Dynamisme des jeunes entreprises en région Centre malgré la crise

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Les entreprises créées en 2006 en région Centre ont bien résisté aux premières années de la crise économique. Fin 2009, plus des deux tiers sont encore en vie, un résultat en progrès par rapport à la survie de la génération précédente. Le taux de survie est notamment élevé sur les territoires les plus ruraux, moins exposés à la concurrence. Par ailleurs, les principaux facteurs de survie sont l’expérience du créateur, ses diplômes, son entourage et le montant investi au départ du projet. Ces jeunes entreprises sont génératrices d’emplois : plus de 12 000 postes sont toujours présents trois ans après la création, avec une hausse de 25 % de l’emploi salarié.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Dynamisme des jeunes entreprises
en région Centre malgré la crise
Les entreprises créées en 2006 en région Centre ont bien résisté aux pre-
mières années de la crise économique. Fin 2009, plus des deux tiers sont
encore en vie, un résultat en progrès par rapport à la survie de la génération
précédente. Le taux de survie est notamment élevé sur les territoires les plus
ruraux, moins exposés à la concurrence. Par ailleurs, les principaux facteurs
de survie sont l’expérience du créateur, ses diplômes, son entourage et le
montant investi au départ du projet. Ces jeunes entreprises sont génératri-
ces d’emplois : plus de 12 000 postes sont toujours présents trois ans après
la création, avec une hausse de 25 % de l’emploi salarié.
Le nombre d’entreprises créées a for- trois ans est même supérieur àDavantage de créations avec un taux
tement augmenté depuis dix ans en ré- celui des entreprises de la géné-de survie légèrement supérieur
gion Centre comme au niveau ration 2002, qui se sont pourtant
TauxNombrenational, avant même la mise en place développées en période de crois-
de survie à 3 ans (%)Génération dedu régime de l’auto-entreprise. Entre sance économique assez sou-
créations
Centre Métropole2000 et 2008, grâce à des politiques tenue. De meilleures conditions
publiques volontaristes, près de 65 % àlacréationetlesoutiencrois-2006 8 240 67,8 66,0
d’entreprises supplémentaires ont vu sant des pouvoirs publics peu-2002 5 444 65,6 65,6
le jour dans la région, atteignant Source : Insee, Enquête Sine vent expliquer en partie cette
9 400 unités sur la dernière année. Le bonne tenue. Par ailleurs, con-
Centre a particulièrement bénéficié de trairement aux entreprises de taille supé-Faible impact de la crise
économique sur ces nouvellesce dynamisme, avec un taux de pro- rieure qui dépendent de marchés nationaux
entreprisesgression supérieur de 15 points à celui ou internationaux ou qui sont sous-traitantes
de l’ensemble des régions françaises. de plus grandes entreprises, les nouvelles en-
La région Centre, comme l’ensemble
La loi de 2003, relative à l’initiative éco- treprises, de très petite taille avec peu de sala-
du territoire national, a fortement été
nomique, a notamment étendu l’accès riés, répondent majoritairement aux besoins
touchée par la crise économique en
aux dispositifs d’aide de l’État et favori- de la population locale. Ce sont par exemple
2008 et 2009, le PIB régional baissant
sé la création d’entreprise disposant des artisans du bâtiment, des gérants de pe-
respectivement de 0,8 et 3,2 %. Le
de moins de capital de départ. Cette tits commerces, des prestataires de services
nombre de défaillances d’entreprise a
hausse du nombre de créations n’a aux ménages. Elles ont bénéficié, malgré la
fortement progressé, de 40 %, et près
pas engendré plus de difficultés pour crise, d'une bonne tenue de la consommation
de 30 000 emplois salariés ont été dé-
les nouvelles entreprises, puisque le des ménages (+ 0,8 et + 0,9 % en 2008 et
truits.
