Créations d'entreprises : services gagnants (Octant n° 78)

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Les attitudes des consommateurs évoluent, les services aux particuliers se multiplient, les entreprises externalisent un nombre croissant d'activités Le contexte économique a changé entre 1987 et 1997 et les caractéristiques des créations d'entreprises sont aujourd'hui bien différentes de ce qu'elles étaient il y a 10 ans.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Entreprise
Créations d’entreprises :
services gagnants
Les attitudes des consommateurs évoluent, les services aux particuliers
se multiplient, les entreprises externalisent un nombre croissant d’activités...
Le contexte économique a changé entre 1987 et 1997 et les caractéristiques
des créations d’entreprises sont aujourd’hui bien différentes de ce qu’elles
étaient il y a 10 ans.
réations et reprise économique ne phases : une progression du nombre de d’activité économique reprend des moyens
vont pas toujours de pair. C’est un créations de 1987 à 1990, suivie d’une de production déjà exploités par une autre&des constats que l’analyse des flux chute de 1991 à 1994, puis d’une remontée unité (achat, prise en location gérance...).
de créations d’entreprises, au travers du en 1994 et enfin une légère baisse jusqu’en Enfin, la réactivation est essentiellement
répertoire SIRENE, permet de faire. 1997. le fait d’une personne physique inscrite
Entre 1987 et 1997, 122 000 entreprises au répertoire qui reprend son activité
ont été créées en Bretagne. Certaines ont après l’avoir cessée.Moins de "créations"
survécu, se sont développées, d’autresqu’il y a dix ans
ont cessé leur activité. Mais le terme La moitié de créations pures
En Bretagne, il se crée aujourd’hui moins "création" d’entreprises employé ici recou
d’entreprises qu’il y a dix ans : 10 500 créa vre trois réalités économiques très diffé Les créations pures ne représentent au-
tions en 1997 contre 12 100 en 1987. Au ni- rentes. La création pure ou nouvelle, ou jourd’hui guère plus de la moitié de l’ensem-
veau national, on observe le même création ex nihilo, résulte de la création ble des créations en Bretagne, leur nombre et
phénomène, le nombre est passé de d’une unité économique jusqu’alors inexis- leur part ont diminué régulièrement sur la pé
295 000 en 1987 à 271 000 en 1997. Les tante. La reprise se produit quand une riode étudiée : environ 7 000 et 57 % en 1987
courbes nationale et régionale montrent quatre unité nouvelle ou n’ayant jamais exercé contre 5 350 et 51 % en 1997. Au niveau na
OCTANT n° 78 5Entreprise
&UpDWLRQV G¶HQWUHSULVHV UpDFWLYDWLRQV HW UHSULVHV &UpDWLRQV G¶HQWUHSULVHV VHORQ
%UHWDJQH OD FDWpJRULH MXULGLTXH HW OH W\SH
%UHWDJQH
8 000
Entreprises individuelles
6 000
4 000 Sociétés
2 000
0 20 000 40 000
0
1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 Créations
Créations pures Réactivations Reprises Réactivations
Source : Sirène Reprises Source : Sirene
créations sur la période 1987 1997 est im-
&UpDWLRQV G¶HQWUHSULVHV UpDFWLYDWLRQV HW UHSULVHV
putable, pour l’essentiel, à celle du nombre
VHORQ OD FDWpJRULH MXULGLTXH %UHWDJQH
des entreprises individuelles.
10 000 Moins d’entreprises
individuelles9 000
Créations d'entreprises individuelles
Alors que l’on créait 9 000 entreprises8000
individuelles en 1987, 1997 n’en a vu se
7000 créer que 7 400. En revanche, le nombre de
créations de sociétés est au même niveau
6 000
en 1997 que 10 ans plus tôt, de l’ordre de
3 000, après un pic à 3 700 en 1989 et5000
1990. En conséquence, les sociétés re-
4000 présentent 29 % de l’ensemble des
Créations d'entreprises sociétaires
créations en 1997 contre moins de 25 %
3 000
en 1987. Au sein des sociétés, la SARL
dont créations de SARL
est la forme juridique la plus prisée. Le2000
nombre de créations de SARL a cru pra
1000 tiquement régulièrement depuis 1987 et
1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 la part dans le total des sociétés est
passé de près de 75 à 90 %. Ainsi, près
Source : Sirène
de 30 000 SARL ont été créées entre
1987 et 1997.
