Au deuxième trimestre 2003 : une économie globalement morose (Flash d'Octant n° 89)

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Au deuxième trimestre, l'environnement international reste peu porteur. En France, le PIB a reculé en raison notamment du repli de la consommation des ménages, principal soutien de la croissance depuis deux ans. Dans ce contexte, l'activité en Bretagne reste déprimée dans de nombreux secteurs. L'industrie et le commerce de gros demeurent affectés par le ralentissement conjoncturel. C'est également le cas des échanges commerciaux avec l'étranger. Le commerce de détail et les services sont un peu touchés par la baisse de la consommation des ménages. Dans le bâtiment, les carnets de commandes se maintiennent à un niveau élevé et l'activité a progressé. Les hôtels de la région ont connu le meilleur niveau d'activité des cinq dernières années à cette période. Le taux de chômage continue d'augmenter au même rythme que précédemment. Au premier trimestre, l'emploi dans la région a cessé de croître.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Octant
Synthèse Numéro 89 - Septembre 2003conjoncturelle
Au deuxième trimestre 2003 :
une économie globalement morose
Au deuxième trimestre, l'environnement international reste peu porteur.
En France, le PIB a reculé en raison notamment du repli de la consommation
des ménages, principal soutien de la croissance depuis deux ans.
Dans ce contexte, l'activité en Bretagne reste déprimée dans de nombreux
secteurs.
L'industrie et le commerce de gros demeurent affectés par le ralentissement
conjoncturel. C'est également le cas des échanges commerciaux avec l'étranger.
Le commerce de détail et les services sont un peu touchés par la baisse
de la consommation des ménages. Dans le bâtiment, les carnets de commandes
se maintiennent à un niveau élevé et l'activité a progressé. Les hôtels de la région
ont connu le meilleur niveau d'activité des cinq dernières années à cette période.
Le taux de chômage continue d'augmenter au même rythme que précédemment.
Au premier trimestre, l'emploi dans la région a cessé de croître.
Contexte national : baisse du PIB au printemps
France entière, le PIB a reculé de 0,3 % au deuxième s'est révélée plus importante dans le secteur de
trimestre après avoir progressé de 0,2 % au premier. l'énergie et des biens intermédiaires (respectivement
Toutes les composantes de la demande ont contribué à - 3,3 % et - 1,2 %).
cette évolution négative. La intérieure et les L'emploi salarié privé a baissé de 0,1 % au printemps,
variations de stocks y participent négativement à soit 9 000 emplois en moins. Le secteur de la construc-
hauteur de 0,1 point et le solde du commerce extérieur tion a continué de créer des emplois (+ 0,6 %) et le
de 0,2 point. Les exportations diminuent pour le tertiaire a enregistré une très légère progression après
troisième trimestre consécutif (- 0,6 % après - 1,8 % la baisse du début d'année. Le repli de l'emploi se
au premier trimestre). Les importations se stabilisent poursuit dans l'industrie (- 0,7 %), et toujours un peu
après six mois de repli. L'investissement des entrepri- plus fortement dans l'industrie manufacturière.
ses a reculé de 0,6 % après avoir stagné en début Fin juin, l'ANPE comptabilisait 2 235 000 deman-
d'année. L'investissement des ménages, en revanche, deurs d'emploi de catégorie 1, soit une augmentation
a progressé de 0,4 %. de 6,4 % en un an. A la fin du deuxième trimestre, le
Dans l'ensemble de l'industrie, la production a taux de chômage au sens du BIT s'établit à 9,5 %. Il a
diminué de 1,1 % au cours de ce trimestre. Cette progressé de 0,1 point sur le trimestre et de 0,5 point en
baisse a concerné tous les secteurs d'activité. Elle un an.
