Année économique et sociale 2003 en Martinique

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Contexte national et international Croissance sans éclat 'évolution très décevante de l'acti- apaisements politiques et financiers Malgré un contexte Lvité en Europe continentale est loin des différents pays devraient les aider de refléter les tendances de l'éco- à repartir de l'avant, en lien avec lamondial en évolution nomie mondiale. En effet, aux croissance des États-Unis. rapide, la croissance en États-Unis la croissance a été vive à partir du deuxième trimestre et s’est En France, la croissanceFrance a encore accusé en établi à 3,1 % sur l'année. Elle a été la plus faible depuis 19932003 un fort très forte en Asie où l'Inde et la Chine se sont particulièrement distinguées, Avec une augmentation de 0,2 %, laralentissement. Le PIB ne avec des croissances de plus de 8 %. croissance du PIB en 2003 a été la plus s'accroit que de 0,2 %, Le Japon a aussi retrouvé en 2003 une faible depuis 1993, mais ce constat en progression significative du produit moyenne annuelle doit être nuancéhausse la plus faible depuis national. par l'existence d'un très faible acquis à la récession de 1993. Une Cette croissance de l'environnement la fin de 2002 et par la présence d'une mondial a eu des conséquences sur la accélération en milieu d'année. Aprèsévolution similaire est zone euro.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Contexte national et international
Croissance sans éclat
'évolution très décevante de l'acti- apaisements politiques et financiers
Malgré un contexte Lvité en Europe continentale est loin des différents pays devraient les aider
de refléter les tendances de l'éco- à repartir de l'avant, en lien avec lamondial en évolution
nomie mondiale. En effet, aux croissance des États-Unis.
rapide, la croissance en
États-Unis la croissance a été vive à
partir du deuxième trimestre et s’est En France, la croissanceFrance a encore accusé en
établi à 3,1 % sur l'année. Elle a été la plus faible depuis 19932003 un fort très forte en Asie où l'Inde et la Chine
se sont particulièrement distinguées, Avec une augmentation de 0,2 %, laralentissement. Le PIB ne
avec des croissances de plus de 8 %. croissance du PIB en 2003 a été la plus
s'accroit que de 0,2 %, Le Japon a aussi retrouvé en 2003 une faible depuis 1993, mais ce constat en
progression significative du produit moyenne annuelle doit être nuancéhausse la plus faible depuis
national. par l'existence d'un très faible acquis à
la récession de 1993. Une Cette croissance de l'environnement la fin de 2002 et par la présence d'une
mondial a eu des conséquences sur la accélération en milieu d'année. Aprèsévolution similaire est
zone euro. Après avoir pesé sur les ex- une évolution quasi récessive au pre-
constatée dans la zone portations au premier semestre, la de- mier semestre, la croissance est re-
mande mondiale a vivement accéléré venue au second semestre vers deseuro, dont la croissance en
et a été à l'origine de la reprise de la rythmes annuels proches de 2 %. Cette
2003 est de 0,4 %. La croissance en milieu d'année. Mais reprise a eu pour origine la forte ex-
des conséquences négatives ont été pansion de l'environnement mondialplupart des composantes
aussi notables. La dépréciation du dol- de la zone euro, qui a généré un redé-
lar par rapport à l'euro a pénalisé les marrage des exportations et favoriséde la demande sont en
exportateurs européens. Par ailleurs, un redressement des anticipations des
diminution : exportations
la forte croissance mondiale a entraîné entrepreneurs.
une augmentation des achats de ma- En France, la plupart des composantesen forte baisse,
tières premières, notamment de la part de la demande ont connu des évolu-
investissement de la Chine. Il en est résulté une forte tions négatives. Les exportations ont
augmentation des cours des matières enregistré une baisse sans précédentstationnaire, contribution
premières. De plus le prix du pétrole de -2,1 % en moyenne annuelle,
des stocks négative… brut est resté à un niveau élevé. marque d'un environnement interna-
Plus près de nous, en Amérique La- tional très déprimé. Toutefois, ellesMême modestement, la
tine, la croissance a été faible (+1 %) sont reparties à la hausse au milieu de
consommation des après la crise survenue en Argentine l'année, avec l'accélération de la de-
en 2001-2002. Tous les pays, à l'ex- mande mondiale. Au total la contribu-ménages est la seule à
ception du Chili, ont connu une année tion du commerce extérieur à la crois-
soutenir la croissance. économique peu soutenue à l'image sance a été néanmoins exceptionnel-
du Brésil (-0,2 %) et du Mexique. Les lement négative.
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N° 61 - Martinique - Septembte 2004Contexte national et international
L'investissement a stagné au cours des les qu'enregistrent les statisticiens. Ce
trois premiers trimestres et n'a que phénomène, qui a débuté avec l'intro-
modestement progressé au quatrième. duction de l'euro fiduciaire et a en-
Les facteurs pouvant expliquer la fai- suite reflété des hausses de prix impor-
blesse de la demande des entreprises tantes des produits les plus fréquem-
n'ont pas manqué : les anticipations ment achetés (produits frais, carbu-
des entrepreneurs, fortement affectées rant, tabac…), peut traduire une perte
par le contexte international, ne se de repères des ménages dont on a pu
sont redressées qu'à partir de l'été. De se demander si elle n'a pas eu une in-
plus l'ajustement des bilans s'est pour- fluence sur leur consommation.
suivi. Enfin, en liaison avec la faiblesse
de la croissance et le niveau élevé du
L'emploi a diminuéprix du pétrole, le taux de marge des
entreprises a continué de baisser. Le
seul élément favorable à l'investisse-
ment a été le maintien de taux d'inté- Pour la première fois depuis 1993,
rêt historiquement faibles. l'emploi a diminué en 2003 de 50 000
pour l'emploi salarié. Ce recul a prin-
La consommation cipalement affecté l'industrie manu-
facturière et les services aux entrepri-des ménages a augmenté
ses, alors que le commerce et les servi-modestement
ces aux particuliers ont continué
Au total, la contribution des stocks res- d'embaucher.
tant négative sur la majorité de Le taux de chômage national a aug-
l'année, la croissance a principale- menté de 0,4 point en 2003. Sa pro-
ment trouvé un soutien, modéré mais gression a été limitée par l'augmenta-
régulier, dans la consommation des tion moins forte que les années précé-
ménages. Celle-ci a progressé modes- dentes de la population active, qui tra-
tement (1,6 %). En effet, l'augmenta- duit le début de l'inflexion démogra-
tion du chômage a incité les ménages phique devant aboutir à un retourne-
à adopter un comportement prudent ment en 2007.
en matière de consommation. De plus
le pouvoir d'achat global a cru moins
D'après la note de conjoncturevite en 2003 qu'en 2002 en raison no-
de mars 2004 (Direction généraletamment de la faible croissance des
de l'Insee)revenus d'activité : les effectifs em-
ployés ont peu évolué et les hausses
de salaires ont été modérées.
L'inflation en France a été de 2,2 % en
glissement en 2003, contre 2,3 % en
2002. Ce maintien de l'inflation,
au-dessus des objectifs de la BCE, peut
s'expliquer ponctuellement par l'évo-
lution des prix du pétrole, des produits
alimentaires ou du tabac. Mais on n'a
guère perçu dans les indices de prix
les impacts désinflationnistes de la fai-
blesse de la croissance et de la forte
réévaluation de l'euro. Par ailleurs, les
consommateurs ont continué de for-
muler dans les enquêtes auprès des
ménages des appréciations sur les
hausses de prix très supérieures à cel-
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N° 61 - Martinique - Septembre 2004

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