Sur 100 entreprises créées sur l’en
semble de la période, 35 sont des créa
tions pures en individuel, 18 des créations
tional, la part des créations pures reste plus qui ne se vérifie pas au niveau national. El- pures de sociétés dont 15 en SARL, 20 sont
importante, près de 6 entreprises sur 10. les passent, pour la Bretagne, de 1 900 des réactivations en individuel, 15 sont des
L’évolution du nombre des reprises en (16 %) en 1987 à 2 600 (25 %) en 1997. reprises en individuel, 10,5 en société dont
Bretagne est très proche de celle des créa- 9 en SARL. Un nombre important de repri
tions pures : les reprises atteignaient 27 % Pour mieux analyser la création ses correspond à un changement de statut
des créations totales en 1987, elles en re- d’entreprises, il faut relier le type de de l’entreprise notamment dans le cadre de
présentent moins du quart en 1997. créations pures, reprises, réactivations la préparation d’une succession.
En revanche, les créations par réactiva- à la catégorie juridique et à la taille des
tion augmentent et avec elles leur part, ce entreprises. La baisse du nombre des À l’attribution du numéro SIRENE, la
6 OCTANT n° 78Entreprise
&UpDWLRQV G¶HQWUHSULVHV VHORQ OH QRPEUH GH VDODULpV HW OD FDWpJRULH MXULGLTXH %UHWDJQH
1 : créations totales (pures, réactivations et reprises)
2 : les effectifs sont comptés au 1er janvier suivant la date de création.
Source : Sirène
taille des entreprises individuelles est beau-
&UpDWLRQV G¶HQWUHSULVHV UpDFWLYDWLRQV HW UHSULVHV SDU DFWLYLWpcoup plus faible que celle des sociétés.
%UHWDJQH
7 entreprises sur 10
6 000
n’ont pas de salarié
5 500
En moyenne, 85 % des entreprises indi- 5 000
viduelles ont été créées sans salarié et
4 500
13 % avec 1 ou 2 salariés (les effectifs sont
4 000comptés au 1er janvier suivant la date de
3 500création pour tenir compte des effectifs em-
bauchés au cours des premiers mois d’acti- 3 000
vité). En revanche, seulement 40 % des
2 500
sociétés n’en ont aucun, 36 % ont 1 ou 2
2 000salariés, 21 % ont entre 3 à 9 salariés et
1 500près de 3 % ont 10 salariés ou plus.
En définitive, sur les 122 000 entre- 1 000
prises créées sur la période 1987 1997,
500
70 000 étaient des entreprises individuelles
0sans salarié, et seulement 11 000 em-
1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997
ployaient 3 salariés ou plus.
CommerceIndustrieIAA Construction Services
hors IAA et réparations
Source : SirèneDe grandes différences
selon les secteurs d’activité
Un changement de nomenclature de l’acti-
vité économique est intervenu en janvier 1993 :
la NAF (nomenclature d’activités française), cal
quée sur la nomenclature européenne (la &UpDWLRQV G¶HQWUHSULVHV UpDFWLYDWLRQV HW UHSULVHV
NACE) et s’adaptant aux évolutions écono SDU JUDQG VHFWHXU G¶DFWLYLWp %UHWDJQH
miques, a alors remplacé la NAP (nomen
clature d’activité et de produits). L’étude
détaillée des créations par activité économi
que porte donc sur une période réduite à 5 ans,
de 1993 à 1997. Le passage d’une nomencla
ture à l’autre permet cependant d’établir une sé
rie par grands secteurs sur l’ensemble de la
période.
