France (5 %), mais que d’étudiants inscrits. Environ 4 500 dient en Midi-Pyrénées en 1999, seuls
devant Languedoc-Roussillon, Rhône- étudiants fréquentent un établissement quelques 63 600 résidaient déjà dans la
Alpes et Nord-Pas-de-Calais. Toutefois, du Tarn, un peu plus de 4 000 un région en 1990. Ainsi, près de 40 %
en terme d’effectifs d’étudiants, Midi- établissement des Hautes-Pyrénées. des étudiants se sont installés en Midi-
ePyrénées ne se place qu’en 5 position Dans les autres départements, leur nom- Pyrénées au cours des dix dernières
loin derrière l’Ile-de-France où sont bre est beaucoup plus faible. années. Toutes les régions perdent des
inscrits un quart des étudiants de France, étudiants au profit de Midi-Pyrénées :
Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte Entre 1990 et 1999, le nombre l’Aquitaine et le Languedoc-Roussillon
d’Azur et le Nord-Pas-de-Calais. d’étudiants en Midi-Pyrénées a pro- sont celles qui contribuent le plus à cet
gressé de plus d’un quart, à un rythme apport. La région est particulièrement
Dans la région, c’est la Haute- proche de celui observé pour la France. attractive : c’est la seule qui en dix ans
Garonne, avec la présence de la capitale Cette progression s’explique principa- ne « perd » pas d’étudiants au profit de
l’Ile-de-France.
Midi-Pyrénées dans le peloton de tête
des régions estudiantines Mais cet afflux accompagne un
Nombre Nombre Répartition Part Indicateur mouvement migratoire plus large : les
d'étudiants d'étudiants des étudiants des étudiants d'attraction personnes arrivées en Midi-Pyrénées
au lieu au lieu au lieu dans la
d'étude de résidence de résidence (%) population (%) entre 1990 et 1999 représentent ainsi
14 % de la population régionale. Si on 532 280 521 229 25,5 4,8 102,1Ile-de-France
209 209 204 966 10,0 3,6 102,1Rhône-Alpes décompte des flux migratoires apparents
140 593 142 609 7,0 3,2 98,6Provence-Alpes-Côte d'Azur d’étudiants le nombre estimé de ceux
139 363 140 309 6,9 3,5 99,3Nord-Pas-de-Calais
qui ont suivi leur famille, on en déduit 106 547 99 945 4,9 3,9 106,6Midi-Pyrénées
102 059 103 825 5,1 3,2 98,3Pays de la Loire l’effet d’attraction propre à l’enseigne-
100 676 101 490 5,0 3,5 99,2Bretagne ment supérieur de la région. Ce dernier
90 974 93 006 4,6 3,2 97,8Aquitaine
place Midi-Pyrénées au second rang 80 215 82 482 4,0 3,6 97,3Languedoc-Roussillon
72 493 73 605 3,6 3,2 98,5 juste derrière l’Ile-de-France. Une régionLorraine
58 938 64 118 3,1 2,6 91,9Centre qui enregistre plus de départs que
58 322 58 831 2,9 3,4 99,1Alsace
d’arrivées comme Nord-Pas-de-Calais 49 464 50 256 2,5 2,8 98,4Haute-Normandie
e e
47 706 45 308 2,2 2,8 105,3 remonte alors de la 11 à la 3 place. EnPoitou-Charentes
39 861 41 182 2,0 2,6 96,8Bourgogne effet les formations offertes dans les dif-
39 685 40 356 2,0 3,1 98,3Auvergne férents pôles d'enseignement nordistes
38 361 43 915 2,1 2,4 87,4Picardie
permettent à cette région non seulement 37 456 39 121 1,9 2,7 95,7Basse-Normandie
36 996 37 928 1,9 2,8 97,5Champagne-Ardenne de conserver ses étudiants -la part des
31 866 32 895 1,6 2,9 96,9Franche-Comté bacheliers quittant leur académie n’y
20 975 21 289 1,0 3,0 98,5Limousin
étant que de 1,5 % contre 6 % en 4 467 5 051 0,2 1,9 88,4Corse
2 043 716 2 043 716 100,0 3,5 100,0 moyenne en France- mais aussi d’attirerFrance
Indicateur d'attraction : rapport entre les étudiants inscrits et les étudiants résidants dans la région des étudiants d’autres régions (près d’un
Lecture : en 1999, 106 547 étudiants suivaient leur formation dans un établissement d'enseignement supérieur de Midi-Pyrénées
inscrit sur cinq). A contrario une régionSource : Insee, recensement de la population 1999
2GéoFLA ® © IGN - Insee 2003
comme Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Les étudiants de Midi-Pyrénées sont un peu plus âgés
qui gagne des habitants grâce aux que ceux des autres régions
migrations résidentielles, n’attire pas plus Midi-Pyrénées Autres régions
spécifiquement les étudiants et
8 9 9 10e erecule du 4 au 8 rang.
