Conjoncture 2ème trimestre 2004 : une croissance encore hésitante en Lorraine

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Le PIB français progresse de 0,7% au deuxième trimestre 2004. La reprise enregistrée depuis mi-2003 devrait permettre d’atteindre 2,4% de croissance en 2004. La consommation des ménages ralentit. Le commerce extérieur contribue négativement à la croissance. L’activité industrielle s’affermit en Lorraine, l’emploi se stabilise au deuxième trimestre 2004. Les créations d’entreprises restent à un haut niveau. Les effectifs sont en hausse dans les services alors que l’emploi industriel reste mal orienté. Le taux de chômage augmente encore, à un rythme modéré.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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www.insee.fr/lorraine
° Une croissance15N
encore hésitante

en Lorraine
Le PIB français progresse de 0,7% au deuxième
trimestre 2004. La reprise enregistrée depuis
mi-2003 devrait permettre d’atteindre 2,4% de croissance
en 2004. La consommation des ménages ralentit.
Le commerce extérieur contribue négativement à la croissance.
L’activité industrielle s’affermit en Lorraine, l’emploi
se stabilise au deuxième trimestre 2004.
Les créations d’entreprises restent à un haut niveau.Le PIB français
toujours en croissance
Les effectifs sont en hausse dans les services alors que
Reprise soutenue l’emploi industriel reste mal orienté. Le taux de chômage
des importations
augmente encore, à un rythme modéré.
L’emploi lorrain
se stabilise
Le chômage lorrain
e
Stabilisation de l'emploi lorrain au 2 trimestre 2004de nouveau en hausse
Emploi salarié, indice base 100 fin du dernier trimestre 1999
110
108
France106
104
102
Lorraine
100
98
2000 2001 20042002 2003
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement
par l'État.
Source : Insee URSSAF
VConjoncture nationale et internationale :
une reprise sans élan
La reprise amorcée depuis le milieu de l’année 2003 se confirme
au premier semestre 2004. Elle devrait permettre d’atteindre leAllemagne
cap des 2,4% de croissance du PIB en 2004. La consommation
des ménages marque le pas mais reste l’élément moteur de laAu deuxième trimestre
2004, le produit intérieur croissance. Le commerce extérieur tire cependant la croissance
brut de l’Allemagne aug-
française vers le bas, en raison de la hausse des importations.mentede1,5%.
Cette embellie provient prin-
u deuxième trimestre 2004, le tion (+0,6% contribuant pour 0,3 point à l’é-cipalement de la demande
extérieure. Les exportations A PIB français progresse de volution du PIB). Cette modération devrait
allemandes progressent ain- +0,7%. Cette progression est pratique- se prolonger au second semestre, pour
si de 3,2%. La demande in- ment égale à celle enregistrée au tri- atteindreunrythmeplusenrapport
térieure reste cependant
mestre précédent (+0,8%). Après un avec les évolutions récentes du pouvoir
faible. En juin 2004, le taux
premier semestre vigoureux, la crois- d’achat (+0,6% de pouvoir d’achat aude chômage de l’Allemagne
sance française devrait être moins sou- deuxième trimestre). A cela s’ajouteraits’établit à 10,6% de la po-
tenue au second, avec une progression une baisse de l’investissement en loge-pulation active.
du PIB autour de 0,5% par trimestre. ment des ménages, malgré des tauxEn Rhénanie-Palatinat,
Malgré ce ralentissement pressenti, le d’intérêt toujours attractifs.l’emploi salarié dans l’in-
dustrie diminue de 2,6% capde2,4%decroissanceduPIB de-
contre 1,5% dans la vrait être atteint pour l’année 2004, L’investissement des entre-
Sarre. Les effectifs de l’in- contre +0,5% en 2003. prises : un comportementdustrieduboisetdupa-
pier, et de la construction favorable mais prudent
La consommationneuve chutent fortement.