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH8964 - PRIX : 2,2€Cours du porc charcutier breton - classe E (Euros / kilo) Agriculture : la reprise se confirme sur le marché bovin
2,00
1,90 Au printemps 2003, les livraisons de lait Les abattages de veaux de boucherie ont
Série brute sont pratiquement stables par rapport au augmenté après le repli du trimestre
1,70 printemps précédent. Le prix du lait passé : ils dépassent de 1,1 % ceux du
payé au producteur s'établit en printemps 2002. En baisse en avril, la
1,50 cotation du veau de boucherie s'estmoyenne à 0,28€/l sur le trimestre, soit
Tendance redressée en mai à l'approche des fêtes3,4 % de moins qu'un an plus tôt.
de la Pentecôte avant de s'infléchir à1,30 En avril, le cours du porc a continué à
nouveau en juin. Sur le trimestre, lebaisser puis s'est un peu redressé en mai
et juin. Sur le trimestre, le prix moyen du cours du veau s'établit à 4,91€/kg, soit1,10
près de 10 % de plus que l'année pas-porc s'élève à 1,16€/kg, soit une baisse
de 7,2 % par rapport à l'année passée. sée.0,90
1998 1999 2000 2001 2002 2003 Les abattages de porc sont supérieurs de La reprise des cotations des principales
Source : OFIVAL et SNM - Insee
4 % à ceux du printemps 2002. productions bovines initiée au premier
Abattages de gros bovins L'épizootie de peste aviaire qui a sévi trimestre semble se confirmer. Les cours(Tonnes)
aux Pays-Bas entre mars et mai 2003 a25 000 sont dans l'ensemble plus élevés qu'un
stimulé les cours de l'œuf. Le prix an plus tôt, sauf pour les jeunes bovins
Série brute moyen de l'œuf de consommation R. Les abattages de gros bovins se sont
excède de 36 % celui du deuxième pratiquement stabilisés ce trimestre et
20 000 trimestre 2002. sont supérieurs de 0,8 % à ceux du
Le secteur de la volaille de chair reste en deuxième trimestre 2002.
difficulté. Les abattages de volailles Les quantités débarquées de poissons,
Tendance toutes catégories confondues sont en crustacés et mollusques dans les criées
15 000
retrait de 8,2 % par rapport au printemps bretonnes sont supérieures de 3,4 % à
2002. Sur cette période, la production celles du deuxième trimestre 2002 et le
de poulets a reculé de 4,2 % et celle de prix moyen est en baisse de 2 %.
dindes de 12,6 %.
10 000
1998 1999 2000 2001 2002 2003
Source : AGRESTE - Insee
Industrie : peu d'évolution au deuxième trimestre
Selon les chefs d'entreprise interrogés Les responsables d'entreprise de biens
début juillet, l'activité industrielle d'équipement considèrent que l'activitéTendance de la production industrielle (Soldes d’opinions - en %)
bretonne a peu varié au deuxième s'est légèrement infléchie au printemps.
40
trimestre par rapport au trimestre Selon eux, elle a ralenti dans la
Production passée précédent. Le solde d'opinions sur la construction navale, aéronautique et
30
production industrielle n'est que très ferroviaire ainsi que dans l'industrie des
légèrement remonté et se situe toujours équipements électriques et élec-20
à un bas niveau. troniques, et a retrouvé une évolution
Les professionnels de l'agroalimentaire positive dans l'industrie des équipe-10
estiment que l'activité est demeurée ments mécaniques.
