Bilan 2007 - Contexte national

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Contexte national La progression de l'activité se maintient En 2007, le produit intérieur brut augmente de 2,2 %, comme en 2006. La demande intérieure de- meure le moteur de la croissance française : la consommation reste robuste et l’investissement dynamique. En revanche, le ralentissement des exportations pèse sur la croissance. Le pouvoir d’achat des ménages gagne de la vigueur et leur taux d’épargne progresse. Le taux de marge des sociétés non financières augmente modérément. L’activité des sociétés financières se replie. Le taux de prélèvements obligatoires baisse sensiblement et le déficit public s’accroît out comme en 2006, la croissance de l’économie fran- L’investissement demeure dynamiqueTçaise atteint + 2,2 % en 2007. Cette stabilité d’ensemble de En volume, la progression de l’investissement global reste la croissance masque des disparités sectorielles. La produc- soutenue (+ 4,9 %). L’investissement des entreprises non fi- tion manufacturière accélère, tirée notamment par les biens nancières augmente vivement (+ 7,4 % après + 4,9 % en 2006), intermédiaires et un rebond de la production automobile. De à la fois en produits manufacturés et en construction, grâce même, la filière agricole (agriculture et industrie agroalimen- au dynamisme des travaux publics. taire) repart à la hausse. En revanche, la production énergé- L’investissement des administrations publiques retrouve éga-tique stagne, du fait d’un hiver exceptionnellement doux.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Contexte national
La progression de l'activité se maintient
En 2007, le produit intérieur brut augmente de 2,2 %, comme en 2006. La demande intérieure de-
meure le moteur de la croissance française : la consommation reste robuste et l’investissement
dynamique. En revanche, le ralentissement des exportations pèse sur la croissance. Le pouvoir
d’achat des ménages gagne de la vigueur et leur taux d’épargne progresse. Le taux de marge des
sociétés non financières augmente modérément. L’activité des sociétés financières se replie. Le
taux de prélèvements obligatoires baisse sensiblement et le déficit public s’accroît
out comme en 2006, la croissance de l’économie fran- L’investissement demeure dynamiqueTçaise atteint + 2,2 % en 2007. Cette stabilité d’ensemble de
En volume, la progression de l’investissement global reste
la croissance masque des disparités sectorielles. La produc-
soutenue (+ 4,9 %). L’investissement des entreprises non fi-
tion manufacturière accélère, tirée notamment par les biens
nancières augmente vivement (+ 7,4 % après + 4,9 % en 2006),
intermédiaires et un rebond de la production automobile. De
à la fois en produits manufacturés et en construction, grâce
même, la filière agricole (agriculture et industrie agroalimen-
au dynamisme des travaux publics.
taire) repart à la hausse. En revanche, la production énergé-
L’investissement des administrations publiques retrouve éga-tique stagne, du fait d’un hiver exceptionnellement doux.
lement un peu de vigueur (+ 1,8 %) après une année 2006 trèsL’activité dans la construction décélère également, mais elle
basse (- 2,3 %). En revanche, l’investissement des ménages,reste soutenue. Enfin, la production de services ralentit, en
concentré dans le bâtiment, décélère sensiblement (+ 3,0 %particulier dans les activités financières et dans les services
après + 7,1 % en 2006).aux entreprises.
