Bilan 2009

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Bi la n 2009 Une année en core très dif fi cile n 2009, les ef fets de la crise éco no mique se pro lon gent en Bour gogne comme surEl’ensemble du ter ri toire. Le ra len tis se ment de l’ac ti vi té, très mar qué en dé but d’année 2009, af fecte tous les sec teurs de l’é co nomie ré gio nal e. Dans l’in dustr ie, seu les les in dus tries agroa l i men tai res et l’au to mo bile ré - sis tent grâce au main tien de la consom ma tion des mé na ges. Les au tres sec teurs in dus triels pâ - tis sent du re cul de l’in ves tis se ment des en tre pr i ses. Les ex por ta t ions ré gio na l es se ré dui sent aus si for te ment . De son côté le sec teur de la cons truc tion souffre de la baisse du nombre de lo ge ments mis en chan tier et du nombre de pro jets portés par l 'Etat et les collec ti vi tés lo ca les suite à des ré duc - tion s bud gé tai re s. L’année est dif fi cile aus si pour le trans port dont le tra fic se ré duit, ain si que pour le com merce, no tam ment le com merce de gros. Les ser vi ces, gé né ra l e ment plus por teur s ne par vien nent pas à main te nir leur ac ti vi té. La demande adressée aux ser vi ces dé diés aux en tre pri ses di minue, de même que celle éma nant des par ti cu l iers. L’a gri cul ture n’est pas épargnée. Les ren de ments des cul tu res at tei gnent des re cords mais les cours des cé réa les et oléo-pro téa gi neux re tom bent à des ni veaux bas de même que la co ta tion des bo vins de bou cherie et le prix du lait.
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Bi la n 2009
Une année en core très dif fi cile
n 2009, les ef fets de la crise éco no mique se pro lon gent en Bour gogne comme surEl’ensemble du ter ri toire.
Le ra len tis se ment de l’ac ti vi té, très mar qué en dé but d’année 2009, af fecte tous les sec teurs de
l’é co nomie ré gio nal e. Dans l’in dustr ie, seu les les in dus tries agroa l i men tai res et l’au to mo bile ré -
sis tent grâce au main tien de la consom ma tion des mé na ges. Les au tres sec teurs in dus triels pâ -
tis sent du re cul de l’in ves tis se ment des en tre pr i ses. Les ex por ta t ions ré gio na l es se ré dui sent
aus si for te ment .
De son côté le sec teur de la cons truc tion souffre de la baisse du nombre de lo ge ments mis en
chan tier et du nombre de pro jets portés par l 'Etat et les collec ti vi tés lo ca les suite à des ré duc -
tion s bud gé tai re s.
L’année est dif fi cile aus si pour le trans port dont le tra fic se ré duit, ain si que pour le com merce,
no tam ment le com merce de gros.
Les ser vi ces, gé né ra l e ment plus por teur s ne par vien nent pas à main te nir leur ac ti vi té. La
demande adressée aux ser vi ces dé diés aux en tre pri ses di minue, de même que celle éma nant
des par ti cu l iers.
L’a gri cul ture n’est pas épargnée. Les ren de ments des cul tu res at tei gnent des re cords mais les
cours des cé réa les et oléo-pro téa gi neux re tom bent à des ni veaux bas de même que la co ta tion
des bo vins de bou cherie et le prix du lait.
Le tou risme est éga le ment af fec té par la crise qui pèse sur la fré quen ta tion étran gère.
Pour tant plus de 11 800 en tre pri ses ont été créées en Bour gogne en 2009, presque deux fois
plus qu ’en 2008. Mais ce chiffre re cord s’ex plique avant tout par la mise en place du sta tut
d’auto-entr e pre neur au quel ad hè ren t 61 % de ces nou vel les uni tés.
ans ce contexte éco no mique dif fi cile, l’em ploi sala rié ré gio nal (hors sec teur agri cole et nonDmar chand) di minue de 2,7 % soit 10 300 em plois de moins après une perte de 8 500 em plois
en 2008.
Dans l’in té rim, qui sert à ajus ter l'em ploi à l'activité, les ef fec tifs se ré dui sent de 8,8 % avec une
forte baisse au pre mier tri mestre (- 22 %) sui vie d'une hausse. Les em plois perma nents se
contrac tent, sur tout dans l’in dustrie (- 5,5 %), dans la cons truc tion (- 1,9 %) et le commerce
(- 2,2 %). Les ser vi ces par vien nent à peine à main te nir leurs ef fec tifs avec des gains dans « les
au tres ac ti vi tés de ser vi ces » (ser vi ces aux par ti cu l iers) et des per tes dans les ac ti vi tés immo bi -
liè r es ou l’in f or ma t ion et com mu ni ca tion.
Pour faire face à la mauvaise conjonc ture éco no mique, les en tre pri ses re cou rent davan tage au
chô mage par tiel qui at teint 1 027 000 heu res en juin 2009 (alors que la moyenne men suelle se
situait au pa ra vant à 13 000 heu res).
in 2009, 61 900 de man deurs de ca té gorie A sont ins crits à Pôle Emploi soit 20 % de plus queFfin 2008. Le chô mage pro gresse toute l’année, avec tou te fois une pause pen dant les mois
d’é té. Fin 2009, le taux de chô mage ré gio nal s’é ta blit à 8,8 % de la po pu la tion active. L es hom mes
sont da van tage concer nés que les fem mes par cette hausse du chô mage consé cu tive à une
baisse d’em ploi qui touche des sec teurs où ils sont les plus pré sents.
Par ailleur s, 37 000 Bourgui gnons bé né fi cient en 2009 du re ve nu de so li da ri té ac tive (RSA), un
re ve nu qui se subs t itue au re ve nu mi ni mum d'in ser tion (RMI ) et à l’al lo ca t ion pa ren t iso lé (API ).
La dé mo graphie ré gio nale est peu dynamique avec seule ment 17 700 nais san ces, un chiffre
plutôt bas com pa ré à ce lui de ces dix der niè res an nées.
es quatre dé par te ments bour gui gnons, la Nièvre et l’Yonne sont les plus du re ment tou chésDpar le re cul de l’em ploi, no tam ment l’em ploi in dus triel. Pour tant c’est en Côte-d’Or et en
Saône-et-Loire que se trouvent les plus for tes aug men ta tions du taux de chô mage lo ca li sé, du
fait de la crois sance de la po pu la tion active.
! Chris tine Charton BOURGOGNESec teur s d'ac ti vi té
Lente sortie de crise pour l’é co nomie bourgui gnonne
En 2009, la crise éco no mique continue de frap per tou tes les bran ches de l’é co nomie bour gui gnonne sur tout en
dé but d’année. L’acti vi té se re dresse en suite dans quelques s ec teurs comme les biens de consom ma tion ou les
ser vi ces. La si tua tion reste dif fi cile dans les biens d’é qui pe ment, le bâ ti ment et les trans ports. D’a près les pré vi -
sions de crois sance pour 2010, le re tour aux ni veaux d’ac ti vi té d’a vant la crise se fe rait gra duel le ment au cours
des pro chains mois.
ména ges qui essaient de faire des éco no - mis en chan tier et 17 % des lo ge mentsUne année 2009 contrastée
mies. L’em ploi sala rié du com merce auto ri sés.dans l’industrie
baisse de 2,3 % en 2009, après des années
ans l’in dustrie, le fort ralen tis se ment de hausse et un léger repli en 2008. Dans les tra vaux publics, le retour ne mentDde l’ac ti vité observée depuis le début de ten dance est bru tal après une très
L’activité des services sede l’année 2008 se pour suit au cours du bonne année 2008. L’ac ti vité se ralentit du
pre mier tri mestre 2009 avant de s’at té - redresse en fin d’année fait de la chute des mar chés pri vés (25 à
nuer. 30 % de l’ac ti vité totale) à laquelle
Dans les biens in ter mé diai res, qui em - es ser vi ces de sou tien aux entre pri - s’ajoutent les réduc tions bud gé tai res
ploient près de la moi tié des ef fec tifs Lses, qui se déve lop pent sur l’ex ter na li - publiques. La fin de l’année semble plus
in dus t riel s de la ré g ion, l’ac t i vi té chut e sa tion des acti vi tés de sou tien des autres favo rable mais face à des car nets de com -
bru ta le ment entre fin 2008 et le bran ches, se retrou vent face à une dimi - man des peu four nis les pro fes sion nel s du
deuxième tri mestre 2009. Ce pen dant, nu tion des deman des de pres ta tions et sec teur res tent très pru dents.
