Niveau de formation de la population : Des disparités locales qui restent bien marquées

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L'augmentation régulière du niveau de formation de la population régionale profite globalement à tout le territoire. Les disparités locales entre communes restent toutefois importantes. Certains secteurs géographiques apparaissent particulièrement défavorisés, autant pour le niveau de formation de la population totale que pour l'accès des jeunes à l'enseignement supérieur. Lire l'article pages 3 à 5
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 11 - Janvier 2002
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
LES RIGUEURS DE L’HIVER L’INTÉRIM EN HAUTE-NORMANDIE
L’année 2001 aura marqué une inflexion La Haute-Normandie :
dans la phase d’expansion de l’économie
n° 1 du travail temporairefrançaise. Avec 2,1%, la croissance du PIB
est en retrait de plus d’un point sur celle
des années précédentes. Conséquence di- François GITTON
recte du ralentissement de la croissance, la
convaincre, il suffit de penser qu’avant deprogression de l’emploi a fortement ralenti L’intérim occupe une place de
et la baisse du chômage, qui perdurait, licencier, les entreprises commencent
plus en plus importante sur les’est interrompue depuis plusieurs mois. par se séparer des intérimaires et qu’avant
En France, les événements du 11 sep de créer un emploi, elles peuvent recruter- marché du travail, en particulier
tembre ont sensiblement accru l’incerti- un intérimaire avant d’être sûres que ce
en Haute-Normandie. En 1999,
tude en cette veille d’année 2002. Les besoin est pérenne. Cette souplesse of-
signaux actuellement perceptibles impo les postes offerts sont en- ferte à l’employeur explique en grande
sent de rester prudents sur le développe- partie la part de plus en plus importantegrande majorité des emplois
ment d’une reprise dans le semestre à que prend l’intérim dans l’insertion profes-
d’ouvriers, qualifiés ou non, etvenir. Cependant, la progression des reve- sionnelle des jeunes. La photographie, à
nus, en nette accélération sur le 2e tri- se destinent en premier lieu aux un instant donné, que nous permet de faire
mestre 2001, grâce à la baisse des le recensement de la population ne nousjeunes actifs.
prélèvements, maintiendrait, au début de offre pas la possibilité d’étudier ces méca-
2002, la consommation sur une pente de nismes en détail. Cette observation poncAvertissement -
croissance solide. Le présent article correspond à une description de tuelle nous permet cependant de mettre
l’intérim au moment du recensement : l’objectif est deAinsi, malgré les premiers frimats de l’hiver en évidence (ou de retrouver) quelquesdégager les grandes caractéristiques du travail
et le climat d’incertitude actuel, misons sur temporaire dans la région et non pas de s’intéresser au faits importants qui sont des éclairages
nombre d’intérimaires (en stock ou en évolution).l’optimisme. précieux sur cette forme d’emploi.Rappelons simplement que, depuis mars 1999, le nombre
Le Directeur régional et toute l’équipe ré- d’intérimaires a fortement augmenté, pour atteindre
environ 30 000 personnes fin septembre 2001.dactionnelle de l’INSEE vous présentent
leurs meilleurs voeux pour l’année 2002.
UNE RÉGION TRADITIONNELLEMENT
ar définition même, l’intérim PLUS CONCERNÉE
Marie-France GUILLIEN P bouge énormément. Souvent l’in-
Rédacteur en chef
térim est observé d’un point de vue La Haute-Normandie est la région
conjoncturel. L’intérêt est évident ; les in française dans laquelle le recours à l’in- -
dicateurs sur l’intérim sont des indica térim est le plus fréquent. Au dernier re- -
teurs avancés de conjoncture. Pour s’en censement de la population, en mars
PART DE L’INTÉRIM DANS L’EMPLOI SALARIÉ
Haute-Normandie
Alsace
Franche-Comté
CentreS O MM A IRE
Picardie
Pays-de-Loire
Lorraine
EMPLOI Nord-Pas-de-Calais
Basse-NormandieL’INTÉRIM EN HAUTE-NORMANDIE
Rhône-AlpesLa Haute-Normandie :
Champagne-Ardennen° 1 du travail temporaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Bretagne
Bourgogne
FORMATION Auvergne
Poitou-CharenteNIVEAU DE FORMATION DE LA POPULATION
AquitaineDes disparités locales qui restent
Francebien marquées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Midi-Pyrenées
Limousin
ANALYSES CONJONCTURELLES Ile-de-France
Provence-Alpes-Côte d’AzurLES TAUX DE CHÔMAGE AU 3E TRIMESTRE 2001
Languedoc
Le chômage à nouveau à la hausse . . . . . . . . . . 7
Corse
0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0
Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 Unité : %
EMPLOI1999, environ 3% des salariés de la
INTÉRIM ET CDD : DEUX MODES DE RECRUTEMENT COMPLÉMENTAIRESrégion avaient été placés par une agence
d’intérim. Ce ratio, nettement plus élevé
L’alternative à l’intérim pour un employeur est le contrat à durée déterminée (CDD). Dans la pratique,
qu’ailleurs (1,8% en France), s’explique
ces deux modes de recrutement ne concernent pas tout à fait les mêmes employeurs ni les mêmes
avant tout par la structure de l’appareil pro- employés. Alors que le recours à l’intérim est fréquent dans l’industrie et dans la construction, le
contrat à durée déterminée est plus utilisé dans le commerce, l’administration, la santé ou l’actionductif haut-normand. En effet, les secteurs
sociale, les services opérationnels et la construction 55% des bénéficiaires d’un CDD sont desfortement utilisateurs, essentiellement in-
femmes. Les personnes engagées sous CDD sont aussi plutôt jeunes, légèrement plus âgés que les
dustriels comme l’industrie automobile
intérimaires cependant. Les postes sont assez différents : quelques cadres (3 500) sont engagés
(plus la construction), sont assez bien im- pour une durée déterminée, les professions intermédiaires sont également mieux représentées. La
part des employés (40%) est nettement plus importante (commerce…) et celle des ouvriers nette-plantés dans la région. En 1990, avec 1,8%
ment moindre (33% contre 79% dans l’intérim). Les niveaux de diplômes restent comparables si onde ses salariés dépendant d’une agence
tient compte de l’âge et de la nature des postes occupés.