atone au printemps. Elle est restée0 Après trois trimestres de recul, le solde
Production prévue déprimée dans le secteur fabrication d'opinions sur la production de biens
-10 d'aliments pour animaux - travail du intermédiaires s'est redressé sans
grain. Dans l'industrie des viandes toutefois atteindre le niveau jugé
-20 (abattages et transformation), le rythme normal. L'embellie concerne la plupart
1998 1999 2000 2001 2002 2003
de production s'est légèrement infléchiSource : Insee, enquêtes de conjoncture des secteurs. Elle a été particulièrement
au deuxième trimestre. Il a progressé sensible dans l'industrie des
légèrement dans l'industrie du lait et composants électriques et élec-
dans les industries alimentaires diverses troniques.État de la demande
et s'est intensifié dans l'industrie des D'après les prévisions formulées débutet niveau des stocks dans l’industrie (Soldes d’opinions - en %)
boissons. juillet par les chefs d'entreprise,30
Selon les dirigeants d'entreprises de l'activité industrielle bretonne seNiveau des stocks
20 biens de consommation, l'activité a maintiendrait pendant l'été au niveau
continué de tourner au ralenti au observé au printemps. Les industriels
10
deuxième trimestre. Elle s'est stabilisée bretons jugeaient leurs stocks
à un faible niveau dans l'habillement- conformes à la moyenne de longue0
cuir ainsi que dans l'édition- période mais les carnets de commandes
-10 imprimerie-reproduction. Elle a évolué leur semblaient un peu plus dégarnis
quasiment au même rythme que qu'en début d'année. L'activité-20
précédemment dans la pharmacie- d'ensemble de l'industrie française
Carnets de commandes
-30 parfumerie-entretien. Par contre, le cesserait de se dégrader, comme en
rythme de production s'est accéléré témoigne le redressement de
-40 dans l'industrie des équipements du l'indicateur de climat général.1998 1999 2000 2001 2002 2003
Source : Insee, enquêtes de conjoncture foyer.
2 Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 89 - septembre 2003Construction :
Tendance de l’activité dans le bâtiment (Soldes d’opinions - en %) activité en hausse, carnets de commandes élevés
70
Activité passée
Selon les professionnels du bâtiment, chefs d'entreprise déclarent avoir des50
leur activité a progressé au deuxième difficultés de recrutement. Les tensions
trimestre, comme habituellement au sur l'appareil de production se sont en30
printemps. Bien que supérieur à celui du outre renforcées au printemps,
deuxième trimestre 2002, le niveau rejoignant quasiment le niveau du10
d'activité est jugé inférieur à celui des second trimestre 2002 : 61 % des chefs
-10 années précédentes à cette période. Par d'entreprise considèrent ne pas pouvoir
Activité prévue rapport au printemps précédent, accroître leur production, contre 71 %
l'activité a progressé dans le gros-œuvre au trimestre précédent.-30
et de manière plus modérée dans le La construction de logements neufs a
-50 second-œuvre. Dans tous les secteurs, continué de croître au cours du
1998 1999 2000 2001 2002 2003
l'opinion des chefs d'entreprise sur leur trimestre. Avec 5 800 logements mis enSource : Insee, enquêtes de conjoncture
activité est meilleure, et notamment chantier, la construction de logements
dans les domaines de l'amélioration- dépasse de près de 14 % la moyenne des
Nombre de logements neufs autorisés en Bretagne entretien et des logements profession- cinq printemps précédents. La construc-
3 000 nels. tion de maisons individuelles reste bien
Moyenne 1994 - 20032001 2002 2003
Début juillet, les chefs d'entreprise orientée et pour celle des immeubles
2 500 prévoyaient une quasi-stabilité de leur collectifs, la reprise se confirme.
activité pour les mois d'été, avec une A court terme, la construction de
2 000 progression dans les bâtiments logements neufs conserverait son
professionnels et logements neufs, mais dynamisme : 6 566 logements ont été
1 500
un recul dans le secteur de autorisés au deuxième trimestre, soit
l'amélioration-entretien. Par ailleurs, une demande supérieure de9%àcelle
1 000
leur opinion concernant l'évolution du deuxième trimestre 2002. La
générale du secteur du bâtiment se demande de maisons individuelles s'est
500
stabilise à un niveau faible. accélérée au printemps et celle de
Les entrepreneurs du bâtiment déclarent logements collectifs s'est accrue après le0
jan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. disposer de carnets de commandes à un ralentissement du début d'année.
Source : DRE - Sitadel niveau élevé. Ces derniers s'établissent Sur le marché des bâtiments profession-
à 5,1 mois de travail par salarié. nels, la demande s'est améliorée auEnquête réalisée avec l'aide de la
Les professionnels du secteur jugent que regard des trois trimestres précédents.
l'emploi a augmenté au printemps et Malgré cette reprise, le nombre de
devrait continuer dans ce sens. Mais mètres carrés autorisés est inférieur de
comme l'an passé, les trois quarts des près de 2 % à celui du printemps 2002.
