Au quatrième trimestre 2001, nette décélération de l'activité économique (Flash d'Octant n° 71)

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A la fin de l'année, l'environnement international, marqué notamment par les récessions des États-Unis et du Japon, reste très déprimé. Dans ce contexte difficile, l'activité en France qui ralentissait depuis le début de l'année s'est contractée au quatrième trimestre. Dans la région, le chiffre d'affaires des entreprises a légèrement augmenté mais la production industrielle a pâti d'un manque de débouchés. Dans l'agriculture, la production animale est globalement en hausse mais les cours sont dans l'ensemble inférieurs à ceux de l'an passé. Dans l'industrie, l'activité s'est tassée dans la quasi-totalité des secteurs sauf dans les biens d'équipement. L'activité du bâtiment a décéléré en dépit de carnets de commandes très étoffés. Les exportations ont progressé par rapport à l'été ; en revanche, les importations se contractent pour le quatrième trimestre consécutif. Les ménages ont dosé leur consommation mais certains postes se sont montrés dynamiques tels que le commerce de détail et le marché des véhicules neufs. Le taux de chômage s'établit à 8,6 % de la population active, enregistrant ainsi une augmentation de 0,2 point sur le trimestre comme sur l'année. Au début de l'automne, la croissance de l'emploi s'amenuisait un peu plus.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Octant
Numéro 71 - Mars 2002Synthèse
conjoncturelle
Au quatrième trimestre 2001,
nette décélération de l’activité économique
A la fin de l’année, l’environnement international, marqué notamment par les récessions des États-
Unis et du Japon, reste très déprimé. Dans ce contexte difficile, l’activité en France qui ralentissait
depuis le début de l’année s’est contractée au quatrième trimestre. Dans la région, le chiffre
d’affaires des entreprises a légèrement augmenté mais la production industrielle a pâti d’un manque
de débouchés.
Dans l’agriculture, la production animale est globalement en hausse mais les cours sont dans
l’ensemble inférieurs à ceux de l’an passé.
Dans l’industrie, l’activité s’est tassée dans la quasi-totalité des secteurs sauf dans les biens
d’équipement.
L’activité du bâtiment a décéléré en dépit de carnets de commandes très étoffés.
Les exportations ont progressé par rapport à l’été ; en revanche, les importations se contractent
pour le quatrième trimestre consécutif.
Les ménages ont dosé leur consommation mais certains postes se sont montrés dynamiques tels que
le commerce de détail et le marché des véhicules neufs.
Le taux de chômage s’établit à 8,6 % de la population active, enregistrant ainsi une augmentation
de 0,2 point sur le trimestre comme sur l’année.
Au début de l’automne, la croissance de l’emploi s’amenuisait un peu plus.
Contexte national : l’activité s’est contractée au quatrième trimestre
France entière, l’activité qui avait progressé continû- La production industrielle, mesurée par l’indice de la
ment depuis le début 1997, s’est contractée à la fin de i a reculé de 1,5 % au qua-
l’année 2001. Le PIB a reculé de 0,1 % au quatrième trième trimestre. Ce recul de la production a concerné
trimestre. Comme au trimestre précédent, le tous les secteurs industriels hormis celui de l’énergie. Il
commerce extérieur contribue positivement à s’est montré particulièrement marqué dans l’industrie
hauteur de 0,1 point à l’évolution du PIB. La contri- automobile et les biens intermédiaires.
bution des variations de stocks reste négative (- 0,4 L’emploi salarié privé s’est accru de 0,2 % ce trimestre.
après - 0,5 point). La demande intérieure hors stocks, Dans la construction et le tertiaire, l’emploi a progressé
élément moteur de la croissance les neuf premiers respectivement de 0,3 % et 0,4 %. En revanche, dans
mois de l’année, participe à l’évolution du PIB à l’industrie une légère décroissance de l’emploi est
hauteur de 0,1 point ce trimestre. observée (- 0,2 %), un peu plus importante dans la
L’investissement des entreprises, en faible crois- seule industrie manufacturière (- 0,4 %).