d’intérim, la Haute-Normandie figurait déjà Le CDD reste beaucoup plus utilisé que l’intérim. En 1999, en Haute-Normandie, presque 8% des sa-
parmi les régions les plus concernées, juste lariés étaient sous contrat à durée déterminée.
Un dernier détail illustre la complémentarité de ces deux modes de recrutement : presque toutes lesderrière la Franche-Comté, région égale-
régions françaises ont la même part de salariés soit sous CDD soit intérimaires. Ceci montre l’alter-ment industrielle. Pendant la décennie 90,
native de ces deux types de contrat, les régions qui utilisent beaucoup l’intérim utilisent moins les
le travail temporaire s’est partout fortement CDD (et inversement). La répartition entre ces deux modes de recrutement dépend essentiellement
développé et en particulier en de la structure de l’appareil productif (poids de l’industrie ou du tertiaire).
Haute-Normandie.
PART DES CDD ET DE L’INTÉRIM DANS L’EMPLOI SALARIÉ
Même dans la région la plus
concernée et après un essor considérable, Pays-de-Loire
Bretagnel’intérim ne regroupe que 3% des salariés
Rhône-Alpes
(en mars 1999). Cela dit, aujourd’hui le tra Languedoc-Roussillon-
Aquitainevail temporaire représente plus de salariés
Provence-Alpes-Côte d’Azur
que la chimie ou plus d’emplois que l’agri Basse-Normandie-
Picardieculture. Par ailleurs, le taux de recours à
Haute-Normandie
l’intérim dépend fortement de l’âge des Poitou-Charentes
Franceemployés, de leur sexe et du poste
Midi-Pyrénées
occupé. De ce fait, pour certaines catégo Champagne-Ardenne-
Centreries de population, le travail temporaire ne
Franche-Comté
peut véritablement plus être considéré Corse
Nord-Pas-de-Calaiscomme un phénomène marginal.
Auvergne
Alsace
Bourgogne
Lorraine
UN INTÉRIMAIRE SUR DEUX Ile-de-France
LimousinA MOINS DE 30 ANS
0246 8 10 12 14
Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 Unité : %L’intérim touche essentiellement les
jeunes. Environ un quart des intérimaires a
moins de 25 ans et un autre quart a entre
25 et 30 ans. Les moins de 30 ans repré- (+3 ans en moyenne). Ceci est lié à principalement des postes d’ouvriers
sentent ainsi 50% des emplois intérimaires l’entrée plus tardive des jeunes sur le (qualifiés ou non) et, plus accessoire-
alors qu’ils ne sont que 22% de la popula- marché du travail, mais aussi au fait que ment, d’employés administratifs d’entre-
tion active occupée. A l’opposé, les plus de les tranches d’âge supérieures sont un prise, c’est-à-dire la plupart du temps
40 ans, qui représentent presque 50% des peu plus concernées. Avec cette très des postes qui requièrent un niveau de
actifs, ne concentrent que 23% des em- forte représentation des jeunes, on re formation peu élevé.-
plois intérimaires. Il s’agit donc d’une po- trouve là le fait que l’insertion dans la vie La répartition par sexe, qui dépend
pulation jeune et plutôt homogène en professionnelle passe relativement sou fortement des secteurs d’activité et de la-
termes d’âge. Ces intérimaires sont un peu vent par une agence d’intérim. nature des postes occupés, laisse donc
plus âgés que leurs homologues de 1990 apparaître un net déséquilibre en faveur
des hommes (28% des intérimaires sont
PLUS D’OUVRIERS NON des femmes). A l’image de ce qui se
RÉPARTITION DES SALARIÉS SELON L’ÂGE ET LE TYPE DE CONTRAT
QUALIFIÉS passe en général, les hommes et les
Intérim CDD CDI Fonctionnaires Autres
Moins de 25 ans 9 20 34 2 35 DANS L’INTÉRIM femmes n’occupent pas tout à fait les
25 - 30 ans 6 14 61 11 8 mêmes postes. 48% des hommes sont
30 - 35 ans 3 8 70 16 3
Nous l’avons déjà évoqué, recrutés en tant qu’ouvriers qualifiés,35 - 40 ans 2 6 70 19 3
40 - 50 ans 2 5 69 22 2 le recours à l’intérim est 40% en tant qu’ouvriers non et
Plus de 50 ans 1 4 71 22 2 beaucoup plus fréquent dans 5% sont des techniciens. La différence
Ensemble 3 8 66 18 5 l’industrie ou la construction avec les femmes est assez marquée :
Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 Unité : %
que dans les secteurs tertiai 50% seulement sont ouvrières, dont-Note : la catégorie “autres” regroupe les apprentis, les emplois aidés et les stagiaires ré-
munérés ; ces formes d’emploi concernent avant tout les jeunes. res. Les places offertes sont quatre sur cinq ne sont pas qualifiées,
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 11 - Janvier 200220% occupent un poste d’employée ad- NIVEAU DE FORMATION DE LA POPULATION
ministrative en entreprise et 10% sont
sur des postes avec davantage de res- Des disparités locales
ponsabilité (professions intermédiaires).