BRETAGNEFFB
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT
Consommation-commerce :
baisse de la consommation des ménages
France entière, les dépenses de Dans le commerce de détail, les
consommation des ménages ont reculé détaillants interrogés en juillet considè-
de 0,2 % au deuxième trimestre après rent que leurs ventes de mai-juin sont au
avoir progressé de 0,5 % au premier. même niveau que mars-avril. Elles sont
cependant jugées inférieures à leurDébut juillet, les négociants bretons
font état d'une conjoncture morose en moyenne de longue période. Cette
mai-juin. Selon eux, le volume des tendance d'ensemble résulte d'un
ventes dans l'ensemble du commerce fléchissement des ventes dans le
commerce spécialisé et le commercede gros est quasiment stable depuis le
généraliste non alimentaire et d'unedébut de l'année mais très en deçà de
progression des ventes dans le com-son niveau moyen. Il se dégrade dans les
biens de consommation non alimentai- merce généraliste alimentaire.
Début juillet, les stocks sont jugés unres et se redresse légèrement dans lesTendance des ventes
peu plus lourds qu'en début d'annéebiens d'équipement et les biensdans le commerce de détail (Soldes d’opinions - en %)
mais conformes à leur niveau habituel àintermédiaires. Il s'améliore de manière20
plus marquée dans le secteur des biens cette période. Les intentions de
10 commandes pour juillet-août sontde consommation alimentaires. LesVentes réalisées
inférieures à la moyenne de long terme.intentions de commandes demeurent au
0
Les résultats de l'enquête de conjonc-bas niveau de l'enquête de mars. Elles
(1 )ture réalisée par la Banque de Franceaugmentent très sensiblement dans le-10
secteur des biens de consommation confirment le manque de dynamisme de
-20 alimentaires. Les perspectives générales certains secteurs : « L'activité commer-
ciale, bien qu'en légère amélioration àd'activité dans le commerce de gros se-30
Intentions de commandes un an d'intervalle, a été décevante. Lesredressent pour le deuxième bimestre
-40 consécutif après la forte chute observée perspectives apparaissent cependant
en mars. favorablement orientées. Malgré des
-50
1998 1999 2000 2001 2002 2003 (1) Source : Banque de France, service des Affaires
Source : Insee, enquêtes de conjoncture régionales de Bretagne
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 89 - septembre 2003 3conditions météorologiques favorables, l'effet des fêtes et des communions, les
Immatriculations de voitures neuves en Bretagne l'activité, traditionnellement dyna- horlogers-bijoutiers ont enregistré une
(particulières et commerciales)
mique en cette saison (mai-juin), a été amélioration saisonnière du volume de
11 000
décevante dans les commerces de leurs transactions, cependant inférieur à
Série brute l'habillement et de la chaussure, celui obtenu en 2002. L'activité des
enregistrant un recul du courant libraires a marqué le pas ».9 000
d'affaires à un an d'intervalle. Les ventes
de meubles ont subi un repli saisonnier, Le marché de l'automobile s'est
7 000 moins prononcé que celui de l'an passé. légèrement redressé au deuxième
Les résultats de l'électroménager et de trimestre : 20 418 immatriculations de
l'électronique, stables d'un bimestre à voitures particulières et commerciales
5 000 l'autre, ont progressé sensiblement en ont été enregistrées dans la région au
Tendance
comparaison annuelle. Le nombre cours de ce printemps. C'est une
important de ponts et jours fériés en mai, amélioration de 2,1 % par rapport au
3 000 conjugué à des températures élevées premier trimestre mais le marché reste1998 1999 2000 2001 2002 2003
Source : DAEI / SES - Fichier central des automobiles - Insee défavorables aux travaux de bricolage, a en recul de 9,1 % sur un an.