sance depuis le début de l’année, a reculé au A la fin décembre 2001, le nombre de demandeurs
quatrième trimestre (- 0,2 %) et l’investissement des d’emploi de catégorie 1 s’élèvait à 2,264 millions (en
ménages a stagné. La baisse des exportations s’est données brutes), ce qui représente une augmentation
amplifiée cet automne : elles ont reculé de 3,8 % de 2,5 % en un an. En décembre 2001, le taux de
après - 1,7 % et - 1,4 % les trimestres précédents. Le chômage au sens du BIT s’établit à 9 % : il est stable par
mouvement de baisse des importations est encore de rapport à décembre 2000 mais s’est accru de 0,1 point
plus grande ampleur (- 4,7 % après - 1,8 %). par rapport à septembre 2001.
ISSN 1276-972X - CODE SAGE : FLASH7164 - PRIX : 2,2€Dans l’ensemble, les entreprises de la région ont bénéficié d’une légère progression de leur chiffre d’affaires au quatrième trimestre. En
témoignent les chiffres d’affaires déclarés aux services des impôts qui progressent de 1,8 % par rapport à l’été. Les montants des déclarations
de TVAdéductible sur les immobilisations, qui reflètent l’investissement des entreprises, ont augmenté de 0,8 % d’un trimestre à l’autre.
Agriculture :
baisse de la production de volailles
Au quatrième trimestre 2001, la orientées à la baisse. Le cours des vaches
production de lait a progressé de 2,7 % de réforme a continué de diminuer au
par rapport à la même période de cours de l’automne ; sur l’ensemble du
trimestre il est en recul de 8 % parl’année 2000. Le prix du lait payé au
Cours du porc charcutier breton - classe E (Unité : euros / kilo) producteur s’élève en moyenne à rapport à l’année passée. Les cotations
2,00 des jeunes bovins se ressaisissent depuis0,36€, soit près de 8 % de plus qu’au
1,90 trimestre précédent. octobre et restent sur une dynamique de
Série brute progression jusqu’en fin de période.Le cours de l’œuf a continué de se
1,70 Malgré cette reprise, le prix moyen duraffermir au cours de l’automne ; il s’est
jeune bovin est inférieur de 1,2 % à celuiainsi apprécié de 2,3 % par rapport à la
1,50 du quatrième trimestre 2000.même période de 2000. La production
Le cours du veau de boucherie quide viandes de volailles est inférieure de
1,30 plafonnait depuis l’été s’est raffermi en1 % à celle du quatrième trimestre 2000,Série CVS
novembre et décembre tout en restanten raison du fort recul de la production
1,10 en-deçà des bons niveaux de l’ande dindes (- 10,2 % en glissement
dernier. Au quatrième trimestre, le coursannuel).
du veau de boucherie s’élève en0,90 Après la forte baisse du mois d’octobre,
1997 1998 1999 2000 2001 2002
moyenne à 4,92 €/Kg soit 9,4 % dele cours du porc s’est nettement redressé
Source : SCEES - CVS : INSEE
en novembre puis a baissé à nouveau en moins qu’à la même période de l’année
Abattages de gros bovins 2000. Dans le même temps, l’activité(Unité : tonne) décembre. Au total, sur l’ensemble du
d’abattage s’est accrue de 25 %.trimestre le cours du porc s’établit à
Grâce aux conditions climatiques1,39€/Kg, ce qui représente une baisse24 000
Série brute favorables, la récolte de maïs s’estde 8,5 % par rapport à celui de
effectuée dans de bonnes conditions.l’automne 2000 très élevé pour cause de
Sur l’ensemble du trimestre, la produc-crise bovine.