Le premier semestre 2004 est marquéL’emploi salarié progresse des ménages marque le pas
par un investissement important de lalégèrement dans l’industrie
agroalimentaire, la restau- Au cours du premier trimestre 2004, part des entreprises. Avec une variation
ration et le tourisme. les ménages français ont fortement de +1,9% par rapport au trimestre pré-
soutenu la croissance par leurs dépen-En Sarre, tous les sec- cédent, l’investissement contribue pour
teurs d’activité sont con- ses de consommation (+1%) alors que, 0,3pointàlacroissanceduPIB.Cesef-
frontés à une baisse des sur la même période, leur pouvoir d’a- forts soutenus d’investissement sont
effectifs. En juin 2004, le chat n’acru quede0,3%. Au deuxième principalement orientés vers les biens
taux de chômage s’y établit
trimestre, ils modèrent leur consomma- manufacturés, notamment les moyens
à 9,7% de la population ac-
tive, contre 9,3% en Rhé-
nanie-Palatinat. Un commerce extérieur qui pénalise la croissance
Croissance du PIB et contributions à son évolution
%
1,0
0,8
Sources internationales :
0,6- Note de conjoncture de
l’Insee
0,4
- Service des études
et de la statistique 0,2
du ministère de
0,0la région wallonne
- Service central
-0,2
de la statistique et
des études économiques -0,4
du Luxembourg PIB (en %)
Dépenses de consommation (en point)-0,6
- Statistisches Landesamt FBCF (en point)
Saarland Commerce extérieur (en point)
-0,8
- Landesamt
-1,0 e e e er e e e er eRheinland-Pfalz 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim.
- Bulletin luxembourgeois 2002 2003 2004
de l’emploi Source : Insee - comptes nationaux trimestriels
2de transport. En revanche, les investis- une hausse sensible (+4,2% contre +1%
sements d’infrastructure et en conseil au trimestre précédent), avec en particu-
Belgique
restent stables. lier desachatsde voituresetdebiens
d’équipement fortement orientés à laPour le semestre à venir, le ralentisse-
hausse (respectivement +6,8% et +8,9%). Au deuxième trimestre, le pro-ment de la demande entraînerait une
duit intérieur brut belge aug-baisse de l’investissement des entrepri-
mentede2,7%. Le taux deCroissance de la zone euro :ses. A cela s’ajouterait l’effet de la
chômage s’établit à 8,7% de la
hausse du prix du pétrole. En effet, si des moteurs de la croissance population active en juin 2004
cette hausse n’est pas directement ré- différents selon les pays (8,6% en septembre).
percutée sur les prix de vente, la baisse En un an, le nombre de de-
Depuis la mi-2003, le PIB global de la mandeurs d’emploi a augmentéanticipée du taux de marge des entre-
zone euro évolue à un rythme annualisé de 7% en Belgique. En Wal-prises devrait entraîner une baisse des
d’environ 2%. Cette croissance est pour lonie, la hausse est de 6,7%.investissements. Malgré tout, ceux-ci
les trois quarts expliquée par le dyna-resteraient orientés vers les équipe-
misme des exportations hors de la zonements mécaniques et électroniques,
euro (États-Unis, PECO, Asie, ...). Avec unetandis qu’ils se détourneraient logique-
croissancede2,4%, la France fait partiement desmoyensdetransport. Luxembourg
des grands pays de la zone euro qui tirent
à la hausse la croissance européenne. En
Le commerce extérieur :
Au Luxembourg, en sep-revanche, la croissance française, contrai-
une contribution à la croissance tembre 2004, le produit inté-rement à celle de ses voisins, ne résulte
toujours négative rieur brut augmente de 3,5%.pas d’un excédent commercial, mais d’un
Dans l’industrie, les établisse-
niveau soutenu de la demande intérieure.Le deuxième trimestre 2004 enregistre ments conservent le même
Al’inverse,l’Allemagneetl’Italievoientleurune légère reprise des exportations rythme de production. Dans la
croissance maintenue uniquement par construction, les carnets de(+1% contre +0,5% au premier tri-
leur dynamisme extérieur. La demande in- commande sont orientés à lamestre) et une reprise soutenue des im-
hausse. La hausse des prix dutérieure italienne augmente de seulementportations (+3,9% contre +1,2% au
pétrolenepèsepas surl’infla-+1%audeuxièmetrimestre;l’Allemagnetrimestre précédent). Le commerce ex-
tion. La reprise de l’activitéconnaît un recul de sa consommation destérieur français contribue donc négative- économique dépasse les prévi-
ménages (-0,8% au deuxième trimestre).ment à l’évolution du PIB, pour sions. En août 2004, l’emploi
Le second semestre devrait aller dans le-0,8 point. salarié progresse de 2,5%.