Unité : %
19 17
moins de 20 ansDes étudiants
de 20 à 24 ans
déjà très diplômés de 25 à 29 ans
30 ans et plus
64 64Les étudiants qui suivent leur
formation supérieure en Midi-Pyrénées
sont nettement plus diplômés que ceux
Source : Insee, recensement de la population 1999
des autres régions. Près d’un tiers
e edétient un diplôme de 2 ou 3 cycle en Midi-Pyrénées, elle s’élève respecti- administration économique et sociale,
universitaire, ou un diplôme d’ingénieur vement à 18 % et 17 % en Languedoc- et surtout sciences et techniques des
d’une grande école, contre 27 % au Roussillon et en Aquitaine. activités physiques et sportives (STAPS) :
niveau métropolitain. Ainsi plus de la 35 % contre 32 % dans l’ensemble de
moitié des étudiants suivant leurs études Tout comme dans les autres régions, la France. L’existence en Midi-Pyrénées
dans la région sont déjà nantis d’un la population des étudiants suivant un d’équipes de sportives de haut niveau,
diplôme d’enseignement supérieur, cursus en Midi-Pyrénées est plutôt en football, rugby, hand-ball, ou encore
contre 47 % au niveau national. féminisée (56 %), alors que les femmes natation et natation synchronisée,
représentent seulement 51 % de la explique sans doute en partie l’engoue-
La moyenne d'âge des étudiants ins- population régionale et 49 % des 15 à ment des étudiantes pour cette disci-
crits en Midi-Pyrénées est de 24 ans. 34 ans lesquels composent l’essentiel pline.
La majorité des étudiants a entre 20 et des étudiants (96 %). A l’université, les
24 ans, mais en Midi-Pyrénées, consé- étudiantes sont nettement majoritaires Les étudiantes de Midi-Pyrénées
quence probable de la durée plus longue dans les filières pharmacie, lettres et sont plus diplômées que leurs homo-
des études, les 25 ans et plus sont légè- sciences humaines, puis en droit. Près logues masculins : en 1999, plus de
rement plus nombreux, en part relative, d’une étudiante sur deux suit un cursus 33 % d'entre elles détenaient déjà un
e eque dans les autres régions de France. en lettres et sciences humaines. Spécifi- diplôme de 2 ou 3 cycle universitaire,
Dans les régions voisines, Languedoc- cité régionale, les étudiantes sont un ou un diplôme d’école d’ingénieur,
Roussillon et Aquitaine, l’âge moyen est peu moins présentes dans les Instituts contre 28 % des garçons. Au niveau
sensiblement identique, mais la part des Universitaires de Technologie (IUT), et national, l’écart est bien moindre
25-29 ans inférieure : si elle est de 19 % davantage dans les filières économie, (28 % contre 26 %).