En termes d’activités économiques, le
poids des créations d’entreprises peut
être étudié à la fois en nombre brut et en
taux de création. Le taux de création
moyen calculé sur la période 1993 1997
est le rapport du nombre moyen annuel
de créations au parc d’entreprises au Source : Sirène
OCTANT n° 78 7
VHVH(VULHVULHFIVHVHVQVHPYDWLRVHQWFLRQVVFWUHSULVWLFUFV,QGXVDJURDOLF,QGXV7RWDOVWUXFOXHWSpVPDULVDOpVSRUWDULVDOjFDUpVVVDOjLpV6VDODUDX[RX6LpDX[VDODULHUVLO5pDFWLQVWPDLUHVW6RF&RQVLpWWpV&RPHUF7UDQV+{WHOGRQWD6p$UHV5DXUDQWV/HUYLFWDOHQWHV7R1RHUYLFHSDUWWRWDOXODUWGHVFUpDWLRQ(VHQEH7DX[GHFUpDWLRQ3XUHV5HSULVHV3
PEU
QWUHSUL QGLYL GXHOO HV
UpDWL RQ FUpDWL RQ UpDWL RQ UpDWL RQ LRQV pD UpDWL RQEntreprise
+{WHOV FDIpV UHVWDXUDQWV LPSRUWDQFH UHVSHFWLYH 6HUYLFHV DX[ HQWUHSULVHV LPSRUWDQFH UHVSHFWLYH
GHV HQWUHSULVHV HW GHV FUpDWLRQV GHV HQWUHSULVHV HW GHV FUpDWLRQV
%UHWDJQH %UHWDJQH
60 % 16 %
Restauration
de type
14
traditionnel
50
12
40
10
Débits
de boissons
30 8
6
20
HôtelsRestauration
sans 4de typeCafés- restaurant
tabacs rapide
10
Terrains 2
de camping
00
&RPPHUFH LPSRUWDQFH UHVSHFWLYH GHV HQWUHSUL 6HUYLFHV DX[ SDUWLFXOLHUV LPSRUWDQFH UHVSHFWLYH
VHV HW GHV FUpDWLRQV GHV HQWUHSULVHV HW GHV FUpDWLRQV
%UHWDJQH %UHWDJQH
16 % 30 %
Commerce de détail Commerces
de détail diversnon-alimentaires
en magasinsur éventaires et marchés14 spécialisé
25
12
20
10
8 15
6
10
4
5
2
0
0
En % du stock d'entreprise En % des créations
Part dans le secteur Part des créations pures Part des reprises Part des réactivations
Source : Sirène
1er janvier 1993. Il s’établit à 10,8 % t o u t e s type commerces de détail d’habillement, que, la graphologie ou le tatouage. Le ré-
1activités confondus . d’alimentation générale ou encore de véhi cent inventaire communal fait clairement
cules automobiles, entretien et réparation, apparaître la forte croissance des services
2marqués parfois par un certain déclin, enre à la personne .Le tertiaire plus dynamique
gistrent peu de créations pures. Les services aux entreprises qui
Les créations d’entreprises se concen- Les services aux particuliers tiennent comptaient moins de 9 500 établissements
trent essentiellement dans les services aux une place importante avec 18 000 entrepri- en 1993 affichent un taux de création élevé :
entreprises et aux particuliers les commer- ses en 1993 en Bretagne. Si le taux de 13,9 %. Les entreprises externalisant de
ces et les hôtels cafés restaurants. création est peu élevé, 9,5 %, cela repré plus en plus certaines de leurs fonctions,
Le commerce présente un taux de sente sur 5 ans plus de 8 600 entreprises des activités comme le conseil pour les af-
création élevé (12,1 %), mais avec de for nouvelles, essentiellement des créations faires et la gestion, l’ingénierie, les études
tes disparités selon l’activité détaillée. Les pures (65,4 %). Les principales créations techniques ou le secrétariat et la traduction,
plus forts taux de création concernent de concernent le domaine médical auxiliai sont en fort développement. Il faut noter que
petites unités, en particulier les commer res médicaux (23 % des créations), prati ces nouvelles entreprises sont, dans 75 %
ces de détail non alimentaires sur éventai que médicale ou dentaire mais on trouve
res et marchés ou les commerces de 1 : sur la période 1987 1997, il atteint 10,4 %.aussi la coiffure et des activités diverses
2 : Voir Octant n° 77, "les commerces s’éloignent, maisdétail divers en magasin spécialisé. En re- comme les agences matrimoniales, le toi
les services se rapprochent".vanche, les commerces traditionnels du lettage d’animaux, la recherche généalogi