cette chute de la pro duc tion se ré vèle ex - doi vent ajus ter leur prix à la baisse pour
ces sive par rap port à l’é vo lu tion de la de - conser ver leurs clients. De même, les con - Les transports dans l’attente
mande ce qui en traine un re bond de train t es bud gé ta i res des ména ges entrai - d’une reprise
l’ac t i vi té en fin d’anné e. nent une chute de l’ac ti vité des ser vi ces
Après un dé but d’année 2009 dif fi cile, aux par ti cu liers. Cepen dant, la reprise du n cette période de crise éco no mique,
el’ac ti vi té des biens de consom ma tion se 4 tri mestre permet à ces sec teurs de Ela situa tion des trans ports de mar -
re dresse un peu en fin d’année. La si tua - retrou ver des ré sul ta ts d’e x ploi ta tio n chan di ses se dégrade encore en 2009 en
tion reste dé primée dans les biens d’é qui - proches de leur moyenne de long terme. Bour gogne : la baisse d’ac ti vité des trans -
pe ment qui peinent à re trou ver un ni veau En 2009, l’em ploi sa la rié dans le sec teur ports rou tiers (entrées, sor ties et tra fic
d’ac ti vi té proche de leur moyenne de long des ser vi ces en tame sa deuxième année interne) atteint 18 % en volume. Les trans -
terme . L’in dustri e agroa li me n taire et l’au - de baisse : - 1 % après - 2,1 % en 2008. por teur s doi vent s’a dap ter en rédui sant
to mo bile sup por tent mieux la crise : les leurs moyens (véhi cu les, effec tifs, inves -
IAA ré sis tent grâce à un main tien de la Mises en chantier en baisse tis se ments) et en opti mi sant leurs pra ti -
consom ma tion des mé na ges et de la de - ques. La vive concur rence tari faire et carnets de commandes
mande mon diale, et ce mal gré la fai blesse entre te nue par la raré fac tion per s is ta ntevides dans le BTP
des ex por ta tions de bois sons au cours de du fret atteint les résul tats éco no mi ques
l’année 2009 ; quant à l’au to mo bile, elle ur la période 2008-2009, les auto ri sa - des entre pri ses et les liqui da tions judi -
continue de bé né fi cier des ef fets de la Stion de cons truc tion et les mises en cia i res pro gre s se nt. La dégra d a tio n
eprime à la casse. chan ti er de loge m ents ordi nai re s retrou - paraît stoppée au 4 tri mestre mais les
Au to tal les ef fec tifs sa la riés de l’in dustrie vent un niveau annuel com pa rable à celui tra f ics de meu rent bas et les en tre pr i ses
di mi nuent de 5,5 % en 2009. de 2003 et 20 % infé rieur à celui de 2007. s’in quiè tent des condi tions d’une re prise
La baisse est marqu ée pour les lo ge ments sur des mar chés fra gi les, très dis pu tés et
Le commerce toujours en col l ec tif s et in di vi due ls « purs ». Seuls les of fr ant en cor e peu de li si bi l i té.
difficulté lo ge ments ls grou pé s (lo tis se - Dans la ré gion, le nombre de vé hi cu les in -
ments) pro gres sent mais ils repré sen tent dus t riel s im ma tr i cu lé s en 2009 di minue
’ac ti vité dans le com merce de détail moins du quart des lo ge ments indi vi duels de 28 % par rap port à 2008 (- 33 % enLspé cia lisé ou non reste à un niveau
très faible durant toute l’année 2009. Le
Forte baisse dans la cons truc tion de lo ge mentscom merce de gros tra verse une période
tendue avec des ven tes, des inten tions de Lo ge m ent s or di nai re s Lo ge m ent s or di nai re s
com men c és au to ri s éscom mande et des stocks très infé rieurs à
leur moyenne de long terme. En Moyenne Évo lu tion Moyenne Évo lu tion
Bourgogne, le négoce de gros du sec teur annuelle moyenne/2007 annuelle moyenne/2007
2008-2009 (%) 2008-2009 (%)vini cole souffre de la fai blesse des expor -
Lo ge ments col lec tifs 1 530 - 24,5 2 112 - 18,3ta tions en direc tion de ses mar chés tra di -
tionnels ( Grande Bre tagne, USA). S’a joutein di vi du els 4 992 - 18,5 5 563 - 26,2
Ensemble 6 522 - 20,0 7 674 - 20,6aussi le repli en temps de crise de la
Source : SOeS, Sit@del2 en date de prise en compte.consom ma tion de bois sons de la part des
2 Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne






Presque tous les tra fics se re plient un peu plus posi ti ves pour les biens inter -
mé diai res et les biens d’é qui pe ment duVa leur Évo lu tion
fait d’une reprise hési tante de l’in ves tis -en 2009 2009/2008 (%)
(1) se ment des entre pr i ses. L’ac ti vité de laTra fic rou tie r to t al (mil lions de ton nes x ki lo mè tres) 10 254 - 18,0
cons t ruc t ion conti n ue ra it de bais ser . dont trans por teurs pro fes sion n els 8 763 - 17,7
(2) Dans le com merce de détail et de gros, leDont échan ges (mil lions de ton nes x ki lo mè tres) 8 687 - 18,6
niveau des inten tions de com mande laisse dont trans por teurs els 7 844 - 18,1
pré sa ger un début d’année 2010 dans laEntre pri ses de trans ports rou tiers de marchandises
conti nuité de 2009. De même, l’ac ti vitéNombre d'en tre pri ses au re gis tre DREAL 1 039 - 0,4
des pres ta t ai res de ser vi ces serait stable.dont trans port rou tier de mar chan di ses à titre prin ci pal 850 - 0,5
Nombre de vé hi c u les au to ri sés 10 877 + 1,3
!Jérome Bour geoisdont trans port rou tier de mar chan di ses à titre prin ci pal 9 125 + 1,5
(3)Imma t ri cu la tions de vé hi cu les in dus triels neufs 1 348 - 27,7
(4)Tra fic fer ro via ire (en mil liers de ton nes) 4 059 - 16,8flu vial (en mil nes)
Bas sin de la Saône 1 828 + 0,9
Source : Mi nis tère de l'Éco logie, de l'Énergie, du Dé ve lop pe ment du rable et de la Mer - SNCF - Voies Na vi ga bles de
France - DREAL.
(1) Entrées,sor ties, in tra ré gio nal - (2) Entrées + sor ties - (3) PTAC > 5 ton nes - (4) Entrées et sor ties de Bour gogne.