sens d’un rééquilibrage au sein de la zone Le nombre de frontaliers aug-
euro. Les croissances française et espa- mentede4,8%. Le taux deEn détail, les exportations de biens
chômage s’établit à 4,1% degnole devraient s’atténuer. Les fruits desconnaissent un léger mieux (+0,9%
la population active.croissances allemande et italienne de-contre +0,2% au trimestre précédent)mais
vraient, pour partie, bénéficier aux ména-avec un secteur automobile toujours en
ges, qui devraient accroître leurrecul (-0,6% contre -0,1% au premier tri-
consommation.mestre). Lesservicess’exportent un peu
mieux qu’au premier trimestre (+1,5% Pour l’instant, les croissances mondiale et fermir la croissance de la zone
contre +1%), mais ce après le constant européenne sont peu sensibles à une euro et de se protéger contre
recul observé en 2003. Quant aux im- hausse du prix du pétrole. Une reprise de l’effet négatif d’une hausse du-
portations de biens, elles connaissent la croissance allemande permettrait d’af- rable du prix du pétrole.
Biens et services : Équilibre ressources-emplois aux prix de 1995
Évolution
2002 2003 2004
annuelle
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 2002 2003
Produit Intérieur Brut 0,8 0,5 0,2 -0,1 0,2 -0,4 0,7 0,5 0,8 0,7 1,1 0,5
Importations 3,1 1,6 1,0 -0,9 -0,4 -0,7 0,5 2,8 1,2 3,9 3,3 0,3
Dépenses de consommation des ménages 0,4 0,5 0,6 0,4 0,7 -0,3 0,7 0,4 1,0 0,6 1,8 1,7 de consommation des adminis-
trations publiques 1,8 1,3 0,6 0,9 0,3 0,2 0,9 0,9 0,5 0,9 4,6 2,5
Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) totale -0,4 -0,6 -0,4 -0,3 0,0 0,4 0,3 0,9 0,8 1,6 -1,8 0,1
dont : SNF-EI (sociétés) -0,9 -1,7 -0,7 -0,9 -0,8 0,3 0,3 0,9 0,9 1,9 -3,8 -1,6
Ménages 0,0 0,8 0,1 0,1 0,3 0,2 -0,2 0,6 0,9 2,1 0,7 0,7
APU (administrations publiques) 1,0 1,5 -0,1 1,5 2,4 1,5 0,9 1,0 0,0 0,2 1,8 5,8
Exportations 2,3 2,7 -0,2 -1,0 -2,2 -1,5 1,0 1,6 0,5 1,0 1,7 -2,6
Demande intérieure totale 1,0 0,2 0,6 -0,1 0,7 -0,2 0,6 0,8 1,0 1,5 1,5 1,4
Source : Insee - Comptes nationaux trimestriels
3Conjoncture Lorraine :
activité plus dynamique mais augmentation du chômage
Au deuxième trimestre 2004, l’emploi lorrain se stabilise. Dans les
services, il poursuit sa progression avec 1 300 emplois de plus qu’au
trimestre précédent. Les embauches dans l’automobile (environ 400)
tempèrent la baisse dans les autres secteurs industriels (1 400 em-
plois en moins). Le taux de chômage augmente de nouveau légèrement
et les emplois offerts sont toujours aussi précaires. Les créations
d’entreprises se stabilisent à un haut niveau. L’activité du bâtiment
En Alsace
renoue avec la croissance grâce au gros œuvre.
