Bilan 2011 - Artisanat

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Les entreprises du secteur productif sont confrontées à un début d’année difficile. Elles doivent attendre le deuxième se-Une reprise mestre pour voir leur situation s’améliorer. Après une légère baisse, la tendance s’inverse et le niveau d’activité progressequi se confirme significativement. L’emploi et l’investissement, très faibles en début d’année, accompagnent ce mouvement. Les trésore- ries restent relativement malmenées. La reprise amorcée fin 2010 se poursuit en 2011. La situation globale des entreprises artisanales s’est améliorée. Durant le deuxième semestre, l’ensemble des indica- teurs (activité, emploi, investissement, tré- sorerie) a été revu à la hausse. Néanmoins, les comportements varient d’une branche et d’un territoire à l’autre. n Basse-Normandie, en 2011, l’activité, l’emploi et l’inves-Etissement sont bien orientés. La reprise de l’activité se confirme, bien que modeste, et les mouvements d’emploi re- partent à la hausse. Après deux années consécutives de baisse, l’investissement se redresse lentement, affichant un taux de réalisation de 19 % à fin 2011. Les trésoreries demeu- rent, quant à elles, très dégradées, les difficultés touchant plus de 36 % des chefs d’entreprises. Cette tendance générale masque, toutefois, des comportements divergents selon les Dans le bâtiment, le bilan est moins positif. Globalement lesbranches d’activité.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Les entreprises du secteur productif sont confrontées à un
début d’année difficile. Elles doivent attendre le deuxième se-Une reprise
mestre pour voir leur situation s’améliorer. Après une légère
baisse, la tendance s’inverse et le niveau d’activité progressequi se confirme significativement. L’emploi et l’investissement, très faibles en
début d’année, accompagnent ce mouvement. Les trésore-
ries restent relativement malmenées.
La reprise amorcée fin 2010 se poursuit en
2011. La situation globale des entreprises
artisanales s’est améliorée. Durant le
deuxième semestre, l’ensemble des indica-
teurs (activité, emploi, investissement, tré-
sorerie) a été revu à la hausse. Néanmoins,
les comportements varient d’une branche et
d’un territoire à l’autre.
n Basse-Normandie, en 2011, l’activité, l’emploi et l’inves-Etissement sont bien orientés. La reprise de l’activité se
confirme, bien que modeste, et les mouvements d’emploi re-
partent à la hausse. Après deux années consécutives de
baisse, l’investissement se redresse lentement, affichant un
taux de réalisation de 19 % à fin 2011. Les trésoreries demeu-
rent, quant à elles, très dégradées, les difficultés touchant
plus de 36 % des chefs d’entreprises. Cette tendance générale
masque, toutefois, des comportements divergents selon les
Dans le bâtiment, le bilan est moins positif. Globalement lesbranches d’activité.
volumes d’activité et d’investissement se dégradent, bien que
ce dernier connaisse un timide redressement en fin de pé-Des comportements variables
riode. Les entreprises du secteur se caractérisent, par ail-
selon les secteurs d’activité
leurs, par les difficultés de trésorerie les plus marquées : 40%
des entreprises sont concernées. Seul l’emploi s’améliore,
Dans l’alimentaire, la situation est plutôt contrastée. Le ni-
demeurant toutefois à un niveau très modeste.
veau global de l’activité s’apprécie sensiblement, même s’il
diminue légèrement en fin d’année. L’investissement connaît Dans les services, le niveau de l’activité augmente peu et se
également une embellie en 2011 : près de 24 % des artisans fixe à un seuil plutôt faible alors que l’emploi et l’investisse-
ont mené à bien un projet au cours du deuxième semestre. ment s’apprécient considérablement. Fin 2011, 22 % des arti-
Cependant, l’emploi recule au cours des derniers mois. L’état des sans déclarent avoir investi au cours des six derniers mois.
trésoreries est également préoccupant : les difficultés culminent Comme dans les autres branches, les difficultés de trésorerie
à 41 % en début de période pour finalement s’établir à 36 %. sont présentes, mais moins accentuées.
26 Insee Basse-Normandie - Bilan 2011ÉVOLUTION DE LA CONJONCTURE DANS LES SECTEURS D'ACTIVITÉ DE L'ARTISANAT BAS-NORMAND EN MAI ET NOVEMBRE 2011
Une fin d'année encourageante sauf en trésorerie
Alimentation Production Bâtiment Services
Mai Novembre Mai Novembre Mai Novembre Mai Novembre
Activité
Mouvements d'emploi
Investissements
Trésorerie
Source : Cmar, observatoire régional de l'artisanat, notes de conjoncture 2011
Plus forte progression pour la Manche et l’Orne
Seul le département du Calvados ne s’inscrit pas dans la dy-
namique de croissance d’activité. En phase ascendante de-
puis un an et demi, le niveau d’activité diminue au cours du
deuxième semestre 2011. Alors que l’emploi s'améliore de
manière significative, l’investissement, lui, progresse peu et
les difficultés de trésorerie s’intensifient.
Dans la Manche, l’activité augmente sensiblement. Ce dépar-
tement se démarque par ailleurs en matière d’investisse-
ment : plus de 20 % des chefs d’entreprise artisanale ont
investi durant le deuxième semestre. En revanche, l’emploi
s’élève lentement et les difficultés de trésorerie restent im-
portantes, bien qu’en diminution.
La reprise de l’activité est moins prononcée dans l’Orne.
L’emploi et l’investissement sont en forte croissance. Très
faible fin 2010 (9 %), le taux de réalisation des projets d’inves-Cet article se base sur les résultats des enquêtes de
tissement s’inscrit à plus de 19 % fin 2011. Les trésoreries res-conjoncture réalisées par la Chambre de métiers et de l'artisanat
tent en revanche très malmenées.de région de Basse-Normandie.
En mai et novembre de chaque année, 600 artisans chefs
En dépit des signes de reprise, la prudence s’impose. Les évé-d'entreprise, représentatifs du secteur des métiers, sont interrogés
nements conjoncturels survenus en fin d’année (plan de ri-sur leur activité passée et la façon dont ils envisagent les six
gueur, hausse de la TVA pour les entreprises du bâtiment etprochains mois, sur les effectifs actuels de l'entreprise et leurs
intentions d'embauche. de la restauration, prévisions économiques défavorables...)
ne permettent pas aux dirigeants d’entreprise artisanale deLe volet financier aborde deux thématiques : la trésorerie des
se projeter sereinement dans l’avenir. La crainte d’une baisseentreprises et les difficultés financières des artisans, les
de la consommation, qui a des répercussions immédiates surinvestissements réalisés, leur nature, leur montant et les
les métiers de services et de l’alimentaire, est un facteur d’in-prévisions pour les mois à venir.
certitude majeur. Ce manque de visibilité aura immanquable-L’indicateur d’activité comme l'indicateur des mouvements d’em-
ment des conséquences sur les embauches et lesplois est égal au solde entre les réponses positives et les répon-
investissements. Néanmoins, le niveau d’activité devrait seses négatives. Le taux d’investissement des artisans correspond
aux réponses favorables recueillies durant l’enquête. maintenir, permettant aux artisans de pérenniser leur entreprise.
Cette enquête à la fois rétrospective et prospective, permet
d’établir les grandes tendances d’évolution de l’artisanat en Jennifer LAILLÉ
matière d’activité, d’emploi et de finances.
Cmar Basse-Normandie
Insee Basse-Normandie - Bilan 2011 27

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