Fort recul des exportations régionales France) ; le trafic d es poids lourds sur les proposé.
autoroutes chute de 12 %. L’année est dif fi cile aussi pour la viti cul - La reprise de la demande mondiale, qui a
Con cen tré sur quel ques mar chés par ti cu - ture. Les expor ta tions recu lent for te - soutenu les économies avancées au
liè re men t tou c hés, le trans p ort fer ro - ment, de 24,5 % en volume et en valeur, et deuxième semestre 2009, n’empêche pas la
viaire (10 % des échan ges tous modes) les tran sac tions avec le négoce sont chute des exportations bourguignonnes. Au
cours de l’année 2009, les exportations dera len tit avec une baisse de 17 % (en vo - rédui tes. La filière allai tante tarde à
biens perdent 25 % en valeur et s’établissent lume) de ses tra fics d’en trées et sor ties ret rou ver un équi lib re : l’é pi z o otie
à 7,5 milliards d’euros, ce qui place lade la ré gion (contre 22 % France en tière). déclarée en 2007 est main te nant passée,
eBourgogne au 16 rang des régions. EnSou te nu par les ex pé di tions de cé réa les le mais les exports de brou tards sont tou -
France , les exportations diminuent de 17 %.
tra fic flu vial (moins de 5 % du mar ché) se jours en retrait de 5 % par rap port à 2006 ; Toutes les branches de l’économie régionale
main tie nt. la cota tion des bovins de bou cherie s’ef - subissent cette récession.
frite face à une consom ma tion en berne Les biens d’équipement mécaniques et de
(- 6 % pour les vaches cotées). matériel électrique, électronique ouFaiblesse des prix agricoles
informatique qui constituent le fer de lanceLa filière lait n’est pas épargnée : le prix
des exportations régionales, avecmoyen du lait perd 17 %, pour s’é ta blir à
1,9 milliards d’euros, se replient de 21 % aun dépit d’une météo ro logie capri - 0,294 euro/litre.
cours de l’année 2009. Les ventes deEcieuse les ren de ments des cul tu res
machines et d’équipements d’usage généralPerspectives ternes pourattei gnent des records en 2009 : + 8 % s’effritent au cours de l’année avec une
pour le blé et + 19 % pour le colza, au regard 2010 perte annuelle de 17 %.
de la moyenne annuelle 2004-2008. La Les produits métallurgiques et métalliques,
très forte fer t i lité des inflo res cen ces et our le pre mier tri mestre 2010 les qui représentent 1/5 des exportations, de la
région chutent de 33 %. En effet, lesdes épis per met de jugu ler l’ef fet d’un P pers pec ti ves d’ac ti vité sont ter nes. En
principaux produits métallurgiqueshiver par t i cu liè re ment froid et sec. France la crois sance du PIB serait
d’exportation de la région proviennent de laCepen dant, sous l’ef fet conju gué de la modérée : 0,2 % au pre mier tri mestre, et
sidérurgie. Ce secteur connait unecrise éco no mique et de la récolte plé tho - 0,3 % au deuxième. En Bour gogne la dété -
conjoncture difficile au cours du premier
rique mon diale, les cours restent au plus rio ra tion devrait se pour suivre dans les semestre 2009 avec des carnets de
bas : en décembre le blé (départ biens de consom ma tion du fait de la sta - commandes dégarnis, désertés par les
Côte-d’Or) cote 108 euros/tonne et le gna tion de la consom ma tion des ména ges clients de l’industrie automobile et du
colza 283 euros/tonne. La situa tion des et un repli pour rait s’a mor cer dans l’au to - bâtiment.
Les exportations de l’industrieorges est telle que dès novembre le mo bile avec la dimi nu tion de la prime à la
agroalimentaire reculent de 16 %. Le rebonddispo si t if de mise à l’in t er ven tion est casse. Les pers pec ti ves d’ac ti vi tés sont
de 7 % des produits laitiers ne
contrebalançant pas suffisamment lesRen de ments iné gaux des cé réa les et pe ti tes ré col tes de vins AOC
mauvais chiffres des boissons qui baissent
Bour gogn e France de 23 % en 2009.
Ren de ment Les effets des politiques de soutien à laMoyenne en quin taux/hec tare Ré colte 2009/ Ré colte consommation des différents paysannuelle sauf vins en 2009 moyenne (%) en 2009 européens (comme la prime à la casse) ne2004-2008
suffisent pas à enrayer la baisse des ventesBlé 71 66 + 8 77
de matériels de transport en Bourgogne.
Orge d'hi ver 66 65 + 1 69
Elles fléchissent de 36 % sous l’effet de
Orge de prin temps 62 48 + 27 68 l’effondrement des exportations de
Maïs grain 93 90 + 4 91 produits de la construction automobile
Col za 37 32 + 9 37 (- 66 %) et ce, malgré la légère hausse des
Tour n e sol 28 27 + 1 24 exportations des équipementiers
Vins AOC (mil l iers d'hec to li tres) 1 661 1 652 + 1 22 627 automobiles (+ 3 %).
Source : Draaf.
Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne 3
Emplo i-chô mag e
Moins d’em plois et da van tage de chô meurs
L’em ploi sa la rié pri vé di minue de 2,7 % en 2009. Les ef fec tifs se ré dui sent forte ment dans l’in té rim et dans
l’industrie. L’em ploi s’o riente aus si à la baisse dans la cons truction et le c om merce. Il se main tient dans les
servi ces mar chands.
La hausse du chô mage se pour suit toute l’année et af fecte da van tage les hom mes que les fem mes.
u cours de l’année 2009, l’em ploi sala - Le ralen t is se ment de l’ac ti vité éco no -
Chute de l’emploi industriel Arié privé diminue en Bourgogn e de mique pèse aussi sur la cons truc tion, dont
2,7 % soit 10 300 pos tes sup pri més après les effec tifs dimi nuent de 1,9 % en 2009
8 500 en 2008. C’est davan tage que dans a moi tié des contra ts d’in té rim relève après avoir été sta bles en 2008 et en forte
l’ensemble de la métro pole (- 2,2 %) et la Lde l’in dustrie, sec teur le plus exposé à crois sance de 2003 à 2007. Ce sec teur
Bourgogne fait partie des régions qui la crise, qui réduit ses effec tifs per ma - résiste tou te fois mieux en Bourgogn e que
perdent rela ti ve ment le plus d’em plois, nents. Ainsi en 2009, 6 000 emplois dans l’en semble de la France métro po li -
avec la Picardie, la Haute-Nor mandie, la indus triels sont sup pri més soit une baisse taine (- 3,4 %).
région Poitou-Charen tes et la Lor raine. de 5,5 %, plus marquée qu’au niveau natio - L’année 2009 est éga le ment dif fi cile pour
Cette baisse de l’em ploi sala rié inter vient nal (- 4,9 %). L’in dustrie bour gui gnonne ne le com merce, dont les effec tifs sala riés
ersur tout au 1 tri mestre 2009 (- 1,4 %). Elle cesse de perdre des emplois depuis 10 ans se rédui sent de 2,2 % (- 1,7 % pour la France
s’at ténue en suite et l’em ploi sa la rié finit mais cette tendance s’ac centue en 2009. métro po li taine). C’est la pre mière fois que
par se sta bi li ser du rant le der nier Seu les les indus tries agroa l i men tai res et ce sec teur connaît une telle réduc tion
trimestre 2009. l'é nerg ie par vien nent à main te nir leur d’ef fec tifs qui s'at ténue en fin d'année.
Les ré duc tions d’ef fec tif s concer nent d’a - emploi. .
bord le tra vail inté ri maire, qui sert de va -
La baisse de l'em ploi ra len tit au cours de l'annéeriabl e d’a ju s te men t à l’ac t i vi té des
en tre pri ses. Ainsi, l’in té rim chute de 22 % Évo lu tions tri mes t riel les (don nées CVS) %
erau 1 tri mestre 2009, au mo ment où la 2009T1 2009T2 2009T3 2009T4
baisse d’ac ti vi té est la plus marquée. Il Industrie - 1,3 - 1,5 - 1,4 - 1,4
repart en suite à la hausse avec la re prise Construc tion - 0,2 - 0,3 - 0,5 - 0,9
Commerce - 0,7 - 1,0 - 0,8 + 0,2d’ac ti vi té. Au total, fin 2009, l’em ploi in té -
Services marchands hors intérim - 0,1 - 0,3 - 0,1 + 0,1ri maire compte 1 200 pos tes de moins par
Intérim - 21,6 + 0,8 + 5,0 + 9,9rap port à fin 2008, soit une di mi nu tion de
Ensemble - 1,4 - 0,8 - 0,5 - 0,18,8 % de ses ef fec tifs.
Champ : sa la riés hors sec teur agri cole et ser vi ces non mar chands. CVS = cor ri gé des va ria tions sai son niè res
Source : Insee - Esti ma tions d’em ploi.