Les migrations résidentielles des étudiants sont favorables à Midi-Pyrénées
Résidence en 1990 des personnes Lieu d'étude en 1999 des étudiants Solde entre les régions et Midi-Pyrénées
étudiant en Midi-Pyrénées en 1999 résidant en Midi-Pyrénées en 1990
434
1 041
607
202 153
645 78 129 3043 902 492630 264
448 404 428478 400 319706 402
9714 8731 164 290463 760488 199
151 91
1 261 6461 384 971 283374 896
495
559
607
6101 194 1 363 756
1 315
587
1 313 2 326 3 691 703 963
5 257 2 340
1 2302 431 2 917 1 2016 817 3 126
137
16 121
Lecture : entre 1990 et 1999, le solde entre les départs de Midi-Pyrénées vers l'Ile-de-France (- 3 902 étudiants de 1999) et les arrivées (4 873 étudiants) est favorable à Midi-Pyrénées (+ 971 étudiants).
Source : Insee, recensement de la population 1999
3Environ 5 400 étudiants étrangers, n’y étudient pas. La population étudiante
Midi-Pyrénées, région attractive
dont moins de 1 500 ressortissants de est donc concentrée dans la métropole
Rang de la région selon
l’Union Européenne, sont inscrits en académique, qui offre une palette com-l'attraction exercée sur les étudiants
plète de formations supérieures.Midi-Pyrénées. Ils représentent 5 % des pour motifs tous motifs
d'études confondusétudiants de la région, une proportion
Ile-de-France 1 2sensiblement égale aux autres régions de Le regroupement des étudiants doit
Midi-Pyrénées 2 1
province et supérieure à celle des étrangers cependant être différencié selon le typeNord-Pas-de-Calais 3 11
dans la population de la région (3,9 %). Languedoc-Roussillon 4 3 de formation. Les classes préparatoires
Aquitaine 9 7 aux grandes écoles, par exemple, sontMidi-Pyrénées attire moins d’étudiants
Provence-Alpes-Côte d'Azur 8 4
étrangers que l’Ile-de-France, particu- concentrées dans les lycées des princi-Source : Insee, recensement de la population 1999
lièrement attractive avec ses grandes pales villes de la région, à Toulouse, Albi
écoles et universités de renom interna- universitaire ou en foyer d’étudiants. Sur et Tarbes. Pour les IUT, la politique me-
tional (10 % des effectifs), mais aussi ce point la région ne se distingue guère née dans le cadre du plan « Université
du reste de la France. 2000 » et poursuivie dans le Contrat deque l’Alsace (8 % d’étudiants étrangers),
ou le Languedoc-Roussillon (7 %). La Plan suivant a privilégié l’implantation
région n’attire donc pas plus d’étudiants Une diversification dans les villes moyennes de l’académie.
européens que ses voisines malgré la géographique et A la rentrée 2001, l’académie de Toulouse
proximité de l’Espagne. sectorielle possède ainsi 26 départements d’IUT,
dont seulement 9 localisés à Toulouse,
L’aire urbaine de Toulouse regroupeSur les 107 000 étudiants suivant les autres étant implantés à Tarbes,
leur formation supérieure en Midi- 85,4 % des étudiants de la région et la Rodez, Figeac, Blagnac, Auch et Castres.
Pyrénées, neuf sur dix vivent dans un quasi totalité des étudiants de la Haute-
logement individuel. Environ 7 200, Garonne. Seulement 4,3 % des étudiants Sur les 127 établissements publics
résidant dans l’aire urbaine de Toulouse et privés de l’académie, 48 ont été crééssoit 7 % d’entre eux, sont logés en cité
Méthodologie
Comment identifier les étudiants ?
Lors du recensement de la population de 1999, il a été pour la première fois demandé aux étudiants de préciser leur lieu
d’études. Est considérée comme étudiant toute personne ayant déclaré être inscrite dans un établissement d’enseignement en 1998-
1999 et avoir atteint un niveau d’études supérieures. L’exploitation croisée des lieu de résidence et lieu d’étude en mars 1999, et
erenfin du lieu de résidence au 1 janvier 1990 pour tous les étudiants a permis de réaliser cette analyse.