En Alsace, sur les douze
derniers mois, l’emploi sala-
u deuxième trimestre 2004, prospectus. Les effectifs des transports
rié du secteur marchand A l’emploi salarié lorrain du secteur sont en hausse de 0,8%. Les servicesbaisse de 0,9% (données
marchand (hors intérim) se stabilise, auxiliaires des transports en particulierbrutes Insee-Urssaf).
comme sur l’ensemble de la France. ont créé quelque 150 emplois. L’instal-
Au deuxième trimestre Cette stabilité apparente cache néan- lation sur la ZAC de Gondreville d’un éta-
2004, le taux de chômage
moinsdenettesdisparitésentrelesdif- blissement d’entreposage des magasins
s’élève à 8,3% de la popula-
férents secteurs d’activité. Lidl est à l’origine d’une grande partie detion active, en augmentation
ces nouveaux emplois.de 0,6 point en un an.
L’emploi est également en augmenta-Des créations d’emploi toujours
tion dans la construction, mais dans
vives dans les servicesEn Champagne- une moindre mesure. L’évolution y at-
Ardenne teint 0,4% au deuxième trimestreDans les services (hors interim), l’emploi
2004, soit un peu moins de 200 em-salarié augmente de 0,8%, soit 1 300L’emploi salarié en Cham-
plois supplémentaires.emplois de plus qu’au premier trimestrepagne-Ardenne augmente de
2004. Cette hausse est principalement Le commerce perd encore des emplois0,3% par rapport au tri-
mestre précédent (données imputable aux activités de services aux au deuxième trimestre 2004, mais à un
UnedicCVS).Enunan,les entreprises, notamment de conseil et moindre rythme. Cette baisse résulte de
effectifs ont diminué de assistance, et les services opération- la perte d’effectifs dans le commerce de
0,9% dans la région.
nels. Ces secteurs gagnent environ 650 gros, et dans le commerce et la répara-
emplois, pour la plupart non qualifiés, tion de véhicules automobiles. En re-Le taux de chômage reste
dans les entreprises de nettoyage ou de vanche,l’emploidanslecommercedeinchangé à 10,2%. Il est
toujours supérieur au taux surveillance, ou encore la distribution de détail se redresse. L’ouverture en
de chômage pour l’ensemble
de la France (9,9%). Malgré Toujours des créations dans les services
une baisse de 0,1 point, le
Évolution de l’emploi salarié lorrain Ensembletaux de chômage du dépar- Industrie
BTPtement des Ardennes reste %
0,9 Commerce
un des plus forts de France Services
métropolitaine.
0,4
En Franche-Comté
-0,1
Au deuxième trimestre
2004, l’emploi salarié en
Franche-Comté progresse -0,6
de 0,3%. Sur un an, la
baisse reste cependant
conséquente (-1,0%). -1,1
Le taux de chômage s’établit à
8,8% de la population active. -1,6
er e e e er eLe Jura conserve un taux 1 trim. 2 trim. 3 trim. 4 trim. 1 trim. 2 trim.
faible (7,3%) avec une diminu- 2003 2004
tion de 0,1 point par rapport
Champ : emploi du secteur concurrentiel hors intérim, agriculture, État et entreprises contrôlées majoritairement par l'État.au trimestre précédent.
Source : Insee - URSSAF
4Meurthe-et-Moselle d’un second établisse- social de General Trailers, on compte
ment à l’enseigne de Leroy-Merlin compte plus de 400 emplois supplémentaires
pour beaucoup dans ce rétablissement. dans ce secteur, grâce notamment à
de nombreuses embauches à l’usine
Peugeot de Trémery.Baisse de l’emploi industriel
tempérée par des embauches
dans l’automobile Activité industrielle :
la production en hausse
L’emploi industriel lorrain continue de
décliner. Au deuxième trimestre 2004, Au deuxième trimestre 2004, comme
le nombre d’emplois diminue de 0,9%, le prévoyaient les chefs d’entreprise, la
soit environ 1 400 de moins qu’au tri- production dans l’industrie est en
mestre précédent. hausse. Selon les enquêtes nationales
Dans les industries des biens intermé- de conjoncture,etcomptetenudela
diaires, les premières touchées, les ef- structure du secteur en Lorraine, les
fectifs diminuent de 1%. La métallurgie perspectives pour le troisième trimestre
perd notamment 400 emplois. Dans l’in- seraient optimistes.
