Biens d'équipement et travaux publics, piliers de la croissance

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En France, le PIB est en progression de 1,2% au 2e trimestre 2006. En Franche-Comté, la production industrielle accélère, mais moins fortement qu’au niveau national. L’activité est forte dans les biens d’équipement et s’améliore dans les autres secteurs industriels, à l’exception de l’automobile où elle reste déprimée. Elle marque une pause dans le bâtiment après deux années record, mais est dynamique dans les travaux publics. L’amélioration de l’activité dans l’industrie a bénéficié aux services aux entreprises, tandis que l’hôtellerie a souffert d’une météo défavorable. Sur un an, les effectifs salariés augmentent légèrement. La baisse du nombre de demandeurs d’emploi s’amplifie mais reste moins forte qu’au niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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En Franche-Comté, la reprise sest installée au 2e trimestre 2006. La croissance est cependant restée plus fai-
CONJONCTURE
En France, le PIB est en progression de 1,2% au 2etrimestre 2006. En Franche-Comté, la production industrielle accélère, mais moins fortement quau niveau national. Lactivité est forte dans les biens déquipement et saméliore dans les autres secteurs industriels, à lexception de lautomobile où elle reste déprimée. Elle marque une pause dans le bâtiment après deux années record, mais est dynamique dans les travaux publics. Lamélioration de lactivité dans lindustrie a bénéficié aux services aux entreprises, tandis que lhôtellerie a souffert dune météo défavorable. Sur un an, les effectifs salariés augmentent légèrement. La baisse du nombre de demandeurs demploi samplifie mais reste moins forte quau niveau national.
ble quen France. La produc-tion industrielle saméliore dans tous les secteurs, à lex-ception de lautomobile. Les industriels restent néanmoins prudents pour les prochains
mois. Dans les biens déquipe-ment, les capacités de pro-duction sont fortement utili-
sées pour répondre à une demande dynamique. Lem-bauche dintérimaires a été nécessaire pour permettre de servir les commandes dans les délais. Les perspectives sont très favorables pour les prochains mois avec des c a r n e t s d e c o m m a n d e s bien garnis qui assurent une bonne visibilité aux en-
treprises. Dans les biens de consom-mation, lactivité saméliore légèrement, en raison dune
amélioration de la demande étrangère. Dans la lunette-rie et lhorlogerie, les carnets de commandes se sont étof-fés, notamment dans le haut de gamme. Après une année 2005 en retrait, lactivité est soutenue dans le jouet de-puis le début de lannée. Dans lindustrie du meuble,
la situation est très contras-tée selon les entreprises. Dans les industries de biens de consommation, les prévi-sions sont favorables.
Dans les biens intermédiai-res, les cadences se sont lé-gèrement accélérées. Le re-cul du prix des matières pre-mières qui semble samorcer devrait favoriser lactivité dici à la fin de lannée. Toujours à lécart de la re-prise, la production du site de Peugeot Sochaux a encore reculé de 20,0% au 2e tri-mestre par rapport au même trimestre de lannée précé-dente. Les conditions ne semblent pas réunies pour
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une amélioration rapide. Les premières tendances pour le 3e trimestre montrent la poursuite du repli de lacti-vité. La demande euro -péenne reste insuffisante et
les stocks sont importants. Lattente du lancement de nouveaux modèles se fait sentir, tandis que les projets dinvestissement en Slova-quie sont gelés. Les équipe-
mentiers sont fortement tou-chés par le repli de la de-mande côté constructeurs et
par la hausse du coût de Lactivité dans les industries leurs matières premières. Ils agroalimentaires est restée ont du mal à dégager des soutenue par des facteurs gains de producti-vité suffisants pourotkcdseDsesurfogerasainresinoprasteidemaauunsesduye-,nnadmeiq limiter les problè-mes de trésorerie etinsuffisantsbien dans la filière de nombreuses entreprises viande que dans le lait. La sont en difficulté. Latonie collecte de lait est en léger de lactivité fait craindre recul au 2e trimestre 2006 p o u r l  e m p l o i a v e c p l u - par rapport à la même pé-sieurs plans sociaux impor- riode de lannée précédente, tants en cours dans ce sec- cependant que les prix sont teur. en baisse de 0,9% sur un an.