Les informations recueillies sur les étudiants sont moins riches que celles dont disposent individuellement les organismes
d’enseignement supérieur, au premier rang desquels figure l’Education Nationale. En revanche l’uniformité de traitement est
assurée, les doubles comptes sont évités et des comparaisons simples sont possibles, non seulement entre villes et régions sur les
étudiants mais aussi avec l’ensemble de la population en ce qui concerne les migrations.
Les étudiants logés en cité universitaire ou foyer d’étudiants y sont domiciliés. Les élèves internes des lycées, grandes écoles,
établissements d’enseignement général, séminaires et tous établissements d’enseignement publics ou privés avec internat, y compris
les établissements d’éducation surveillée, sont domiciliés à l’adresse de leurs parents s’ils la déclarent.
En 1999, d’après le recensement de la population, 106 547 étudiants étaient inscrits dans un établissement d’enseignement
supérieur de la région, et 99 945 étudiants y étaient domiciliés. Les statistiques du rectorat font état d’un chiffre très proche pour les
inscrits (107 162).
Qu’est-ce qu’un bassin de fréquentation (au seuil de 33 %) ?
La comparaison de la commune de résidence et de la commune d’étude en 1999 permet de définitir des bassins de fréquenta-
tion autour de pôles d’enseignement supérieur. Un pôle d’enseignement supérieur est une agglomération d'au moins 5 000 emplois
satisfaisant l'une des conditions suivantes :
- avoir au moins 5 000 étudiants inscrits ;
- avoir au moins 1 000 étudiants inscrits et au moins la moitié des étudiants habitants dans l'agglomération qui étudie dans
les communes de l'agglomération ou de sa couronne.
Le « bassin de fréquentation » est alors constitué du pôle et des communes dont au moins 33 % des étudiants y résidant sont
inscrits dans le pôle ou dans une des communes attirées par celui-ci. L’ensemble ainsi constitué doit de surcroît être d’un seul tenant
et sans enclave.
4après 1995 dont la moitié hors de
Les filles plus présentes en lettres et sciences humaines
Toulouse. La création en 2002 d’une
Répartition des effectifs étudiants par sexe et filière
cinquième université devrait renforcer
2000cette déconcentration géographique. Lettres et sciences humaines
1985
2000Des filières Sciences
1985
technologiques en essor
2000
Droit
1985
Depuis 1994, l’engouement pour
2000Economie, Administrationles études universitaires faiblit. Au
économique et sociale 1985
niveau national, le redéploiement des
2000Instituts universitaires deétudiants est sensible : la part des technologie 1985
inscrits en université a chuté de 69 %
2000
Médecineà 49 % entre les rentrées 1990 et 2000. 1985
Malgré ce contexte national de désaffec- Sciences et techniques 2000
des activités physiquestion des universités, la région stabilise 1985 et sportives
ses effectifs universitaires. L’université 2000
Pharmaciede Toulouse compte en effet parmi les 1985
toutes premières en France, position ren- 2000
Odontologie
forcée en 1995 par la création d’un pôle 1985
universitaire européen. Cependant à la
0 5 000 10 000 15 000 20 000 25 000 30 000
rentrée 2000-2001, les étudiants inscrits Source : Rectorat de l'académie de Toulouse
à l’université de Toulouse ne représen-
taient plus que 60 étudiants sur 100, augmente, celui du droit, des sciences croissante de ces formations. Le goût
contre près de 75, dix ans plus tôt. politiques et des sciences humaines reste pour des études courtes, débouchant sur
stable et celui des sciences, de la méde- un diplôme plutôt bien valorisé sur le
A la rentrée 2001-2002, 68 000 cine et de l'odontologie baisse. marché du travail, explique en partie
étudiants de Midi-Pyrénées sont inscrits l’orientation croissante des jeunes vers
à l’université hors IUT. La filière « lettres, Signe de l’ouverture de la région ces filières, qui peuvent aussi avoir des
langues et sciences humaines » est la plus vers les filières technologiques, les débouchés régionaux.
