Chapitre "Commerce, tourisme " extrait de Atlas de l'Aisne

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Créations, des créations de commerces qui suivent les évolutions de population Commerce de détail, un commerce sur dix a disparu en 8 ans Commerce de gros, stabilité du commerce de gros Pôles commerciaux, une offre commerciale organisée autour de 4 pôles

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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COMMERCE - TOURISME Créations
faibles taux du départe-Des créations
ment. Pour une part, cette + 3 ( (
3 44 3 de commerces
croissance limitée tient à la 5>>K = ,--,qui suivent
diminution de la populationles évolutions
de leur ville centre, géné-
de population
rale à la plupart des tissus
urbains du nord-est. CeciPlus que dans l’indus- : 1 +:
n’est toutefois qu’une expli-trie, les taux de création sont ,
& , ,cation parmi d’autres, l’ag-élevés dans les secteurs
glomération de Saint-Quen-tertiaires, marqués par des

tin ayant notamment connuentreprises plus petites et
une plus forte baisse de saune plus forte rotation. Autre
population dans les annéestrait structurel, la rotation des : &,
6, 1990.commerces en ville est bien
0,,0 C3
plus intense qu’en milieu ru-
Pour les zones deral, ce qui explique la fai-
Chauny-Tergnier-La Fère etblesse des créations obser-
Laonnois, les créations devée en Thiérache.
0 0, commerces ont également
été limitées par l’attractionComme dans la plupart