dustriedubois etdupapier, près de
200 emplois disparaissent : l’entreprise Créations d’entreprises :
mosellane Roto-Franck (fabrication de
stabilisation à un haut niveau
charpentes et de menuiseries), qui déloca-
lise sa production en Pologne, en est la Après un premier trimestre 2004 ex-
principale cause. L’emploi dans l’in- ceptionnel, le nombre de créations d’en-
dustrie du verre recule aussi, suite à la treprises en Lorraine a reculé de 7,2%
liquidation judiciaire de la miroiterie Favi- au deuxième trimestre. Mais avec
lor à Chavelot dans les Vosges (82 sala- 1 971 créations d’entreprises (données
riés), et à celle de la Cristallerie de CVS), il reste à un haut niveau. Cette di-
Harztviller (une quarantaine de salariés). minution est moins forte au niveau na-
Les industries agricoles et alimentaires tional (-4,0%). Les créations nouvelles
perdent à peu près 200 emplois au (70% du total des créations) sont en
deuxième trimestre 2004. baisse de 8% alors que les créations
Le secteur de l’énergie participe lui aus- par reprise restent stables (+0,3%).
si aux mauvais résultats de l’industrie, Le commerce, premier créateur d’en-
avec la baisse régulière des effectifs des treprises (568) enregistre la baisse la
Houillères du Bassin de Lorraine. plus faible (-2,9%) alors que la construc-
Enfin, seul contrepoids à la morosité en tion (356 créations, -9,4%) et les services
vigueur dans l’industrie, l’emploi dans aux particuliers (359 créations, -17,3%)
l’automobile redémarre. En effet, malgré chutent fortement par rapport au tri-
les 160 personnes touchées par le plan mestre précédent.
La production industrielle en hausse
Évolution de l’emploi industriel et de l’activité industrielle en Lorraine
solde d’opinions
401,2 % L’automobile
Emploi (échelle de gauche)
1,0 Production passée (échelle de droite)
30
Tendance prévue de la production (échelle de droite) L’emploi du secteur auto-
0,8
mobile lorrain progresse
200,6 de 1,8% au deuxième tri-
mestre 2004, gagnant0,4
10 ainsi plus de 400 em-
0,2
plois. Les exportations
00,0 lorraines de produits de
l’automobile sont en-0,2
-10 hausse de 14%. Les ex-
-0,4
portations des équipe-
-20-0,6 ments automobiles sont
en augmentation de-0,8
-30 23,7% par rapport au tri-
-1,0 mestre précédent et ceux
-1,2 -40 des produits de la cons-
2000 2001 2002 2003 2004 truction automobile de
9,9%.
Source : Insee - Enquêtes de conjoncture dans l’industrie et Epure (URSSAF)
5œuvre, elle se stabilise. L’activité dansExportations : forte
le bâtiment neuf est beaucoup moinsprogression avec
importante qu’au trimestre précédentles pays frontaliers
alorsque,danslemêmetemps,leloge-
Au deuxième trimestre 2004, les expor- ment neuf et le secteur de l’entretien et
tations lorraines s’élèvent à 4 706 mil- de l’amélioration de l’habitat ont aug-
lions d’euros. Elles sont en progression menté leur activité. Au deuxième tri-
de 5,4% par rapport au même tri- mestre 2004, le nombre de logements
mestre de l’année précédente. Hormis commencés en Lorraine a diminué de
les secteurs des biens d’équipement 8,3%, alors qu’il a augmenté de 5,4%
(-2,2%) et des biens de consommation en France. La baisse s’explique par la
(-2,8%), les principaux secteurs exporta- forte chute des logements collectifs
teurs sont en hausse. Les équipements (-35,3%), qui annule les bons résultats
pour automobiles progressent de des logements individuels (+18,0%).