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on de comté pro- Dans le bâtiment, le nombre 0,4%, tandis que de logements mis en chan- progressent. Le tiers de septembre 2005 à tocks na cepen- août 2006 sétablit à 7 390 ermis aux prix de unités, en baisse de 2,6% sur r. un an. Ce recul atteint 1,9% e fourrage a été dans la construction pa-n 2006, en raison villonnaire et 4,0% dans celle dif associé aux ra- dappartements. Les condi- endroits causés tions climatiques du début mpa-Ralentissement -dannée asso vneoumr-sdans le bâtiment,ciées à un recul heterdynamisme desdu nombre de plé-travaux publicssésirotuerpsmiiurtaerced-sno entaires et du ont contribué à ce repli. Le fourrage, ce qui a grevé les marché entame une phase trésoreries. Les cours de la de stabilisation après les très vache de type Montbéliarde fortes hausses enregistrées sont repartis à la hausse de- au cours des trois dernières puis le début de lannée, en augmentation de 18% en six mois. Ils sétablissent à 2,97 euros par kilo en juin. Les récoltes de blés tendres s o n t r e s t é e s d a n s l a moyenne avec un rende-m e n t d e 6 7 q u i n t a u x à lhectare. En revanche, le rendement des colzas a été faible en 2006.
années. Au sein des départements francs-comtois, le Doubs est dans une position atypique. Grâce au dynamisme de la construction collective et à un secteur individuel bien orienté, les mises en chan-tiers dans ce département saccélèrent et progressent de près de 20% en un an.
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Bâtiment : léger repli des mises en chantier
Logements commencés de septembre 2005 à août 2006 Individuels Collectifs Ensemble Nombre de Nombre de Nombre de logements Évolution logements Évolution logements Évolution mis en 12 mois mis en 12 mois mis en 12 mois chantier (%) chantier (%) chantier (%) Doubs 2 232 +8,0 1 718 +39,9 3 950 +19,9 Jura 1 129  3,8 325  36,4 1 454  13,7 Haute-Saône 1 073  21,6 188  35,2 1 261  23,9 Territoire de Belfort 486 +19,4 240  56,0 726  23,8 Franche-Comté 4 920  1,9 2 471  4,0 7 391  2,6 Source : direction régionale de lÉquipement - SITADEL
Dans les trois autres dépar- 748 000 m² de bâtiments à tements, la baisse sétale de usage professionnel ont été  14% dans le Jura à  24% mis en chantier, en baisse de en Haute-Saône et dans le 13,0% en un an. Cette dimi-Territoire de Belfort. Ces trois nution est à mettre au départements sont marqués compte de la faiblesse de par de fortes baisses de la linvestissement en bâtiment construction dapparte -ments. Le Territoire de Bel-
fort est le seul dentre eux à enregistrer une forte crois-sance de la construction de pavillons. Le ralentissement du nombre dautorisations de construire (6 502 logements en un an, en baisse de 5,1%) ne per-met pas denvisager une nette amélioration dici à la fin de lannée 2006.
dans lindustrie. Aux chantiers routiers déjà en cours est venu sajou-ter le lancement des tra-vaux de la Ligne à Grande Vitesse. Limportance de ces travaux a permis de dynamiser le secteur des travaux publics, générant des besoins dembauche importants. Dans le secteur tertiaire, le commerce automobile con-
naît une situation difficile. Les favorable dans la réparation immatriculations de véhicu- automobile. Dans le trans-les neufs en Franche-Comté port, les plans de charge sont sont en recul de 5,6% sur les satisfaisants au 2etrimestre. seopitsdep2r0e0m6ieprasrIntérim :imérntatcvitiLncesdiédesage mune activité rmaêpmpeorptérioàdeldaequi samélioreesugaentit-atnemel:norenomb lannée précédente. Il sagit d e c o n t r a t s c o n c l u s s u r de la cinquième année de cette période progresse de baisse depuis 2001. Au ni- 9% par rapport au même veau national, le nombre trimestre de lannée précé-dimmatriculations dimi- dente. Néanmoins, à la fin nue à un rythme plus mo- juin, le nombre dintérimai-déré ( 2,1% sur la pé- res encore sous contrat (1) riode). La situation est plus se replie de près de 10%.