Le recrutement de cadres par intérim qui restent bien marquées
(hommes ou femmes) est très rare.
Désormais, l’intérim semble même Jérôme FOLLIN
être une voie de recrutement privilégiée
Marc DAUVILLIERS
pour les ouvriers non qualifiés. En effet,
alors que ceux-ci sont au total 16 000 de
moins en 1999 qu’en 1990 (-17%), le L’augmentation régulière du bien que la «démocratisation» de l’ensei-
nombre d’ouvriers non qualifiés placés par
gnement supérieur soit censée profiter àniveau de formation de laune agence d’intérim a augmenté de
tous les échelons du territoire, des dispa-
2 000 unités en dix ans (passant de 5 000 population régionale profite
rités locales subsistent en matière de
à 7 000). Ceci a pour conséquence une
globalement à tout le territoire. niveau de formation et d’accès auxplus forte représentation de l’intérim chez
études de la population. Les résultats duLes disparités locales entreles ouvriers non qualifiés : en 1990, 6%
dernier recensement nous permettent deétaient intérimaires ; actuellement, le ratio communes restent toutefois
mesurer ces différences géographiques.est supérieur à 10%. Parmi les ouvriers
importantes. Certains secteursnon qualifiés de moins de 25 ans, ils sont Tout d’abord, à l’échelle des départe-
presque aussi nombreux à être placés par ments, on note que l’Eure conserve ungéographiques apparaissent
une agence d’intérim que ceux bénéficiant niveau moyen de formation très légère-
particulièrement défavorisés,
d’un contrat à durée indéterminée (2 300 ment inférieur à celui de la Seine-Mari-
contre 2 900) et ces chiffres ne tiennent autant pour le niveau de time. L’Eure compte par exemple 23 % de
pas compte des personnes ayant signé un bacheliers (parmi toutes les personnesformation de la population
contrat à durée indéterminée (CDI) après ayant terminé leurs études) contre 24 %
totale que pour l’accès desune mission d’intérim. Ces postes d’ou dans le département voisin.-
vriers non qualifiés ou d’employés admi Mais c’est évidemment à un niveau- jeunes à l’enseignement
nistratifs sont encore plus que les autres géographique beaucoup plus fin que les
supérieur.réservés aux jeunes. Ce qui est beaucoup différences sont les plus significatives.
moins vrai pour les postes d’ouvriers Les écarts entre communes, même s’ils
qualifiés. se sont légèrement réduits depuis 1990,
l’instar de beaucoup de régions
restent très significatifs. Par exemple, laA françaises, la Haute-Normandie a
proportion de bacheliers parmi les per-
DES JEUNES «NORMALEMENT» connu depuis plusieurs décennies des pro-
sonnes ayant terminé leurs études va, en
DIPLÔMÉS grès très sensibles en matière de formation
moyenne, de 16% dans les communes
initiale de la population. Peut-être plus
dites «rurales isolées» à plus de 25%De manière générale, les jeunes sont qu’ailleurs, les difficultés d’insertion des
dans les pôles urbains et dans leurs cou-plus diplômés que leurs aînés. Par
jeunes ont conduit les familles haut-nor-
ronnes périurbaines. Autre illustration deexemple, 50% des personnes de moins
mandes à une réelle prise de conscience
de 25 ans qui occupent un poste d’ouvrier ces disparités, plus de deux cents com-
de l’importance des études pour favoriser
non qualifié ont un diplôme (qu’ils soient munes ont une part de bacheliers infé-
l’insertion professionnelle. La généralisa-intérimaires ou non) alors que parmi les rieure à 15% alors que, dans près d’une
tion progressive des poursuites d’études aouvriers non qualifiés de plus de 35 ans la centaine, un habitant sur trois est titulaire
eu des retombées positives sur le niveaupart des non diplômés est supérieure à du baccalauréat.
moyen de formation de la population,90%. Les intérimaires, qui sont en grande
majorité encore jeunes, n’échappent pas même si celles-ci sont moins sensibles
(1) voir l’article “Bilan éducatif de la région” dans AVAL n° 4 -
à cette règle. Étant donné la nature des Avril 2001.que ce qu’on aurait pu espérer (1). Mais
postes occupés (des postes qui requièrent
un faible niveau de formation), les intéri-
INDICATEURS DE FORMATION SELON LE DEGRÉ D’URBANISATION DE LA COMMUNE (1999)
maires ont un niveau de diplôme relative-
Proportion de bacheliers Taux de scolarisation
ment élevé mais ceci est lié à leur âge. en % ISNF (21-24 ans) en %
Espace à dominante urbaineCes jeunes gens ne sont ni plus ni moins
Pôles urbains 25,7 16,8 45,1
diplômés que les personnes d’âges com- Périurbain monopolarisé 26,2 16,8 38,4 multipolarisé 22,3 16,6 30,5parables embauchés sous CDI sur des
Espace à dominante rurale
postes équivalents Rural sous faible influence urbaine 18,4 16,2 22,9
Pôles ruraux 16,8 16,1 18,7
Sous influence des pôles ruraux 17,3 16,2 22,9
Rural isolé 16,2 16,0 17,3
Source : INSEE - Recensement de la population de 1999
ISNF : indicateur synthétique de niveau de formation (voir définition détaillée dans l’encadré page 6)
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 11 - Janvier 2002 3
FORMATIONCarte 1 viers-Val-de-Reuil. Le Les deux zones citées précédem-
Titulaires d'un diplôme au moins égal au baccalauréat
niveau relativement éle ment, le nord de la Seine-Maritime et-
vé de ces secteurs l’ouest de l’Eure, plus rurales et plus
Eu
s’explique en partie par âgées que le reste du territoire, répon-
l’intégration progres dent bien à ce schéma. Cela étant, on-Dieppe
sive de nombreux «im peut se demander si des caractéristiques-
migrants» arrivés du locales «pures», telles que des compor--
Neufchâtel-Fécamp
en-Bray rant les dernières dé tements «sociologiques» spécifiques ou-
cennies ; ces popula l’éloignement par rapport aux principaux-
Yvetot
tions migrantes (sou pôles d’enseignement supérieur ne-
vent originaires jouent pas également dans une certaine
Le Havre Gournay-
en-Bray
Rouen d’Ile-de-France) sont mesure.