contribué à une baisse des chiffres
d'affaires de ce secteur. Bénéficiant de
Tendance de l’activité Services : fléchissement de l'activité
dans les services (Soldes d’opinions - CVS- en %)
40 Selon les chefs d'entreprise, l'activité liers reste inférieure à la moyenne de
Activité passée
dans l'ensemble des services a légère- longue période.
ment fléchi au deuxième trimestre. En Selon les professionnels des services, les30
particulier dans les services aux résultats d'exploitation se dégradent
encore un peu plus qu'au trimestreentreprises, l'activité s'est de nouveau
20
ralentie après la légère amélioration du passé. Le rythme de hausse des prix a
début d'année. Dans le secteur du diminué au cours de ce trimestre. Les
10 travail temporaire, la progression chefs d'entreprises estiment que la
croissance de l'emploi est encore plusenregistrée en début d'année s'est
0 faible qu'aux trimestres précédents.poursuivie. Selon les professionnels des
Activité prévue Mais globalement, ils anticipent uneactivités immobilières, leur activité a
continué de croître et se situe au-dessus amélioration de leur activité, des prix et-10
1998 1999 2000 2001 2002 2003 de l'emploi pour les mois d'été, saufde sa moyenne de long terme. Malgré
Source : Insee, enquêtes de conjoncture dans les services aux entreprises.une légère reprise au cours du trimestre,
l'activité dans les services aux particu-
Hôtellerie :Évolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne
100 le meilleur niveau d'activité des cinq dernières années
2001
2002
80 Au deuxième trimestre, les hôtels de la En avril et juin, la fréquentation2003
région ont comptabilisé un peu plus de hôtelière est en hausse notable par
1 864 000 nuitées. L'activité dépasse rapport aux mêmes mois de l'année60
passée. Cependant, au mois de mai laainsi de près de 5 % celle du printemps
2002. C'est également le plus haut fréquentation dans les hôtels a diminué
40 niveau d'activité connu depuis 1999 à de 0,4 % par rapport à mai 2002 en
cette période. Cette progression résulte raison de la baisse de la clientèle
20 française. Le taux d'occupation destant d'une augmentation de la fréquen-
hôtels est supérieur de 3 % à celui dutation de la clientèle française (+ 2,3 %)
que de la clientèle étrangère (+ 14,5 %). deuxième trimestre 2002.0
sept. oct. nov. déc.jan. fév. mars avr. mai juin juil. août
Sources : Direction du Tourisme - Insee Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie
Commerce extérieur :
nouveau repli des échanges commerciaux
Importations et exportations en Bretagne (Base 100 1er trim.1997)
Les exportations s'infléchissent pour le elles sont stables sur le trimestre comme230
second trimestre consécutif. Elles sur l'année.
210 Après deux trimestres d'amélioration,accusent un repli de 6,8 % par rapport
au trimestre précédent et de 15,1 % sur les importations se contractent à190
Exportations l'année. Les ventes à l'étranger de nouveau. Elles sont inférieures de 8,2 %
170
produits agroalimentaires et de biens de à celles du trimestre précédent et de
150 consommation sont en baisse sur le 4,9 % à celles enregistrées un an plus
trimestre comme sur l'année. Les tôt. Cette baisse trimestrielle affecte tous
130
exportations de produits de l'industrie les secteurs, excepté l'industrie des
Importations
110 automobile et de biens d'équipement biens d'équipement. Sur l'année, seule
ont progressé ce trimestre, elles sont l'industrie de biens intermédiaires n'est90
toutefois nettement inférieures à celles pas touchée par le recul des importa-
70 du printemps 2002. Quant aux tions.