des commerces urbains etdes départements du nord-
grandes surfaces des zo-est de la France et comme
nes voisines (Compiègne,pour les autres secteurs, le
&J % + 1 0,Saint-Quentin, pôle rémoisrenouvellement du tissu des
:A & : 5-D5 Fpour le Laonnois).entreprises commerciales
’)Q> T + % est moins élevé qu’en
<<0="EA l'exception des hô- 5 moyenne nationale. Toutes
tels, cafés et restaurants, lales zones du département,
création d'entreprises a étémême celles qui incluent
particulièrement dynamiqueune agglomération, se si-
"#"$ " dans le commerce detuent sous la moyenne na- &"$ ( )$ "*++,
l'Aisne en 2003. tionale.
Bien plus que dans les
autres secteurs, les créa-
tions des commerces sui-
vent les évolutions de la po-
pulation. Ceci explique que
le maximum des créations
ait été enregistré dans la
zone de Château-Thierry.
Celle-ci est en effet la seule,
avec celle de Soissons,
dont la population a aug-
menté dans les années
1990.
Les zones de Chauny-
Tergnier-La Fère et du
Laonnois présentent les plus
70
Photo : InseeCOMMERCE - TOURISMECommerce de détail
Un commerce sur dix
G/ ( 4A 3 44 3 ( a disparu en 8 ans !
( 5>>E ( ,--,
Le nombre d’établisse-
ments commerciaux a chuté 0&2 0,
E 6, , : 1 +: 0: , . de près de 10% en 8 ans ,
! ,%0 $ .. dans l’Aisne. C’est le secteur
0,
, de l’alimentation qui est le &
& , ,
0 % ! ,%plus touché. Nombre de ,
& , , , 2 , commerces d’équipement , &" , 0,
& , , +: &!0,
&%de la personne et de la mai- " !0,
0F
, son ont également disparu. % .G ,
!0, 0B0 .
&
1+ La zone d’emploi de
&
6, Soissons est celle qui a C3
: &, connu le déclin le moins im- 0,
0 % 0,,
portant en perdant 3,1% de
0,
0&+ . 0,ses équipements commer- , B . :A & &% :A & &77 D& ciaux depuis 1994. La situa-
tion au nord de l’Aisne est
.. &7+:A . 0,,
0 0, & , & , plus inquiétante, notamment
0 %
+
dans les bassins d’emploi & 0 0,
,
de Thiérache et de Chauny- 0 0, ,
&%Tergnier-La Fère qui ont vu
&.+: -20.& 0, %& ,0!" .. chuter respectivement de
. :A & 0 H % +0!! + % %1 .17,8% et de 12,5% le nom-
’<<* ())( , Tbre de leurs établissements C3 , % ,0
& .. commerciaux. *Q* $.& ,
C 0,
) # (Q*L’évolution démographi-
:A & ’(Q= # (Q<que et le niveau de revenus :
**Q’ # ’;Q@sont des facteurs suscepti- 0,%1
, bles d’expliquer ce déclin, : . &
, sans oublier le fait que bon
nombre de commerçants qui
"#" $
partent à la retraite voient leur &"$ ()$ "*++,
enseigne disparaître faute de
repreneurs.
G/ ( 4A 3 44 3 ( O H 4 ( 5>>E ( ,--,
: -"#" "#" $
% . B0, %/ !$.0 -20.& 0, % . B0, %/ !$.0 ’<<* ())( , ’<<* , T , ())( , T , T
:A & : ?*> ?)) @Q< ’’Q@ ’’Q<
: &, 6, C3 ??= *== ’(Q? ’(Q) ’’Q;
0,,0 =’; @*@ =Q? ’@Q? ’@Q=
, & , , ’ (?( ’ ’>) <Q@ (;Q< (;Q<
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, ! 6 , $1+ . 1Q % $ 0%& $: ! $ 7&! Q & , ! 6 , $1+ . 1Q % " , %/0++ 0, , ! 6 , Q
:0 ! 6 ,Q 1$ 0, %/ $ 0,, . %0! D&
71COMMERCE - TOURISME Commerce de gros
Stabilité
du commerce 44 3 8 ( ( 4 3 44 3 ,--,
de gros
Secteur stable depuis , & , , : 1 +:
,@I 55Iquelques années, le com-
1merce de gros a connu un
léger ralentissement en
2001, le nombre d’établisse-
ments ayant diminué de
2,8%. Ce sont principale-
ment les intermédiaires du
0,
commerce de gros qui su- ,-,
: &, bissent cette baisse d’éta- J>
blissements : -9,3% en un
an (-18,6% depuis 1994).
L’activité des intermédiaires
qui consiste à mettre en rap-
port acheteurs et vendeurs
0 0, ou qui exécutent des opé-
5@@rations commerciales pour
le compte d’un tiers, a parti-
culièrement fléchi dans le 1$ 0, %& ,0!" % +0!! +
, !1% %& +0!! + domaine du textile-habille-
0%& 6 +0. . ! , ment et dans l’alimentaire. A
, % +0, 0!! 0,