23,7%, les produits de la construction Avec plus de 3 700 autorisations de mi-
automobile de 9,9% et les produits sidé- ses en chantier, la Lorraine atteint un
rurgiques et de première transformation nouveau record. En un an, le nombre de
de l’acier de 7,9%. logements autorisés a progressé de
32,7%, notamment grâce au boom des
Les pays frontaliers à la Lorraine, grâce logements collectifs (+72% en un an). En
à de fortes hausses, sont plus que ja- France, la progression est à peu près
Sidérurgie mais des partenaires privilégiés, avec similaire (+29,7%).
42,3% du montant total des exporta-
Au deuxième trimestre tions. Par rapport au deuxième tri- Taux de chômage
2004, l’emploi dans le sec- mestre 2003, les exportations ont
en légère augmentationteur de la métallurgie et la augmenté de 10,1% vers l’Allemagne,
transformation des métaux Fin juin 2004, le taux de chômage lorrain13,0% vers la Belgique et 22,2% vers
en Lorraine reste orienté à au sens du BIT s’élève à 9,6% de la popu-le Luxembourg. Au contraire, les expor-
la baisse. Les effectifs dimi-
lation active, contre 9,9% pour l‘ensembletations vers l’Italie et le Royaume-Uni -nuent de 1,5% (-1,3% au
de la France. La hausse modérée enre-qui figurent parmi les principaux parte-trimestre précédent).
gistrée au deuxième trimestre (+0,1 pointnaires de la Lorraine - diminuent
La production d’acier brut comme en France) fait suite à la stabilisa-respectivement de 7,3 et 1,1%.
baisse de 2% (+2% en tion du trimestre précédent. Le taux de
France), comme celle de chômage vosgien s’élève à 10,3%. Ce dé-Bâtiment : l’activité renouefonte brute (-2% également partement subit ce trimestre la plus forte
en France). En revanche, la avec la croissance grâce
augmentation (+0,3 point). Cette hausse
production de produits finis au gros oeuvre
interrompt trois trimestres de baisseslaminés progresse de 8%,
Selon les entrepreneurs du bâtiment in- consécutives. Avec un taux de chômagecontre +7% au niveau natio-
nal. Les exportations de pro- terrogés à l’enquête de juillet 2004, de 9,3%, la Meurthe-et-Moselle et la
duits sidérurgiques, qui ont l’activité du secteur s’est redressée au Meuse demeurent les départements les
marqué le pas au trimestre cours du deuxième trimestre 2004. La moins affectés. La Moselle connaît une
précédent (-0,8%), progres- croissance semble retrouvée depuis fin dégradation du marché du travail plus ra-
sent de 7,9% par rapport à
2003. L’activité du secteur du gros pide que les autres départements lorrains
la même période de l’année
œuvre, comme au trimestre précédent, (+0,4 point sur un an). Son taux de chô-2003.
progresse fortement. Dans le second mage s’établit à 9,7%.
Logements autorisés en Lorraine Tendance de l’activité du bâtiment en Lorraine
Soldes des réponses des entreprises lorraines du bâtiment en % (CVS)
50
Données brutes 2003 20044 000 40
30
Activité passée
3 000
20
Activité future10
2 000
0
-10
1 000
-20
-30
0
er ème ème ème -401 trim 2 trim 3 trim 4 trim
1999 2000 2001 2002 2003 2004
Source : DRE - Sitadel Source : Insee
6En juin 2004, le nombre de demandeurs
Plus de chômeurs de moins de 25 ans
d’emploi en fin de mois de catégorie 1
s’élève à 85 930 (données CVS). Leurs ef-
Demandeurs d'emploi en fin de mois catégorie 1 en Lorraine
fectifs ont augmenté de 2,1% au Base 100 en juin 2003
110
deuxième trimestre (+1,3% en France),soit
la plus forte hausse enregistrée depuis un 108
-25ansan. La baisse le trimestre
106
précédent ne se renouvelle pas en juin
2004. En glissement annuel, le nombre 104
de demandeurs d’emploi a augmenté de
102
25à49ans2,3%, soit dans des proportions identi-
100ques à celles de l’ensemble de la France.
