Année économique et sociale 2006 en Martinique

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Épargne-crédit Dynamisme des crédits de l’habitat et de l’équipement Les ménages demeurent les principauxu 31 décembre 2006 à la Atteignant près de 1 détenteurs d’actifs fi nanciers, avecAMartinique, les actifs fi nanciers 5 milliards d’euros en 77,3 % du total. Néanmoins, cette pro-s’élèvent à 4 973 millions d’euros. Ils décembre 2006, les actifs portion régresse de 0,6 point sur un anprogressent de 6,3 % sur un an, soit un au bénéfi ce des entreprises (20,6 %) etrythme stable par rapport à décembre fi nanciers progressent des « autres agents » (2,1 %). Les ména-2005. En valeur, les actifs fi nanciers de 6,3 % entre 2005 et ges apportent la plus forte contributionaugmentent de 293 millions d’euros ré- 2006, avec une croissance (+ 4,2 points) à l’évolution d’ensem-partis à hauteur de 155 millions d’euros ble grâce à une croissance de 5,4 %pour les dépôts à vue, 93 millions vigoureuse des dépôts à de leur encours, soit + 198 millionsd’euros pour les placements liquides vue. Dans le même temps, d’euros, les entreprises contribuentou à court terme et 45 millions d’euros les encours de crédits pour +8 % et les « autres agents » pourpour l’épargne à long terme. + 23,4 %.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Épargne-crédit
Dynamisme des crédits
de l’habitat et de l’équipement
Les ménages demeurent les principauxu 31 décembre 2006 à la Atteignant près de
1 détenteurs d’actifs fi nanciers, avecAMartinique, les actifs fi nanciers
5 milliards d’euros en 77,3 % du total. Néanmoins, cette pro-s’élèvent à 4 973 millions d’euros. Ils
décembre 2006, les actifs portion régresse de 0,6 point sur un anprogressent de 6,3 % sur un an, soit un
au bénéfi ce des entreprises (20,6 %) etrythme stable par rapport à décembre fi nanciers progressent
des « autres agents » (2,1 %). Les ména-2005. En valeur, les actifs fi nanciers
de 6,3 % entre 2005 et ges apportent la plus forte contributionaugmentent de 293 millions d’euros ré-
2006, avec une croissance (+ 4,2 points) à l’évolution d’ensem-partis à hauteur de 155 millions d’euros
ble grâce à une croissance de 5,4 %pour les dépôts à vue, 93 millions vigoureuse des dépôts à
de leur encours, soit + 198 millionsd’euros pour les placements liquides vue. Dans le même temps,
d’euros, les entreprises contribuentou à court terme et 45 millions d’euros
les encours de crédits pour +8 % et les « autres agents » pourpour l’épargne à long terme.
+ 23,4 %.octroyés par les établis-
La répartition des actifs fi nanciers est
sements de crédit locaux Pour la première fois depuis cinq ans,équilibrée entre les placements liquides
augmentent de 9,1 % à les dépôts à vue ontou à court terme (34,5 % du total), les
Dépôts à vue : leur taux de crois-dépôts à vue (33,9 %) et l’épargne à 4,4 milliards d’euros. L’ha-
sance annuel à deuxlong terme (31,6 %). Sur un an, la part les plus bitat et l’équipement expli- chiffres (+ 10,1 %),des dépôts à vue gagne 1,1 point essen- dynamiquesquent, pour la plus grande supérieur d’un pointtiellement au détriment de l’épargne à
à celui de 2005 (+ 9,1 %). Les ménageslong terme (-1 point).part, ce taux de croissance.
Un rythme de croissance stable sur un an
Évolution des actifs fi nanciers par catégorie de placement
Million d’euros
Source : IEDOM
(1) Actifs fi nanciers : dépôts à vue, placements liquides ou à court terme et épargne à long terme
dans les établissements de crédit installés localement.
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AES69_martiniqueEL2.indd 8 11/09/2007 15:05:06Épargne-crédit
détiennent 59,3 % de l’encours total de détenteurs de cette catégorie d’actifs, gne à long terme baissent. Après un
dépôts à vue. Leur encours progresse apportent la plus forte contribution ralentissement régulier au cours des
de 8,1 % sur un an, soit un rythme plus (3,7 points) à l’évolution d’ensemble dernières années, les plans d’épargne-
rapide qu’en 2005 (+ 7,5 %). Ceux de (+ 5,7 %). La croissance de ces place- logement (PEL) se replient de 3,6 %
la clientèle « entreprises » (+ 11,4 %) ments est entièrement portée par les (- 1 millions d’euros) en 2006. Enfi n,
progressent plus et représentent désor- comptes d’épargne à régime spécial les plans d’épargne populaire reculent
mais 37 % de l’ensemble. qui progressent de 6,4 % sur un an. À de 7,5 % (- 8,9 millions d’euros) tandis
Après une hausse relativement modes- l’inverse, les placements indexés sur que les OPCVM titres ont la plus forte
te en 2005 (+ 2 %), la première catégo- les taux du marché monétaire dimi- baisse (- 8,9 %, soit - 12,3 millions
rie d’actifs fi nanciers du département nuent de 1,9 %. d’euros).