8 OCTANT n° 78
Habillement
Activités
Entretien, d'architecture
réparation
de véhicules Activités
automobile juridiques
Agences
immobilières
Véhicules
automobiles Services
annexes
Produits
à la production
pharmaceutiques
Conseil
pour
les affaires
Alimentation
et la gestion
générale
Viandes
Ingénierie,et produits
études techniquesà base
de viande
Secrétariat
et traduction
Agences
de conseil
en publicité
Pratique
médicale
Activités
des auxiliaires
médicaux
Coiffure
Pratique
dentaire
Activités
artistiques
Autres services
personnelsÉvolution annuelle du PIB
Entreprise
Évolution comparée des créations pures
et du produit intérieur brut régional
Les créations d’entreprises étaient propice à la création d’entreprises. Le ra- En revanche, les périodes de reprises
nombreuses au cours des années 1987 à lentissement de 1990 et la crise économi- économiques de 1991 et 1995-1996 ne se
1989. La progression soutenue de l’activité que de 1993 ont ensuite pesé sur les sont pas traduites par une augmentation
pendant cette période a sous doute été créations d’entreprises. notable du nombre d’entreprises créées.
%UHWDJQH FUpDWLRQV SXUHV G¶HQWUHSULVHV HW pYROXWLRQ GX 3,% UpJLRQDO
59000
8500 4
8000
3Variation du PIB
7500
2
7000
1
6500
06000
5 500 -1
5000
-2
4500
-3
4 000
-4
3500
3000 -5
1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998
Source : Sirène
des cas, des créations pures. tiers des créations. En revanche, les deuxPeu de créations
Enfin, le secteur des hôtels cafés res- tiers des 950 boulangeries créées sur 9 350dans l’industrie
taurants est un peu à part : on y trouve le existantes sont des reprises ; de même pa-et la construction
plus fort taux de création, 14,3 %, et aussi le tisseries et charcuteries font plus souvent
Les industries agro-alimentaires (IAA)nombre le plus élevé de créations, 16 000 l’objet de reprises que de créations. Sur
sont le seul secteur industriel où le taux desur les 53 000 enregistrées au cours de l’ensemble des industries agro alimentaires,
création d’entreprises dépasse les 10 %,cette période. Mais il s’agit de créations pu- seulement 30 % des créations sont "pures".
cela grâce à deux activités, les terminaux deres dans seulement un cas sur six. La res- Les créations d’entreprises industriel
cuisson et les boulangeries patisseries. Ontauration de type traditionnel, qui jouit d’une forte les sont très peu nombreuses ; les indus
implantation (40 % du stock d’entreprises) con assiste en effet à une multiplication des "ter- tries du meuble ou connexes sont les
minaux de cuisson" : cuisson et vente autribue à près de la moitié des créations du sec seules à voir émerger quelques nouvelles
détail de pains et viennoiseries, pizzas, crê teurs, mais ce sont essentiellement des entreprises. Dans la construction, le taux
reprises, tout comme les débits de boisson. La pes à emporter, activité que la nomenclature de création atteint 7,6 %, l’activité la plus
restauration rapide, activité relativement ne classe pas en commerce puisqu’il y a fa- courante est la maçonnerie. En revanche,
nouvelle sur la période (seulement 2 % du brication de produits. Les créations pures la part des créations pures est un peu
stock des entreprises) qui représente seule- représentent une bonne moitié des nouvel- plus élevée que la moyenne tous secteurs
ment 6 % des créations du secteur, compte les entreprises et les réactivations, liées à la confondus : 58,2 % (contre 51,4 % sur la
un tiers de créations pures. forte activité saisonnière de la région, un période 1993 1997).
