Chapitre "Contexte national" extrait du Bilan économique et social - Picardie 2005

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En 2005, la croissance économique française a été moins régulière et moins vigoureuse qu'en 2004. Pénalisée par des échanges extérieurs défavorables, la production manufacturière, notamment l'automobile, s'est repliée au 4e trimestre. Pourtant la demande intérieure n'a pas faibli. L'investissement des entreprises a progressé de 3,6%, celui des ménages de 3,1% et surtout la consommation des ménages est restée le principal moteur de la croissance. Cette évolution a été favorisée par un recul progressif du taux de chômage et par une progression modérée de l'emploi salarié marchand.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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CONTEXTE NATIONAL
Ralentissement de la croissance
En 2005, la croissance économique française
a été moins régulière et moins vigoureuse qu'en 2004.
Pénalisée par des échanges extérieurs défavorables,
la production manufacturière, notamment l'automobile,
es'est repliée au 4 trimestre. Pourtant la demande
intérieure n'a pas faibli. L'investissement des entreprises
a progressé de 3,6 %, celui des ménages de 3,1 %
et surtout la consommation des ménages est restée
le principal moteur de la croissance. Cette évolution
a été favorisée par un recul progressif du taux de chômage
et par une progression modérée de l'emploi salarié marchand.
n 2005, la croissance d'ensemble des Bien que légèrement inférieur au taux deEéconomies industrialisées est restée croissance de l'an dernier, la consommation
ferme. L'influence de la hausse des cours des ménages est restée dynamique tout au
pétroliers s'est limitée aux prix d'autres long de l'année.
consommations intermédiaires. Son impact
Les échanges extérieurs ont pesésur l'activité a été très circonscrit comme en
négativement sur la croissancetémoigne le dynamisme des secteurs indus-
triels, même dans les pays à forte dépen-
En 2005, les exportations françaises sont
dance énergétique.
restées un peu en retrait au regard du dyna-
Après 3 trimestres d'accélération, le PIB
misme de la demande mondiale, notamment
ede la zone euro a fléchi au 4 trimestre, attes-
les exportations de produits manufacturés.
tant de la fragilité du rebond amorcé mi 2005.
Les pertes de marché sont surtout concen-
Le repli du commerce extérieur et de la con-
trées dans les ventes de produits de l'indus-
sommation privée après un troisième trimes-
trie automobile et de biens intermédiaires qui
tre exceptionnel, explique cette décélération
se sont repliées en 2005.
ponctuelle.
En revanche, les exportations de biens
Sur l'année 2005, la croissance du PIB de
de consommation et de biens d'équipement
la zone euro a été de 1,4 % contre 1,8 % en
ont fortement progressé.
2004.
En réponse à une demande soutenue de
La croissance française, affectée par les
la part des entreprises comme des ménages,
difficultés du commerce extérieur et par la
les importations de produits manufacturés
baisse de la production agricole a été moins
ont fortement progressé. La demande s'est
forte qu'en 2004 (1,2 % contre 2,3 %). Le mou-
orientée vers les produits électriques et élec-
vement des stocks, favorable à l'activité en
troniques, l'habillement et certains biens
2004, a pris fin en 2005. En particulier, la filière
d'équipement. La hausse des importations a
agricole déstocke en 2005, après avoir recons-
été favorisée par des évolutions de prix peu
titué des stocks en 2004 à la suite de la pénu-
favorables à la France.
rie céréalière liée à la canicule de 2003. Le
stockage ralentit nettement dans l'automobile, Une consommation
après une augmentation l'année précédente. des ménages dynamique
La hausse de l'investissement des entre-
prises en 2005 (+3,6 %) a résulté essentielle- En 2005, le revenu disponible brut des
ménages a augmenté de 3 % (après 3,1 %ment de celle des dépenses en produits
manufacturés et en biens d'équipement. Le en 2004). La croissance des revenus d'acti-
taux d'investissement a continué à croître en vité a été soutenue par le dynamisme de la
masse salariale dans un contexte de crois-2005, s'établissant à 17,7 % en fin d'année.
INSEE PICARDIE - Bilan économique et social 2005 7CONTEXTE NATIONAL
sance de l'emploi. Avec des fluctuations im- tes ont été créés. Dans le secteur non mar-
portantes dues aux variations des prix de chand, le nombre de bénéficiaires d'un con-
l'énergie, les prix à la consommation ont aug- trat aidé a baissé et les créations d'emploi
menté plus modérément en 2005 qu'en 2004 hors dispositif d'aide ont légèrement ralenti.
(+1,8 % contre 2,1 %). Compte-tenu de la La diminution du chômage amorcée au
décélération des prix, le pouvoir d'achat a deuxième trimestre 2005 s'est confirmée aux
augmenté de 1,8 % (contre 1,6 % en 2004). troisième et quatrième trimestres avec res-
À l'exception accidentelle du deuxième trimes- pectivement 58 000 et 51 000 chômeurs en
tre 2005, la consommation des ménages a moins. Ainsi, après avoir atteint 10,1 % à la
été dynamique tout au long de l'année der- fin du premier trimestre 2005, le chômage a
nière, reflétant la bonne orientation du pou- décru tout au long de l'année pour s'établir à
voir d'achat des revenus. Sur l'ensemble de 9,6 % à fin décembre. La baisse du chômage
l'année, le taux de croissance de la consom- concerne toutes les catégories d'âge.
mation (+2,1 %) est resté légèrement en deçà
Perspectives 2006de l'année 2004 (+2,3 %).
Bien que confrontée à des prix énergéti-Une accélération des créations
ques encore élevés, l'économie mondiale res-
d'emploi et une baisse du chômage terait allante au premier semestre 2006. La
bonne orientation des perspectives d'activitéEn 2005, près de 80 000 emplois ont été
dans toutes les régions du monde confirmecréés contre 20 000 en 2004, malgré une
bien que l'effet du choc pétrolier resteraitbaisse du nombre des bénéficiaires de con-
amorti à cet horizon.trats aidés.
En France, l'accroissement des comman-L'emploi salarié des secteurs marchands
des en provenance de l'étranger devrait gé-non agricoles a progressé régulièrement au
nérer une accélération des exportations. Aucours de l'année : plus de 50 000 emplois ont
premier trimestre, celles-ci progressent deété créés. La baisse de l'emploi industriel qui
3,6 % tandis que les importations se ralentis-perdure depuis 2001 s'est confirmée en 2005
sent ; au total, le solde extérieur contribuemais a semblé s'atténuer en fin d'année
pour 0,5 point à l'évolution du PIB qui aug-(80 000 emplois industriels ont été détruits en
mente de 0,5 % sous l'effet également de la2005). L'emploi dans la construction a accé-
demande des ménages qui continue de pro-léré significativement au cours de l'année
gresser début 2006. 2005, aboutissant à la création de 38 000
postes contre 24 000 en 2004. Après un re-
bond en 2004, l'emploi dans le tertiaire conti-
D'après la note de conjoncture denue sa progression avec 100 000 emplois de
plus en 2005. Cette reprise est principalement mars 2006 et les comptes de la nation
due aux services marchands où 85 000 pos- (Insee)













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