Des transferts de proximité

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La délocalisation des établissements vers les zones périphériques des villes continue de se développer. Ce sont principalement les commerces et les services, avec les établissements du bâtiment, qui s'installent dans ces communes périurbaines accompagnant ainsi la croissance de la population dans ces zones. La part des transferts en provenance des autres régions reste encore faible, mais leur nombre augmente régulièrement.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La délocalisation des établissements vers les zones périphériques des villes continue de se développer Ce sont principalement les commerces et les services, avec les établissements du bâtiment, qui sinstallent dans ces communes périurbaines accompagnant ainsi la croissance de la population dans ces zones La part des transferts en provenance des autres régions reste encore faible, mais leur nombre augmente régulièrement
Nº 60 - MARS 2003
Établissements
e nombre détablisse-placements internes Ils repré-ments transférés ensentaient près de 13% des trans-Franche-Comté aug-ferts durant la dernière période mente régulièrementDe 1995 à 2001, ces mouve-depuis une quinzaine dannéesments géographiques ont repré-Signe dune plus grande flexi-senté moins de 14% du volume bilité de lappareil productif, letotal Néanmoins les échanges volume des transferts a aug-augmentent dans les deux sens menté et la mo-et le solde entre Les transferts bilité géographi-la Franche-avec les régions françaises que des établis-Comté et le sont en hausse sements a lieureste de la désormais avec lensemble desFrance est stable depuis sept régions françaises et de leursans Tous les secteurs dactivi-départements Entre 1990 ettés sont concernés par ces dé-1996, le nombre de déloca-placements La taille moyenne lisations est resté assez stable,de ces établissements est en gé-autour de 1 000 établissementsnérale plus élevée que celle ob-par an Il a crû de façon sensibleservée lors des mouvements en 1997 et sest situé ensuite au-intra-régionaux Les régions qui dessus de 1 200 avec un pic enéchangent le plus avec la Fran-2000 Ce sont les échanges avecche-Comté sont Rhône-Alpes, les autres régions qui ont le plusla Bourgogne, lAlsace et lÎle-augmenté au détriment des dé-de-France Les échanges res-
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tent déficitaires avec Rhône-Alpes (< 26 unités contre < 7 unités sur la période précé-dente) En revanche, des éta-blissements viennent sinstaller dans la région en provenance de lÎle-de-France (+18 unités) et dAlsace (+23 unités pour un solde de +2 entre 1990 et 1996) Au sein de ces régions, les échanges se font plutôt avec les départements limitrophes comme ceux du Haut-Rhin, de la Côte dOr ou encore de lAin
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Une exception à ces échanges de proximités: Paris (+6 uni-tés), dont le flux détablisse-ments échangés en sept ans avec la Franche-Comté sélève à 82 unités Au sein de la région, les zones demplois de Belfort et de Mor-teau voient leur nombre déta-blissements transférés augmen-ter au cours de la période Les échanges les plus intenses ont lieu entre la zone demploi de Belfort et celle de Montbéliard
La zone demploi de Besançonments entre zones demplois continue de perdre des établis-Le secteur du conseil et de las-sements par rapport à la périodesistance en gestion ainsi que précédente Les échanges se fontcelui de la conception de logi-principalement avec les zonesciels sont très mobiles tant en demplois de Montbéliard et determe deffectifs que détablis-Dole La zone demploi desements Mais cest lactivité Morteau connaît un solde an-de nettoyage, secteur en forte nuel moyen de +0,12% alorscroissance deffectifs, qui a quil était nul de 1990 à 1996transféré le plus de personnel Les zones dem-au cours de la pé-Les zones demplois plois de Besan-riode de Belfort et de çon, Pontarlier etLes charges fis-Morteau gagnent Montbéliard, quicales pratiquées des établissements, entourent celle dedans une com-Besançon en perd encore Morteau, échan-mune consti-gent un nombre important déta-tuent un élément important dans blissements avec celle-ci En-le choix de la localisation géo-fin, les zones demplois de Lure-graphique de létablissement Luxeuil et de Saint-Claude con-En effet, les communes favori-naissent davantages de départssent limplantation détablisse-que darrivées, notamment versments grâce à la création de Lons-le-Saunier pour cette der-zones industrielles, de zones nière Les établissements de ser-artisanales ou encore de tech-vices aux entreprises représen-nopoles Elles aident les entre-tent la majorité de ces déplace-prises par des aides directes ou
