Bilan économique de l'année 2011 en Bourgogne

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Bilan économique de l'année 2011 en Bourgogne : bon début d’année, incertitudes ensuite La reprise économique ne s’est pas vraiment confirmée en 2011. Après une année 2010 « hésitante », plusieurs secteurs ont amorcé une reprise qui s’est ensuite essoufflée dès le deuxième ou troisième trimestre. Les effets de la crise économique 2008-2009 ne sont pas effacés et bien souvent les niveaux d’avant-crise pas encore rattrapés. Avec 361 600 emplois salariés fin septembre Tous les secteurs industriels sont affectés et 2011, soit 0,4 % de plus qu’en septembre 2010, la notamment celui de la fabrication de matériel région n’a pas retrouvé son niveau d’emploi de de transport qui pâtit de la fin de la prime à la 2008 ; le déficit s’élève encore à 16 400 casse. emplois. Dans la construction la baisse de l’emploi, L’industrie, en croissance au premier trimestre effective depuis fin 2008, s’est poursuivie en 2011, ne cesse ensuite de perdre des emplois. 2011. Moins de salariés en Bourgogne Indice base 100 au premier trimestre 2007 102 Évolution de l'emploi salarié 101 100 99 98 97 96 France métropolitaine 95 Bourgogne 94 93 2007 2008 2009 2010 2011 Source : Insee , Estel / Epure2 Champ : emploi salarié marchand hors agriculture et particuliers employeurs BOURGOGNE Évolution de l'emploi moins favorable en Bourgogne La croissance des services marchands (hors intérim) reste très 110 modérée.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Bilan économique de l'année 2011 en
Bourgogne : bon début d’année,
incertitudes ensuite
La reprise économique ne s’est pas vraiment confirmée en 2011. Après une année
2010 « hésitante », plusieurs secteurs ont amorcé une reprise qui s’est ensuite
essoufflée dès le deuxième ou troisième trimestre. Les effets de la crise
économique 2008-2009 ne sont pas effacés et bien souvent les niveaux
d’avant-crise pas encore rattrapés.
Avec 361 600 emplois salariés fin septembre Tous les secteurs industriels sont affectés et
2011, soit 0,4 % de plus qu’en septembre 2010, la notamment celui de la fabrication de matériel
région n’a pas retrouvé son niveau d’emploi de de transport qui pâtit de la fin de la prime à la
2008 ; le déficit s’élève encore à 16 400 casse.
emplois. Dans la construction la baisse de l’emploi,
L’industrie, en croissance au premier trimestre effective depuis fin 2008, s’est poursuivie en
2011, ne cesse ensuite de perdre des emplois. 2011.
Moins de salariés en Bourgogne
Indice base 100 au premier trimestre 2007
102
Évolution de l'emploi salarié
101
100
99
98
97
96
France métropolitaine
95
Bourgogne
94
93
2007 2008 2009 2010 2011
Source : Insee , Estel / Epure2
Champ : emploi salarié marchand hors agriculture et particuliers employeurs
BOURGOGNEÉvolution de l'emploi moins favorable en Bourgogne La croissance des services marchands (hors intérim) reste très
110 modérée. Les services administratifs et les activités de soutienIndice base 100 au premier trimestre 2007 Évolution de l'emploi salarié bourguignon par secteur
aux entreprises ainsi que l’hôtellerie-restauration sont les plus
100
dynamiques tandis que le transport est stable.
Tout au long de l’année 2011, l’emploi intérimaire varie au gré de la
90
conjoncture. En hausse au premier semestre 2011, il diminue
ensuite à partir de l’été, avant un dernier sursaut fin 2011.80
Commerce
Construction
70 Industrie Légère augmentation de l’emploi salarié
Intérim
60 Services marchands Au niveau national, la croissance de l’emploi est un peuhors intérim
Ensemble Champ : emploi salarié marchand supérieure à celle de la Bourgogne : + 0,9 % contre + 0,4 %.hors agriculture et particuliers employeurs
50
2007 2008 2009 2010 2011 L’industrie qui pèse davantage dans la région, s’y dégrade aussi
Source : Insee , Estel / Epure2 davantage.
Champ : emploi salarié marchand hors agriculture et particuliers employeurs Parmi les régions françaises, la Bourgogne se place en position
intermédiaire, devant les régions où l’emploi diminue comme la
Forte hausse du chômage Picardie ou la Champagne-Ardenne mais derrière les régions les
plus dynamiques comme Rhône-Alpes ou Midi-Pyrénées.% Taux de chômage trimestriel (%, données CVS)
10
France métropolitaine
Forte hausse du chômage des seniors
9
La faible croissance de l’emploi en Bourgogne ne facilite pasBourgogne
8
l’amélioration du marché du travail. Les sorties du chômage pour
reprise d’emploi ou entrée en stage, principaux motifs de sorties
7
du chômage, diminuent.