Des di mi nu tions de l'em ploi sa la rié dans la plu part des sec teurs
France Bour gogn e mé tro p o li tain e
Effec tifs es ti més Évo lu tion Évo lu tion
au 31/12/08 T4 09/T4 08 T4 09/T4 08
Industrie 108 300 - 5,5 - 4,9
dont : fabrication d'autres produits industriels 59 600 - 7,2 - 7,0
fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines 18 100 - 7,1 - 6,1
fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 15 500 - 0,1 - 0,9
énergie, raffinage, industries extractives, eau, gestion des déchets, dépollution 8 400 + 0,9 + 1,2
fabrication de matériel de transport 6 700 - 6,8 - 6,1
Construction 37 900 - 1,9 - 3,4
Commerce 77 100 - 2,2 - 1,7
Services marchands hors intérim 141 500 - 0,5 - 0,8
dont : transports 33 900 - 1,8 - 2,4
activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien* 33 800 + 0,5 - 0,9
autres activités de services** 30 700 + 1,3 + 0,8
hébergement-restauration 18 500 - 1,4 + 0,1
activités financières-assurances 13 700 - 0,8 + 0,4
information et communication 6 200 - 2,0 - 2,9
activités immobilières 4 700 - 3,7 - 4,1
Intérim 13 700 - 8,8 - 3,6
Ensemble 378 500 - 2,7 - 2,2
Champ : sa la riés hors sec teur agri cole et ser vi ces non mar chands.
Source : Insee - Esti ma tions d’em ploi. * prin ci pa le ment des ser vi ces aux en tre pri ses ** prin ci pa le ment des ser vi ces aux par ti cu liers
4 Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne Dans les ser vi ces mar chands (hors in té - Hausse im por tante de la de mande d'em ploi mas cu line
rim), le faible repli des ef fec tifs (- 0,5 % Évo lu tion fin
sur l’en semble de l’année 2009, contre Va leur fin 2009 2009 / fin 2008
- 0,8 % ni veau France) re couvre des dis pa - (% sauf taux)
ri tés selon les ac ti vi tés avec des bais ses Taux de chômage localisé (1) 8,8 % + 1,8 point
mar qu ées dans l’im mo bi l ier (- 3,7  %) et DEFM (demandes d'emploi en fin de mois) (2) :
dans l’in f or ma t ion et la com mu ni ca tion DEFM toutes catégories confondues 105 996 + 19,6
(- 2 %) alors que l’em ploi pro gresse dans DEFM de catégorie A, B, C (3) 93 844 + 20,1
les « au tres ac ti vi tés de ser vi ces » (ser vi - DEFM de catégorie A (3) 61 864 + 20,2
ces aux par ti cu l iers). dont : Hommes 33 214 + 26,9
Femmes 28 650 + 13,4
Recours au chômage partiel Moins de 25 ans 13 218 + 15,8
50 ans et plus 10 739 + 29,9
DEFM d'ancienneté > 1 an de catégorie A,B,C 31 717 + 36,4our faire face à la réces sion, les entre -
Source : Insee - Pôle Emploi - DIRECCTE Bour gogne.Ppri ses recou rent au chô mage par tiel,
e e(1) Taux de chô mage tri mes triel moyen ; taux du 4 tri mestre 2009 et évo lu tion par rap port au 4 tri mestre 2008.un dis po si tif qui s’est assou pli en
(2) Nombre de DEFM (don nées bru tes) à fin dé cembre 2009 et évo lu tion par rap port à fin dé cembre 2008.
novembre 2008. De fin 2008 à mi-2009, le (3) Les de man deurs d'em ploi de ca té gorie A sont les per son nes ins cri tes à Pôle Emploi te nues de faire des ac tes po si -
tifs de re cherche d'em ploi, sans em ploi.nombre d’heu res de chô mage par tiel
Les de man deurs d'em ploi de ca té gorie A, B, C sont tou tes les per son nes ins cri tes à Pôle Emploi te nues de faire des auto risé par le Minis tère du Tra vail aug -
actes po si tifs de re cherche d'em ploi.
mente gra duel le ment, pour atteindre un
pic de 1 027 000 heu res en juin 2009. mage consé cu tive à une crise qui touche aux chômeurs âgés (dis pense de
Ensuite, le volume de chô mage par tiel des sec teurs où ils sont très pré sents, recher che d’em ploi, pré re t raite) en cou ra -
reste élevé en dépit de la rela tive amé lio - inté rim, in dustrie et cons truc tion. Ainsi, le gent les seniors à main te nir leur ins crip -
ra tion de la situa tion éco no mique : nombre de de man deurs d’em ploi tion. Mais ils trou vent dif f i ci le men t un
842 000 heu res en moyenne par mois sur augmente de 27 % chez les hom mes et de tra vail , les en tre pr i ses pri vi lé giant l’em -
la période juil let-décembre 2009 (hors 13 % chez les fem mes. bauche des jeu nes mieux for més, plus
mois d’août, sou vent mois de ferme ture adap ta bles et moins oné reux .
annuelle). Chez les jeu nes, le chô mage aug mente de
16 % en 2009 après une hausse de 25 % en La de mande d’em ploi de longue durée (de
Hausse du chômage 2008. Le nombre de de man deurs d’em ploi plus d’un an) aug mente très net te ment en
(ca té gorie A) de moins de 25 ans évolue en 2009 (+ 36 % pour les ca té go ries A+B+C,
in 2009, le taux de chô mage régio nal sens inverse de l'em ploi inté ri maire qu’ils après une baisse de 9 % en 2008), sur toutFs’é ta blit à 8,8 % de la popu la tion active. oc cu pent sou vent. Le chô mage des jeu nes pour les ancien ne tés com pri ses entre 1 et
Il aug mente de 1,8 point en 2009 (comme aug mente très for te ment jus qu ’en juin 2 ans (+ 54 %), c’est à dire en lien avec la
pour la France métro po li taine), après + 0,3 2009 lorsque l’em ploi in té ri maire est au crise.
point en 2008. plus bas. Il se replie ensuite au cours de
On compte alors en Bourgogn e 61 900 l’été et à l’au tomne du fait de la re prise du
deman deurs d’em ploi de caté gorie A, soit travail t em po raire et aussi du maintien ! Mé lanie Bou riez
20 % de plus que fin 2008. La hausse du des jeu nes dans le sys tème sco laire.
echô mage, amorcée au 2 tri mestre 2008, La si tua tion des plus de 50 ans reste dif fi -
POUR EN SAVOIR PLUSse pour suit en 2009, avec tou te fois une cile en 2009 avec une hausse de 30 % des
lé gère ac calmie au cours de l’été. de man des d’em ploi des seniors. La pos si - - Information - Travail emploi. Note de
bi li té de cumu ler re traite et sa laire à conjoncture mensuelle - DIRECCTE
erLes hom mes sont da van tage concer nés comp ter du 1 jan vier 2009 et la sup pres - Bourgogne.
que les fem mes par cette hausse du chô - sion pro gr es sive des me su res ac cor dées
Forte aug men ta tion du chô mage dé but 2009 Chô mage plus élevé dans le nord et le sud
eTaux de chô m age lo ca li sé tri me s triel Taux de chô mage lo ca li sé au 4 trimestr e 2009
12
Yonne Bourgogne : 8,8 %
9,5 Côte-d'Or France métropolitaine : 9,6 %
7,9 Province : 9,9 %Nièvre Nord-Pas-9,3 de-Calais10 Saône-et-Loire
9,1
PicardieHaute-
Normandie
Basse- Champagne-
8 NormandieFRANCE METROPOLITAINE ArdenneÎle-de- LorraineFrance
AlsaceBretagne
Pays de Centre
BOURGOGNE6 la Loire Bourgogne Franche-
Comté
Poitou-
Charentes
4 Limousin
Auvergne
Rhône-Alpes
Aquitaine2
Provence-Alpes-
Taux de chômage Midi- Côte d'AzurPyrénées(en %) Languedoc-
Roussillon
11,2
0 9,3
2006 2007 2008 2009 Corse8,6
Source : Insee, estimations de taux de chômage.Source : Insee - Taux de chô mage loca li sés.
Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne 5
© IGN - Insee 2010.