indirectes Le soutien indirectDe manière générale, on ob-le plus classique réside dans lesserve un déplacement des éta-aides à limmobilier à caractèreblissements allant des centres industriel ou commercial Il estvilles vers leurs périphéries fréquent que les communesAinsi les communes qui per-louent des locaux à des entre-dent le plus détablissements prises ou même en vendent El-durant la période sont les villes les cherchent ainsi à attirer lesde Besançon, Belfort et Montbé-établissements qui sont syno-liard À linverse, les commu-nymes demplois et de recettesnes qui en gagnent le plus sont fiscales Toutes les communescelles de Pirey, Chatillon-le-sur le territoireDuc, École Va-Les transferts national, surtoutlentin près de vers la périphérie des villes celles situées àBesançon et de plus en plus nombreux proximité desF o u c h e r a n s pôles urbains, pratiquent ce typeprès de Dôle Les commerces et dincitation De plus, la connais-les services, ainsi que les éta-sance des marchés locaux de lablissements du bâtiment, cons-part des agents économiques leurtituent les principales activités permet de transférer dans un pé-qui viennent sinstaller dans les rimètre proche de leur implanta-zones périurbaines Ces activi-tion dorigine Ainsi la grandetés profitent de la création de majorité des transferts (plus dezones commerciales comme 80%) se fait au sein des départe-École-Valentin ou Chateaufa-ments Les déplacements inter-rine, situées en limite des ag-communaux au sein du mêmeglomérations et des zones en département représentent plusforte croissance démographi-dun tiers des transfertsque Les établissements indus-
ZONAGES UTILISÉS
Zone demploi :Pour pouvoir étudier lemploi dans un cadre cohérent, le ministère du Travail et lINSEE ont élaboré le zonage «zone demploi»" Il est basé sur les flux domicile-travail" Pour déterminer les zones demploi, on a dabord défini des bassins demploi, périmètre à lintérieur duquel la population réside et travaille à la fois" Ces bassins demplois ont ensuite été modifiés pour pouvoir respecter certaines contraintes" La population active dune zone demploi doit être denviron 40 000 personnes, les limites communales et régionales doivent être respectées" Chaque région a établi son découpage en tenant compte du contexte local"
Aire urbaine : LeZAU (Zonage en Aires Urbaines), nouveau zonage élaboré par lInsee, permet de caractériser, à partir de leur degré durba-nisation et dattractivité, des pôles urbains et des communes périurbaines (cf"LESSENTiEL N° 47)" 1" Le pôle urbain est une unité urbaine (continuité de bâti dau moins 2 000 habitants) offrant au moins 5 000 emplois sur son territoire" 2" Laire urbaine est une zone dun seul tenant constituée dun pôle urbain et dune zone périphérique dénommée couronne périurbaine" Cette dernière est constituée des unités urbaines ou des communes rurales dont plus de 40% des actifs résidents se déplacent pour travailler dans une autre commune de laire urbaine (construction par processus itératif), avec des adaptations nécessaires au respect de la contiguïté" 3" Lorsque dans cet article nous parlons de « communes rurales», il sagit de celles qui ne sont pas intégrées dans des aires urbaines" Ainsi, la partition urbain / couronne périurbaine / communes rurales est parfaite" Certaines unités urbaines ou communes rurales ont leurs actifs attirés à plus de 40% par plusieurs aires urbaines" On distingue ces communes par le terme de communes périurbaines multipolarisées"
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M É T H O D O L O G I E La notion de transfert En démographie dentreprise, le transfert détablissement correspond à la notion courante de déménagement Il résulte de la création dun établissement par transfert géographique dactivité total ou partiel (déplacement des salariés et des moyens physiques des moyens de production) en provenance dun autre établissement appartenant à la même entreprise Lors du transfert, la suppression totale ou partielle de moyens de production au lieu de départ est systématiquement accompagnée par la création de nouveaux moyens de production au lieu de travail Dans cette étude, seuls les transferts complets sont retenus, cest-à-dire, ceux dont la fermeture totale au lieu de départ est suivie dune création en un lieu différent Au niveau national, les mouvements de transferts sont globalement neutres dans les sens où la création dun nouvel établissement est le plus souvent compensée par la cessation au lieu de départ En revanche, ces mouvements prennent un tout autre sens lors dune analyse géographique plus fine : régionale, départementale ou par zone demploi Les raisons du