Fin 2011, la région totalise 103 200 chômeurs de catégories A,B et
6
C, soit 5 % de plus qu’un an auparavant. Cette hausse du chômage
affecte surtout les seniors dont le nombre augmente de 16 % en
5
un an. Une partie de cette hausse s’explique par l’évolution des2006 2007 2008 2009 2010 2011
règles régissant les départs à la retraite. Désormais lesSource : Insee - Enquêtes emploi.
chômeurs seniors représentent près du quart des chômeurs ; ils
sont plus nombreux que les jeunes chômeurs.Baisse de la création d’entreprises pendant
trois trimestres en 2011
Moins de créations d’entreprises
260
La création d’entreprises s’essouffle aussi en 2011 : 10 100Évolution trimestrielle des créations d'entreprises
e(données corrigées des variations saisonnières) 4 trimestre entreprises sont créées en Bourgogne, soit 1 400 de moins qu’ener
220 Indice base 100 au 1 trimestre 2000
Bourgogne 2010. La baisse est surtout marquée pour les auto-entreprises
avec un recul de 15 %. Désormais elles ne représentent plus que180
Y compris auto-entrepreneurs 57 % des créations contre 61 % en 2009, année de leur mise en
depuis 2009
France( en données brutes) place.140
Hors auto-entrepreneurs (données Les trois secteurs qui concentrent l’essentiel de la création
corrigées des variations saisonnières)
100 d’entreprises sont en repli : commerce (- 12,5 %), activités
spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services
60 administratifs et de soutien (- 15,1 %) et construction (- 15,0 %).
2007 2008 2009 2010 2011 À l’inverse, les activités immobilières, secteur particulièrement
Source : Insee - Répertoire des établissements - touché par la crise en 2009, poursuivent leur redressement :
Champ des activités marchandes hors agriculture
+ 8,4 % après + 24,0 % en 2010. Dans l’administration publique,
l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale ainsi que
dans le « transport et entreposage », la création d’entreprises
Évolution des nuitées par région (France métropolitaine) croît de plus de 3 %.
entre 2010 et 2011.
Nord-Pas- Bonne saison pour le tourisme et l’agriculture
de-Calais
Picardie
Haute-
Normandie
Basse- La saison touristique 2011, de mai à septembre, est satisfaisante
Île-Normandie Lorraine
de-
Champagne-FranceFrance dans les campings comme dans les hôtels. L’augmentation des
ArdenneArdenne AlsaceAlsaceBretagne
nuitées est surtout le fait des Français venus plus nombreux dans
PaysPays dede
CentreCentrelala LoireLoire Franche-Franche-Bourgogne
ComtéComté les campings comme dans les hôtels. La fréquentation étrangère
augmente dans les campings mais diminue dans les hôtels.Poitou-
Charentes
Taux d'évolution Limousin L’été pluvieux de 2011 n’a donc pas eu d’effet sur la fréquentation
Rhône-(en %) Auvergne
Alpes touristique.
6
Aquitaine Il a permis aux cultures de céréales de maintenir leurs4 Provence-
Languedoc-
Midi- Alpes-3 Roussillon
Pyrénées Côte d'Azur rendements après un printemps plutôt sec.0
En 2011, l’agriculture bourguignonne est surtout marquée par la
CorseCorse
hausse des exportations de bovins : de nouveaux marchés
Source : Insee - DGCIS - Bourgogne Tourisme. s’ouvrent en effet vers l’Algérie, le Liban et la Turquie.
2 Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.
© IGN - Insee 2012.Reprise de la construction en 2011 Reprise de la construction et des travaux publics, surtout en
Côte-d’Or
Dans ce contexte morose, la reprise de la construction neuve est
Évolution des mises en chantier depuis 2000 à souligner. La légère remontée de 2010 se confirme et s’amplifie
(en date réelle jusqu'en 2010 , estimation en 2011)11 000 en 2011. Près de 7 300 logements sont mis en chantier soit 25 % de
plus qu’en 2010 et 37 % de plus qu’en 2009. Cette croissance est
10 000
pour beaucoup portée par le logement collectif qui augmente de
69 %. Les logements individuels, qui représentent les deux tiers9 000
des nouvelles constructions, n’augmentent que de 8 % avec une
8 000 hausse de 16 % pour l’individuel pur tandis que l’individuel groupé
est en retrait de près de 15 %.
7 000
La hausse des autorisations de logements ouvre aussi des
perspectives d’activités pour 2012. A noter que l’essentiel de6 000
cette construction neuve, en cours ou à venir, est localisé en
5 000 Côte-d’Or.
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2 011
C’est aussi en Côte-d’Or et notamment dans l’aire urbaine de
Dijon que l’activité des travaux publics est la plus dynamique,
portée par les chantiers du tramway, de la LINO et de la liaisonSource : Sitadel -En date de prise en compte
Dijon-Is-sur-Tille. L’activité est plus atone dans les autres
départements et les perspectives pour 2012 restent aléatoires
dans un contexte de resserrement des dépenses publiques et de
mise en place de la réforme des collectivités territoriales.
Exportations
Données trimestrielles brutes et CVSMillions d'euros Hausse des exportations
3 000
Au total, les régionales augmentent de 15 % en
2 800
valeur. Cette croissance des exportations se fait en dents de scie
avec une stabilité au premier trimestre, une hausse au second et2 600
au quatrième trimestre interrompue par une baisse au troisième
2 400 trimestre.
2 200
Données Les exportations régionales des produits agricoles augmentent
brutes
2 000 ainsi de 37 % en valeur en 2011. La hausse des exportations estDonnées
CVS aussi marquée pour les produits agroalimentaires, les
1 800 « équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et
informatique » ainsi que pour « les produits en caoutchouc et en1 600
plastique, produits minéraux divers ». Seules les exportations de2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
matériel de transport sont en baisse.Source : Douanes - Insee. Biens hors matériel militaire
L'activité devrait marquer le pas début 2012
Taux de croissance trimestrielle du PIB
1,5 Avenir incertain
1
Malgré le rebond de la production enregistrée au quatrième
trimestre 2011, les perspectives économiques demeurent0,5
incertaines. Les prévisions nationales réalisées en décembre
0 dernier tablent, pour 2012, sur une croissance négative au
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 premier trimestre. Les entreprises devraient
-0,5 ralentir leurs investissements et la consommation des ménages2008 2009 2010 2011 2012
ne devrait que peu progresser.