Au deuxième trimestre 2004, la hausse
98
50 ans et plus
du chômage touche plus les hommes que
96les femmes. Par rapport au trimestre
juin septembre décembre mars juin
précédent, le nombre d’hommes deman-
2003 2004
Source : ANPEdeurs d’emploi augmente de 2,4%, alors
que celui des femmes s’élève de 1,4%.
Légère remontée du taux de chômage
Plus de jeunes demandeurs Taux de chômage au sens du BIT (%)
10,5
d’emploi
France
10
Toutes les tranches d’âge sont tou-
chées au deuxième trimestre par la 9,5
hausse du chômage. L’embellie dont
9
avaient bénéficié les demandeurs d’em-
Lorraine
ploi de plus de 50 ans aux deux trimes- 8,5
tres précédents ne se confirme pas.
8L’augmentation des effectifs des plus
âgés, entre le premier et le deuxième
7,5
trimestre, est très proche de celle des
7plus jeunes (+2,5% pour les plus de 50
ans, +2,4% pour les moins de 25 ans). Ce-
pendant, la similitude des évolutions 2002 2003 2004
Source : Inseeconjoncturelles du chômage pour ces
deux générations ne doit pas masquer
la différence des tendances de fond. En
hausse du chômage de longue durée. De-
effet, si cette hausse trimestrielle du
puis un an, les augmentations les plus
nombre de demandeurs d’emploi s’ins-
fortes sont enregistrées pour les hom-
crit dans une dégradation continue du
mes à la recherche d’un emploi depuis 2
marché du travail depuis un an pour les
àmoinsde3ans(+8,6%).
plus jeunes (+7,5%), ce n’est pas le cas
Au cours du mois de juin 2004,pour les plus de 50 ans, dont les effec-
10 420 offres d’emploi ont été enregis-tifs sont quasiment stables (+0,4%)sur
trées par l’ANPE, ce qui porte lela même période.
nombre d’offres cumulées depuis début
Ce sont lesjeunesfemmesqui contri-
2004 à 56 900, soit 1,7% de plus
buent le plus à ce phénomène. Leur de-
qu’en 2003 sur la même période. Cette
mande d’emploi a progressé de 4,2%
faible progression du nombre des offres
(1,5% pour les jeunes hommes) entre mars
est due au déclin sensible (-5%dejanvier
2004 et juin 2004 et de 11,2% en un
à juin 2004) des offres durables (contrats
an (4,1% pour leurs homologues masculins).
de plus de 6 mois) qui ne constituent plus
que 39% de l’ensemble des offres col-
Hausse du chômage
lectées sur l’année (à titre de comparai-
de longue durée
son, ces offres représentaient plus de la
A la fin du deuxième trimestre 2004, le moitié des offres en juin 2001). Dans le
Yann KUBIAK
chômage de longue durée en données même temps, le nombre d’offres d’em-
Barbara CAUDRONbrutes touche près de 21 800 person- ploi temporaires (contratsde1à6mois)
nes, soit 2,1% de plus qu’un an aupara- a augmenté de 4,6% et celui des offres Benjamin MÉREAU
vant. Il représente 27,3% de la demande occasionnelles de près de 19%. Ces
Sylvie PETIT
totale contre 30,2% en France. Les hom- dernières constituent désormais plus de
mes sont globalement plus touchés par la 10% de l’ensemble des offres. Brigitte VIENNEAUX
7
mars
mai
juillet
sept
nov
janvier
mars
mai
juillet
sept
nov
janvier
mars
mai
juilletForte hausse du taux de chômage dans le Bassin-Houiller
- Point de conjoncture de l’Insee -
10,6
Octobre 2004 Longwy
Thionville
9,3
Meuse-du-Nord- Cahiers lorrains de l’emploi - Le
