Commerce : Activité soutenue dans les grandes surfaces haut-normandes en fin d'année

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La Haute-Normandie a connu un rebond d'activité dans les grandes surfaces en fin d'année mais un manque de vigueur des ventes dans les autres commerces de détail. L'activité a été peu soutenue dans le commerce de gros. L'évolution des effectifs reste positive dans le commerce de détail et à peu près stable dans le commerce de gros.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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COMMERCE
Activité soutenue dans les grandes surfaces
haut-normandes en fin d’année
Francis COUVOUT
celles de produits agroalimentaires et par an entre 1998 et 2002. Seul, le com-La Haute-Normandie a connu un
celles des alimentaires. Les merce de détail contribue à cette aug-
rebond d’activité dans les
ventes de produits intermédiaires non mentation avec la création nette de
grandes surfaces en fin d’année agricoles accusent aussi un recul mais 37 000 postes, soit une hausse de
mais un manque de vigueur des plus faible (-1%). Toutefois, les ventes de +2,4%. Le commerce de gros, au con-
combustibles progressent légèrement. traire, en perd 7 000, soit -0,7%. Enventes dans les autres
Contrairement à ce qui se passe en Haute-Normandie, l’évolution de l’emploicommerces de détail. L’activité a
2003 dans l’ensemble de l’économie, le salarié dans le commerce, tout en restant
été peu soutenue dans le
commerce continue à créer des emplois positive, se situe en retrait de la ten-
commerce de gros. L’évolution salariés mais à un rythme nettement ra- dance nationale et progresse de plus de
lenti de +1,2% contre +3% en moyenne 1 000 postes en 2003. En revanche, ondes effectifs reste positive dans
le commerce de détail et à peu
ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE GROS (HORS CENTRALES D’ACHAT) EN FRANCE
près stable dans le commerce Évolution du chiffre d’affaires (HT) en volume
de gros. 1998 1999 2000 2001 2002 2003
+8,9 +1,6 +0,2 -2,6 +5,0 -2,1Produits agricoles bruts
+7,2 +2,4 +1,5 +0,7 -5,7 -1,9 alimentaires
n France, pour la première fois +9,1 +7,6 +8,7 +7,4 +5,7 +0,7Biens de consommation non alimentaires
+3,7 +6,3 +3,2 +1,5 -2,4 -1,1Produits intermédiaires non agricolesEdepuis dix ans, le volume des
+17,7 +16,4 +9,9 +9,1 +2,0 -0,2Biens d’équipement professionnel
ventes (hors intermédiaires) recule légè-
Ensemble du commerce de gros +9,2 +7,2 +5,1 +3,9 +0,3 -0,8
rement (-0,8% après +0,3% en 2002).
Source : INSEE, comptes du commerce Unité : % du chiffre d’affaires (HT)
2003 marque donc la fin d’une période
de croissance qui a culminé en 1998 ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL EN FRANCE
(+9,2%) et n’a cessé de ralentir depuis. Évolution du chiffre d’affaires (TTC) en volume
Les ventes des grossistes en biens Formes de vente* 1999 2000 2001 2002 2003
d’équipement professionnel -en particu- Alimentation spécialisée et artisanat commercial (1) +0,9 +0,1 -1,8 -1,1 -3,2
+0,7 -1,7 -0,6 -1,2 -1,1Boulangeries-pâtisserieslier les ventes de matériel de bureau et -0,6 -0,7 -3,4 -0,9 -4,6Boucheries-charcuteries
+3,0 +3,6 -1,6 -1,3 -4,2matériel informatique ont contribué pour Autres magasins d’alimentation spécialisée
un tiers au moins à la croissance des Petites surfaces d’alimentation générale (2) -2,0 -2,0 -1,3 +0,6 -1,4
Grandes surfaces générale +4,3 +2,6 +3,6 +4,6** +1,0ventes du commerce de gros avec une
Grands magasins (3) +4,6 +5,5 +0,4 -0,3 -1,8croissance de +14% en moyenne par an
Pharmacies et commerces d’articles médicaux +5,1 +8,0 +7,0 +4,1 +5,0entre 1997 et 2001. Un coup de frein a eu
Magasins non alimentaires spécialisés +5,0 +6,5 +5,6 +2,1 +0,6lieu en 2002, faisant chuter le rythme de