OCTANT n° 78 9
Créations puresEntreprise
&RQFHQWUDWLRQ JpRJU
La baisse tendancielle du nombre de Brest, Lorient, Quimper, Vannes, Saint long d’un axe Vannes Quimper ; on ob-
créations d’entreprises observée sur l’en- Malo et Saint-Brieuc qui regroupent à eux serve, dans cette dernière zone, des taux
semble de la région affecte davantage les sept le quart des créations de la période de création annuels moyens parmi les
cantons dont le niveau relatif était déjà 1989 1998. Toutefois, alors que la côte plus élevés de la région, compris entre 10
bas dans les années 80. En consé nord fait apparaître des pôles de créa- et 15 %. La zone de Rennes est la plus
quence, sur les dix dernières années, les tions centrés généralement sur les plus dynamique plus 8 100 entreprises
créations se concentrent le long du littoral grandes villes, les créations de la côte créées entre 1989 et 1998 et affiche des
et sur les cantons urbains de Rennes, sud sont plus uniformément réparties le taux de création parmi les plus hauts.
Taux de création* moyen d'entreprises entre 1989 et 1998 par canton
Taux annuel moyen
10
8
6
Source : INSEE - SIRENE, Champ ICS
© IGN-INSEE
* : créations totales (pures, réactivations, reprises).
Les créations d’entreprises
• Les données sur les créations d’en- sont bien les créations d’entreprises et non économique, reprend des moyens de pro
treprises sont issues du répertoire SIRENE d’établissements qui sont étudiées dans cet duction déjà exploités par une autre unité
géré par l’INSEE. Le champ d’observation article. (achat, prise en location-gérance...)
économique des créations d’entreprises est la réactivation est le fait d’une unité
restreint au champ dit ICS qui comprend les • Le concept de créations d’entreprises inscrite au répertoire qui reprend son activi-
secteurs de l’industrie, de la construction, recouvre trois réalités : té après l’avoir cessée. Ce mouvement ne
du commerce et des services, hors services la création nouvelle (ou pure) résulte concerne que les personnes physiques (ar
financiers, et par référence à la NAF (no de la création d’une unité économique jus tisans, commercants, professions libérales).
menclature d’activités française). SIRENE qu’alors inexistante ou de la prise d’activité Lorsqu’il est fait mention de créations
définit une entreprise comme une personne d’une unité inscrite qui n’en exerçait au- d’entreprises sans autre précision, il s’agit
morale ou physique exerçant pour son pro cune. des créations totales, soit la somme des
pre compte, une activité non salariée et la reprise se produit quand une unité, créations nouvelles, des reprises et des
possédant une autonomie de décision. Ce nouvelle ou n’ayant jamais exercé d’activité réactivations.
10 OCTANT n° 78Entreprise
DSKLTXH GHV FUpDWLRQV
Brest, second pôle régional de créa- Ainsi, dans les cantons aux tissus d’en- pas non plus une surprise, que les créa-
tions avec plus de 5 100 créations sur la treprises les plus denses, qui sont aussi tions du secteur hôtels, cafés, restaurants
période, est loin devant son suivant im- les plus urbains, la spécialisation s’opère se situent dans les cantons tournés vers
médiat, Lorient où 3 500 entreprises sont au profit des services : services aux parti- le tourisme. Cependant ce secteur con-
nées durant le même laps de temps. culiers d’une part puisque c’est là que ré- naît de forts taux de rotation et les créa-
Les spécialisations sectorielles des side la plus grande partie de la tions sont en fait souvent des reprises
nouvelles entreprises ne sont pas, bien population, mais surtout services aux en- d’établissements changeant de mains.
sûr, sans rapport avec leur implantation. treprises. On remarque aussi, et ce n’est
Nombre moyen de créations d'entreprises, réactivations et reprises entre 1989 et 1998 par canton
Variation annuelle moyenne
800
400
100
Source : INSEE - SIRENE, Champ ICS
© IGN-INSEE
Pour en savoir plus
Annuaire statistique de la France Édition 1998.
"Création et devenir des entreprises de 1987 à 1995" INSEE Résultats n°125 126 127.
Tableaux de l’économie française 1998 1999.
"Créations d’entreprises : stagnation en 1997" Le flash d’Octant n° 17 Avril 1998.
Tableaux de l’économie bretonne 1998 1999.
"Transferts d’établissements, des mouvements bénéficiaires à la Bretagne" Octant n° 75
Novembre 1998.
José GEOFFROY
Claudine MAILLARD
OCTANT n° 78 11

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