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Les créations dentreprises en hausse de 0,1% sur un an restent dynamiques. Entre fin au niveau régional, contre juin 2005 et fin juin 2006, un gain de 0,9% au niveau 4 440 entreprises ont ainsi national. Le recul de lem-été immatriculées en Fran- ploi industriel reste impor-che-Comté. Ce nombre est tant (3,8% sur un an), tan-en hausse de 4,5% par rap- dis que le dynamisme de la port à la même période de construction ne se dément lannée dernière. Cette crois- pas (+4,5%). La croissance sance est due exclusivement de lemploi dans le secteur aux créations de nouvelles tertiaire saccélère (+2,1%). entreprises (+7,1%), les Toutes activités confondues, créations par reprise ou réac- les effectifs salariés progres-tivation dune en- sent de 0,9% dans treprise reculant deDnedsnoitaércsesserieptrle Territoire de Bel-0,6%. Au niveau fort, après plusieurs national, le nom-dynamiquesannées de repli. bre de créations dentrepri- Dans les trois autres dépar-ses augmente moins rapide- tements, ils restent quasiment ment (+2,4%). stables. Fin juin 2006, 595 procédu- Ce faible dynamisme de res de défaillances ont été lemploi marchand nempê-ouvertes devant les tribunaux che pas le chômage de re-en un an ( 1,5% par rap- culer. En effet, la baisse du port aux douze mois précé- nombre de demandeurs dents). Cette évolution est demploi (DEFM 1) sampli-proche de celle observée au fie, sous leffet de départs en niveau national ( 1,7%). retraite plus nombreux. Avec À la fin juin 2006, lemploi 40 400 demandeurs dem-salarié privé (hors agricul- ploi, elle atteint 5,9% sur un ture, intérim et énergie) est an à la fin août dans la ré-
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Rattrapage européen
En France, les effets favorables liés au rebond du commerce international se sont cristallisés dans la forte croissance du 2e trimestre(+1,2%). La production industrielle (en dehors du secteur de lautomobile) a décollé au 2e sous trimestre, leffet dune forte croissance des exportations et de la reconstitution des stocks qui avaient été fortement entamés au trimestre précédent. Elle devrait progresser moins fortement au 2esemestre, en lien avec une croissance plus faible des exportations. La vive progression de lactivité dans la construction se conforterait au 2e semestre, tandis que lactivité dans le commerce et les services profitera de la bonne tenue de la consommation des ménages. Ces derniers, qui ont bénéficié dune hausse de leur pouvoir dachat, réduiraient à nouveau leur taux dépargne. Linvestissement des entreprises, qui a fortement rebondi au printemps, resterait également bien orienté. La progression de linvestissement des ménages en logements ralentirait en 2006 pour atteindre encore 2,6% en moyenne sur lannée, après des hausses de 4,0% en 2004 et 2005. Lamélioration de lactivité permettrait aux créations demploi de quasiment doubler pour atteindre 279 000 en 2006. Le taux de chômage sétablirait à 8,6% à la fin de lannée. En 2006, le PIB enregistrerait une croissance de 2,3%.
Daprès la note de conjoncture de septembre 2006
(1) Le nombre de contrats conclus par les agences dintérim au cours du trimestre donne une information sur le volume de travail des agences dintérim. Il fournit peu dinformations sur le volume de salariés concernés. Ces derniers cumulent souvent plusieurs contrats dintérim, près dun contrat sur deux nexcédant pas une semaine. Le nombre de contrats en cours en fin de trimestre se rapprochent plus de la mesure de lemploi salarié. Ce dernier est comptabilisé au dernier jour du trimestre et ne donne donc pas dinformation sur ce qui sest passé au cours de celui-ci.