19 000
tion est en hausse de 29 % par rapport àSur le marché des gros bovins, les
l’année passée.difficultés subsistent malgré une netteSérie CVS
Au quatrième trimestre 2001, lesreprise de la production. Les abattages
14 000 quantités débarquées de poissons,ont augmenté de 45 % ce trimestre par
crustacés et mollusques dans les criéesrapport à la même période de l’année
passée qui avait connu un effondrement bretonnes se sont accrues de 5,6 % par
rapport à la même période l’annéede la production en raison de l’ESB. A9 000
1997 1998 1999 2000 2001 2002 passée, et le prix moyen a progressé del’inverse, les cotations des principales
Source : SCEES - CVS : INSEE 1,7 %.productions bovines sont toujours
Industrie : une fin d’année morose
Au quatrième trimestre 2001, le rythme qui depuis le début de 2001 bénéficiait
de production dans l’industrie bretonne d’un haut niveau d’activité, termine
l’année sur un rythme de croissances’est infléchi par rapport au trimestre
précédent. Tous les secteurs, excepté modéré. L’activité s’est repliée dans
celui des biens d’équipement ont l’édition-imprimerie-reproduction, elle
enregistré un ralentissement d’activité. s’est stabilisée à un faible niveau dans lesTendance de la production industrielle (Unité : soldes d’opinions)
industries des équipements du foyer.Le tassement d’activité a été particulière-40
L’industrie de l’habillement et du cuir ament sensible dans les biens intermé-
Production observée obtenu de bons résultats au quatrièmediaires. La production a reculé dans la
30
trimestre.chimie, l’industrie du caoutchouc et des
plastiques, dans l’industrie du bois et du La production des industries agricoles et
20 papier, dans des produits alimentaires n’a que faiblement
progressé au dernier trimestre 2001.minéraux ainsi que dans la métallurgie
10 L’activité s’est tassée dans l’industrie duet la transformation des métaux. Par
contre, l’industrie des composants lait et dans les industries diverses
électriques et électroniques a poursuivi (boulangeries, biscuiteries, conserveries0
l’amélioration amorcée pendant l’été : etc…). Le redémarrage de l’activité
Production prévue escompté dans le travail du grain et lal’activité s’est nettement raffermie en fin
-10
d’année. fabrication d’aliments pour animaux ne1997 1998 1999 2000 2001 2002
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture L’industrie des biens de consommation, s’est pas concrétisé : la production a
2 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 71 - Mars 2002stagné. C’est l’industrie des viandes bretons estimaient que l’activité de
l’industrie française dans son ensembleÉtat de la demande (abattages et transformation, toutes
productions confondues) qui a contri- cesserait de se dégrader au premieret niveau des stocks dans l’industrie (Unité : soldes d’opinions)
40 bué à la progression de l’activité trimestre 2002 comme en témoigne la
d’ensemble du secteur : le rythme de légère remontée de l’indicateur de30
production s’est un peu accéléré en fin climat général. En ce qui concerne leurNiveau des stocks
20 d’année. propre activité, les industriels bretons
En retrait depuis le début de 2001, la envisageaient un léger mieux pour les10
production de biens d’équipement s’est premiers mois de 2002. Ils tablaient sur
0
renforcée au quatrième trimestre. le rétablissement de la demande, tant sur
-10 le marché intérieur qu’à l’exportation.L’activité s’est intensifiée dans
Par ailleurs, les stocks étaient jugés,l’industrie des équipements électriques-20
Carnets de commandes et électroniques, elle s’est améliorée début janvier, moins lourds qu’au
-30 dans les industries mécaniques mais est trimestre précédent et se situaient
désormais à un niveau conforme à leurrestée atone dans la construction navale,-40
1997 1998 1999 2000 2001 2002 moyenne de longue période.aéronautique et ferroviaire.