Briey Bassin
marché du travail en Juin 2004 - 9,4 9,7 -Houiller Sarreguemines
Metz
DRTEFP Lorraine Août 2004 8,7
11,99,2
- Site internet de l’Insee :
SarrebourgCommercy
Toulwww.insee.fr Bar-le-Duc
9,9 7,2
7,98,8
Nancy Lunéville
9 10,7
Taux de chômage
Ministère de l’Économie, è
au 2 trimestre 2004
des Finances et de l’Industrie Saint-Dié-
Vosges-de-l'Ouest10,6 des-VosgesInsee
9,1 12,2Épinal
Institut National de la Statistique
11,9
10,6 Remiremont-et des Études Économiques Gérardmer9,7
Direction Régionale de Lorraine 8,98,7
15, rue du Général Hulot Source : Insee
CS 54229
54042 NANCY CEDEX
Le taux de chômage (au sens du BIT) a fortement augmenté dans laTél :03 83 91 85 85
zone d’emploi du Bassin Houiller. En un an, il est passé de 11% àFax :03 83 40 45 61
11,9%. Les zones d’emploi de Thionville, de Longwy, de la Meuse duwww.insee.fr/lorraine
Nord, de Commercy, des Vosges de l’Ouest et de Lunéville ont égale-
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION ment subi une hausse notable du taux de chômage. En revanche, le
Jean-Paul FRANÇOIS chômage a décru dans les zones d’Épinal, de Remiremont, de Saint-Dié
Directeur régional de l’Insee et dans une moindre mesure de Bar-le-Duc. Au total, le taux de chô-
mage est élevé à Saint-Dié, Épinal et Lunéville, ainsi que dans les zones
COORDINATION RÉDACTIONNELLE
du Bassin Houiller et de Longwy.
Joël CREUSAT
Valérie GUILLEMET
RESPONSABLE ÉDITORIAL ET
RELATIONS MÉDIAS
Jacqueline FINEL
RÉDACTRICE EN CHEF
Les séries d’évolution de l’emploi sont obtenues à partir des données re-
Agnès VERDIN
cueillies par les URSSAF auprès des employeurs. Les données régionales
concernent tous les secteurs hormis l’agriculture, les entreprises apparte-SECRÉTARIAT DE FABRICATION
MISE EN PAGE - COMPOSITION nant majoritairement à l’État, l’intérim, l’administration et l’éducation, la san-
Marie-Thérèse CAMPISTROUS té, l’action sociale. Elles portent sur toutes les tailles d’établissements. Ces
Marie-Odile LAFONTAINE données sont provisoires pour les deux derniers trimestres connus.
ABONNEMENTS
Myriam PUJOL
L’Insee effectue une enquête nationale trimestrielle auprès des entre-Code SAGE : EL041540
prises du secteur concurrentiel sur la situation et les perspectives d’ac-N° à la CPPAP AD 176
tivité dans l’industrie. Le solde d’opinion pour la Lorraine correspondISSN : 0293-9657
© INSEE 2004 aux réponses nationales corrigées des effets de structure. Les séries
sont présentées corrigées des variations saisonnières.
LES CHIFFRES CLÉS EN LORRAINE
e er e
2 1 2
trimestre trimestre trimestre
2004 2004 2003
0,0% -0,3% -0,4%Évolution de l’emploi salarié (Insee - URSSAF ) CVS
Taux de chômage au sens du BIT (Insee) CVS 9,6% 9,5% 8,4%
85 930 84 160 83 170Demandes d’emploienfindemoisDEFM1(ANPE-DRTEFP)CVS
22,4% 22,4% 21,4% d’emploienfindemois,partdes moins de 25 ans (ANPE - DRTEFP) CVS
1 971 2 123 1 795Créations d’entreprises (toutes origines) (Insee SIRENE) CVS
Nombre de logements commencés (DRE Sitadel) 2 738 2 987 2 308
Nombre de logements autorisés (DRE Sitadel) 3 737 3 545 2 816
8
©IGN - INSEE 2004

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