Année économique et sociale 2005 en Guyane

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Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Comptes économiques
Les comptes de la Martinique en bref
faut peut-être y voir l’effet d’une plus termes de l’échange due au poids desAvec +3,2% en 2005,
forte mobilisation des crédits euro- produits pétroliers et, dans une moindre
la croissance du Pib péens en fin de DOCUP, ainsi que de mesure, de la banane dans les expor-
la mise en place de la nouvelle loi tations martiniquaises. Hors tourisme,martiniquais est essentielle-
d’orientation pour l’outremer (Lopom). il était tombé à 15,9% en 2004,il
ment portée par les investis- L’investissement brut contribue pour retrouve son niveau de 2003 à 18,4%.
3 points à la hausse du PIB.sements. La consommation
Le taux d’investissement continue de Le BTP
marque le pas. C’est, une croître pour la troisième année consé- toujours dynamique
cutive. Avec 23,1% en 2005, il est ànouvelle fois, le BTP
nouveau et depuis deux ans au-dessus Le secteur du BTP profite pleinement dequi profite le plus de de la moyenne nationale (19,7%). la forte hausse des investissements. Il
La consommation des ménages, quice bon résultat. réalise une croissance en terme de
avait bénéficié d’une forte hausse du valeur ajoutée de 11,9% en volume,
revenu moyen en 2003, grâce à l’ali- après +9,5% en 2004. C’est depuis trois
gnement progressif des prestationse bon résultat atteint par l’économie ans le principal secteur porteur de l’éco-
sociales sur la métropole, a marqué leLmartiniquaise en 2005 s’explique nomie martiniquaise, ainsi que le plus
pas l’année dernière. Sa croissance enpar une nouvelle poussée des investis- dynamique en termes de créations
2005 est de 0,9% en volume, aprèssements, encore plus marquée que les d’emplois. A l’inverse, l‘agriculture a
2,1% en 2004 et 7,2% en 2003. Elleannées précédentes. Au total l’investis- pâti à la fois d’une baisse des superficies
ne contribue que pour 0,6 point à lasement brut aurait progressé de 14% consacrées à la banane et de conditions
croissance du PIB.en volume, après 11,3% en 2004 et climatiques défavorables qui ont touché
Le taux de couverture (exports/imports)8% en 2003. Il est tiré principalement toutes les cultures. Ce secteur est en
se redresse, grâce à l’amélioration despar la commande publique en BTP. Il baisse pour la troisième année consécu-
tive (-5,7% en 2005 après -17,2% en
2004). Les services ont évolué un peu2005 en bref
plus lentement que le PIB (+2,0%)Principaux agrégats économiques de la Martinique en 2005
principalement en raison de la hausseEn %
contenue des services administrés
2001 2002 2003 2004 2005
(+1,3%). Le prix du PIB augmente de
PIB 5,4 1,0 2,4 2,4 3,2 2,8% contre 2,4% en 2004. Cette
Imports 4,9 3,9 6,0 hausse résulte de celle des exportations
Consommation finale des ménages 7,2 2,1 0,9
ainsi que, dans une moindre mesure,
Consommation finale des administrations et des ISBL -7,3 3,4 1,1
des prix à la consommation des
Formation Brute de Capital Fixe 8,0 11,3 14,0
ménages qui augmentent de 2,4%
Correction territoriale -0,5 4,4 -0,1
contre +2,0% en 2004. La masse sala-
Exports 16,2 -14,7 2,7
riale totale progresse à un rythme un
peu supérieur à celui des années pré-Source : Insee Cerom
cédentes. Elle atteint +3,7% en euros
Envolée du taux d’investissement
courants, contre +2,8% en 2004, mais
Évolution des taux d’inv en terme de pouvoir d’achat, le gain est
En % limité du fait des faibles revalorisations
dans la fonction publique.
Ce sont les revenus non salariaux
comme l’excédent brut d’exploitation
qui bénéficient le plus de la croissance
(+10,1%), à l’exception toutefois du
secteur agricole.
Claude JOEGER
Source : Insee - comptes économiques
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N° 66 - Martinique - Septembre 2006

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