en moyenne plus diplô-
Pont-Audemer
mées que les popula-
Gisors
Les Andelys tions «stables». L’ÂGE ET LE DEGRÉ D’URBANISATIONLouviers
A l’opposé, deux zo- N’EXPLIQUENT PAS TOUTLe Neubourg
Bernay Vernon nes géographiques ap-
Pour mettre en évidence ces spécifiparaissent comme rela -Évreux -
cités locales, un indicateur synthétiquetivement défavorisées :
du niveau de formation de la population a- la moitié nord de la
Taux en %
été calculé pour chaque commune (voirSeine-Maritime au-delà
30 encadré page 6). En comparant celui-ci àd’une ligne FéVerneuil-sur-Avre -
25
20 l’indicateur théorique qu’on obtiendrait sicamp-Gournay-en-Bray ;
15
chaque habitant de la commune avait leLimite départementale - la façade ouest de
même niveau de formation que le niveaul’Eure, couvrant à peu
moyen des personnes du même âgeprès les pays «Risle-Estuaire» etLE NORD DE LA SEINE-MARITIME
dans l’ensemble des communes de«Risle-Charentonne».ET L’OUEST DE L’EURE RELATIVEMENT
même type (urbain, périurbain, rural, …),Bien sûr, ces constats ne résultentDÉFAVORISÉS
on met en évidence ce qu’on pourrait appas seulement de particularismes locaux -
peler un «effet géographique pur».Avec une approche cartographique à «purs». Les disparités de niveau moyen
l’échelle des communes, plusieurs zones de formation entre com-
Carte 2se détachent sensiblement (voir cartes 1 munes proviennent en
Indicateur synthétique de niveau de formation (ISNF)
et 2). Trois secteurs géographiques pré grande partie des diffé- -
sentent un niveau moyen de formation rences en matière de
Eu
nettement supérieur à la moyenne régio structure par âge et du-
nale : caractère plus ou moins Dieppe
- une grande partie de la zone d’in rural des communes.-
fluence de Rouen, allant de la «frontière» Une population plutôt
Neufchâtel-
Fécamp
en-Brayouest du Pays de Bray au Roumois dans âgée à moins de chan-
l’Eure, et excluant la rive sud de l’agglo ces d’avoir un niveau de-
Yvetot
mération de Rouen ainsi que celle formation initiale élevé
d’Elbeuf. Sans surprise, le premier pôle puisque les jeunes gé Le Havre- Gournay-
en-Bray
Rouend’emplois qualifiés de la région «attire» nérations ont, en
dans son environnement des popula moyenne, un niveau- Pont-Audemer
tions au niveau de formation supérieur à d’études supérieur à Gisors
Les Andelys
la moyenne ; celui des générations Louviers
Le Neubourg- la partie nord de l’aire urbaine du Havre plus anciennes. De
Bernay Vernon(couvrant à peu près les cantons de même, les communes
ÉvreuxMontivilliers et de Criquetot l’Esneval) faisant partie ou pro-
correspondant au secteur le plus «rési ches des pôles urbains-
dentiel» de la zone d’influence du se ont en général des habi- -
ISNF
cond pôle d’emplois régional ; tants mieux formés, à
17,2
Verneuil-sur-Avre- une zone couvrant une grande partie de l’image de la qualifica 16,8-
16,2
la moitié est de l’Eure, correspondant tion plus grande des
15,8
Limite départementaleaux zones d’influence des aggloméra emplois qu’ils occupent-
ISNF : voir définition détaillée dans l’encadré page 6tions d’Évreux, de Vernon et de Lou en milieu urbain.-
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 11 - Janvier 2002
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Source: Inse P 1999
( ées)
données liss
© IGN - Insee 2001
1999
s
Source : In ee RP 1999
ssées)
(données li
© IGN 9- Insee 2001
199d’âge ni de degré d’urbanisation. des niveaux de formation meilleurs qu’atCelui-ci permet de mettre en avant -
La présentation cartographique des tendu, la zone de Pacy-sur-Eure se déles disparités entre les communes qui ne -
écarts obtenus pour chaque commune marquant le plus nettement.s’expliquent pas par des différences
permet d’identifier des Tous ces résultats renvoient à des ex-
Carte 3 secteurs géographi- plications qui seraient difficiles à mettre
Effet géographique pur* ques connaissant des en lumière dans un tel travail ; ils révèlent
spécificités locales des particularismes locaux dont l’inter-
Eu
marquées (voir prétation ne pourrait se faire qu’en s’ap-
carte 3). puyant sur des études de terrain
Dieppe
Les zones présen- («sociologie locale», moyens de commu-
tant des niveaux nication avec les principaux pôles d’en-
Neufchâtel-Fécamp moyens de formation si- seignement, qualifications requises paren-Bray
gnificativement infé- les entreprises locales,…).