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
Début janvier, les chefs d’entreprise
Construction : une bonne fin d’année
pour la construction de logements
quelque peu infléchi au cours deLes professionnels du bâtiment estiment
Activité de l’ensemble du bâtiment (Unité : soldes d’opinions) l’automne. En corollaire de la moindreque leur activité a continué de décélérer
70 progression de l’emploi, les difficultésau quatrième trimestre 2001, conformé-
de recrutement s’atténuent. EnActivité observée ment à leurs prévisions. Dans la
50
moyenne, 66 % des chefs d’entrepriseconstruction non-résidentielle, l’activité
interrogés déclarent rencontrer dess’est légèrement tassée et dans le secteur30
difficultés de recrutement contre 73 %de l’amélioration-entretien l’activité a
au troisième trimestre 2001.nettement ralenti. La construction de10
L’activité construction de logementslogements neufs, en revanche, a
neufs s’est montrée particulièrementprogressé et s’est révélée plus dyna--10
vigoureuse ce trimestre avec 5 920mique qu’au quatrième trimestre 2000.Activité prévue
nouvelles mises en chantier. CeciContrairement aux anticipations des-30
professionnels, l’activité s’est accrue représente un niveau très supérieur au
dans le gros-œuvre qui a ainsi bénéficié niveau moyen enregistré en cette-50
1997 1998 1999 2001 20022000 période de l’année. Cette orientationd’un niveau d’activité identique à celui
Source : INSEE, enquêtes de conjoncture
favorable résulte à la fois d’un bonnede l’automne 2000. Dans le second-
tenue des constructions de maisonsœuvre, l’activité a continué de se
individuelles mais aussi d’une progres-dégrader.
sion très nette des mises en chantier deLes chefs d’entreprise anticipent une
logements collectifs.légère amélioration de leur activité pour
La demande de logements restele premier trimestre 2002. L’activité
également bien orientée bienprogresserait à nouveau dans le secteur
qu’inférieure à celle du trimestrede la construction neuve et se stabilise-
Nombre de logements neufs autorisés en Bretagne précédent. Avec 5 959 nouveaux dépôtsrait dans la construction non-
3 000 de permis de construire, la demande estrésidentielle. Dans le secteur de
1999 2001 en baisse de 6,4 % d’un trimestre àl’amélioration-entretien, les perspecti-
2000 Moyenne 1991 - 2001
2 500 l’autre mais progresse de 4,8 % parves d’activité sont orientées à la baisse.
rapport à l’automne 2000. Du côté desDébut janvier, les entrepreneurs
2 000 logements collectifs, l’orientation à lafaisaient état de carnets de commandes
hausse de la demande se confirme etplus élevés qu’au trimestre précédent. Le
1 500 contribue au bon résultat d’ensemble.volume des commandes leur assure 4,5
En revanche, la demande de maisonsmois de travail par salarié contre 4,2
1 000 individuelles est en baisse sensible tanttrois mois plus tôt. L’indicateur de climat
en évolution trimestrielle qu’engénéral qui reflète l’opinion des chefs
500 évolution annuelle.d’entreprise sur les perspectives
Sur le marché des bâtiments profession-d’activité dans l’ensemble du secteur de0
jan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. nels, la demande est en retrait parla construction a cessé de se dégrader.
Source : DRE - Sitadel Les contraintes sur la production rapport à l’été. La reprise
d’investissement dans le secteurdiminuent sensiblement ce trimestre :
Enquête réalisée avec l'aide de la
industriel observée d’un trimestre à67 % des chefs d’entreprise interrogés
l’autre ne suffit pas à compenser lesdéclarent être au maximum de leur
capacité de production contre 75 % au baisses enregistrées par ailleurs
notamment du côté de la demande detrimestre précédent.