l’image des intermédiaires, ,0, . ! ,
0%& , !1% ,0, 6 +0. les grossistes en produits :A & :
-D& $ ! , ,%& . 5.>alimentaires et en biens de
& consommation non alimen-
?Q(Ttaires ont également vu leur ’>Q’T
nombre d’établissements (?Q(T
diminuer, respectivement (=Q(T
de –16,5% et de –12,6%
’<Q’Tdepuis 1994.
<Q>T
"#" $
&"$ ()$ "*++,Parmi les produits ali-
mentaires, l’activité des
grossistes en viande est
très affectée et, dans une
moindre mesure, le com-
merce de gros de boissons
et de sucre-chocolat-confi- partiennent au secteur des ments industriels repré-mentaires, le secteur qui
serie. En matière de biens perd des établissements est produits agricoles et alimen- sente 19,1% des établis-
de consommation non ali- celui de la parfumerie-pro- taires, avec une prédomi- sements et se retrouve
nance en Thiérache et dans principalement dans leduits pharmaceutiques.
le Laonnois où ce secteur Soissonnais (35,6%). Cette
1 La catégorie regroupe les intermédiai- Concernant la répartition représente respectivement situation s’explique par la
res du commerce qui agissent pour le des catégories, parmi les 46,6% et 35,1% du nombre place éminente que l’indus-
compte de tiers et les commerces de
969 établissements de com- total des commerces de trie occupe dans l’activité dugros qui agissent pour compte propre
en achetant pour revendre. merce de gros, 28,2% ap- gros. La fourniture d’équipe- département.
72COMMERCE - TOURISMEPôles commerciaux
Une offre
commerciale 7 3 44 3 + ( 4 (
organisée
autour de 4 pôles
0: , , ! ,%0
L’offre commerciale du 66.0!1 0,
& % , & , ,département de l’Aisne est
représentative de l’ensem- 0,
2 ,
ble des circuits de distribu-
tion à l’échelon national.
Le département est ca-
.
ractérisé par la présence de 5.
% 6, quatre grands pôles com-
merciaux autour des agglo-
66.0!1 0,mérations de Laon, Sois-
% 0, 5. % : &, sons, Château-Thierry et
Saint-Quentin (la plus impor-
tante du département).
Ces pôles majeurs se 66.0!1 0,
% 0 0, caractérisent par une offre
5. +0!! + &Jcommerciale complète clai-
.. 0 H . ! , rement identifiable. Ils génè-
rent un chiffre d’affaires de
0, . ! ,
plus de 150 millions d’euros.
Les pôles secondaires C3 , % ,0 , ! .. %/ & 0
?(= >*>se définissent sur les mê-
mes bases que les pôles
majeurs. Ils génèrent un chif-
fre d’affaires situé entre 50 et
66.0!1 0, ’) @=(
150 millions d’euros, leur ca- % :A & :
ractéristique principale étant
"#" $ une offre commerciale ali-
9 " ". !" !"*++<
mentaire plus importante en &"$ ()$ "*++,
valeur (Chauny, Tergnier,
Guise).
Les pôles relais centrés
autour des bourgs-centres
ont une vocation à dominante
Définitionsalimentaire. Ils sont caracté-
Depuis 1991, la CCIA dispose d'un observatoire des flux de consom-risés principalement par
mation des ménages. Les comportements d'achats sont connus via un
des moyennes surfaces. Ils processus d'enquêtes téléphoniques auprès des ménages. La dernière enquête
génèrent un chiffre d’af- de consommation a été menée en 2001.
50 000 actes d'achats ont été répertoriés sur des biens de consommationfaires inférieur à 50 millions
courante en alimentaire et non alimentaire (4 familles comptabilisantd’euros.
39 produits).
Ces biens de consommation correspondent à 34% du budget global des
ménages.
73COMMERCE - TOURISME Taux d'emprise
Une offre
commerciale + 4
3 44 3 A ( 4 (
répondant aux
besoins des ménages
Les circuits de distribu-
tion présents dans le dépar- 0 30
tement captent les dépen- ;Q<)’’Q*’
ses des ménages axonais
(?Q;; (?Q(=
suivant des taux variables,
(
liés à la présence des % (
grands pôles commerciaux.
La dépense commer-