1998 1999 2000 2001 2002 2003
exportations de biens intermédiaires,Source : DOUANES
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 89 - septembre 20034Stagnation du marché du travail
Emploi : stabilité des effectifs salariés
er
au cours du 1 trimestre 2003
Entre le quatrième trimestre 2002 et le taires, un tassement dans le secteur de
premier trimestre 2003, les effectifs de l'automobile et une nette diminution
l'emploi salarié privé non agricole dans les industries des équipements et
restent stables en Bretagne. La baisse se des composants électriques et électroni- Évolution trimestrielle de l’emploi salarié
poursuit dans l'industrie (- 0,3 %) et ques. Les difficultés de ce dernier Secteur privé non agricole (intérim compris) (% - CVS)
1,0apparaît, après plusieurs années secteur ont des répercussions négatives
consécutives de croissance, dans le sur l'emploi depuis le milieu de l'année
secteur des services (- 0,1 %). 2001. 0,8
Tous secteurs confondus et sur la même Dans le tertiaire, l'emploi s'est accru en
période, le recul est de plus grande moyenne de 1,9 % sur les douze
0,6
ampleur au niveau national, puisqu'il derniers mois. Les hausses les plus
s'établit autour de - 0,3 %. Les baisses significatives sont à mettre à l'actif du
0,4sont quasi générales dans l'industrie et secteur de la santé et de l'action sociale
le tertiaire (- 0,8 % et - 0,2 % en (+ 3,2 %), des services aux entreprises
0,2moyenne). Seule la construction fait qui intègrent les missions d'intérim (près
exception en progressant de 0,4 %. de 2,1 %) et du commerce (+ 1,8 %).
Dans la construction, les effectifs 0 e e e e e e e e
2 t.01 3 t.01 4 t.01 1 t.02 2 t.02 3 t.02 4 t.02 1 t.03Au cours des douze derniers mois, salariés ont progressé de 1,7 % sur un
Source : Insee - Urssaf
d'avril 2002 à mars 2003, l'emploi an, contre 2 % entre avril 2001 et mars
Lecture : l'emploi salarié privé non agricole, intérim compris s'est
salarié en Bretagne, intérim compris, a 2002. stabilisé au premier trimestre 2003 après avoir progressé de près
de 0,2 % au quatrième trimestre 2002.faiblement augmenté en données Contrairement aux Côtes-d'Armor et au
corrigées des variations saisonnières Finistère où les variations de l'emploi
(+1%). sont très limitées, l'emploi salarié
La chute des effectifs est confirmée dans progresse de 1,3 % en Ille-et-Vilaine et
l'industrie (- 1,9 %) avec une baisse dans le Morbihan.
limitée dans les industries agroalimen-
Évolution du nombre des demandeurs d’emploi
de catégorie 1 (CVS - Base 100 janvier 1997)
Chômage : la hausse tendancielle 110
Bretagnese poursuit au cours du trimestre
100
Fin juin 2003, l'ANPE comptait 86 530 un an, le chômage féminin a augmenté
demandeurs d'emploi de catégorie 1 en de 0,9 % dans la région contre 4,1 % au 90
France
Bretagne (en données brutes). Par niveau national. La proportion de
femmes dans l'ensemble des chômeursrapport à juin 2002, ce nombre a 80
augmenté de 2 % contre 6,4 % France demeure néanmoins plus importante
entière. En données corrigées des dans la région que France entière
70
variations saisonnières, le nombre de (50,7 % contre 48,1 %).
demandeurs d'emploi dans la région est Le chômage de longue durée a continué
60quasiment stable sur le trimestre et a d'augmenter au printemps, moins vite 1998 1999 2000 2001 2002 2003
augmenté de 1,6 % au niveau national. cependant que nationalement. Parmi Source : DRTEFP
A la fin du deuxième trimestre, 14 008 les demandeurs d'emploi, 25 529 sont Taux de chômage au sens du BIT (%)
jeunes de moins de 25 ans étaient inscrits à l'ANPE depuis plus d'un an,
13
soit 1,9 % de plus qu'en juin 2002. Auinscrits à l'ANPE, soit 0,6 % de moins
12qu'un an plus tôt. Dans le même temps, niveau national, le nombre de deman-
Francele chômage des jeunes a augmenté de deurs d'emploi de longue durée est en
116,7 % France entière. La part des jeunes hausse de 7,5 % sur la même période.
Fin juin 2003, le taux de chômage enau sein des chômeurs reste cependant 10
plus élevée dans la région que dans Bretagne s'établit à 8 %. Il a augmenté
9l'ensemble du pays (16,2 % contre de 0,1 point sur le trimestre et de
15,4 %). 0,4 point par rapport à juin 2002.