Yvetot rieurs aux niveaux
attendus sont presque
Le Havre Gournay-
en-Bray toutes situées enRouen DES INÉGALITÉS
Seine-Maritime. C’est QUI PÈSENT ENCORE SUR LES JEUNESPont-Audemer
l’extrême nord du dé- GÉNÉRATIONS
Gisors
Les Andelys partement qui apparaît
Louviers
Par ailleurs, les disparités localescomme étant le plus dé-Le Neubourg
mises en évidence pour l’ensemble desBernay Vernon favorisé, avec notam-
tranches d’âge ne sont que le résultat deÉvreux mentlaValléedela
tendances passées, voire anciennes :Bresle et le nord du
comportement de la population localePays de Bray. Dans
depuis plusieurs décennies, caractéristil’Eure, la région de -
0,5 ques des personnes ayant intégré ouVerneuil-sur-Avre Pont-Audemer incluant0,2
-0,2 quitté les zones étudiées. Une autreune grande partie du
-0,5
façon d’apprécier les disparités territoLimite départementale Parc de Brotonne est -
riales consiste à analyser les taux acdans la même situation. -* Effet géographique pur : différence entre l’ISNF observé et l’INSF attendu (voir
définition dans l’encadré page 6) tuels de poursuite d’études des jeunesBeaucoup de villes
selon leur commune d’origine. Facilitermoyennes peuvent ap-
Carte 4 l’accès aux études pour tous, quelleparaître comme défa-
Taux de scolarisation des jeunes âgés de 21 à 24 ans
que soit la classe sociale des parentsvorisées sans que l’on
ou le secteur géographique de résipuisse en tirer des -
Eu dence, constitue un enjeu majeur pourconséquences solides ;
le système éducatif. Force est de consleur résultat négatif -
Dieppe
tater que les différences géographiquestient surtout au fait
restent fortes, même pour les jeunesqu’elles sont directe-
Neufchâtel-Fécamp générations. Par exemple, la proportionment comparées aux
en-Bray
des jeunes âgés de 21 à 24 ans encorepôles urbains les plus
Yvetot en études varie de 17 % en moyenneimportants de la région.
quand ils sont originaires de communesA l’opposé, le pôle
Le Havre Gournay-
rurales isolées à 45 % quand ils sonturbain de Rouen eten-Bray
Rouen
issus de pôles urbains. De surcroît, dansune grande partie de
Pont-Audemer une approche territoriale plus fine, lessa zone d’influence (en
Gisors secteurs favorisés ou défavorisés en madehors du sud de l’ag --Les Andelys
Louviers tière de poursuites d’études sont sensiglomération, d’une -
Le Neubourg
blement les mêmes que selon le niveaupart, et de celle
Bernay Vernon
moyen de formation de l’ensemble de lad’Elbeuf, d’autre part)
Évreux
population (voir carte 4). Cela confirme fiapparaissent nette --
nalement que l’accès des jeunes auxment favorisés. De
Taux en % études reste avant tout conditionné par lemême, de nombreux
milieu environnant, avec un rôle prépon40,3 secteurs géographi --
Verneuil-sur-Avre30,9 dérant du niveau de formation des paques de la moitié est -
24,2
18,2 de l’Eure connaissent rents
Limite départementale
(Suite de l’article page 6)
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 11 - Janvier 2002 5
La Manche
La M nchea
Insee RP 19
Source : 99
(don née lissées)
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RP
Source : Insee 1999
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1999-NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS AVONS LU POUR VOUS
(Suite de l’article en page 5 : méthodologie)
MESURE DES DISPARITÉS LOCALES EN MATIÈRE DE FORMATIONLES ÉTUDIANTS BOUDENT LA HAUTE-NORMANDIE
Au recensement de mars 1999, on comptait
Cet article s’appuie sur les résultats du dernier recensement de la population (1999). Deux in-2 044 000 étudiants en France métropolitaine. Leur ré-
formations sont exploitées :partition géographique sur le territoire national est iné-
- le diplôme le plus élevé obtenu, déclaré par les personnes ; seules les personnes ayant termigale puisque 30 des 354 aires urbaines concentrent -
80% de la population estudiantine. Poitiers, Montpellier, né leurs études sont prises en compte ;
Grenoble, Rennes et Nancy sont les villes où la densité - le taux de scolarisation entre 21 et 24 ans (les deux âges inclus) qui est la part des personnes de
d’étudiants est la plus forte (de 13,6 à 9,9 étudiants pour cette tranche d’âge qui ont déclaré encore poursuivre des études. Pour calculer cet indicateur
100 habitants). Avec une densité de 6,6%, Rouen se
selon la commune d’origine de l’étudiant, les personnes ont été localisées dans leur commune de
situe au 20e rang.
résidence en 1990 (en 1999, beaucoup d’étudiants ont été enregistrés à leur lieu d’études) ; dans
Les études supérieures constituent un des motifs de
l’immense majorité des cas, le lieu de résidence en 1990 correspond encore, en 1999, au domicilemigration. Les étudiants peuvent rester dans leur région
des parents.d’origine, la quitter quotidiennement pour se rendre sur
leur lieu d’études ou bien aller habiter dans la région ou
L’INDICATEUR SYNTHÉTIQUE DE NIVEAU DE FORMATION (ISNF)ils étudient. Ces migrations permettent de mesurer le
pouvoir d’attraction des régions. La Haute-Normandie et Pour avoir une idée globale du niveau moyen de formation de la population d’une commune,
les autres régions du bassin parisien attirent peu d’étu- on a calculé un indicateur synthétique s’appuyant sur l’âge théorique auquel on a obtenu son
diants car elles subissent la proximité de la capitale. En diplôme le plus élevé. L’échelle retenue va de 14 pour une personne sans diplôme à 23 pour un
effet, l’Ile-de-France arrive dans le peloton de tête des
titulaire d’un diplôme de niveau «Bac+3» ou plus. La moyenne de ces valeurs pour l’ensemble
régions les plus attractives.
de la population, l’ISNF, s’interprète alors comme un âge moyen théorique de fin d’études. Sur
Les études supérieures : un motif de migration / Jullien Ph.,
l’ensemble de la population régionale, l’ISNF s’établit à 16,5.Laganier J., Pougnard J. – In : INSEE première. – N° 813
(2001, nov.) ; 4 p.