-1
Dans ce contexte, l’emploi marchand se replierait et le chômage
serait en hausse.-1,5
-2
Christine Charton, Insee
Source : comptes nationaux trimestriels
3Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.L’emploi salarié bourguignon en légère croissance
En un an, l’emploi salarié bourguignon progresse de 0,4 % sans pour autant retrouver son niveau d’avant crise.
u cours des douze derniers mois, de bourguignon. En un an, il progresse de industriel décroît sans cesse enAseptembre 2010 à septembre 2011, 1,2 %, soit 1 600 emplois supplémentaires. Bourgogne, totalisant 11 100 pertes
l’emploi salarié marchand bourguignon Les activités de soutien aux entreprises, d’emplois salariés, dont 6 400 dans la
(hors agriculture et particuliers principal secteur des services marchands, fabrication d’autres produits industriels,
employeurs) progresse de 0,4 %, soit croissent de 2,6 % contre 2,4 % au niveau principal secteur industriel bourguignon
1 400 nouveaux emplois. Au niveau national. À l’inverse, les activités et 1 200 dans la fabrication de matériels
national, la croissance est supérieure : immobilières reculent de 2,5 %. de transport.
+ 0,9 %. Après avoir perdu des emplois en 2008 et La construction perd aussi des emplois :
Avec 361 600 emplois salariés fin en 2009, les services marchands (hors 700 en un an, soit une baisse de 2 % de ses
septembre 2011, et malgré deux années de intérim) sont de nouveaux en croissance effectifs. Depuis fin 2008 l’emploi
croissance en 2010 et 2011, la région n’a depuis deux ans. diminue dans ce secteur qui en compte
pas retrouvé son niveau d’emploi d’avant 2 100 de moins par rapport à début 2008.
la crise. Comparé au niveau atteint au Dans le commerce, l’emploi progresse de
début 2008, 378 000 emplois salariés, le 0,1 %, ce qui peut apparaître comme une Tout laisse à penser que l’emploi devrait
déficit est de 16 400 emplois. contre-performance en comparaison reculer dans les secteurs marchands
avec le niveau national (+ 0,6 %). Depuis jusqu’à mi-2012. La demande des
L’intérim gagne 1 200 emplois, soit une début 2008, ce secteur a perdu 2 400 entreprises, moteur de la reprise depuis
progression de 7,9 % contre 3,5 % en emplois. deux ans, finirait par fléchir : face à des
France métropolitaine. Variable perspectives d’activité atones, les
d’ajustement immédiat en cas de L’industrie perd 700 emplois en un an, soit entreprises devraient réduire leurs
retournement économique, il est un bon un recul 0,7 % alors qu’elle est stable au dépenses d’investissement.
baromètre de l’activité économique : il a niveau national. La baisse est
chuté fortement en 2008, au plus fort de particulièrement sensible dans la Stéphane Vigneau, Insee.
fabrication de matériels de transport :la crise économique, puis il rebondit en
- 3,2 %. La fin de la prime à la casse2009 jusque mi-2011 sans revenir à son
explique en partie ce mauvais résultat.niveau d’avant crise. Il perd de nouveau
Seul, le secteur « énergie, raffinage,des emplois au troisième trimestre 2011.
industries extractives, eau, gestion des
déchets, dépollution » progresse : + 0,4 %.L’emploi continue de se développer dans
Depuis début 2008, hormis un sursaut aules services marchands (hors intérim) qui
cours du premier trimestre 2011, l’emploireprésentent plus du tiers du salariat
L'emploi salarié progresse faiblement en Bourgogne
France
Bourgogne
métropolitaine
Effectifs aux Évolution (%) Évolution (%)
30/09/2011 T3 11 /T3 10 T3 11 /T3 10
Industrie 99 500 - 0,7 0,0
dont : fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac 15 400 - 1,0 - 0,2
énergie, raffinage, industries extractives, eau, gestion des déchets, dépollution 8 000 + 0,4 + 1,4
fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines 15 700 - 1,1 - 0,6 de matériels de transport 6 200 - 3,2 + 1,5
fabrication d'autres produits industriels 54 200 - 0,4 - 0,5
Construction 35 800 - 2,0 - 0,8
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 76 000 + 0,1 + 0,6
Services marchands hors intérim 134 500 + 1,2 + 1,5
dont : transports et entreposage 34 100 + 0,2 + 0,5
hébergement et restauration 19 600 + 2,3 + 2,1
information et communication 5 700 + 1,0 + 2,6
activités financières et d'assurance 13 800 + 1,3 + 1,9 immobilières 4 500 - 2,5 + 1,1
activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien hors intérim 39 500 + 2,6 + 2,4
autres activités de services 17 300 - 0,2 - 1,0
Intérim 15 800 + 7,9 + 3,5
Ensemble 361 600 + 0,4 + 0,9
Source : Insee , Estel / Epure2 Champ : emploi salarié marchand hors agriculture et particuliers employeurs
4 Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.Hausse de l’intérim jusque mi-2011
L’évolution de l’emploi intérimaire suit celle de l’activité économique. En progression début 2011, il tend à
diminuer ensuite, alternant hausses et baisses mensuelles. La durée des missions augmente un peu. La
construction reste le premier secteur utilisateur des missions d’intérim.
ur onze mois, de décembre 2010 à évolue peu dans les transports et contractée suite à la crise économique ;Soctobre 2011, l’emploi intérimaire a entreposage. elle a progressé en 2011. En moyenne, une
progressé de 6,3 % en Bourgogne alors mission dure 10,8 jours calendaires sur les
qu’il a diminué en France métropolitaine La durée moyenne des missions varie 10 premiers mois de l’année contre 10,2
(- 2,1 %).Cette évolution intervient après la fortement selon les mois de l’année. Les sur la même période de 2010.
très forte contraction survenue en 2008, missions sont plus longues sur les mois de
suite à la crise économique, et la reprise juillet, août et décembre et plus courtes ■ Brice Nafetat, Pôle emploi.
marquée en 2009 puis 2010 (+ 25 % en en janvier. La durée moyenne s’était
Bourgogne, + 20 % en France).