fréquentée, avec 39 % des étudiants. effectifs des Sections de techniciens
Viennent ensuite les disciplines scienti- supérieurs ont augmenté de 26 % La poids important de l’industrie
fiques (23 %), le droit et les études entre les rentrées de 1995 et 2000. Les aéronautique dans l’économie régionale
politiques (13 %), les sciences écono- effectifs des IUT n’ont cessé de progres- s’accompagne de nombreuses implan-
miques et sociales (12 %) puis la méde- ser depuis 1990 (+ 65 % en dix ans), tations d’écoles d’ingénieurs spécialisées
cine-odontologie-pharmacie (9 %) et mais surtout à partir de 1995, année dans ce domaine, telles que l’Ecole
enfin les activités physiques et sportives d'augmentation de ces établissements. Nationale Supérieure de l’Aéronautique
(4 %). Depuis 1994, le poids des disci- Ainsi, les capacités d’accueil de Midi- et de l’Espace (Sup’Aéro) et l’Ecole
plines économiques et de gestion Pyrénées ont su s’adapter à la demande Nationale de l’Aviation Civile (ENAC).
Les effectifs par filière au cours de l'année scolaire 2001-2002
Ariège Aveyron Haute- Gers Lot Hautes- Tarn Tarn-et- Midi-Pyrénées
Garonne Pyrénées Garonne 2001-2002 1994-1995
Instituts Universitaires de Formation des Maîtres 127 178 2 960 182 81 223 202 189 4 142 4 106
Instituts Universitaires de Technologie 0 458 4 214 238 319 908 274 0 6 411 4 737
Instituts Universitaires professionnalisés 59 0 2 340 0 0 92 27 170 2 688 -
Universités 58 422 59 758 26 13 189 1 716 196 62 378 67 952
Classes préparatoires aux grandes écoles 0 0 2 565 0 0 185 175 0 2 925 2 730
Sections de techniciens supérieurs 307 709 5 446 250 432 1 194 873 256 9 467 7 525
Formations complémentaires BT, BTN, BAC, BTS 22 41 204 48 33 121 101 41 611 470
Ecoles d'ingénieurs 0 0 6 884 0 0 801 452 0 8 137 6 626
Autres 84 452 8 846 234 57 230 362 138 10 403 8 650
Ensemble 657 2 260 93 217 978 935 3 943 4 182 990 107 162 102 796
Source : Rectorat de l'académie de Toulouse, 2002
5Toulouse dans les premières années duForte attraction Pour en savoir plus
dispositif, pour se stabiliser depuis 1995de l'aire urbaine de Toulouse
« La majorité des étudiants deautour de 4 000.Etudiants résidant la région poursuit ses études dans
en Midi-Pyrénées
le pôle de Marseille-Aix-en-
Aires urbaines Nombre dont scolarisés Emergence de
Provence ». Sud Insee L’essentielà Toulouse (%) l’enseignement supérieur
n° 55, Insee Provence-Alpes-CôteToulouse 76 876 95,8 dans les villes moyennes
d’Azur, janvier 2003.Saint-Gaudens 292 58,1
Saint-Girons 142 54,9 « L’Aquitaine et ses étudiants ».En rapprochant le lieu d’étude duPamiers 326 46,3
Le quatre pages n°107, Insee Aqui-
Montauban 1 192 40,3 lieu de résidence en 1999, on dessine les
taine, juin 2002.Hors aire urbaine 8 254 39,4 bassins de fréquentation autour des
Foix 303 37,6 « Les études supérieures : unpôles universitaires (voir méthodologie).
Villefranche-de-Rgue 149 37,6 motif de migration ». Insee PremièreLa région Midi-Pyrénées en compteMazamet 222 33,9
n° 813, novembre 2001.
Cahors 515 27,0 quatre (Toulouse, Tarbes, Albi et Rodez).