Une consommation des ménages
Le pouvoir d’achat des ménagestoujours robuste
progresse plus qu’en 2006
Les dépenses de consommation des ménages accélèrent lé-
En 2007, compte tenu d’une évolution du prix des
gèrement à + 2,5 %, contre + 2,3 % en 2006. Les achats de pro-
dépenses de consommation des ménages de
duits manufacturés sont particulièrement dynamiques 2,0 %, le pouvoir d’achat du revenu disponible des
(+ 4,4 %). Les ventes d’automobiles rebondissent, stimulées ménages (RDB) gagne 3,3 %, après + 2,6 % en 2006. Cette
en fin d’année par des achats de grosses berlines antici- progression du pouvoir d’achat est relative à l’ensemble des
pant l’instauration du malus écologique. Les dépenses en ménages. Rapportée au nombre d’unités de consommation,
produits alimentaires continuent de progresser lé- pour tenir compte à la fois de l’évolution du nombre des
ménages et de leur composition, elle s’élève à + 2,4 %, aprèsgèrement. La douceur du climat entraîne en revanche une
+ 1,7 % en 2006.baisse des dépenses énergétiques. Les dépenses de
Ce dynamisme du revenu des ménages provient d’abord deconsommation des ménages en services décélèrent : la
celui des revenus d’activité. En 2007, la masse salariale brutebaisse de la consommation de financiers (- 0,7 %
progresse de + 4,5 %. Elle est portée par la croissance deaprès + 5,0 % en 2006) et le ralentissement des dépenses en
l’emploi salarié (+ 1,4 %) et le quasi-maintien du rythme deservices de télécommunications ne sont pas compensés par
progression du salaire moyen par tête. Le revenu mixte des
l’accélération des dépenses en services aux particuliers, tirées
entrepreneurs individuels accélère également, alimenté par
par les hôtels-cafés-restaurants et les services domestiques. une forte progression du revenu des agriculteurs. Enfin, les
loyers (réels ou imputés) perçus par les ménages propriétaires
augmentent encore fortement (+ 7,2 %).
Outre le dynamisme des revenus d’activité, les ménages
bénéficient également des nouvelles mesures visant à baisser
l’impôt sur le revenu des personnes physiques : elles entraînent
un très fort ralentissement des prélèvements fiscaux sur le
revenu et le patrimoine auxquels ils sont assujettis (+ 1,2 %
contre + 7,2 % en 2006, hors avoir fiscal).
À l’inverse, les prestations sociales en espèces reçues par les
ménages décélèrent en 2007, sous l’effet du recul des
prestations chômage. Les revenus de la propriété nets reçus
décélèrent aussi, en raison notamment de la forte progression
des intérêts versés par les ménages.
Dans ce contexte de forte progression du pouvoir d’achat et de
légère accélération de la consommation, le taux d’épargne des
ménages a augmenté de 0,7 point par rapport à 2006 pour
s’établir à 15,8 %.
Insee Basse-Normandie - Bilan 2007 5Contexte national
LES PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES DE LA FRANCE
La croissance du PIB garde le rythme
Montant Contribution à la
Évolution en volume (en %) Évolution des prix
(en Milliards croissance du PIB
aux prix de l’année précédente (en %)Agrégats économiques d'euros) (en points)
2005 2006 2007 2007/2006 2007 2007
Produit intérieur brut + 1,9 + 2,2 + 2,2 + 2,5 1 892,3 + 2,2
Importations + 6,0 + 6,2 + 5,5 + 0,6 538,3 - 1,5
Consommation des ménages + 2,4 + 2,1 + 2,3 + 2,1 1 359,3 + 1,6
Consommation des
+ 0,5 + 1,0 + 0,7 + 1,9 150,7 + 0,1
administrations publiques
Formation brute de capital fixe + 4,4 + 4,7 + 4,9 + 3,0 406,3 + 1,0
Variation de stocks
0,0 - 0,1 + 0,1 - 11,3 + 0,1
(en contribution au PIB)
Exportations + 3,2 + 5,4 + 3,1 + 0,5 501,9 + 0,8
Source : Insee, comptes nationaux - base 2000
Le ralentissement des exportations pèse sur l’activité Recul de l’activité des sociétés financières
Après avoir fortement progressé en 2006, la valeurEn 2007, le commerce extérieur ampute la croissance fran-
ajoutée des sociétés financières baisse en 2007çaise de 0,8 point. Le ralentissement des exportations de
(- 1,2 %). Ce recul concerne principalement les activités
biens est très marqué ; il concerne notamment la filière agri-
de l’assurance-vie et de l’intermédiation financière.
cole, les produits énergétiques et les biens d’équipement.