BRETAGNE bâtiments agricoles.Le rythme de croissance de l’emploi s’estFFB
FEDERATION FRANÇAISE DU BATIMENT
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 71 - Mars 2002 3Hôtellerie : au quatrième trimestre
à peine mieux que l’année précédente
Évolution du taux d’occupation des hôtels en Bretagne L’activité dans les hôtels de la région clientèle étrangère en novembre et
100 s’est révélée en très légère hausse au décembre n’a pas suffi à compenser la
1999 quatrième trimestre par rapport à celle forte baisse enregistrée en début de
2000
de l’arrière-saison 2000 tout en restant80 période (- 16,6 % en octobre 2001 par2001
inférieure à 1999. Sur l’ensemble du rapport à octobre 2000).
trimestre, 1,053 million de nuitées ont Les hôtels ont bénéficié d’un bon
60
été enregistrées dans les hôtels soit courant d’affaires en octobre et surtout
0,7 % de mieux que l’année précédente. en novembre. Pour ce dernier mois, la
40 Cette amélioration résulte d’une fréquentation est supérieure de 7,5 % à
clientèle française venue plus nom- celle de novembre 2000. En revanche,
breuse ; cette dernière a augmenté de20 au mois de décembre les hôtels ont
1,6 % par rapport à l’automne 2000. A enregistré une baisse de fréquentation
l’inverse, la clientèle étrangère est en de 6,2 %, reflet de la moindre fréquenta-0
jan. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. baisse (- 4,1 % par rapport au quatrième tion de la clientèle française.
Sources : Direction du Tourisme - INSEE Bretagne - réseau MORGOAT module hôtellerie trimestre 2000). La progression de la
Commerce extérieur :
les exportations ont cessé de se dégrader
Au quatrième trimestre, les exportations produits de l’industrie automobile et des
ont cessé de se dégrader après trois biens d’équipement.
trimestres consécutifs de baisse. Par Les importations, à l’inverse, se sont à
rapport au trimestre précédent où les nouveau contractées au cours de
Importations exportations en Bretagne (Base 100 1er trim.1997) transactions s’étaient particulièrement l’automne pour le quatrième trimestre
230 détériorées, les ventes à destination de de suite. Par rapport à l’été, les achats
l’étranger ont progressé de 12,7 %. Ce des industriels en provenance de210
raffermissement a concerné tous les l’étranger diminuent de près de 2 %.
190 secteurs d’activité à des degrés divers. En Cette baisse résulte des moindres achats
particulier, les ventes de produits170 de biens de consommation et de biens
Exportations agroalimentaires se sont accrues de près d’équipement. Comparées au niveau
150
de 25 % en un trimestre. Cependant, au record de l’automne 2000, les importa-
130 regard du niveau exceptionnel atteint au tions affichent un recul de plus de 30 %
Importations quatrième trimestre 2000, les exporta- dans tous les secteurs d’activité à
110
tions restent en baisse dans tous les l’exception de l’industrie automobile.
90 secteurs. Globalement elles reculent de Les plus fort replis concernent les achats
plus de 24 % ; les chutes les plus de biens intermédaires et de biens70
2001 2002 importantes étant à mettre à l’actif des1997 1998 1999 2000 d’équipement.
Source : DOUANES
Consommation-commerce :
une fin d’année propice au commerce de détail
comme dans le commerce non-France entière, la consommation des
spécialisé. Les intentions de commandesménages a fléchi au quatrième trimestre.
Elle n’a progressé que de 0,2 % après pour les mois de janvier-février sont
orientées à la hausse.1,1 % au trimestre précédent.
En Bretagne, les enquêtes de conjonc-L’enquête nationale, réalisée en janvier
1
auprès des négociants, indique que la ture réalisées par la Banque de France
conjoncture est restée globalement indiquent :
médiocre dans le commerce de gros en « Stimulée par les achats de fin d’année
novembre-décembre malgré quelques et la perspective du changement de
Immatriculations de voitures neuves en Bretagne
signes positifs tels que l’allégement des monnaie, la consommation des(particulières et commerciales)
stocks et le léger redressement du climat. ménages bretons s’est de nouveau11 000
accentuée dans la quasi-totalité desCette morosité concerne tous les
Série brute secteurs sauf celui des biens intermé- secteurs en novembre-décembre.