0 2cialisable présentée corres-
pond aux dépenses alimen-
taires et non alimentaires cir- ’’Q); ;Q<;
’;Q(@ ’(Q(;culant dans les circuits mar-
chands. L’ensemble de ces
dépenses représente 34%
du budget global des mé-
nages.

Ainsi, le taux d’emprise ’=Q*< ’@Q(;
moyen de l’ensemble des
&J %/ !$ circuits de distribution (tous
. ! , produits confondus), est de
0, . ! , 85,6%. Cette situation s’ex-
01( 0 2
plique par la largeur de l’of-
fre en place. Les taux pré-
=?Q) T ( ( sentés pour chacune des
’’Q;( =Q=(
<*Q? T , . ! , zones sont calculés sur la
@@Q? T , ,0, . ! , base de la dépense glo-
bale du département.
"#" $
9 " ". !" !"*++<
&"$ ()$ "*++,Pour les dépenses ali-
mentaires, le taux d’emprise
de 94,5% laisse apparaître
que les circuits de distribu-
tion en place couvrent l’en- prise moyen est de 77,5%. les zones où les agglomé-
semble des besoins des L’offre commerciale en rations urbaines dominent
place répond aux attentes sur le rural.ménages.
fondamentales des ména- Pour les zones plus ru- Taux d’emprise : part de la dé-
pense commercialisable des ména-L’attractivité de chaque ges. rales, la présence des pô-
ges captée par l’offre commerciale.les secondaires ou dezone sur l’ensemble des
La présence des pôles proximité, génère des tauxménages du département
Dépense commercialisable :est fonction de l’importance majeurs dans certaines zo- d’emprise moindres, les cir-
budget annuel que consacrent
nes permet à celles-ci de cuits de distribution répon-des différents circuits. les ménages d'une zone à l'achat
générer des taux d’emprise dant à des besoins plus ba- de produits ou de biens alimentaires
et/ou non alimentaires dans desPour les dépenses non plus importants. Ceci est siques.
commerces de détail.
alimentaires, le taux d’em- particulièrement vrai pour
74COMMERCE - TOURISMEÉvasion commerciale
Une évasion liée
aux produits ( ( / (
et aux habitudes ( 4 ( 4 (
L’évasion commerciale
concerne avant tout les pro-
duits non alimentaires.
Deux types d’évasion
ont été constatés : une éva-
sion intra-départementale
0 % % . vers les autres bassins du
(Q)* Tdépartement qui représente
9,9% de la dépense com-
mercialisable, et une éva-
sion hors du département
correspondant à 22,5% de 0!!
’Q*’ Tla dépense commercia- G/ ( H 4
>D>. Flisable des ménages.
( 3(
5D5, F
La répartition de cette
évasion fait apparaître l’im- ) ( = ( 3
)Q@) T 55D,5 Fportance de la vente à dis-
tance représentant plus de
50 % de cette évasion
(11,2 %).
, La vente à distance tou- *Q@? T[. % C ,+
che toutes les familles de ’Q(= T
produits et toutes les caté-
gories socioprofessionnel-
les. La vente par correspon-
dance reste majoritaire dans
cette forme de distribution. 0 . 12 0, I >(Q*; T
O 0 , I ((Q?( TP
Les résidents des can-
tons axonais proches des
"#" $
frontières du département 9 " ". !" !"*++<
&"$ ()$ "*++,ont développé des habitu-
des de consommation vers
des pôles commerciaux ex-
térieurs (Reims, Fourmies,
etc.) engendrant dans ces
secteurs des flux d’évasion
plus ou moins importants.
Définition
Évasion : part de la dépense
commercialisable des ménages dé-
pensée hors de la zone d’emploi ou
du département.
75
Photo : Insee

COMMERCE - TOURISME Produits alimentaires
Une offre
commerciale ( 4 30 4 (
partagée pour les
produits alimentaires
: 1 +:
, Selon la nature des pro-
& , ,duits, les circuits de distri-
bution se partagent la dé-
pense commercialisable
des ménages.
Les surfaces de vente
appartenant aux grandes en-
: &,
0,seignes de distribution tien-
nent les premières places,
quelles que soient leurs
surfaces.
Les hypermarchés im-
0 0, plantés à proximité des
grandes agglomérations
ont favorisé l’attractivité de % ! +:1
0!! + % 0,, .celles-ci.
0!! + ,0, 1% ,
&$ ! +:1 Les supermarchés, et
% % +0&, dans une moindre impor- :A & : $ ! +:1 tance les hypermarchés, se
& sont vus concurrencer par
(Q< T ’(Q* Tdeux formes de ventes nou-
?Q< Tvelles : les hard discounters
*’Q> Tet les surfaces spécialisées
(<Q* T(surgelés, etc.). Leurs parts
=Q) Tde marché ont diminué au
bénéfice de ces nouveaux "#" $ ")"9 " ". !" !"*++<
&"$ ()$ "*++,venus.
Les commerces tradi-
tionnels et non sédentaires,
jouant la carte de la proxi-
mité et de la qualité, ont
maintenu leurs parts de mar-
ché après des années diffi-
ciles.
Chaque zone d’emploi rural engendre en effet des
est caractérisée par une of- surfaces plus restreintes,
fre commerciale adaptée souvent concentrées autour
aux attentes des ménages des bourgs-centres, lieux
de regroupements histori-et à la densité de la popula-
tion. Un environnement plus ques.
76
Photo : Insee

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