CALCUL DES «EFFETS GÉOGRAPHIQUES PURS»
LA HAUTE-NORMANDIE, TOUJOURS L’hypothèse de départ est que le niveau moyen de formation d’une commune découle en
INDUSTRIELLE grande partie de la structure par âge de sa population (les générations anciennes sont en
moyenne moins diplômées que les plus jeunes) et de son caractère urbain, périurbain, rural…La Haute-Normandie constitue un des pôles indus-
triels français les plus importants. Avec 1 353 établisse (les emplois en milieu urbain étant en moyenne plus qualifiés, les populations des pôles ur- -
ments employant 117 980 salariés, les emplois indus- bains ou dans leur zone d’influence sont structurellement plus diplômées qu’en milieu rural).
triels haut-normands représentent 4% des effectifs Pour faire abstraction de ces deux «effets de structure» (âge, degré d’urbanisation), on calcule
industriels nationaux. Néanmoins, ces effectifs ont
un ISNF théorique pour chaque commune qui correspond à l’ISNF qu’on obtiendrait si chaque
baissé de 7,6% entre 1993 et 1999. L’industrie régionale
habitant de cette commune avait le même niveau de diplôme que ce qu’on observe en
est toujours très dépendante de l’extérieur : 42% des
moyenne pour les personnes du même âge dans les communes de même type (urbain, périur-établissements dépendent d’entreprises dont le siège
bain, rural).social se trouve hors région.
La différence entre la valeur observée et la valeur théorique de l’indicateur peut être appeléeLa Seine-Maritime (865 établissements, 74 507 sala-
riés) concentre la plupart des sites industriels impor «effet géographique pur». Elle correspond, pour une commune donnée, à la part de l’écart-
tants le long de la vallée de la Seine, autour du Havre et avec la moyenne régionale qui ne s’explique ni par l’âge de sa population de la commune ni
de Rouen. L’énergie, la pétrochimie, la construction au- par son degré d’urbanisation. Par exemple, si «l’effet géographique pur» est négatif pour une
tomobile et l’industrie papetière prédominent.
commune, cela signifie que ses habitants sont moins diplômés que ce qu’on pourrait attendre
Dans l’Eure (488 établissements, 43 473 salariés),
en fonction de leur âge et du degré d’urbanisation de cette commune.
l’activité industrielle est répartie sur l’ensemble du dé-
partement. La chimie fine, la pharmacie et la cosméto-
logie se sont fortement développées.
L’industrie dans les régions : édition 2001-2002 / Ministère
de l’économie, des finances et de l’industrie, service des
études et des statistiques. – Paris : la Documentation fran- L e portrait
çaise, 2001. – 504 p. ; 24 cm. – (Chiffres clés)
LES FEMMES NÉES EN 1930 de votre région
ONT ÉTÉ LES PLUS FÉCONDES
En matière de démographie, le fait le plus marquant sur internetdu XXe siècle aura été le baby-boom. Après avoir régu-
lièrement baissé durant l’entre-deux-guerres, l’indice
conjoncturel de fécondité a brusquement augmenté à
partir de 1945 pour se maintenir à un niveau élevé
jusqu’en 1964. Ce sont les femmes nées en 1930 qui Partez à la découverte
ont été les plus fécondes, contribuant ainsi pour une de la Haute-Normandie
large part au baby-boom. Cette génération a eu 2,6 en-
fants en moyenne, soit 0,5 de plus que celle née en
1900 ou en 1950. Actuellement, cet indice se situe
autour de 1,8 ; il est à peu près stable depuis 1975. Actualité
Les femmes nées entre 1940 et 1945 constituent la
génération la plus précoce. En effet, celles-ci ont eu Tableaux
leurs enfants à 26,1 ans en moyenne (1) contre 28,4
ans pour les femmes nées en 1920 et 30 ans pour Analyses
celles nées en 1970.
Au début du siècle, les tailles des familles étaient très
Publicationsdiverses. La fin du baby-boom s’est traduite par le déclin
des familles nombreuses (surtout à partir de quatre en- l’INSEE vous propose
fants), faisant apparaître un modèle familial à deux
une vue cohérente des régions :enfants.
(1) il s’agit là d’une moyenne statistique prenant en compte l’ensemble des un tronc commun d’informations
enfants d’une femme
...et des spécifications régionales
Combien d’enfants, combien de frères et sœurs depuis cent
ans?/Toulemon L.–In:Population et sociétés. – N° 374
(2001, déc. ; 4 p. www.insee.fr
Florence PIMENTA
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 11 - Janvier 2002ANALYSES CONJONCTURELLES
LES TAUX DE CHÔMAGE Taux de chômage par département
AU 3E TRIMESTRE 2001 au 30 septembre 2001
Le chômage
à nouveau à la hausse
François GITTON
in septembre 2001, le taux de chômage régional s’établit
Fà 10,9% de la population active en données corrigées
des variations saisonnières (11,6% en Seine-Maritime et 9,3%
dans l’Eure). En un trimestre, ce taux a sensiblement augmenté
(+0,5 point), rognant ainsi en partie l’amélioration de l’hiver der-
nier : sur un an, le taux de chômage a diminué d’environ un
demi-point.
