Commerce extérieur : Les importations en très forte hausse

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En 2000, les échanges commerciaux de la Haute-Normandie avec l'étranger ont continué à progresser. Profitant d'une demande extérieure dynamique, les exportations ont augmenté de 15 %. Les importations ont suivi, mais sur un rythme accéléré par l'envolée des cours du pétrole brut. Elles s'élèvent finalement à plus de 120 milliards de francs, en hausse de plus de 40 % sur un an.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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En Haute-Normandie, l’activité du COMMERCE EXTÉRIEUR
commerce de gros a été très soutenue
jusqu’en octobre 2000. Un fléchissement Les importations
a eu lieu au 4ème trimestre en même
en très forte haussetemps qu’on enregistrait, selon les com-
merçants haut-normands, une détériora-
tion sur le volume des affaires en France Francis COUVOUT
en général. A cette époque, la branche
alimentaire n’a pas été sans ressentir le
contrecoup de la crise de l’encéphalite Avec la croissance retrouvée et l’expan-En 2000, les échangesspongiforme. Les effectifs ont connu une sion du commerce international, tous les
belle progression en 2000 dans toutes commerciaux de la grands secteurs de l’industrie manufac-
les branches, sauf le gros interindustriel turière connaissent un fort développe-
Haute-Normandie avec ment (de l’ordre de 20%) de leursen début d’année. Après deux années de
importations. Dans l’ensemble, les exl’étranger ont continué à -compression des marges, la maîtrise des
portations progressent de 15% et établis-prix de vente a été plus relâchée, ce qui progresser. Profitant d’une sent un nouveau record de 127 MdF.ne paraît pas suffisant pour épargner des
Cette augmentation est due pour un tiersdemande extérieure dynamique,difficultés de trésorerie à la branche «in- aux exportations de produits pétroliers
terindustriel» où les stocks sont plus im- les exportations ont augmenté raffinés en hausse de plus de 75%, mais
portants qu’ailleurs. également aux grands secteurs de l’in-de 15%. Les importations ont
En France, l’activité dans le com- dustrie manufacturière à l’exception des
suivi, mais sur un rythmemerce de détail a été moins soutenue produits de l’industrie automobile qui
stagnent.que dans le commerce de gros. En re- accéléré par l’envolée des cours
vanche, les créations d’emploi y sont dix
du pétrole brut. Elles s’élèvent
fois plus nombreuses avec 88 000 sala-
UNE DÉGRADATION PROGRESSIVEfinalement à plus de 120riés supplémentaires, soit une augmen-
DE L’EXCÉDENT COMMERCIALtation exceptionnelle de +6,5% sur milliards de francs, en hausse AU COURS DE L’ANNÉEl’année 2000 pour le secteur (après +1%
de plus de 40% sur un an.en 1998 et +3,3% en 1999). En même
En revanche, la crise de «la vache
temps, les défaillances d’entreprises du
folle» n’est certainement pas étrangère à
commerce sont en net recul (-11%). n 2000, l’envolée des cours du pé- la chute de 10% enregistrée sur les ex-
En Haute-Normandie, l’activité dans Etrole a provoqué un doublement portations de produits agricoles. L’excé-
le commerce de détail a été con de la facture des importations régionales- dent de la balance commerciale, qui était
de produits pétroliers. L’accélération atrastée en 2000 : soutenue dans le détail en moyenne de l’ordre de 6 MdF par tri-
été particulièrement brutale au premier mestre en 1998 et 1999, n’a cessé de sealimentaire et décevante dans le non ali-
trimestre et a repris de la vigueur en fin dégrader au cours de l’année au point dementaire. Après un fléchissement au 1er
d’année. Le poste «hydrocarbures natu- devenir quasiment nul au troisième tri-semestre, le commerce de proximité a
rels» qui était déjà en 1999 le plus impor- mestre et franchement négatif au qua-rebondi au 3ème trimestre. Dans le non
tant représente, pour l’année 2000, 41% trième. Sur l’année, il s’établit à moins de
alimentaire, le commerce spécialisé, des importations (après 33% en 1999) 4 MdF (données douanières brutes
après un creux au 1er semestre, a connu auxquelles il faut ajouter les arrivées de FAB/CAF) et le taux de couverture chute
une activité plus soutenue au second se- produits pétroliers raffinés, ce qui permet à 1,03 (après 1,27 en 1999), mais reste
mestre avec une amélioration de sa tré aux importations de produits énergéti- - toutefois un peu supérieur aux 0,97 de la
ques de totaliser près de 45% des ensorerie. Dans l’ensemble, l’évolution des - moyenne nationale.
trées. Sur l’année, le total des La majorité des échanges extéprix de vente est moins rigoureuse que -
importations fait un bond de +42% et at- rieurs de la Haute-Normandie se faitles deux années précédentes.
teint les 123 milliards de francs (MdF). avec l’Union européenne. Côté fournis-Les effectifs ont continué à croître,
seurs, les producteurs de pétrole sontentraînés par une augmentation sensible IMPORTATIONS DE LA HAUTE-NORMANDIE les mieux placés : Royaume-Uni,
dans la branche alimentaire. Les stocks
Arabie Saoudite et Norvège représen140 -
paraissent bien maîtrisés dans toutes les tent des parts du marché global compri-
composantes 120 ses entre 12% et 17%. Près de 60% des
importations en provenance du
100
Royaume-Uni et la quasi-totalité desTotal des importations
importations issues des deux autres80
pays sont des produits pétroliers. Par
60 ailleurs, avec 11% du marché à l’expor-Autres importations
tation, le Royaume-Uni reste le premier
40
client de la Haute-Normandie, devantProduits énergétiques
l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas,20
1990 1992 1994 1996 1998 2000 tous trois pratiquement à égalité avec
9% de parts
Source : Direction interrégionale des Douanes Unité : milliard de francs
22 CAHIER D’AVAL n° 59 - Juillet 2001
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