Habillement-chaussures +1,8 +3,3 +4,8 +1,6 -0,7
progression à +2%. En 2003, les ventes +6,8 +6,8 +5,0 +2,8 -2,0Autres équipements de la personne
+7,2 +12,3 +7,7 +2,6 +2,0Culture, loisirs, sportsde biens d’équipement ont souffert des +7,5 +8,1 +6,5 +2,7 +3,0Équipement du foyer
+6,9 +3,6 +2,1 +2,0 0,0reports d’investissement des entreprises Aménagement de l’habitat
-7,8 -0,1 +9,3 -1,5 -3,1
Autres magasins spécialiséset ont stagné dans l’ensemble. Néan-
Commerce hors magasin +6,0 +3,0 -0,2 -0,8 +1,7moins, les exportations de matériel aéro-
+6,8 +5,8 +2,8 +3,2 +4,8Vente par correspondance
nautique et naval enregistrent de bons +5,2 +0,1 -3,2 -5,0 -1,9Autres
résultats. Les biens de consommation Réparation d’articles personnels et domestiques +2,4 +3,4 -1,8 -3,1 +0,7
non alimentaires sont la seule branche Ensemble du commerce de détail
+4,1 +3,9 +3,6 +2,8 +0,8et de l’artisanat à caractère commercialdont les ventes sont en augmentation et
Source : INSEE, comptes du commerce Unité : évolution en % du chiffre d’affaires (TTC)encore, cette progression est réservée
(1) Boulangeries, pâtisseries, charcuteries
(2) sont inclus les magasins de produits surgelésaux ventes de produits pharmaceutiques
(3) sont inclus les autres magasins non spécialisés
qui n’échappent pas, elles aussi, au ra-
* L’activité de certaines grandes entreprises relève de deux ou plusieurs formes de vente ; par exemple le chiffre d’affaires d’une entreprise peut être réparti
lentissement général (+4% après +7% sur les formes de vente d’hypermarchés et de petites surfaces d’alimentation.
en 2002). Les ventes de produits agrico- ** La hausse est en partie imputable à une restructuration dans le secteur d’entreprise des supermarchés, qui prend en compte une activité de logistique
comptée auparavant dans le commerce de gros. L’impact peur être estimé à 1,2 point. Hors cet effet, la hausse du chiffre d’affaires serait d’environ 3,4% en
les bruts sont en baisse de -2% comme 2002.
20 CAHIER D’AVAL n° 67 - Juillet 2004
ACTIVITÉS
ÉCONOMIQUESconstate un rebond de créations d’entre-
prises dans le commerce plus vigoureux
qu’au niveau national (+22% contre
+11%). C’est encore plus vrai dans le
commerce de détail (+25% contre +12%
en métropole) et le commerce de gros
enregistre de son côté une performance
tout à fait honorable (+19%). Il y a lieu de
s’interroger sur la survie de ces entrepri-
ses, car les enquêtes d’opinion révèlent
un climat des affaires peu soutenu dans
les commerces autres que les grandes
surfaces.
UNE ACTIVITÉ AU RALENTI
DANS LE COMMERCE DE GROS
HAUT-NORMAND
En 2003, en Haute-Normandie, les
ventes dans le commerce de gros
haut-normand sont restées sans vigueur
tout au long de l’année. Tous les secteurs
sont également touchés malgré les ef-
forts consentis sur les marges au prin-
temps. Les ventes à l’étranger sont aussi
peu dynamiques. Les carnets de com-
mandes sont dégarnis et les prévisions
de commandes réduites. Les stocks sont
gérés avec prudence et demeurent ainsi
à un niveau normal. Les difficultés de tré-
sorerie s’atténuent en fin d’année. Les ef-
fectifs sont presque stables, les gains
dans les biens de consommation équili-
brent à peu près les pertes dans les deux
autres branches, biens d’équipement et
biens intermédiaires.
Les ventes du commerce de détail
haut-normand sont contrastées. Les
grandes surfaces à prédominance ali-
mentaire réussissent nettement mieux
que les autres commerces qui font ce-
pendant des efforts pour limiter leurs prix
de vente. En revanche, la fin d’année a
été plus favorable aux uns et aux autres
qu’en 2002 et les prévisions de ventes
mieux orientées. La tendance des effec-
tifs est à la hausse dans les grandes sur-
faces et stable ou baissière dans les
autres commerces
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