9 000 diaires non industriels où les ventes se Les chiffres d’affaires des commerces
redressent. Les négociants anticipent un d’habillement ont progressé grâce à un
léger redressement de leurs ventes pour rattrapage du début de saison
7 000 les mois de janvier-février dans tous les automne–hiver décevant et à une bonne
secteurs sauf pour les biens intermédiai- fréquentation pendant la période des
res industriels. fêtes. Les ventes de chaussures se sont au
Série CVS5 000 Dans le commerce de détail, les contraire inscrites en fort retrait à un an
détaillants interrogés lors de l’enquête d’intervalle, les clients ayant semble-t-il
de janvier estiment que leurs ventes se différé leurs achats dans l’attente des
3 000
1997 1998 1999 2000 2001 2002 sont nettement redressées en novembre- soldes début janvier.
Source : OST - CVS : INSEE décembre dans le commerce spécialisé Dans le compartiment du meuble, les
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 71 - Mars 20024transactions se sont accélérées mi- Comme à l’accoutumée, la période s’est commerciales ont été immatriculées soit une
décembre, certains règlements étant avérée particulièrement faste dans progression de 8,8 % par rapport à la même
effectués au comptant et en espèces. Les période de l’année 2000. Dans lel’horlogerie et la bijouterie, ce bimestre
détaillants en électroménager et électro- s’affirmant comme le meilleur de l’année, et temps, le marché national a progressé de
nique ont eux aussi largement bénéficié de dans la librairie-papeterie. » 5,5 %.
l’impact des fêtes de Noël. Les magasins de Le marché des véhicules neufs a continué
bricolage enregistrent une augmentation de d’être dynamique. Au quatrième trimestre, 1- Source : Banque de France, service des Affaires
leurs ventes. 22 153 nouvelles voitures particulières et régionales de Bretagne
Infléchissement sur le marché du travail
Emploi : un ralentissement plus net d’un trimestre à l’autre
L’emploi salarié non agricole breton, que dans le passé récent. Le ralentisse-
intérim compris, a continué de ment s’observe principalement dans les
progresser au cours des trois premiers industries de la viande et du lait, et
trimestres 2001, même si l’on note un concerne les quatre département
tassement des créations d’emploi. En bretons. Les deux secteurs industriels
glissement annuel sur les 4 derniers qui affichent les plus fortes hausses sont
trimestres, (période allant d’octobre ceux des biens de consommation Évolution trimestrielle de l’emploi salarié
Secteur privé non agricole (intérim compris) (% - CVS)(+ 1,7 %) et des biens intermédiaires2000 à septembre 2001), la hausse
1,4atteindrait 2,7 % contre 4,6 % sur les (+ 4,8 %).
douze mois précédents. En 2000, la Le tertiaire demeure le premier secteur 1,2
bonne conjoncture conjuguée à la mise créateur d’emplois en Bretagne
1,0en place des 35 heures avaient permis (+ 3,6 %) même si là encore, on note des
des créations d’emplois exceptionnel- signes de ralentissement notamment
0,8
les. La situation se stabilise actuelle- dans le commerce de gros et les
ment et le ralentissement touche « services rendus aux entreprises » qui 0,6
l’ensemble des secteurs de l’économie. enregistrent une hausse nettement
0,4
Dans l’industrie, l’évolution reste inférieure à celle enregistrée précédem-
légèrement positive. Les effectifs ment. Ce ralentissement concerne 0,2
baissent dans deux secteurs : l’industrie principalement les services opération-
0automobile (- 1,3 %) et surtout les biens nels. è è è e è è è è
4 t.99 1 t.99 2 t.00 3 t.00 4 t.00 1 t.00 2 t.01 3 t.01
d’équipement avec une chute impor- En revanche, la croissance observée Source : INSEE - URSSAF
tante du nombre de salariés dans la dans les transports, les activités Lecture : l’emploi salarié non agricole, y compris l’intérim, a
progressé de près de 0,4 % au deuxième trimestre 2001 et de 0,2 %construction navale, aéronautique et financières et les secteurs de la santé et
au troisième trimestre 2001.