Créa tion d'en tre pr i ses
L’au to- en tre p re na r iat sti mul e la créa ti on d’en tre pri se
En 2009, 11 800 en tre pri ses sont créées en Bour gogne, presque deux fois plus qu ’en 2008. Ce chiffre re cord
s’ex plique par la mise en place du nou veau ré gime d’au to-en tre pre neur, au quel ad hè rent 61 % de ces nou vel les
uni tés. Les auto-en tre pre neurs sont très pré sents dans les ser vi ces, no tam ment les ac ti vi tés de ser vi ces aux
ménages. Le nombre d’em plois sa la riés gé né rés par les nou vel les en tre pri ses est proche de ce lui de 2008, soit
1 900 emplois.
n 2009, 11 813 entre pri ses sont créées en re gis trent les plus forts taux de crois - Les créa tions d’en tre pr i ses in dus triel lesEdans les sec teurs marchands non ag ri - sance du nombre de créa tions : in for ma - pro gr es sent aus si avec 711 nou vel les uni -
co les en Bour gogne, soit une aug men ta - tion et com mu ni ca tion (+ 234 % ), ser vi ces tés en 2009, soit une hausse de 83 %. La
tion de 87 % par rap port à 2008 (+ 75 % au aux mé na ges (+ 218 %) et sou tien aux moi tié de ces créa tions re lè vent des
ni veau na tio nal). Cette très forte crois - entre pr i ses (+ 121 %). auto-en tr e pre neur s pré sents sur tout
sance s’ex plique par l’entrée en vi gueur À l’in verse, le nombre d’en tre pri ses dans la fa bri ca tion de vê te ment de des -
erdu sta tut d’a u to- en tre p re neu r au 1 jan - créées di minue dans les ac ti vi tés fi nan - sus, d’ar ti cl es de joail l erie, bi jou ter ie et
vier 2009. Ain si, 7 181 auto-en tre pri ses ciè res et im mo bi liè res (res pec t i ve ment ar t i cles si mi lai r es.
démar rent en 2009, soit 61 % des nou vel - - 6 % et - 15 %), des sec teurs tou chés par la A no ter que parmi ces nou vel les en tre pri -
les en tre pr i ses bour gui g non nes, contre crise éco no mique et peu pri sés par les ses in dus triel les, 16 % re lè vent de la pro -
55  % en Fra nce mé tr o po li t aine. auto-en tr e pre neur s qui re pré sen t ent duc t ion et de dis tr i bu tion d’é lec tri c i té
Hors auto-en tr e pre neur , les créa tions moins de 20 % de ces nou vel les uni tés. (so laire, éo lien…), une part double de celle
d’en tre p ri ses di mi nuent de 27 % (- 22 % au de 2008.
ni veau na tio nal), une baisse qui ré sulte à la Dans le com merce aus si le nombre de
fois d’une subs ti tu tion de la créa tion ordi - créa tions d’en tre pri ses a dou blé par rap - Dans la cons truc tion, mal gré une conjonc -
naire vers l’au to -en tre pre na riat et de la port à 2008 et s’é ta blit à 2 942 en 2009 ture dif fi cile, 1 545 uni tés sont créées en
ré ces s ion éco no mique, sans qu ’il soit pos - dont 63 % d’au to-en tr e pri ses. 2009 soit une hausse de 50 %. Les
sible de dé par ta ger ces deux ef fets. Les auto-en tr e pre neur s exer cent prin ci - auto-en tr e pre neur s (58 % des créa tions)
pa le ment des ac ti vi tés liées à la vente, sur exer c ent prin c i pa le me nt leur ac ti vi té
La création d’en tre prise reste concentrée les mar chés, à do mi cile, sur in ter net, et dans les tra vaux de fi ni t ion (éle c tr i ci té,
dans les servi ces avec 6 615 en tre pri ses de fait la créa tion pro gresse de 125 % dans pein ture...) et dans la ma çon nerie.
créées, deux fois plus qu ’en 2008. Par mi le com merce de dé tail, de 101 % dans le
el les 4 064, soit 61 % d’entre el les, sont des com merce et ré pa r a tion au to mo b ile et Les nou vel les en tre pr i ses de 2009 gé nè -
auto-en tr e pri ses. « seu le ment » de 20 % dans le com merce rent 1 900 em plois sa la riés, au tant qu ’en
Les auto-en tre pre neurs sont très pré - de gros. 2008 mal gré le boom de la créa tion d’en -
sents dans les trois ty pes de ser vi ces qui tre pr i ses. En ef fet la qua si-to ta l i té des
auto-en tre pri ses et 82 % des autres en tre -
pri ses n’ont pas de sa la rié.
! Jé rome Bour geois.
Créa t ions d’en t re pr i ses très dy na mi ques dans les ser v i ces
aux mé na ges et aux en tre pri ses
Créa t ions dont auto - Évo lu tion Bour gogn e
d'ent reprises en tre pr e neurs 2009/2008 (%)
nombre (%) nombre (%) Bourgogne France
Industrie 711 6 375 53 + 83 + 100
POUR EN SAVOIR PLUSConstruction 1 545 13 889 58 + 50 + 44
Commerce 2 942 25 1 853 63 + 96 + 70 - Créations d’entreprises en
Service dont : 6 615 56 4 064 61 + 95 + 85 Bourgogne - la conjoncture en
Soutiens aux entreprises 2 113 18 1 364 65 + 121 + 109 Bourgogne- Insee- Trimestriel
Services aux ménages 1 800 15 1 445 80 + 218 + 193
Enseignement, santé, action - La création d’entreprise en 2009986 8 534 54 + 56 + 67 sociale dopée par les auto-entrepreneurs.
Hébergement et restauration 595 5 219 37 + 40 + 8
Insee Première n°1277- Janvier 2010.
Information et communication 474 4 378 80 + 234 + 141
Activités financières 213 2 36 17 - 6 + 3s immobilières 258 2 49 19 - 15 - 8
Transports 176 1 39 22 + 21 + 11
Ensemble des créations 11 813 100 7 181 61 + 87 + 75
Source : Ins ee- Ré per toi re des en tre p ri ses et éta bli s se m ents - Cha mp des ac ti vi tés mar ch an des hors agri cul tu re.
6 Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne

Tou rism e
L’hô tel lerie de plein air épargnée par la crise
L’ac ti vi t é hô te lière souffr e aus si de la dif fi cile conjon c tur e éco no miq ue. La fré qu en ta tion étran g ère di minue,
no tam ment celle d’o ri gine bri tan nique avec une baisse de 21 % des nui tées. La clientèle fran çaise fait a us si
défaut. Les hô tels de classe éco no mique sont les plus tou chés par ce ra len tis se ment. À l’in verse, dans
l’hôtellerie de plein air l’ac ti vi té aug mente de 7,9 %.
’année 2009 est une année très hôtels haut de gamme (3 et 4 étoi les) la Trois campeurs sur quatre pré fè rent lesLmédiocre pour l’hô teller ie de tou - baisse de fré quen ta tion est plus modérée, cam pings trois et quatre étoi les. Les
risme. Avec 4 604 600 nui tées, la fré quen - du fait de la hausse de la clien tèle empla ce ments loca tifs (de type mobile
ta tio n (no mbre de nui tées) diminue de française (+ 0,8 %). home et bungalow), qui repré sen tent 10 %
4,2 % par rap port à 2008 et la durée des empla ce ments occu pés, ren con tr ent
moyenne de séjour passe de 1,36 jour en C’est en Côte-d’Or que la baisse d’ac ti vité un franc suc cès avec une hausse de leur
2008 à 1,34 jour en 2009. est la moins marquée (- 2 %). La clientèle fré quen ta tion de 11 ,8 %.