Hausse puis baisse de l’intérim en 2011
En 2011, les évolutions sont de moindre
ampleur. Après une activité stable en 120
Évolution trimestrielle de l'emploi intérimaire.début d’année, les hausses et les baisses 115
Données CVS, Base 100 en septembre 2008mensuelles se sont succédé d’avril à 110
octobre 2011. En moyenne trimestrielle, 105
l’intérim augmente au cours des deux 100
premiers trimestres ; il diminue par la 95
suite. 90
85
De décembre 2010 à octobre 2011, l’emploi 80
intérimaire augmente dans les trois 75
principaux secteurs d’activité. Cependant, France Bourgogne70
cette hausse est plus importante pour la
65
construction (+ 9,6 %) et le tertiaire 60
(+ 8,3 %) que pour l’industrie (+ 4,4 %). sept-08 sept-09 sept-10mars-09 mars-10 mars-11 sept-11
déc-09 juin-10 déc-10 juin-11déc-08 juin-09
Le taux de recours à l’intérim, c’est à dire
Source : Pôle Emploi - Exploitation des fichiers des déclarations mensuelles des agences d’intérim
le rapport entre les effectifs intérimaires
et les effectifs salariés d’une région,
s’établit à 4,2 % en Bourgogne en octobre
2011 contre 3,9 % au niveau national. Ce
taux a malgré tout progressé puisqu’il La construction, premier utilisateur des missions d’intérim
s’élevait à 4 % dans la région en décembre Répartition des missions selon le secteur utilisateur
2010, après avoir chuté à 3,2 % fin 2008.
Construction
Métallurgie et fabrication de produits métalliquesLa construction reste le premier secteur
à l'exception des machines et des équipements
utilisateur de l’intérim et concentre 17,6 % Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique
ainsi que d'autres produits minéraux non métalliquesdes missions réalisées entre janvier et
Transports et entreposage
octobre 2011. Cette part est en baisse par
Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et
rapport à la période janvier-octobre 2010 : de produits à base de tabac
le volume de missions a en effet moins Commerce- réparation d'automobiles et de motocycles
progressé que dans les autres secteurs. Fabrication de machines et équipements n.c.a.
Autres industries manufacturières- réparation
et installation de machines et d'équipementsÀ l’inverse, l’intérim progresse davantage
Fabrication d'équipements électriques
que la moyenne dans quatre secteurs de matériels de transportindustriels : la métallurgie, la fabrication
de produits en caoutchouc et en plastique, Travail du bois, industries du papier et imprimerie
la fabrication de machines et
Activités de services administratifs et de soutien
équipements et la fabrication de
Industrie pharmaceutique période janvier-octobre 2011matériels de transport. Ce dernier
Production et distribution d'eau- assainissement, 2010secteur enregistre une très forte gestion des déchets et dépollution
progression (+ 60 %). Fabrication de produits informatiques,
électroniques et optiquesÀ l’opposé, le nombre de missions 0,0 5,0 10,0 15,0 20,0
(en %)d’intérim baisse dans la fabrication de
denrées alimentaires et boissons et Source : Pôle Emploi - Exploitation des fichiers des déclarations mensuelles des agences d’intérim
5Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.Forte hausse du chômage des seniors en 2011
En 2011, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a augmenté de 4,6%. Cette hausse affecte surtout les
seniors et les femmes. Le chômage de longue durée augmente de 9%.
in 2011, 103 200 chômeurs de mouvement s’est inversé dès lors que les classes d’âge est restée stable. LesFcatégories A, B et C sont inscrits à Pôle contrats d’intérim n’ont pas été femmes sont dans une situation plus
Emploi. C’est 5 300 de plus qu' un an renouvelés. difficile : la demande d’emploi progresse
auparavant, soit une hausse de 5,4 %. quel que soit l’âge et s’envole même pour
La demande d’emploi a suivi une pente Sur les 103 200 demandeurs inscrits à Pôle les « plus de 50 ans » (+ 18,0 %).
ascendante tout au long de l’année. Seuls, Emploi fin 2011, près de 64 500 sont
des mouvements internes ont modifié sa répertoriés en catégorie A et n’ont donc La phase aiguë de la crise de 2008-2009 a
répartition par catégorie. Ainsi, le bénéficié d’aucune activité rémunérée au massivement touché les jeunes hommes.
recrutement d’intérimaires en lien avec cours du mois. Sur un an, leur nombre a À présent les femmes et, d’une manière
une reprise de l’activité économique augmenté de 4,6 %. Cette progression générale, les actifs de plus de 50 ans,
début 2011 s’est traduit par une diminution globale masque des écarts selon le sexe et supportent l’essentiel de la nouvelle
du nombre de demandeurs inscrits en l’âge. Pour les hommes, la hausse (+ 2,9 %) dégradation.
catégorie A. Par simple transfert, ces provient des quelque 1 000 seniors L’accroissement rapide du nombre des
derniers sont venus renforcer le nombre supplémentaires (+ 14,5 %) inscrits en 2011 seniors à la recherche d’un emploi
de demandeurs de catégories B et C. Ce alors que la demande d’emploi des autres constitue un des faits marquants des trois
dernières années : aux licenciements
économiques et autres ruptures
conventionnelles s’ ajoutent les
changements des règles régissant les
Rappel : départs en retraite.Évolution finNombre fin évolution fin
2011/fin 2010 La part des seniors dans la demande2011 2010/fin
(%) 2009 (%) d’emploi est passée en 15 ans de 12 à 24 %.