ressort plus vigoureuse en 2006 : les L’ encours de placements liquides ou à Les PEL ne constituent donc plus le
placements liquides ou à court terme court terme des entreprises, composé à premier produit d’épargne à long ter-
progressent de 5,7 % pour s’élever à 96,7 % des produits indexés sur les taux me. Depuis fi n 2006, les produits d’as-
1 713 millions d’euros. Cette croissan- du marché monétaire, s’accroît de 29,3 surance-vie ont pris le relais (36,1 %
ce est liée à la bonne tenue des comp- millions d’euros sur un an (+ 9,8 %). du total).
tes sur livret qui augmentent de 6,5 % En 2006, les entreprises martiniquai- Les produits d’épargne à long terme
sur la période sous revue et, dans une ses se sont davantage tournées vers les relèvent presqu’exclusivement des mé-
moindre mesure, à celle des certifi cats certifi cats de dépôts (+ 21,9 millions nages (95,1 %) avec un taux de crois-
de dépôt dont la progression s’élève à d’euros) au détriment des comptes à sance annuel de 4,4 % (+ 63 millions
+ 53,6 %. La vigueur des dépôts à ter- terme (- 0,9 million d’euros). d’euros) en décembre 2006 tandis que
me apparaît plus contenue (+ 1,2 %), Compte tenu de ces évolutions, les mé- ceux des entreprises reculent (-20 %,
de même que celle des comptes nages représentent désormais 78,7 % soit - 18 millions d’euros).
d’épargne-logement (+ 3,1 %). S’ins- des placements liquides ou à court ter- Au 31 décembre 2006, l’encours des
crivant dans une tendance inverse, les me, contre 19,2 % pour les entreprises crédits octroyés par les établissements
OPCVM monétaires sont moins attrac- et 2,1 % pour les « autres agents ». de crédit locaux s’élève à 4,4 mil-
tifs en 2006, leur encours diminuant de liards d’euros, en hausse de 9 % sur
L’épargne à long terme0,2 % sur un an. un an (contre + 9,1 % en 2005), soit
Ces évolutions affectent peu la struc- + 367 millions d’euros. tirée par l’assurance-vie
ture de ces placements. Avec 56,3 % Cette croissance est essentiellement
du total, les comptes sur livrets restent Fin 2006, l’épargne à long terme s’élè- imputable aux crédits à l’habitat,
le placement favori des Martiniquais, ve à 1 572 millions d’euros, en pro- premier poste d’endettement, qui
suivi des dépôts à terme (18,3 %) en gression de 3 % sur un an (+ 45 mil- confi rment en 2006 une tendance
recul de 0,8 point sur un an. La part des lions d’euros) après + 8,1 % en 2005. amorcée au cours de la décennie
OPCVM monétaires, troisième place- Cette croissance plus modeste est prin- 1990. La progres- Établissements locaux :
ment, est de 13,7 % des placements li- cipalement portée par l’assurance-vie sion atteint 15,8 %,
croissance quides ou à court terme, contre 14,3 % (+15 %), particulièrement dynamique soit + 208 millions
en 2005. depuis plusieurs années, et les place- d’euros. La part des de l’équipement
Grâce à une progression de 4,6 % de ments boursiers (+7,3 %). À l’inverse, crédits à l’habitat
des entreprisesleur encours, les ménages, principaux l’ensemble des autres produits d’épar- dans l’encours glo-
bal (34,2 %) augmente : +2 points
En-dessous du seuil des 10% sur un an. Dans le même temps,
Évolution du taux de créances douteuses des en augmentant de 19,6 % sur un
établissements de crédit locaux à la Martinique an (+ 167 millions d’euros), les cré-
En % dits à l’équipement deviennent le
deuxième poste d’endettement, rang
jusqu’ici occupé par les crédits de
trésorerie.
Le risque porté par les établissements
locaux s’améliore en 2006. Après
une stabilité observée l’année précé-
dente, le taux de créances douteuses
brutes régresse de 1,5 point pour
Source : IEDOM
(2) en partie imputable au changement de fi scalité intervenu sur ce produit au 1er janvier 2006. Les intérêts des PEL de plus de dix ans
sont désormais soumis aux contributions sociales et ceux des PEL de plus de douze ans sont assujettis à l’impôt sur le revenu.
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AES69_martiniqueEL2.indd 9 11/09/2007 15:05:07Épargne-crédit
s’établir à 9,1 %. Il passe ainsi pour de rejoindre celui des ménages dont établissements de crédit, installés
la première fois en dessous du seuil il représente encore le double. ou non localement ( 44,6 % de l’en-
symbolique des 10 %. Au 31 décembre 2006, l’encours glo- cours global).