Entre juin et septembre 2001, le nombre de demandeurs
Taux en %d’emploi (DEFM catégorie 1) a augmenté de 4 000 unités (don-
nées CVS) ; cette hausse générale est particulièrement sen- 9,5
8,6sible pour les moins de 25 ans. De ce fait, sur un an, le nombre
7,9
de personnes de moins de 25 ans à la recherche d’un emploi Limite départementale Source : Insee7,2 régionale © IGN 1999 - Insee 2001n’a presque pas diminué.
La Haute-Normandie se situe toujours au 4e rang des ré-
gions françaises les plus touchées par le chômage derrière le
Nord-Pas-de-Calais, le Languedoc-Roussillon et la région Pro DEMANDEURS D’EMPLOI-
vence-Alpes-Côte-d’Azur. L’écart avec le taux de chômage
Un demandeur d’emploi en fin de mois est une personne inscrite
France entière se maintient puisqu’il est toujours de l’ordre de 2
aux ASSEDIC. Les personnes à la recherche d’un emploi sont clas-
points en défaveur de la région sées selon différentes catégories.
Les personnes inscrites en catégories 1 et 6 sont les plus souvent
dénombrées. Ce sont des personnes sans emploi, disponibles, à laLES DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS AUX ASSEDIC EN HAUTE-NORMANDIE
recherche d’un emploi à durée indéterminée (CDI) à temps plein (ca-(catégorie 1)
tégorie 1) ou ayant excercé une activité de plus de 78 heures au3e trim. 4e trim. 1er trim. 2e trim. 3e trim.
cours du mois (catégorie 6).2000 2000 2001 2001 2001
Les autres catégories correspondent à :Moins de 25 ans 16 245 14 977 14 604 14 683 16 084
Hommes de 25 à 49 ans 24 326 23 434 21 101 21 560 22 727 - des personnes sans emploi, disponibles, à la recherche d’un CDI à
temps partiel (catégorie 2) ou un emploi à durée déterminée (CDD)Femmes 39 843 38 776 36 609 36 479 38 251
temporaire ou saisonnier (catégorie 3).Haute-Normandie 78 046 75 344 70 173 70 644 74 820
- des personnes non disponibles, sans emploi, à la recherche d’unEure 20 097 19 289 18 052 18 432 19 722
emploi (catégorie 4) ou ayant un emploi et cherchant un autreSeine-Maritime 57 949 56 054 52 121 52 212 55 098
Sources : INSEE - DRTEFP Unité : nombre CVS emploi (catégorie 5) même à temps partiel (catégorie 7) ou un CDD
temporaire ou saisonnier (catégorie 8).
LES DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS AUX ASSEDIC EN HAUTE-NORMANDIE
(catégorie 6)
TAUX DE CHÔMAGE PAR ZONE D’EMPLOI3e trim. 4e trim. 1er trim. 2e trim. 3e trim.
2000 2000 2001 2001 2001
3e trim. 3e trim.
Eure 6 122 5 725 6 096 5 884 5 007
2000 2001
Seine-Maritime 14 104 13 658 15 109 14 489 13 480
Dieppe 13,5 13,4Haute-Normandie 20 226 19 383 21 205 20 733 18 487
Le Havre 13,8 13,0
France 462 200 455 800 454 400 454 900 410 300 Fécamp 12,4 12,2
Sources : INSEE - DRTEFP Unité : nombre brut
Bernay 11,3 11,1
Pont-Audemer 11,2 10,7
Vallée de la Bresle 10,1 10,6
TAUX DE CHÔMAGE
Rouen 10,7 10,5
Verneuil-sur-Avre 10,8 10,3
Le taux de chômage est le rapport du nombre de chômeurs au sens du BIT (Bureau International Lillebonne 10,8 10,3
du Travail) à la population active. La population active comprend les personnes qui ont un emploi,
Gisors 8,9 8,5
les chômeurs et les militaires du contingent. A l’échelon des zones d’emploi, le nombre de chô- Pays de Bray 8,7 8,3
meurs BIT est évalué à partir du nombre de demandeurs d’emploi inscrits aux ASSEDIC, catégories Vernon 9,0 8,1
Évreux 8,2 7,81 et 6. La population active au lieu de résidence est calculée à partir de l’emploi estimé au lieu de
travail, en supposant que les comportements de déplacements domicile-travail sont restés les Eure 9,7 9,3
mêmes que ceux observés lors du recensement de la population de 1999. Seine-Maritime 12,0 11,6
Haute-Normandie 11,3 10,9Les taux de chômage sont calculés au niveau France entière, à l’échelon régional, départemental
France 9,4 8,9
ainsi qu’au niveau des zones d’emploi.