ferroviaire à Brest. Dans les industries de l’action sociale s’inscrit dans la
agroalimentaires, la variation est continuité de l’année 2000.
toujours positive, mais plus modérée
Évolution du nombre des demandeurs d’emploi
de catégorie 1 (CVS - Base 100 janvier 1997)
Chômage : aggravation plus importante qu’au niveau national 110
la fin décembre 2001, 48 754 femmesAprès avoir baissé continûment depuis
100
étaient à la recherche d’un emploi en1998, le chômage est reparti à la hausse Bretagne
au cours du quatrième trimestre 2001. Bretagne, soit 2 % de plus qu’un an plus France
90Fin décembre, 96 212 demandeurs tôt. France entière, bien que ralentie, la
baisse du chômage des femmes (- 1,5 %)d’emploi de catégorie 1 (en données
se poursuit.brutes) étaient inscrits à l’ANPE en 80
Les chômeurs de longue durée, quiBretagne. C’est 7 % de plus qu’en
avaient connu une baisse du chômagedécembre 2000 et cette augmentation 70
traduit une aggravation du chômage plus tardive que les autres catégories de
chômeurs continuent à bénéficier d’unplus importante que France entière
60
1997 1998 1999 2000 2001 2002repli du chômage. Mais ce repli(+ 2,5 % sur un an).
Source : DRTEFPs’effectue désormais de manière moinsLa hausse du chômage a été particulière-
accentuée que France entière. Au 31ment importante pour les jeunes. Au 31 Taux de chômage au sens du BIT (en %)
décembre 2001, 20 520 jeunes de décembre 2001, 26 202 demandeurs 13
d’emploi étaient à la recherche d’unmoins de 25 ans étaient à la recherche
emploi depuis plus d’un an. Par rapport 12d’un emploi, ce qui représente une
Franceà décembre 2000, cela représente uneaugmentation de 20,6 % par rapport à
11diminution de 8,3 %. Entre décembredécembre 2000. En un an, le chômage
2000 et décembre 2001, la part desdes jeunes s’est accru de 9,3 % au
10chômeurs de longue durée dansniveau national. Ala fin décembre 2001,
l’ensemble des chômeurs est passée enles jeunes représentent 21,3 % des
9Bretagne de 31,8 % à 27,2 %.demandeurs d’emploi dans la région soit
Bretagne2 points de plus qu’au niveau national et A la fin décembre, le taux de chômage
8en Bretagne s’élève à 8,6 %. Sur le2,4 points de plus qu’en décembre
trimestre comme sur l’année, il a2000.