Avec 52,3 % de l’ensemble des bal des concours bancaires octroyés À 2,7 milliards d’euros, leur encours
concours bancaires octroyés, les mé- par les établissements de crédit ins- de crédits maintient un rythme de crois-
nages demeurent la principale clientè- tallés ou non dans le département sance soutenu (+ 7,7 % après + 8,5 %).
le des établissements de crédit locaux. atteint 6,1 milliards d’euros, progres- En valeur, il gagne 194 millions d’euros.
Leur encours de crédit brut augmente sant de 7,9 % en glissement annuel Cette hausse est essentiellement im-
de 7,1 % en 2006, soit + 155 mil- (+ 445 millions d’euros). putable aux crédits à l’équipement
lions d’euros, essentiellement grâce La croissance de l’encours des cré- (+ 145 millions d’euros) et aux crédits
aux crédits à l’habitat (+ 13,1 % et dits à l’équipement, avec un taux de de trésorerie (+ 32 millions d’euros), les
+ 154 millions d’euros). Leur taux de croissance de 18,7 % (soit + 237 mil- crédits à l’habitat ayant une croissance
créances douteuses brutes s’améliore lions d’euros), est plus rapide qu’en plus contenue (+13 millions d’euros).
de 1,2 point (6,8 %). 2005 (+ 10,4 %). Les crédits à l’habi- Le taux de créances douteuses de cette
tat constituent le premier poste d’en- clientèle poursuit son amélioration
Sur l’évolution d’ensemble de l’en- dettement avec une croissance de pour passer pour la première fois en
cours brut octroyé par les établisse- 7,7 % (soit + 185 millions d’euros), dessous de 10 % (9,1 %).
ments locaux (+ 9 %), plus de 5 points plus rapide que l’année précédente
Le taux de croissance des encours dessont à mettre à l’actif des entreprises. (+ 5,1 %). A l’inverse, décélérant de-
ménages est de 7,5 % en glissementCe dynamisme, constaté dès 2005, puis 2004, le taux de croissance des
annuel, soit + 177 millions d’euros.est imputable au premier poste d’en- crédits de trésorerie s’élève à 5,4 %
Leur encours de crédits à l’habitatdettement des entreprises, l’équipe- à fi n 2006 (+ 53 millions d’euros),
concentre l’essentiel de la hausse,ment, qui progresse de 24,7 % en après 7,7 % en 2005 et 13,6 % en
avec un taux de croissance annuelun an, soit + 152,7 millions d’euros. 2004.
de 12 % (+ 157 millions d’euros) tan-Les crédits d’exploitation gagnent Le risque global de la place s’amé-
dis que l’augmentation des crédits à37 millions, soit + 10,5 %. Les cré- liore en 2006. Le taux de créances
la consommation (2,5 %) est moinsdits à l’habitat progressent de 53,2 douteuses brutes (6,8 %) diminue
vigoureuse (+ 21 millions d’euros). Lemillions d’euros (+ 41,4 %). Le taux de 1,1 point. Il atteint son plus bas
risque sur les ménages s’améliore dede créances douteuses brutes sur la niveau sur sept ans grâce à une di-
1,1 point en un an à 6,6 %, grâce àclientèle « entreprises » atteint, en minution de 31 millions d’euros
une baisse de 16 millions d’euros de2006, son niveau le plus bas sur la des créances douteuses brutes. En
leurs créances douteuses brutes.décennie (13,6 % contre 24,1 % en parallèle, le taux de provisionne-
décembre 2000) grâce à une baisse ment des créances douteuses sur la
Enfi n, les passifs fi nanciers des collec-
de 9,5 millions d’euros des créances clientèle progresse, passant de 65,3
tivités locales qui représentent 11,5 %
douteuses brutes. Cette améliora- % à 65,6 %, après s’être réduit de
de l’ensemble des concours octroyés
tion régulière depuis quatre ans ne 4,3 points en 2005.
progressent de 86 millions d’euros
permet cependant pas au taux de Les entreprises représentent la prin-
(+ 13,9 %) en glissement annuel, pour
créances douteuses des entreprises cipale clientèle de l’ensemble des
atteindre 702 millions d’euros à fi n
décembre 2006. Le principal posteLes crédits à l’équipement en deuxième position
d’endettement de cette clientèle de-
Évolution des passifs fi nanciers des établissements de crédit locaux meure l’équipement, avec 84,2 % du
En million d’euros total. Ce poids se renforce de 2,7 points
sur un an du fait d’une croissance de
89 millions d’euros (+ 17,7 %) de leur
encours de crédits à l’équipement.
Michelle MINATCHY
Reynald MATHIEU
IEDOM - Martinique
Source : IEDOM
10 N° 69 - Martinique - Septembre 2007
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