À présent, ils sont plus nombreux que les- DEFM de catégories A, B et C 103 181 + 5,4 + 5,7
- de catégorie A 64 485 + 4,6 + 1,6 que les jeunes à rechercher un emploi.
dont : Hommes 32 680 + 2,9 - 0,4
Femmes 31 805 + 6,3 + 3,9 La faiblesse des mouvements d’entrée et
Moins de 25 ans 11 121 + 1,4 - 6,7 de sortie de Pôle Emploi est également
50 ans et plus 15 282 + 16,2 + 16,5 révélatrice de l’atonie générale. Reprises
- DEFM de catégories A, B et C d'ancienneté>1an 42 053 + 9,0 + 22,4 d’emploi et entrées en stage sont en repli
de 4,3 % bien que les offres déposées,
notamment pour des contrats de moins
de six mois, progressent de 11,3 %. Mais la
croissance du chômage tient moins à
l’augmentation du nombre d’actifs qu’aux
difficultés que ces derniers rencontrent
Taux de chômage trimestriel (%, données CVS)% pour accéder à une insertion durable. Il10
France métropolitaine s’ensuit une nouvelle poussée du
chômage de longue durée. En hausse de
9,0 % sur les douze derniers mois, les9
demandeurs en attente d’un emploi
depuis plus d’un an constituent près deBourgogne
8 41 % de la demande globale.
■Frédéric Perrier-Cornet, Direccte
7
6
5
2006 2007 2008 2009 2010 2011
6 Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.Les reprises d’emploi baissent mais restent le principal
motif de sortie du chômage
Les reprises d’emploi constituent le motif de sortie du chômage pour 44,2 % des sortants du chômage enquêtés
entre juin 2010 et mars 2011. En un an, ce motif de sortie du chômage est devenu moins fréquent surtout pour
les personnes âgées de 50 ans et plus.
a reprise d’emploi est le principal Baisse de la reprise d'emploi parmi les sorties du chômageLmotif de sortie du chômage : elle Période de juin 2010-mars 2011 Bourgogne
concerne 44,2 % des « sortants du Période de juin
France 2009 à marschômage » enquêtés chaque trimestre en Bourgogne
Métropolitaine 2010Bourgogne entre juin 2010 et mars 2011,
un chiffre proche de la moyenne nationale Motif de sortie déclaré Effectifs Part (%) Part (%) Part (%)
(44,9 %). Ce motif est toutefois moins Reprise d'emploi 20 307 44,2 44,9 46,8
fréquent que sur la période juin Défaut d'actualisation suivi d'une 8 087 17,6 17,8 17,4réinscription2009-mars 2010 où il concernait 46,8 %
Formation 5 304 11,5 10,4 11,5
des sortants.
Arrêt de recherche d'emploi 3 874 8,4 8,0 7,8La part des sortants en formation reste temporaire
stable sur un an et s’établit à 11,5 %, un Non renouvellement accidentel 3 329 7,2 7,7 6,7de la demandechiffre légèrement supérieur à la
Non motivé de 1 557 3,4 3,4 3,0moyenne nationale (10,4 %). la demande
Le taux de sortie pour reprise d’emploi est Fin d'activité 723 1,6 1,3 2,1
plus élevé pour les hommes (45,4 %) que Radiation administrative 734 1,6 1,9 0,9
pour les femmes (43,0 %), ces dernières Autre motif de sortie 2 048 4,5 4,6 3,8
étant plus nombreuses à faire un arrêt de Ensemble 45 963 100,0 100,0 100,0
recherche d’emploi temporaire. Sources : Pôle Emploi, enquête auprès des demandeurs d’emploi sortants des listes de Pôle Emploi de catégorie ABC -
Bourgogne, cumul des enquêtes des cohortes de sortants de juin, septembre, décembre et mars.Quel que soit l’âge des sortants, le
Champ : demandeurs d'emploi sortants des listes de Pôle Emploi.principal motif de sortie déclaré reste la
reprise d’emploi, mais il est plus fréquent
pour les 35-49 ans (48,1 %), les 25-34 ans
Davantage de missions d’intérim et mois de contrats aidés(45,1 %) et les moins de 25 ans (43,7 %) que
pour les 50 ans et plus. Et la reprise de Part des différents types de contrat de travail parmi les demandeurs
d'emploi ayant déclaré être sortis pour reprise d'emploi (%)l’emploi a le plus diminué pour cette
tranche d’âge, passant de 42 % à 34 %, en Type de
partie au profit de l’arrêt de recherche contrat de Bourgogne juin 2010-mars 2011 Bourgogne juin 2009-mars 2010
travaild’emploi temporaire.