L’ac ti vité liée à la clien tèle fran çaise fran çaise, qui assure deux tiers de l’ac ti -
baisse (- 2,3 %) alors qu’elle était stable en vité hôte lière, a presque maintenu sa pré - Les quatre dépar te ments de la région
2008. Et la désaf fec tion de la clientèle sence (repli de 0,5 %). pro fi tent de cette bonne sai son. Les cam -
étran gère, déjà effec tive en 2008, s’am - Dans les autres dépar te ments, dimi nu tion pings de l’Yonne, qui accueil lent plus de
plifie : les nui tées étran gè res dimi nuent de la clien tèle française et net recul des Fran çais que d’é tran gers, sont les prin ci -
de 8,4 %. La clien tèle étran gère ne repré - étran gers se cumu lent. La désaffection paux béné fi ciai res avec un nombre de
sente plus que 30 % de la fré quen ta tion des tou ris tes venant du Royaume-Uni est nuitées en hausse de 15,2 %.
hôte lière contre 34 % en 2004. Depuis très marquée avec une baisse du nombre Le Parc du Mor van pro fite aussi de cette
cette part n’a cessé de dimi nuer. de leurs nui tées qui atteint 26 % dans bonne sai son de l'hô tel lerie de plein air :
La clien tèle bri tan nique continue de faire l’Yonne, 29 % en Saône-et-Loire et jus qu’à les nui tées progres sent de 16,6 % tous
défaut avec une baisse de 21 % du nombre 40 % dans la Nièvre. types d’hé ber g e ments confon dus et de
de nui tées qui repré sente plus de la moi tié 33,5 % pour les empla ce ments loca tifs.
des nui tées étran gè res per dues en 2009.
Parmi les prin ci pa les clien tè l es étran g è - De son côté, l’hô tel lerie de plein air enre - !Hervé Ricci
res des hôtels bourgui gnons, seuls les gistre de bons résul tats au cours de la sai -
res sor tis sants de la Bel gique sont venus son 2009 (mai à sep tembre). La météo POUR EN SAVOIR PLUS
aussi nom breux qu’en 2008. Détrônant la clé mente de l’été a favo risé son activité.
- Bilan 2009 de l’hôtellerie deGrande-Bre tagne, la Bel gique devient Peut-être béné ficie-t-elle aussi d’un
tourisme en Bourgogne - Inseeainsi la première clien tèle étran gère de la report de la fréquentation hôte lière de
Bourgogne Dimensions -RésultatsBour g ogne. tou risme vers ce mode d’hé ber ge ment
statistiques à paraître.moins onéreux.
Les hôtels de classe éco no mique (0 et Le nombre de nui tées aug mente de 7,9 %. - Bonne saison 2009 dans les
1 étoile) sont les plus tou chés par le ralen - La hausse est très marquée pour la clien - campings bourguignons - Insee
tis se ment de l’ac ti vité avec une con - tèle fran çaise (+ 16,3 %). Elle est moindre Bourgogne Dimensions - Résultats
traction de 7,9 % de leurs nui tées. Dans les pour la clien tèle étran gère (+ 2,7 %). statistiques N°69 - janvier 2010.
Hô tel lerie de tou risme : Hô tel lerie de plein air :
forte baisse de la clien tèle bri tan nique hausse de la clientèle française
Évo lu tionÉvo lu tion
Année 2009 2009/2008 Sai son 2009 2009/2008
(en %)(en %)
Nombre de nuitées 4 604 603 - 4,2 Nombre de nuitées 1 255 902 + 7,9
dont : Français 3 216 524 - 2,3 dont : Français 518 113 + 16,3
Étrangers 1 388 079 - 8,4 Étrangers 737 789 + 2,7
Royaume-Uni 86 296 - 4,8 Royaume-Uni 242 932 - 21,2
Belgique 258 644 + 0,9 Belgique 70 046 + 17,5
Pays-Bas 221 667 - 2,3 Pays-Bas 436 036 + 2,2
Allemagne 207 077 - 10,5 Allemagne 88 220 + 9,0
0 et 1 étoile 1 085 068 - 7,9 1 et 2 étoiles 313 803 + 9,9
3 et 4 étoiles 942 099 + 7,32 étoiles 2 161 593 - 3,2
3 et 4 étoiles 1 357 942 - 2,6 dont : locatifs 168 583 + 11,8
Durée moyenne de séjour (en jours) 1,34 1,36 Durée moyenne de séjour (en jours) 2,55 2,52
Champ : hô tel lerie ho mo loguée tou risme et non ho mo loguée de chaîne. Champ : cam pings ou verts à la clien tèle de pas sage.
Source : Insee - Bour gogne Tou risme Source : Insee - Bour gogne Tou risme
Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne 7
Po pu la tion
Moins de nais san ces, da van tag e d’é tu diants
Avec moins de nais san ces et da van tage de dé cès en 2009 qu ’en 2008, le solde na tu rel de la ré gion est le plus
bas de puis 6 ans. Les ef fec tifs sco la ri sés di mi nuent à tous les ni veaux d’en sei gne ment, ex cep té dans le
supérieur. Les dépen ses de san té conti nuent d’aug men ter en lien avec les pro grès mé di caux et l’é vo lu tion des
pra ti ques mé di ca les. En 2009, le re ve nu de so li da ri té ac tive (RSA) se met en place et concerne 37 000 foyers
bour gui gnons.
vec 17 700 nais san ces et 17 200 dé cès pole tan dis que celle des hom mes de De même, les nais san ces hors maria gesAen 2009, le solde na tu rel de la Bour - Bour gogne reste moins longue de 3 mois. sont tou jours plus fré quen tes : elles
gogne est en baisse et se rapproche de Les pro g rès mé di caux ain si que l’é vo l u - repré sen tent, en 2008, 55 % des mises au
l’é qui libre (+ 400). C’est le solde le plus tion des pra ti ques de soins (pré ven tion, monde, une part supé rieure à celle cons -
faible de puis 2003, année de la ca ni cule. dé pis t age, re com man da tion s…) con tr i - tatée en France (52 %).
Les nais san ces sont moins nom breu ses : buent à ces gains d’es pé rance de vie Par ail leurs, les Bour gui gnons divor cent
les Bour gui gnonnes ont mis au monde moins : 3 240 divor ces ont été pro non cés
en 2008, 2 % en moins par rap port à 2007.
Faible solde na tu rel
Bour gogn e France en tière (1) Effectifs en baisse dans
l’enseignementÉvo lu tion Évo lu tionEffec tifs Effec tifs2009/2008 2009/2008
e nombre de jeu nes sco la ri sésNaissances domiciliées en 2009 17 667 - 1,4 % 824 000 - 0,3 % Lcontinue de dimi nuer en Bour gogne :Décès domiciliés en 2009 (p) 17 237 + 0,1 % 544 000 + 0,6 %
324 116 élè ves et étu diants sont ins critsSolde naturel en 2009 430 - 271 280 000 - 6 035
er dans les éta blis se ments publics et pri vésPopulation au 1 janvier 2009 1 637 000 + 0,1 % 64 321 000 + 0,6 %
de la région à la rentrée 2009 soit 660 deSource : Ins ee - Sta ti s ti ques de l'État Ci vi l, re cen se m ents de la po pu la tio n, es ti m a tio ns de la po pu la tio n.
(p) Don nées pro vi soi res (1) Mé tro pole et dé par te ments d'outre-mer moins que la rentrée pré cé dente.
La baisse des effec tifs est pro noncée
17 700 en fants en 2009, soit 250 de moins dans le pre mier degré (- 0,7 %). Elle se
Un PACS pour deux mariagesqu ’en 2008. Il s’a git d’un chiffre plu tôt bas concentre dans les clas ses préé lé men tai -
ren con tré trois fois ces dix der niè res an - res du fait de la baisse sen sible des taux
nées (en 2002, 2003 et 2005), et qui con - es mariages son t moins nom breux de sco la ri sa tion en des sous de 4 ans alors
traste avec le re cord de 18 400 L(6 970 en 2008 soit 2 % de moins en un que la démo graphie est pour tant favo -
nou veau-nés en re gis t rés en 2000. Le an) alors que les pactes ci vils de so li da ri té rable.
nombre des nais san ces est res té stable (PACS) connais sent un suc cès gran dis sant Les effec tifs du second degré dimi nuent
en Saône-et-Loire et di minue dans les (3 690 PACS soit + 49 %). La Bour gogne plus modé ré ment (- 0,3 %). Ils sont en
trois au tres dé par te ments de la ré gion, compte désor mais un PACS pour deux légère hausse dans les col lè ges et se con -
par ti cu liè re ment dans la Nièvre (- 3 %) et maria g es. trac tent dans les lycées. Dans le second
en Côte-d’Or (- 2 %). Au to tal il baisse
de 1,4 % en Bourgogne et de 0,3 % dans Les ef fec tifs de l'en sei gne ment su pé rieur re par tent à la hausse
l’en semble du pays.