Sources : INSEE - DRTEFP Unité : % CVS
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 11 - Janvier 2002 7
CHÔMAGEL’ACTUALITÉ À L’INSEE
AVAL
Rétrospective des articles parus en 2001
N°1-Janvier 2001• N°6-Juin 2001
LES PAYS EN HAUTE-NORMANDIE
Évolution de l’emploi dans les grands éta-
Territoire blissements haut-normands
Des caractéristiques et des fonctionnements très L’emploi a diminué dans les grands
divers établissements
Intercommunalité Les technologies de l’information
Un développement de l’intercommunalité très et de la communication
inégal Un souffle d’innovation et de productivité
Population La conjoncture en Haute-Normandie
Une variation de population différente d’un pays au 1er trimestre 2001
à l’autre
Net ralentissement dans l’industrie
Les taux de chômage au 3e trimestre 2000
ERRATUMLes taux de chômage au 1er trimestre 2001
Une situation stable en Haute-Normandie
Évreux à 7,7%
Evolution du chômage à long terme Une erreur s’est glissée dans l’article
N° 7 - Septembre 2001Hommes et femmes aujourd’hui touchés à parts «Les étrangers en Haute-Normandie»
égales en page 1 du numéro d’Aval de dé-Le marché du travail dans les zones
cembre 2001.
d’emploi N° 2 - Février 2001 Dans la première colonne de cet article,
Moins d’emplois à Fécamp, Dieppe, BernayLES HAUT-NORMANDS AU RECENSEMENT lire :
et Pont-Audemer
DE 1999 - En 1999, la Haute-Normandie compte
Évolution de la population active par zone 48 279 étrangers, soit 2,7% de la popu-Les Haut-Normands aujourd’hui
d’emploi lation totale (au lieu de «... compte près
Une population mieux logée, mieux formée,
Démographie, taux d’activité, migrations : de 56 600 étrangers...»).mais qui vieillit
de fortes disparités - En 1999, on a recensé 48 279 étran-
La population active en Haute-Normandie gers, soit 2,7% de la population totale deLa conjoncture en Haute-Normandie
Les femmes plus actives et les jeunes, la région (au lieu de «... on a recensé 56au 2e trimestre 2001actifs plus tard
556 étrangers... »).
L’infléchissement se poursuit
L’emploi des Haut-Normands en 1999 Les chiffres figurant initialement étaient
Les femmes tirent parti de l’augmentation ceux de 1990.N° 8 - Octobre 2001
de l’emploi
Les personnes de 60 ans ou plus
La saison touristique 2000
en Haute-Normandie
Une qui manque de dynamisme
Une personne sur deux est veuve après 75 ans
L’emploi en 1999
Le logement des personnes âgées ACCUEIL, CONSEIL, INFORMATION
Une année exceptionnelle
Du lundi après-midi au vendredi soir de 9h à 12h30en Haute-Normandie
et de 13h30 à 17h
Confort de vie et amélioration de l’habitatN° 3 - Mars 2001 Service téléphonique : 02 35 52 49 94 - Télécopie : 02 35 15 06 32
des résidences principales Indices courants (serveur vocal 24h/24) :
Évolution de la structure par âge 08 92 68 07 60 (0,34€/mn)
L’emploi saisonnier en Haute-Normandie
Service vidéotexdes Haut-Normands entre 1990 et 1999
Le littoral se distingue
Informations générales : 3615 INSEE (0,15€/mn)Une population jeune mais vieillissante
Pour plus d’informations avec possibilité de les recevoir par télé-Les taux de chômage au 2e trimestre 2001
copie : 3617 INSEE (0,84€/mn)Premier bilan économique et social de 2000
Légère hausse du chômage
Consultation SIRENE : 3617 SIRENE (0,34€/mn)en Haute-Normandie
Principaux indices de prix : 3617 PVI (0,34€/mn)
Le tertiaire dynamise l’emploi N°9-Novembre 2001 L’INSEE sur Internet : http://www.insee.fr
http//www.sirene.tm.frLES HAUT-NORMANDS AU RECENSEMENT
N°4-Avril 2001
DE 1999
ABONNEMENT ANNUELBilan éducatif de la région au dernier
Prix : 45€Évolution de l’emploi en Haute-Normandie
recensement
L’emploi se tertiarise et se féminise
L’abonnement comprend :Des progrès en demi-teinte
AVAL, publication mensuelle de huit pages en quadrichromieLes catégories socioprofessionnelles
Les logements dans les unités urbaines (10 numéros par an),en 1999
Développement de l’habitat à l’Est “L’année économique et sociale en Haute-Normandie” bilan 2000
Les catégories les plus qualifiées se développent Cahier d’Aval publié en juin,
Les taux de chômage au 4e trimestre 2000 et se féminisent Les tableaux économiques de la Haute-Normandie, TEHN 2001.
Le littoral toujours plus touché par le chômage
Les familles haut-normandes en 1999
Le chômage de longue durée Moins de couples et moins d’enfants
INSEE Haute-Normandie :
en Haute-Normandie Directeur régional : Jacques JACOBLes Haut-Normands à l’horizon 2030
Service des études et de la diffusion : Jean LEMATTREPrès de 40% des demandeurs d’emploi
Un vieillissement inéluctable
Service statistique : Christian COPENOLLE
Service de l’administration des ressources :Jean-Paul BOCQUETN° 5 Mai 2001 N° 10 - Décembre 2001
Les groupes en Haute-Normandie Aval : Directeur de la publication : Jacques JACOBLes étrangers en Haute-Normandie
Rédacteur en chef : Marie-France GUILLIENL’automobile, l’énergie et les activités financières
Une population citadine qui vieillit et se féminise
en tête
© INSEE 2001 - ISSN : 0245-9809 -Vie des entreprises
Dépôt légal : janvier 2002- N° CPPAP : 1543 AD -Évolution de la situation des jeunes entre les
Les créations continuent de baisser en 2000 Code Sage : AVAL1168
deux derniers recensements Imprimerie IPP 560 bis, route de Dieppe
La conjoncture en Haute-Normandie 76250 Déville-lès-RouenLes jeunes de maintenant
Tél : 02 35 76 33 30au 3e trimestre 2001
La création d’entreprises en Haute-Normandie
La baisse d’activité dans l’industrie se confirme
Moins d’entreprises nouvelles et moins d’emplois Prix : 3,8€

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