CDI 33,0 33,3Comme un an auparavant, les contrats à
CDD 33,0 33,3durée indéterminée et les contrats à
Mission intérim 15,7 14,2 déterminée représentent chacun
Contrats aidés 11,1 13,5près du tiers des reprises d’emploi. La
Contratpart des missions d’intérim augmente, 3,7 3,4saisonnier
tandis que celle des contrats aidés
Vacation 1,4 1,0
diminue. Autre 2,1 1,3
Près du quart des reprises d’emploi Ensemble 100,0 100,0
s’effectuent par l’intermédiaire des Source : Pôle Emploi, enquête auprès des demandeurs d’emploi sortants des listes de Pôle Emploi de catégorie ABC -
réseaux de connaissances : les relations Bourgogne, cumul des enquêtes des cohortes de sortants de juin, septembre, décembre et mars.
Champ : demandeurs d'emploi sortants des listes de Pôle Emploi ayant déclarés être sortis pour reprise d'emploi.personnelles interviennent dans 18,5 % des
cas, les relations professionnelles, 6 %.
Viennent ensuite la candidature
spontanée (21,6 % des cas) et le recours à Méthodologie :
L‘enregistrement mensuel des sorties des chômeurs des listes de Pôle Emploi ne permet pas depôle emploi (18,8 %). Ces proportions
qualifier précisément les motifs de sortie du chômage et en particulier de déterminer lesvarient fortement selon le type de contrat
volumes de reprise d’emploi. C’est pour combler ce manque que l’enquête sortant a été mise enproposé. Pôle emploi est le premier
place.intermédiaire pour les contrats aidés
L’objectif de cette enquête trimestrielle auprès des sortants de Pôle Emploi, mise en place par
(43,5%) alors que les relations
Pôle Emploi et la Dares est d’estimer précisément l’importance des reprises d’emploi et des
personnelles et les candidatures motifs réels de sortie ainsi que d’apporter des informations sur la nature des emplois
spontanées sont les plus citées pour retrouvés.
décrocher un contrat à durée Plus de 90 % des reprises d’emploi déclarées lors de la statistique du marché du travail sont
confirmées par le résultat de l’enquête sur les sortants. On remarque également que près de laindéterminée.
moitié (48,1 %) des absences au contrôle sont en fait des reprises d’emploi. Près de 85 % des Brice Nafetat, Pôle Emploi.
radiations se révèlent être liées à un autre motif dont une reprise d’emploi dans presque 27 %
des cas.
7 Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.Recul de la création d’entreprises
En 2011, 10 300 entreprises sont créées en Bourgogne, soit 1 400 de moins qu’en 2010. Les principaux secteurs
d’activité à l’origine de la création d’entreprises sont en baisse. La création d’auto-entreprises est en repli et ne
représente plus que 57 % des créations.
Baisse des défaillances d’entreprisesn 2011, dans l’ensemble des secteurs Dans l’administration publique,Emarchands hors agriculture, 10 300 l’enseignement, la santé humaine et
Entre novembre 2010 et octobre 2011, 1 088entreprises sont créées en Bourgogne, l’action sociale ainsi que dans le transport
défaillances d’entreprises sont jugées en
soit une baisse de 12,3 % par rapport à et entreposage, la création d’entreprises
Bourgogne, soit 6,7 % de moins que lors des
2010, comparable à celle du niveau national croît de plus de 3 % tandis qu’elle est en 12 mois précédents. En France, la diminution
(- 11,6 %). Ces nouvelles entreprises recul au niveau national. est du même ordre de grandeur : - 6,9 %.
bourguignonnes ont généré 1 1 800 emplois
Les défaillances sont en forte baisse danssalariés soit 8,9 % de moins qu’en 2010. La création d’auto-entreprises recule de
l’industrie (- 18,3 %), dans les services14,9 % en Bourgogne et de 18,9 % en France.
(- 10,6 %) et en retrait plus modéré dans la
Les trois secteurs qui concentrent Dans la région, quelques secteurs font
construction (- 3,8 %). À l’inverse, elles
l’essentiel de la création d’entreprises exception à ce repli de la création
progressent dans le commerce (+ 1,4 %).
sont en repli, davantage en Bourgogne d’auto-entreprises comme l’industrie, le
qu’au niveau national. Il s’agit du transport ou encore les activités
commerce (- 12,5 %), des activités immobilières et l’hébergement-restauration.
spécialisées, scientifiques et techniques En 2011, les auto-entreprises ne en retrait partout, légèrement dans la
Nièvre (- 4,7 %), plus fortement danset activités de services administratifs et représentent plus que 57 % des
de soutien (- 15,1 %) et de la construction créations contre 59 % en 2010 et 61 % en l’Yonne et la Côte-d’Or (- 15,3 % et - 16,3 %).
Dans l’industrie manufacturière, la(- 15,0 %). 2009,annéedeleurmiseenplace.
À l’inverse, les activités immobilières, La baisse de créations d’entreprises création d’entreprises ne progresse qu’en
Saône-et-Loire (+ 1,7 %) alors qu’ellesecteur particulièrement touché par la touche tous les départements
crise en 2009, poursuivent leur bourguignons. Elle est plus sensible dans s’effondre dans la Nièvre (- 36,1 %).
« L'administration publique, enseignement,redressement : + 8,4 % après + 24,0 % en la Nièvre (- 18,0 %) et plus modérée en
2010. Elles progressent également au Saône-et-Loire (- 6,1 %). santé humaine et action sociale »
augmente beaucoup dans l’Yonneniveau national mais plus modérément : Le secteur «commerce ; réparation
+ 6,2 %. d’automobiles et de motocycles», à (+40,0%),enSaône-et-Loire(+13,1%)et
recule en Côte-d’Or et dans la Nièvre.l’origine du plus grand nombre de
créations dans tous les départements, est
Stéphane Vigneau, Insee.