Évo lu t ion par rap portEffec tifs rentrée 2009Ces der niè res an nées, la fé con di té reste à la rentrée 2008
(pu blic+pri vé )élevée avec un in dice conjonc tu rel de (%)
er1,92 en fant par femme en 2007, proche de Ensemble du 1 degré 153 238 - 0,7
la moyenne mé tro po li taine de 1,96, Mais Préélémentaire 57 185 - 1,6
les fem mes en âge de pro créer sont Élémentaire 94 699 - 0,3
moins nom bre u ses. Spécialisé 1 354 + 3,0
Par ail leurs, le nombre des dé cès est res té
ndstable en Bour gogne (il at teint 17 200 en Ensemble du 2 degré(1) 131 176 - 0,3
Premier cycle 74 103 + 0,32009) alors qu ’il pro gresse au ni veau na -
Second cycle général et technologique 33 170 - 1,2tio nal (+ 0,6 %).
Second cycle professionnel 20 772 - 0,5Les Bour gui g nons peu vent es pé rer vivre
Sections spécialisées 3 131 - 1,3
en core plus long temps, 76 ans et 10 mois
pour un gar çon né en 2007 dans la ré gion,
Ensemble de l'enseignement supérieur 39 702 + 2,1
84 ans et 4 mois si c’est une fille, soit un
dont : Classes post-baccalauréat 7 410 + 5,9
gain de 3 mois en vi ron pour cha cun des
Université 25 851 + 2,0
deux sexes par rap port à l’année pré cé - Écoles hors université 6 441 - 1,6
dente. L’es pé rance de vie des Bour gui -
Source : Rec to rat de Di jon - Uni ver si té de Bour gogne - Di rec tion Ré gio nale de la Jeu nesse, des Sports et de la Co hé sion
gnon nes est dé sor mais com pa rable à So ciale - Di rec tion Ré gio nale de l'Agri cul ture et de la Fo rêt.
cel les de leurs conci toyennes de mé tro - (1) Hors dis po si tif d'in ser tio n (for ma tio ns com plé men tai re s...).
8 Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne
cycle géné ral et tech no lo gique les effec - Les dépenses de santé : une nouvelle hausse
tifs bais sent en pre mière et ter mi nale ; ils
En 2009, en Bourgogne, les dépenses remboursées par l’assurance maladie et sur le champ deaug men tent dans le second cycle pro fes -
l’Ondam (1) s’élèvent à 3,5 milliards d’euros, en hausse de 4,6 % après une croissance de 5,2 % ension nel du fait la réno va tion de cette voie
2008.avec davan tage d’é lè ves en bac ca lau réat
Les dépenses de soins en établissements de santé augmentent plus fortement (+7,4 %). Ce sont
pro fes sion nel en 3 ans et en CAP et une
les versements pour les étabs médico-sociaux qui progressent le plus (+ 8,5 %) du fait
réduc tion sen sible des effec tifs en BEP. de l’intégration des dispositifs médicaux dans les forfaits soins des EHPAD (2). Viennent ensuite
Après trois années de baisse, les effec tifs les versements envers les établissements publics (+ 7,8 %) puis les cliniques privées (+ 3,6 %).
de l’en sei gne ment supé rieur aug men ten t Malgré l’impact de la grippe A(H1N1) durant le dernier trimestre 2009, la croissance des
(+ 2,1 %) avec une hausse dans les clas ses dépenses en soins de ville (3) est conforme à l’année précédente (+ 1,7 %). Les dépenses de
médicaments sont modérées (+ 0,5 %), contenues notamment par les franchises et les réformespost-bac ca lau réat (+ 5,9 %) et à l’Uni ver -
du plan médicament (politique des génériques et diminution de leurs tarifs, plus grandssité (+ 2,0 %). Il faut dire que le cru 2009 du
conditionnements…). En revanche, les dépenses de transport affichent une augmentationbac ca lau réat affiche encore d’ex cel lents
soutenue (+ 6,5 %) ainsi que les prescriptions d’actes d’auxiliaires médicaux (+ 4,7 %) du fait d’une
résul tats : 12 279 lau réats pour 13 848 can -
augmentation d’activité des professionnels mais également de la revalorisation tarifaire des
di dats, soit un taux de réus site qui se soins infirmiers.
porte au niveau record de 88,7 %. Par ail -
leurs, la crise éco no mique a peut-être Des dépenses exceptionnelles ont été également engagées pour contrer l’épidémie de grippe
incité des jeu nes à conti nuer leurs étu des A(H1N1), notamment en ce qui concerne l’organisation de la vaccination. Cette mesure financée
sur des budgets ad-hoc des ministères de la santé et de l’intérieur et actuellement nonou à en reprendre.
chiffrable, a permis en Bourgogne de vacciner environ 137 500 personnes grâce aux 33 centres
mis en place et à la vaccination en milieu scolaire.
Mise en place du RSA
la fin 2009, le RSA est versé à 37 000 Dé pen ses d’as su rance ma ladie en 2009 et évo lu tion sur un anABour gui gnons. Le revenu de soli da -
Dé pen ses en 2009rité active (RSA) est une pres ta tion des - Pos tes Évo lu tion (%) (en mil lions d'Y)tinée à garan tir à ses béné fi ciai res, qu’ils
Honoraires 443,6 + 1,3soient ou non aptes à tra vail ler, un revenu
dont : médecins libéraux 374,8 + 1,2mini mum. Il rem place le revenu mini mum
dentistes 68,8 + 2,1d’in ser tion (RMI) qui concer nait 18 000
Prescriptions 1 229,4 + 1,9per son nes en 2008 et l’al lo ca tion parent
dont : auxiliaires médicaux 157,9 + 4,7
isolé (API) qui concer nait 5 000 per son nes
médicaments 550,6 + 0,5
ainsi que les dis po si tifs asso ciés de sou -
transports 100,3 + 6,5
tien à la reprise d’em ploi. En outre, il ouvre
indemnités journalières 231,3 + 2,9
des droits à de nou veaux béné fi ciai res qui
Autres prestations(4) 8,9 + 3,8
tra vail lent et per çoi vent de fai bles reve - Ensemble des soins de ville(3) 1 681,9 + 1,7
nus. établissements publics 1 198,7 + 7,8
Le RSA recouvre un grand nombre de établissements privés 248,3 + 3,6
situations. Ainsi, fin 2009, 22 500 person - établissements médico-sociaux 380,3 + 8,5
nes béné fi cient du RSA socle seul : elles Ensemble Établissements 1 827,3 + 7,4
sont sans reve nus d’ac ti vité ou bien ont Ensemble ONDAM(1) 3 509,2 + 4,6
repris un emploi depuis moins de trois
Cha mp : ré gim e gé né ra l, y com pr is sec ti ons lo ca les mu t ua li s tes , la mu t ua li té so ci ale agri cole et le ré gim e so ci al
mois. Près de 4 200 person nes dis po sent des in dé pen dants, ex ceptée pour les dé pen ses d’é ta blis se ments qui ne por tent que sur le ré gime gé né ral (y com -
du RSA socle et acti vité : elles ont de fai - pris les SLM).
Source : Agence ré gio nale de la san té.bles reve nus d’ac ti vité et l’en semble de
leurs res sour ces est infé rieur à un mon -
(1) Ondam : Objec tif na tio nal d'as su rance ma ladie = en ve loppe com pre nant les soins de ville et les ver se ments aux tant for fai taire qui tient compte de la
éta blis se ments. Son évo lu tion est votée et fixée tous les ans par le Par le ment.
com po si tion du ménage. Enfin, 10 300
per son nes béné fi cient du RSA acti vité (2) EHPAD : Eta bli s se m ents d’Hé ber ge m ent pour Per son nes Âgées.
seul : elles ont de fai bles reve nus d’ac ti -
(3) Les soins de ville (ou mé de cine de ville) com pren nent es sen tiel le ment les ho no rai res et pres crip tions réa li sées
vité et l’en semble de leurs res sour ces est en ville, c'est-à-dire en de hors de l'hô pi tal pu blic (sauf pour les mé de cins exer çant dans un éta blis se ment pu blic
supé rieur à un mon tant for fai taire. en tant que li bé ral) mais y com pris les ac tes réa li sés en cli ni ques pri vées.