7
augmenté de 0,2 point. 1997 1998 1999 2000 2001 2002Le chômage des femmes est également
Source : INSEEen hausse ce trimestre dans la région. A
INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 71 - Mars 2002 5Tableau de bord Bretagne
Variation en %Valeur au
e RégionIndicateurs trimestriels 4 trimestre France
2001 sur un ansur un trimestre sur un an
ACTIVITÉ
Chiffre d’affaires des entreprises Source : Impôts
+ 1,8 + 6,7Chiffre d’affaires total déclaré (en millions d’euros) 23 408 …
…Chiffre d’affaires à l’export déclaré + 32,7 + 36,02 243
Agriculture Source : DRAF
Livraisons de lait (en milliers d’hl) - 0,4 + 2,7 + 2,011 331
Prix moyen du litre de lait (en euros) 0,36 + 7,9 + 1,7 + 0,5
Abattages de porcs (en tonnes) + 1,9 + 2,8272 340 - 0,1
Cours moyen du kg de porc charcutier (en euros) 1,39 - 13,1 - 7,9 - 8,8
Construction Source : DRE
- 6,4 + 4,8 - 2,1Logements autorisés 5 959
Logements commencés + 8,3 + 24,4 - 5,25 920
1 044 219 - 7,4 + 2,4 - 7,2Locaux à usage professionnel (nombre de m2 autorisés)
Hôtellerie Source : ORTB - INSEE
Nombre de nuitées (en milliers) - 40,3 + 0,7 + 0,41 053
43,6 - 36,4 + 2,3 - 2,2Taux d’occupation moyen (en %)
DEMANDE
Commerce extérieur Source : Douanes
Importations (en millions de euros) - 1,9 - 30,5 - 15,41 624
Exportations (en millions de euros) + 12,7 - 24,3 - 9,32 041
Immatriculations de véhicules neufs Source : OST
Voitures particulières et commerciales + 15,2 + 8,8 + 5,522 153
Indicateur d’investissements Source : Impôts
…+ 0,8 + 10,0TVA déductible sur immobilisations (en millions de euros) 184
ENTREPRISES
Créations pures d’entreprises Source : INSEE
Ensemble + 13,2 + 6,1 + 0,61 421
Industrie 103 + 22,6 + 4,9 - 0,6
Construction + 1,4 - 5,2 - 0,9218
Commerce 294 + 5,8 - 2,3 - 0,9
Services + 18,9 + 15,1 + 1,9806
Défaillances d’entreprises Source : INSEE
Ensemble - 15,0 - 5,8 - 2,6295*
EMPLOI
Emploi salarié privé Source : INSEE-URSSAF
secteur marchand non agricole (données corrigées des variations saisonnières)
+ 0,2*** + 2,7***Ensemble 576 600** + 2,3***
180 900** - 0,7*** + 1,0*** + 0,8***Industrie
+ 0,6*** + 3,5*** + 3,3***Construction 59 600**
Commerce 124 400** + 0,8*** + 3,3*** + 2,5***
+ 0,6*** + 4,0*** + 3,0***Services 211 700**
MARCHÉ DU TRAVAIL
8,6 + 2,4 + 2,4 -Source : INSEETaux de chômage au sens du BIT (CVS)
Demandeurs d’emploi en fin de trimestre (données brutes) Source : DRTEFP
+ 7,0 + 2,5de catégorie 1 96 212 ///
de moins de 25 ans /// + 20,6 + 9,320 520
de longue durée 26 202 /// - 8,3 - 9,0
Emploi salarié privé (secteur marchand non agricole) Chômage au 31 décembre 2001
Variation d’octobre 2000 à septembre 2001 (en %) DEFM Taux deVariation
catégorie 1 chômage BITsur un an
Ensemble Industrie Construction Commerce Services (série brute) (CVS )(en %)
Côtes-d’Armor + 2,7 + 2,4 + 3,0 + 5,0 + 1,9 + 4,3 8,216 840
Finistère + 1,5 - 1,8 + 1,7 + 1,9 + 3,5 + 1,7 9,028 787
Ille-et-Vilaine + 3,8 + 3,1 + 4,1 + 3,5 + 5,4 27 280 + 16,2 7,7
+ 2,7 + 0,4 + 3,7 + 3,8 + 3,9 + 6,0 9,4Morbihan 23 305
Source : INSEE-URSSAF Source : DRTEFP - INSEEe
* au 3 trimestre 2001
** effectifs au 31 décembre 2000 en données brutes
*** variation au 30 septembre 2001 en données CVS
INSEE Bretagne
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© INSEE 2001 Dépôt légal : 1 trimestre 2002
Marie-Paule LE BRIS, Monique LE CAM, Denise OLLIVIER
Imprimerie : Média Graphic - Rennes
6 INSEE Bretagne - Flash d’OCTANT - N° 71 - Mars 2002

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