Création d'entreprises : seules les activités immobilières progressent
Ensemble des entreprises Auto-entreprises
Bourgogne France Bourgogne France
Évolution (%) Évolution (%) Évolution (%) Évolution (%)2010 2011 2010 2011
2011 / 2010 2011 / 2010 2011 / 2010 2011 / 2010
Industrie 685 659 - 3,8 - 14,9 359 426 + 18,7 - 3,4
Dont industrie maufacturière 559 524 - 6,3 - 6,2 305 330 + 8,2 - 8,3
Commerce ; réparation 2 808 2 458 - 12,5 - 11,5 1 614 1 367 - 15,3 - 16,6
d’automobiles et de motocycles
Construction 1 704 1 449 - 15,0 - 11,5 967 776 - 19,8 - 21,6
Transport et entreposage 142 147 + 3,5 - 1,7 39 42 + 7,7 - 8,9
Hébergement et restauration 637 562 - 11,8 - 5,6 213 218 + 2,3 - 11,6
Information et communication 401 316 - 21,2 - 13,0 316 231 - 26,9 - 20,1
Activités financières et d'assurance 191 191 0,0 + 0,4 24 21 - 12,5 - 15,3 immobilières 320 347 + 8,4 + 6,2 58 61 + 5,2 - 5,3
Activités spécialisées, scientifiques
et techniques et activités de 2 141 1 818 - 15,1 - 14,5 1 411 1 114 - 21,0 - 22,4
services administratifs et de
soutien
Administration publique,
965 995 + 3,1 - 2,7 524 536 + 2,3 - 10,6enseignement, santé humaine et
action sociale
Autres activités de services 1 730 1 336 - 22,8 - 21,0 1 363 1 073 - 21,3 - 24,4
Ensemble 11 724 10 278 - 12,3 - 11,6 6 888 5 865 - 14,9 - 18,9
Source : Insee - Répertoire des entreprises et établissements - Champ des activités marchandes hors agriculture, données brutes.
8Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.Une bonne année 2011 pour
les exportations bourguignonnes
En 2011, les exportations bourguignonnes augmentent de 15 % en valeur par rapport à celles observées en 2010.
Elles sont en hausse pour l’ensemble des secteurs à l’exception des matériels de transports. Les ventes à
destination de l’Europe augmentent de 18 %, confortant l’Europe et surtout l’Allemagne comme principaux
clients des exportations bourguignonnes.
Les exportations de l’année 2011 secteur exportateur, reculent (- 16 %). Les l’Italie, du Royaume-Uni ou de la BelgiqueLprogressent de 15 % en valeur par ventes de produits de la construction progressent. Les autres destinations
rapport à 2010. Après s’être stabilisées automobile ont en effet connu un premier occupent une place plus modeste. Les
début 2011, elles augmentent de 8,5 % au trimestre particulièrement difficile et ventes vers l’Australie et les Etats-Unis
deuxième trimestre, diminuent au chutent de 44 % sur l’année 2011. augmentent tandis que celles à
troisième trimestre et augmentent de destination de l’Afrique et de l’Asie
nouveau de 12 % en fin d’année. Elles La reprise des exportations s’explique diminuent.
atteignent 8,7 milliards d’euros, un chiffre surtout par le dynamisme des ventes vers
annuel qui retrouve son niveau de 2006, les pays d’Europe, qui augmentent de 18 % Marie Léger, Insee.
bien supérieur au point bas atteint en et représentent désormais près des trois
2010. quarts des exportations. L’Allemagne
Les trois secteurs à l’origine de plus de renforce sa place de premier partenaire
60 % des ventes à l’étranger contribuent de la région. Les ventes en direction de
largement à la progression en valeur des
exportations de la Bourgogne.
L’Allemagne conforte sa place de premier client de la Bourgogne
Les ventes à l’étranger des équipements
mécaniques, matériel électrique Les pays clients de la Bourgogne%
16électronique et informatique, premier
secteur exportateur avec 24 % des parts 14
2010
de marché, repartent à la hausse (+ 21 %) 12 2011
après avoir diminué en 2010.
10
La hausse des exportations est également
8marquée, + 17 %, pour les produits
métallurgiques et les produits mécaniques, 6
second poste des exportations. Et cette
4
hausse atteint 25 % pour les produits des
2industries agroalimentaires avec de très
0bons résultats pour les boissons.
Royaume-
Italie Uni Belgique Chine Pologne
- Japon SuisseAllemagne Espagne Etats-Unis Pays BasSeules les ventes à l’étranger des
matériels de transport, quatrième Source : direction générale des douanes et droits indirects, données CAF/FAB brutes.
La hausse des exportations profite à tous les secteurs sauf à celui des matériels de transports
Exportations 2011 Évolution en %
Structure en %
(millions d'euros) 2010/2011
Produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture 358 4,1 + 36,6 des industries agroalimentaires (IAA) 1 551 17,9 + 25,2
Équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et
2 104 24,2 + 21,1
informatique
Matériels de transport 726 8,4 - 15,6
Autres produits industriels : 3 813 43,9 + 14,1
Produits métallurgiques et Produits métalliques 1 722 19,8 + 17,5 chimiques, parfums et cosmétiques 607 7,0 + 4,3
Produits en caoutchouc et en plastique, produits minéraux divers 634 7,3 + 21,0
Bois, papier et carton 305 3,5 + 13,4
Produits pharmaceutiques 257 3,0 + 2,0
Textiles, habillement, cuir et chaussures 187 2,2 + 5,1
Produits manufacturés divers 101 1,2 n.s.