Castres 1 080 26,2 Les régions voisines, pourtant moins
Auch 880 20,2 étendues, en comptent davantage : cinq L’existence d’une offre de formation
Decazeville 260 16,5
en Aquitaine (Bordeaux, Agen, Bayonne, diversifiée permet aux autres pôles uni-Albi 3 062 14,1
Rodez 1 845 12,3 Pau, Périgueux), six en Languedoc- versitaires de la région de conserver leurs
Lourdes 228 12,3 Roussillon (Montpellier, Carcassonne, étudiants et d’en attirer d’autres. Mais
Millau 336 11,3 Perpignan, Alès, Nîmes, Narbonne). leurs bassins de fréquentation restent le
Figeac 331 9,7
Dans les trois régions du Sud-Ouest, plus souvent dans les limites du dépar-
Tarbes 3 652 8,1
le maillage du territoire paraît donc tement. Ainsi, sur les 1 770 étudiantsEnsemble 99 945 79,7
Source : Insee, recensement de la population 1999 contrasté : plutôt équilibré en Languedoc- de Rodez, moins de 300 viennent d'un
Roussillon, polarisé autour de la capi- autre département que l'Aveyron. Près de
Parmi les écoles supérieures de la tale régionale et de plus petits bassins huit étudiants ruthènois sur dix habi-
région, citons l’Ecole nationale de météo- lointains en Aquitaine, concentré autour tent dans l'aire urbaine même. Il en est
rologie, liée aux activités de prévision de Toulouse et des villes moyennes de la de même sur Albi où seulement une
météorologiques nationales localisées à région en Midi-Pyrénées. centaine d'étudiants sur 3 300 sont tou-
Toulouse, l'Ecole des Mines d'Albi et lousains. Plus de sept étudiants albigeois
l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Tarbes Le bassin de fréquentation de sur dix résident sur l'aire urbaine. Les
(ENIT). Des formations agronomiques Toulouse est particulièrement étendu, communes qui composent le bassin de
supérieures sont aussi offertes en Midi- englobant presque entièrement la fréquentation du pôle universitaire
Pyrénées (ENSAT…) qui compte des Haute-Garonne : 58 % des étudiants de Rodez sont quasiment toutes
laboratoires de recherche dans le domaine. de Saint-Gaudens fréquentent ainsi les aveyronnaises, celles d’Albi tarnaises.
En tout, près de 6 % des étudiants de la établissements toulousains. Mais il
région fréquentent les écoles d’ingénieurs déborde largement les frontières dépar- Malgré la proximité géographique
hors université, toutes disciplines tementales. En Ariège, 55 % des étu- et la taille de la cité paloise, le pôle
confondues, contre 3 % seulement en diants vivant à Saint-Girons viennent y universitaire de Tarbes a su préserver
France. Les effectifs des classes prépa- étudier. En Tarn-et-Garonne, c’est le cas son bassin de fréquentation, mordant
ratoires aux grandes écoles sont aussi de 40 % des étudiants de Montauban. même sur le département des Pyrénées-
en nette hausse, même si leur poids relatif Ainsi, en retenant toutes les communes Atlantiques. En 1999, 3 750 étudiants
reste inférieur à celui de la France entière. dont au moins un tiers des étudiants sont inscrits dans des établissements
sont inscrits dans un établissement tou- d’enseignement supérieur de Tarbes ;
Dès 1991, date de création des Ins- lousain, ce sont 1 300 communes qui 77 % d’entre eux y ont élu domicile,
tituts Universitaires de Formation des forment le bassin de fréquentation de 4% viennent de Pau. A l’inverse, sur
Maîtres (IUFM), les étudiants affluent la ville rose. Parmi elles, près de cent les plus de 12 000 étudiants de Pau,
dans ce secteur qui apparaît comme un appartiennent aux départements de l’Aude moins de 250, soit environ 2 %, sont
débouché intéressant dans une conjonc- ou de l’Hérault. Un Carcassonnais sur cinq Tarbais.
ture économique difficile. Les effectifs étudie à Toulouse, tout comme trois Castel-
inscrits ont explosé dans l’académie de naudariens sur dix. Sokorn MARIGOT
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