La baisse du nombre de demandeurs d'emploi s'accélère
Demandeurs demploi Part dans les demandeurs demploi (%)
Évolution 3N1b/t0o8t/a2l0a0u6sur1an(%)FemmesdeM2o5inasns5et0palnusssAunpc.ieàn1neatén Doubs 19 140  5,7 49,6 19,5 13,0 32,9 Jura 7 089  11,7 53,2 18,9 14,6 30,6 Haute-Saône 7 737  4,2 51,6 22,7 14,5 32,3 Territoire de Belfort 6 438  1,8 47,8 20,0 14,1 36,1 Franche-Comté 40 404  5,9 50,3 20,1 13,7 32,9 France 2 183 431  10,2 49,5 17,4 14,9 32,6 Source : ANPE Champ : DEFM de catégorie 1 (données brutes)
gion. Elle reste cependant moins forte quau niveau na-tional ( 10,2%). Près dun tiers dentre eux sont au chô-
mage depuis plus dun an, proportion proche de celle observée en moyenne en France.
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Si on ajoute les demandeurs demploi immédiatement disponibles et à la recherche dun travail temporaire, dun CDD ou dun travail à temps partiel (catégorie 2 et 3), le recul du nombre de deman-deurs demploi atteint 6,6% dans la région, contre une baisse de 10,0% au niveau national. Au total, on compte 53 300 demandeurs dem-ploi, en Franche-Comté, ap-partenant à une de ces trois catégories.
Fin juin 2006, le taux de chô-mage régional au sens du BIT sétablit à 8,7%, en baisse de 0,4 point sur un an. Au niveau national il se replie de 1,0 point à 9,0%. Lécart continue ainsi à se ré-duire avec le niveau natio-nal. La Franche-Comté, qui se situait à la deuxième place par le taux de chômage en 2001, se place dorénavant au 12erang des 22 régions de Métropole.„ Patrice PERRON
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www.insee.fr insee-contact@insee.fr 0 825 889 452 (0,15/mn)
INSEEFranche-Comté « le Major » 83, rue de Dole - BP 1997 25020 BESANÇON Cedex Tél : 03 81 41 61 61 Fax : 03 81 41 61 99 Directeur de la publication : Didier Blaizeau Rédacteur en chef : Patrice Perron Miseenpage:Maurice Boguet, Yves Naulin
© INSEE 2006 - dépôt légal : octobre 2006
Hôtellerie : le touriste se fait attendre
Les hôtels francs-comtois ont comptabilisé 1 347 000 nuitées de janvier à août 2006, en baisse de 7,9% sur un an. Il sagit du plus mauvais résultat des régions métropolitaines. Seul le mois davril a enregistré une stabilité de la fréquentation. Près de 40% des 116 000 nuitées perdues lont été au cours des mois de juillet et daoût. La canicule de juillet et la pluviométrie exceptionnelle daoût, avec seulement 4 jours sans précipitations, nont pas favorisé la fréquentation touristique. La durée moyenne de séjour a diminué pour sétablir à 1,50 jour contre 1,56 en 2005. Le repli de la fréquentation touche aussi bien la clientèle de loisirs ( 8,7%) que la clientèle daffaires ( 7,3%). En zone de montagne, la fréquentation a diminué de 8,8%. Malgré un enneigement particulièrement long, la fréquentation a été plus faible au premier trimestre de 2006. La fréquentation a diminué de plus de 15% en août. Le nombre de nuitées vendues en zone urbaine recule de 9,0%, sous leffet dun recul de près de 11% de la clientèle daffaires. Les hôtels situés en zone rurale sen sortent mieux, avec une baisse limitée à 4,1%. Cette meilleure résistance est cependant à relativiser. Elle est, en effet, largement due à lhomologation de trois nouveaux hôtels dans la zone Bresse jurassienne-Pays des lacs où la fréquentation progresse de 2,6%.
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