Pour l’assurance-vie, l’année 2007 marque une rupture : après
Font exception les exportations de l’industrie automobile, qui trois années consécutives de forte hausse, les cotisations ont
se redressent après le repli de 2005 et 2006. Les exportations diminué. Ce mouvement s’explique certes par un environnement
de services accélèrent elles aussi légèrement, du fait d’un re- boursier moins porteur. Mais il est aussi le contrecoup d’une
bond des exportations de services aux entreprises. année 2006 exceptionnellement favorable : une mesure fiscale
sur les PEL avait conduit en 2006 à une très forte décollecte sur
Le ralentissement global des importations masque des ten-
ces produits au profit de l’assurance-vie.
dances contrastées par produit. Les importations de biens
La marge d’intermédiation financière - définie comme la marge
d’équipement décélèrent, mais celles d’automobiles, de
d’intérêt réalisée par les banques sur les dépôts de leur clients et
biens intermédiaires et celles de la filière agricole accélè- les crédits qu’elles leur consentent - a connu un net repli entre
rent. Les importations d’énergie, constituées essentiellement 2006 et 2007. En effet, dans un contexte de forte remontée du taux
d’hydrocarbures, diminuent sensiblement en volume pour la interbancaire, couplée à une relative inertie des taux des crédits
deuxième année consécutive (- 4,5 % après - 1,5 % en 2006). et des dépôts, l’augmentation des marges sur les dépôts n’a pas
compensé la diminution enregistrée sur les crédits.
Les importations de services, bien que toujours dynamiques,
décélèrent légèrement.Le taux d’autofinancement des sociétés
non financières baisse fortement En valeur, le solde commercial se creuse plus fortement en-
core qu’en 2006 et atteint - 36,4 milliards d’euros. La détériora-En 2007, la progression de la valeur ajoutée des
tion concerne les biens comme les services.sociétés non financières est un peu supérieure à
celle de la rémunération des salariés (+ 5,1 % contre Le déficit public se creuse
+ 4,8 %). Leur taux de marge augmente donc légèrement, de 0,2
point, pour s’établir à 31,2 %, et leur excédent brut d’exploitation À 2,7 % du PIB en 2007 contre 2,4 % en 2006, le déficit public se
accélère (+ 5,6 % contre + 5,3 % en 2006). creuse. L’évolution des dépenses est restée soutenue
(+ 4,0 %). La masse des rémunérations progresse de 3,7 % etToutefois, la progression des dividendes et intérêts nets versés
et celle de l’impôt sur les sociétés, pèsent sur leur épargne. Au les intérêts progressent fortement (+ 12,2 %) sous l’effet de la
total, celle-ci est quasi stable d’une année sur l’autre. hausse des taux. L’investissement rebondit. À l’inverse, les
Dans le même temps, l’investissement des sociétés non consommations intermédiaires ralentissent pour la troisième
financières accélère pour la troisième année consécutive, ce année consécutive.
qui porte leur taux d’investissement à 20,9 %, soit son plus haut La baisse des recettes publiques en point de PIB résulte de
niveau depuis 1992. La stagnation de l’épargne entraîne de ce
celle du taux des prélèvements obligatoires (- 0,6 point). Cette
fait une nouvelle diminution de 6,6 points de leur taux
diminution s’explique par de nombreuses mesures d’allège-
d’autofinancement, à 60,7 %. Un tel niveau n’avait pas été
ment, en particulier sur l’impôt sur le revenu des personnesobservé depuis plus de 20 ans.
physiques, qui recule de 7,4 % (réforme du barème, hausse de
Les entreprises conjuguent ainsi une progression de leur taux
la prime pour l’emploi, renforcement des crédits d’impôt déve-d’investissement, une baisse de leur taux d’autofinancement et le
loppement durable et pour garde d’enfants hors du domicile).maintien d’un fort dynamisme des dividendes versés. Cette
conjugaison laisse penser que le fonctionnement des marchés Article extrait de l’Insee Première n°1189
financiers leur a permis, ces dernières années, d’accéder
«Les comptes de la Nation en 2007"facilement à des sources externes de financement de leurs projets.
par Jean-Benoît MASSIF, Insee Basse-Normandie
6 Insee Basse-Normandie - Bilan 2007

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