Autres secteurs 138 1,6 n.s.
Ensemble 8 689 100,0 + 14,9
Source : direction générale des douanes et droits indirects, données CAF/FAB brutes. n.s. Résultat non significatif
9 Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.La sécheresse du printemps a pesé
sur la production en fourrage des prairies
Sécheresse de printemps et pluies en été ont pesé sur la production agricole. Les céréales sont peu pénalisées
tandis que les prairies sont fortement dégradées ; les vendanges sont précoces. Les cours des céréales et
oléo-protagineux restent à un niveau élevé et ceux des vins en vrac reprennent. Les exportations de bovins
s’ouvrent à de nouveaux marchés et leurs cours augmentent.
n 2011, malgré des aléas climatiques colza, la récolte catastrophique en hausse de 5 % sur un an et celui duEmarqués, seule la production des Jeune Bovin de 8 %. Cependant, le chepteloutre-Rhin réduit l’effet de la crise
prairies est fortement pénalisée. économique européenne sur le marché bovin est en repli en 2011, le manque de
La sécheresse de printemps qui augurait fourrage peut avoir entraîné undes oléagineux. Rendu Moselle, il s’établit
de petites moissons est finalement en moyenne à 459 €/t contre 353 €/t mouvement de décapitalisation dans les
oubliée suite aux pluies salutaires de fin l’année précédente. élevages.
juin et surtout de juillet. Le remplissage
Laurent Barralis, Directiondu grain se réalise alors dans de bonnes Les vendanges 2011 renouent avec la
conditions. Au final, le rendement en blé normale, tant en termes de précocité de la de l'alimentation, de l’agriculture, et de la
atteint 62 q/ha, en diminution de 4 % au date de récolte (fin août), qu’en termes de forêt (Draaf).
regard de la moyenne quinquennale et volume récolté : 1,6 million d’hectolitres de
celui du colza 32 q/ha (légèrement vins d’appellations d’origine protégée. Les
supérieur à la moyenne). cours des vins en vrac se reprennent
Le recensement agricole 2010 dévoile sesaprès la très difficile année 2010. Les
résultats en Bourgogne : une agricultureLes prairies sont fortement dégradées exportations sont aussi rassurantes,
très professionnelle.par la sécheresse de printemps. En zone tirées par le dynamisme des échanges
Morvan, les pertes de production peuvent avec l’Amérique du Nord et l’Asie ; les 91
25 400 exploitants agricoles valorisent une
atteindre 56 %. La procédure millions de cols devraient être atteints.
surface régionale plutôt stable, pour moitié
d’indemnisation dans le cadre du Seule inquiétude, les exportations vers consacrée à l’herbe ou aux fourrages. Ils
dispositif des calamités agricoles est l’Europe sont en très nette diminution. sont assistés par une main-d’œuvre
engagée. Seuls le nord de l’Yonne et l'est familiale plus rare mais plus impliquée, et un
salariat permanent croissant. Au total, lede la Côte-d’Or en sont exclus. Les exportations de bovins maigres
nombre d’unités de travail annuel (UTA ouatteignent des niveaux inégalés depuis
équivalent temps plein sur une année)eLes cours des céréales et 2006. Au 11 mois de l’année, 202 000
baisse de 13 % depuis 2000 mais leuroléo-protéagineux profitent du fort broutards sont exportés, soit une hausse productivité augmente.
redressement de 2010, pour démarrer de 7,5 % par rapport à novembre 2010. La Les exploitants bourguignons accusent un
2011 à des sommets. Avec la bonne récolte demande des nouveaux marchés (Algérie, âge plus élevé qu’en 2000, et accueillent
mondiale et le retour de l’origine Mer Liban et surtout Turquie) provoque plus de femmes en leurs rangs (21,4 %).
Noire sur le marché méditerranéen, les Les structures de production, au nombrenotamment une hausse des cours des
de 20 300, sont en diminution de 23 %. Lesprix s’effritent au cours de l’année. Au mâles lourds. Les cours des animaux
plus petites unités sont les plus concernéesbilan, le blé (départ Côte-d’Or) cote en entrée-abattoir profitent aussi de la
par la baisse (- 40 %) tandis que les fermesmoyenne sur l’année 205 €/t contre demande des pays du pourtour
de grande dimension occupent une partseulement 149 €/t en 2010. Concernant le méditerranéen, le prix de la Vache R est croissante.
Parallèlement, les statuts juridiques
sociétaires rencontrent un fort succès aux
dépens des exploitations individuelles.
Rendements inégaux en céréales La Bourgogne confirme en 2010 ses choix de
systèmes de production : sur de grandeset petites récoltes en vins AOP
fermes, l’élevage bovin viande reste
Bourgogne l’orientation technico-économique la plus
Rendement présente, devant les exploitations de
Moyenne èmeen quintaux/hectare Récolte 2011/ grandes cultures.La viticulture est la 3
annuellesauf vins en 2011 moyenne (%) spécialisation, avec 3 800 unités de2006-2011
production. Ces trois systèmes regroupent
Blé 62 65 - 4
près de 70 % des structures.
Orge d'hiver 57 63 - 10
Orge de printemps 45 49 - 8 draaf.bourgogne.agriculture.gouv.fr
Maïs grain 100 93 + 8 Source : Draaf.
Colza 32 31 + 1
Tournesol 28 26 + 9
Vins AOP* (milliers d'hectolitres) 1 617 1 606 + 1
Source : Draaf. * Appellation d'origine protégée
10 Dossier n° 58 - © Insee Bourgogne - L'année 2011 en Bourgogne.

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