8
Fin juin, 43 885 femmes étaient à la
Bretagne
recherche d'un emploi en Bretagne. Sur 7
6
1998 1999 2000 2001 2002 2003
Source : Insee
Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 89 - septembre 2003 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
ème RégionIndicateurs trimestriels 2 trimestre France
2003 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) 13 145 +18,4 + 0,2 - 0,8
Prix moyen du litre de lait (en euros) 0,28 - 12,5 - 3,4 - 1,8
- 3,8 + 4,1 + 0,9Abattages de porcs (en tonnes) 277 540
Cours moyen du kg de porc charcutier (en euros) 1,16 - 3,3 - 7,2 + 7,5
Construction Source : DRE
Logements autorisés 6 566 + 18,2 + 9,2 + 2,6
Logements commencés 5 830 + 2,2 + 14,8 + 1,3
2 - 4,7Locaux à usage professionnel (nombre de m autorisés) 1 033 270 + 19,2 - 1,7
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) /// + 4,9 - 3,71 864
Taux d’occupation moyen (en %) 55,0 + 31,0 + 3,0 - 2,3
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions d’euros) 1 584 - 8,2 - 4,9 - 6,0
Exportations 1 608 - 6,8 - 15,1 - 7,3
Source : OSTImmatriculations de véhicules neufs
Voitures particulières et commerciales + 2,1 - 9,1 - 8,020 418
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
1 828Ensemble + 5,7 + 17,2 + 9,7
Industrie 126 - 4,5 - 5,3 + 4,3
Construction 295 + 2,8 + 24,5 + 10,8
467Commerce + 21,0 + 7,9 + 13,5
Services 940 + 1,6 + 24,2 + 8,1
Défaillances d’entreprises Source : INSEE
(1)Ensemble 358 - 3,5 + 2,9 + 7,7
EMPLOI
Source : INSEE-URSSAFEmploi salarié privé
secteur marchand non agricole
(2) (3) (4) (4)
Ensemble 647 200 0,0 1,0 + 0,1
Industrie 178 100 - 0,3 - 1,9 - 2,2
62 600Construction 0,1 1,7 + 0,6
Commerce 130 800 0,3 2,1 + 1,3
Services 275 700 0,1 1,9 + 0,9
MARCHÉ DU TRAVAIL
Taux de chômage au sens du BIT (CVS) Source : INSEE 8,0 + 1,3 + 5,3 + 5,6
Demandeurs d’emploi en fin de trimestre (données brutes) Source : DRTEFP
(5)de catégorie 1 86 530 - 0,3 + 2,0 + 6,4
///de moins de 25 ans 14 008 - 0,6 + 6,7
///de longue durée 25 529 + 1,9 + 7,5
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 30 juin 2003
DEFM catégorie 1 TauxVariation d’avril 2002 à mars 2003 (en %)
de chômage
Variation surEnsemble Industrie Construction Commerce Services Série brute BIT (CVS )
un an (en %)
Côtes-d’Armor - 0,5 - 3,0 - 0,3 2,1 - 0,3 15 171 + 2,8 8,0
Finistère 0,5 - 1,7 1,5 2,5 1,0 25 308 + 1,6 8,3
Ille-et-Vilaine 25 766 + 2,3 7,41,4 - 1,8 2,1 1,6 3,2
Morbihan 1,3 0,5 2,9 1,9 2,5 20 285 + 1,8- 8,6
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEE
er(1) au 1 trimestre 2003 ;
(2) effectifs au 31 décembre 2002 en données brutes ;
(3) variation au 31 mars 2003 en données CVS ;
(4) variation entre avril 2002 et mars 2003 ;
(5) en données CVS.
INSEE Bretagne
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© Insee 2003 Dépôt légal : 3 trimestre 2003
Marie-Paule LE BRIS, Jean-Luc NATIVEL, Denise OLLIVIER
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6 Insee Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 89 - septembre 2003

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