transfert La décision de transférer un établissement répond à des besoins divers Face au développement de son activité, un chef dentreprise peut être amené à délocaliser son entreprise ou lun de ses établissements Pour rester proche de sa clientèle, un commerçant pourra être amené à se déplacer hors de sa commune dorigine La situation géographique idéale pour un établissement consiste à être tout à la fois, près de ses clients, de sa main-duvre, de ses matières premières et de ses fournisseurs Cependant, le chef dentreprise, le commerçant, le professionnel de la santé, doit prendre en compte différent coûts avant de se décider Linstallation dun entrepôt ou dun site de production nécessite un espace important Ainsi la charge financière liée à la location ou à lachat des bâtiments constitue un élément important lors du choix du lieu dimplantation Les coûts de transports, liés à la distribution et à lapprovisionnement des marchandises, sont également une dépense quil faut évaluer Ces charges peuvent jouer en faveur dun site plutôt
triels, qui ont une taille moyenneménages Parmi les professions plus élevée, recherchent desqui se déplacent au sein de la espaces plus grands pour sins-même commune, les profession-taller Cest la raison pour la-nels de la santésont les plus quelle les industries sétablis-nombreux : auxiliaires médi-sent plutôt dans les zones rura-caux (infirmiers, kinésithéra-les, où le coût de la location dupeutes) et médecins Les acti-terrain est plus faible Enfin, levités de conseil juridiques solde détablisse-ainsi que les ma-Les professionnels ments appartenantçons et les pein-de la santé au secteur de latres sont aussi sont les plus nombreux construction esttrès mobiles Ce à déménager au sein positif Cettesont le plus sou-de la même commune croissance duvent des profes-nombre détablissements se tra-sions libérales ou des artisans duit par la hausse des effectifsEn effet, la mobilité des éta-dans ce secteur depuis ces der-blissements ne comprenant nières annéesquune seule personne est très Lessentiel des transferts (prèsélevée Au-delà de vingt sala-de 45%) se fait à lintérieur desriés, la mobilité des établisse-communes franc-comtoises Lesments est faiblen activités les plus représentées sont celles des services auxEmmanuel Pliquet
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quun autre Enfin, le développement dun marché local, le coût de la main duvre dans une région ainsi que les qualifications disponibles sur le marché du travail, peuvent inciter lentrepreneur à transférer son établissement dans une autre région
Source Les statistiques publiées dans cet article sont issues de lexploitation du répertoire des entreprises et des établissements (SIRENE) Le fichier annuel « Démo » de démographie des entreprises et des établissements, élaboré en aval du fichier Sirène, permet détudier lévolution du parc de manière temporelle ou spatiale Tous les évènements relatifs aux entreprises ou aux établissements sont pris en compte : création et/ou cessation, mouvements de transferts géographiques, changements dexploitants, reprises, transformations, etc La source ne permet pas de connaître les transferts internationaux Un même établissement, changeant plusieurs fois de localisation sur la période, sera enregistré dans le fichier en autant de mouvements
Champ et période Les établissements pris en compte dans cette étude appartiennent au champ ICS « Industrie, Commerce et Services marchands » En sont donc exclues les activités agricoles, financières, administratives et associatives Les établissements considérés dans létude ont eu une activité effective sur la période 1995-2001 Tous les établissements, employeurs ou non, sont retenus
Principaux indicateurs lTaux de départ (darrivée) annuel moyen :rapport entre le nombre annuel moyen de départs (darrivée) détablissements entre 1995 et e 2001 et le nombre détablissements actifs au 1janvier 1995 (exprimé en %) lSolde :différence entre le nombre darrivées et le nombre de départs détablissements entre 1995 et 2001 lTaux de solde annuel moyen :rapport entre le solde annuel moyen des arrivées et des départs entre 1995 et 2001 et le nombre détablissements actifs au 1 er janvier 1995 (exprimé en %) Cest aussi la différence entre le taux darrivée et de départ annuel moyen
INSEEFranche-Comté « le Major » 83, rue de Dole BP 1997 25020 BESANÇON Cedex Tél : 03 81 41 61 61Fax : 03 81 41 61 99 www.insee.fr/fc
Directeur de la publication :Bernard Le Calvez Rédacteur en chef :Jean Michel Floch Mise en page :Maurice Boguet Imprimerie :Éblé Besançon
Nº de CPPAP : 3 021 AD ISSN : 1248-2544 © INSEE 2003 dépôt légal : Mars 2003
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