(4) De puis le 1er jan vier 2009, la prise en charge du tic ket mo dé ra teur pour cer tai nes Affec tions de Longue Durée
g David Brion re vient à l'Assu rance Ma ladie.
POUR EN SAVOIR PLUS
- Site Insee Bourgogne : www.insee.fr/bourgogne., Recensement de la population ou thème « population ».
- Bilan démographique 2009 : deux PACS pour trois mariages - Insee Première n°1276 - janvier 2010.
- Site de l’Université de Bourgogne : www.u-bourgogne.fr l’Académie de Dijon : www.ac-dijon.fr
- Site du Ministère de l’Éducation Nationale : www.education.gouv.fr
- Le nombre d’allocataires du revenu de solidarité active au 31 décembre 2009 - L’essentiel n°96 - mars 2010.
- Site de l’Agence régionale de la santé : http://ars-bourgogne-santé.fr
Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne 9

Dé par te ments
À chacun ses diffi cul tés
L’année 2009 est dif fi cile dans les quatre dé par te ments de la ré gion. La crise in dus trielle est marquée dans la
Nièvre et dans l’Yonne. Dans les deux au tres dé par te ments, l’em ploi ré siste mieux mais le nombre de chô meurs
aug mente da van tage, pour les jeu nes et les fem mes en Côte-d’Or et pour les hommes et les se niors en
Saône-et-Loire.
ac tive, un ni veau qui reste peu in fé rieur à Nièvre : Côte-d’Or :
la moyenne ré gio nale (8,8 %). Comme dans forte réduction des effectifsl’emploi résiste mieux sauf les au tres dé par te ment s, l’aug men t a tion industrielsdans le commerce du chô mage concerne da van tage les hom -
es quatre dé par te ments de la ré gion,mes. Ce pen dant c’est en Côte-d’Or, dé par - Dc’est dans la Nièvre que l’em ploi’em ploi sa la rié di minue de 2,8 % en te ment jeune et tertiaire, que le ch ô mage
salarié di minue le plus : - 3,7 % soitLCôte d’Or, une évo lu tion proche de la des fem mes et ce lui des jeunes aug mente
1 600 em plois de moins. Les ef fec tifs demoyenne ré gio nale qui se tra duit par la le plus. Au to tal, la de mande d’em ploi
l’industrie bais sent de 9,1 % (contre - 5,5 %perte de 3 800 pos tes. L’in dustrie semble progresse de 22 % contre 16 % en moyenne
en moyenne ré gio nale) avec - 22,9 % dansmieux ré sis ter avec une baisse de 4,8 % de ré gio nale.
la fa br i ca tion d’é qui pe men ts élec t ri ques,ses ef fec tifs contre 5,5 % dans l’en semble
élec t ro ni que s, infor matique s et dede la ré gion. Mais c’est sans comp ter la Comme par tout sur le ter ri toire na tio nal,
machin es.fort e con t rac t ion de l’in t é rim (- 1 1,4 % ), la mise en place du sta tut d’auto-en tre -
La construction enregistre ici aus si sesdont la plu part des mis sions se dé rou lent pre neur dope la créa tion d’en tre prise :
plus mauvais scores et perd 5,5 % des sesau sein des éta blis se ment s in dus triel s. 4 332 nou vel les uni tés voient le jour en
emplois salariés L’emploi intérimaireLes ef fec tifs du com merce se re plient da - 2009 contre 2 206 en 2008 ; 62 % d’entre
résiste (- 1,3 % en 2009), avec une fortevan tage en Côte-d’Or que dans les au tres el les sont des auto-en tr e pri ses.
baisse en début d’année suivie d’unedé pa r te me nts. La con s truc ti on, très créa -
hausse. La reprise d’activité observée surtrice d’em plois jus qu ’en 2008, perd 2,5 % En 2009, 5 852 en fants nais sent en
l’ensemble du territoire mi-2009 profitede ses ef fec tifs en 2009. Côte-d’Or soit 100 de moins qu ’en 2008 et
surtout au travail intérimaire alors que lesle nombre de dé cès aug mente un peu. Le
effectifs « permanents » continuent deFin 2009, le taux de chô mage localisé de la solde na tu rel , tou j ours po si tif , di minue de
dimi nuer .Côte-d’Or s’é ta blit à 7,9 % de la po pu la tion 1 600 en 2008 à 1 500 en 2009.
Fin 2009, le taux de chô mage lo ca li sé de la
Nièvre s’établit à 9,3 % contre 8,8 % pour
l’ensemble de la ré gion.
Prin ci paux in di ca teurs dé par te men taux Le nombre de chômeurs de catégorie A
augmente moins que la moyenne ré gio -Nombre en 2009 Évo lu tion 2009/2008 en %
nale (+ 17,1 % contre + 20,2 %) avec un net
Côte-d'Or Nièvre Côte-d'Or Nièvre Bour gogn e
écart pour les hom mes (+ 20,7 % contre
Emploi salarié(1) 134 500 43 300 - 2,8 - 3,7 - 2,7 + 26,9 % en moyenne régionale) et une
Industrie 32 200 12 100 - 4,8 - 9,1 - 5,5 évolution plus modérée et proche de la
Construction 13 800 4 600 - 2,5 - 5,5 - 1,9
moyenne pour les fem mes (+ 13,1 %).
Commerce 26 200 8 900 - 3,7 - 3,5 - 2,2
Services marchands 62 300 17 700 - 0,7 + 0,3 - 0,5
Plus petit département exportateur de la
dont : intérim - - - 11,4 - 1,3 - 8,8
région (657 millions d’euros), la Nièvre
Créations d'entreprises 4 332 1 375 + 113,0 + 123,9 + 120,7
perd plus du tiers de ses débouchésExportations (2) (millions d'euros) 2 149 657 - 20,2 - 36,0 - 24,8
internationaux en 2009.Taux de chômage localisé (3) + 1,6 + 1,9 + 1,87,9 % 9,3 % point point point
DEFM de catégories A, B et C 30 049 11 612 + 21,4 + 18,4 + 20,1 Comme dans les autres départements de
dont longue durée 9 841 3 977 + 25,9 + 37,5 + 36,4 la région, la création d’entreprise est
DEFM de catégorie A 19 289 8 006 + 23,0 + 17,1 + 20,2 dopée par le statut d’auto-entrepreneurs
dont moins de 25 ans 4 285 1 650 + 22,1 + 11,1 + 15,8 et atteint 1375 unités contre 767 en 2008 ;
50 ans et plus 3 079 1 477 + 30,0 + 27,7 + 29,9 61 % d’entre elles étant des auto-en tre pri -
hommes 10 265 4 400 + 30,0 + 20,7 + 26,9 ses. En 2009, le nombre de dé cès aug -
femmes 9 024 3 606 + 16,0 + 13,1 + 13,4 mente de 3,0 %, alors que ce lui des
erPopulation au 1 janvier 2008(4) 520 500 221 000 + 0,3 - 0,2 + 0,1 nais san ces di minue de 3,1 %. Le solde natu -
Naissances(5) 5 852 1 986 - 1,8 - 3,1 - 1,4 rel, né ga tif de puis de nom breu ses an -
Décès(5) 4 380 2 959 + 0,4 + 3,0 + 0,1 nées, continue de se creu ser (- 1 000 en
Source : Insee - Esti ma tions d’em ploi, RP - DIRECCTE - DREAL - Doua nes. - non dé ter mi né. 2009 contre - 800 en 2008).
10 Dossier n° 55 - Mai 2010 - © Insee Bourgogne - L'année 2009 en Bourgogne

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