taux de survie à trois ans est resté éle- 2009, selon les comptes nationaux), le pou-
vé. En 2009, il est de 68 % contre voir d’achat restant bien orienté grâce à laPour autant, les entreprises créées en
66 % en 2005, malgré un nombre d’en- hausse des prestations sociales et l’atonie2006 ont semblé peu touchées par
treprises accru de moitié. des prix.cette récession. Leur taux de survie à
1
www.insee.fr/centreInsee
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Comparaison des taux de survie Taux de survie en 2009reste relativement faible dans
à trois ans des générations 2002 et 2006 selon les territoiresle commerce. Dans les servi-
% ces, les secteurs de l’informa-75
Génération 2002
tion-communication (édition,Génération 2006
Dreux70 diffusion d'information, activités
informatiques, télécommunica- Chartres
65 tion...), de l’hébergement-res- Nogent-
le-Rotroutauration et des activités
Pithiviers
Châteaudun60 scientifiques et techniques (acti-
Montargisvités juridiques et comptables,
Vendôme Orléans55 conseil de gestion, recherche et Gien
développement, études de mar-
Blois50 ché, contrôle et analyse tech-
Amboise RomorantinTotal Industrie Construction Commerce Services Tours Aubignynique...) sont les plus
Source : Insee, Enquête Sine Vierzondynamiques avec des taux de
Chinon BourgesLochessurvie de 75 %, supérieurs de
Châteauroux
IssoudunComparaison des taux de survie 5 à 10 points aux taux nationaux
à trois ans entre le Centre et la métropole Saint-Amand-de ces mêmes secteurs. Les ré- Montrond
%
75 sultats du secteur « industriel » Argenton-
sur-Creuse La ChâtreCentre sont à relativiser, puisque
France70 constitué de quelques petites en-
Taux de survie à 3 ans (en %) Nombre d'entreprises créées
moyenne régionale à 68 %treprises de fabrication, peu re- au premier semestre 2006
75 - 82,665 550présentatives du domaine. 70 - 75
65 - 70 275
60,5 - 65 55
60 Source : Insee, Enquête SineMeilleurs taux de survie
sur les territoires ruraux
55 tés ou des actifs s’éloignant des pôles
Toutes choses égales par ailleurs, d’emploi pour des raisons budgétaires
50
c’est-à-dire à profil d’entreprises si- d’accession à la propriété. Ces nouvelles
Total Industrie Construction Commerce Services
entreprises ont, sans doute, une meil-milaire, les chances de survie des
Source : Insee, Enquête Sine
entreprises localisées dans des zo- leure connaissance de leur clientèle, no-
nes peu denses en termes de po- tamment lors d’une reprise d’activité.
Enfin, elles bénéficient d’une moindrepulation -territoires de moins de
Dynamisme dans les services 100 000 habitants- sont supérieures de concurrence. En effet, les zones ayant le
20 % à celles des entreprises situées en plus fort taux de création d’entreprise
Seules les entreprises de la construction
sont celles qui ont le plus faible taux demilieu plus urbain. Les territoires du sud
semblent touchées par la crise immobi-
régional (Loches, Argenton-sur-Creuse, survie. Le Loir-et-Cher, département as-
lière survenue peu après la crise écono-
sez rural, présente ainsi le taux de survieLa Châtre, Saint- Amand-Montrond) sontmique, en 2009. Le taux de survie pour
le plus faible du Centre et le plus fort re-dotés de jeunes entreprises aux très
la génération de 2006 est inférieur de
bons taux de survie, tandis que les territoi- nouvellement de ses entreprises. Ses dif-
3 points à celui de la génération de 2002.
ficultés s'observent particulièrementres les plus peuplés, notamment lesCette dégradation est surtout percep-
dans la construction, avec un taux dechefs-lieux de département, ont des taux
tible sur l’année 2009, troisième année
plus faibles. Seule la zone de Bourges survie inférieur de 13 points au taux régio-
après la création de ces entreprises, pé-
nal, ainsi que dans les services. Dansfait exception, avec un taux de survie su-riode où la contraction sur les profits a
l’Indre-et-Loire, les entreprises du com-périeur à la moyenne régionale.
été très forte dans ce secteur. Le taux de
Les entreprises implantées en milieu ru- merce survivent plus difficilement qu’ail-
survie baisse de 15 points entre la
leurs face à la concurrence. Lesral profitent notamment du retour dedeuxième et troisième année, alors qu’il
entreprises du Loiret ont des taux depopulation sur ces territoires, des retrai-
recule seulement de 10 points dans les
services. À condition de création iden-
Taux de survie à trois ans par départementtique, « toutes choses égales par ail-
et par secteur d'activitéleurs », les chances de survie sont
%inférieures de 20 % dans la construction
par rapport aux services. C’est enfin le Taux
Ensemble Construction Commerce Services de créationseul domaine où l’emploi salarié a bais-
en 2006sé au bout de trois ans. Les agences im-
Indre 74,9 63 74 81 8,1mobilières créées en 2006 ont aussi
Cher 71,5 70 73 72 8,8beaucoup souffert avec un taux de
Eure-et-Loir 70,2 77 60 73 9,4survie de seulement 55 %, inférieur de
Loiret 67,9 72 60 69 9,610 points au taux national.
Indre-et-Loire 65,2 69 52 69 9,7
Les entreprises du commerce et des ser- Loir-et-Cher 62,2 56 62 66 9,9
vices s’en sortent mieux, avec une Centre 67,8 696070 9,4
survie à trois ans plus élevée que pour la Source : Insee, Enquête Sine
génération précédente, même si elle
2 2Insee
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Les chances de survie en 2009
L’accompagnement des projets de création des entreprises créées en 2006
et de développement des entreprises : une priorité régionale
Chances
Variable
de survieLa création et le des entreprises constituent des clés majeures
Sexe et présence d'enfantsdu développement économique. La Région a conforté sa place de chef de file en
au domicile
matière économique en étant à l’origine de 75 % des aides aux entreprises. L’ac-
homme sans enfant Ref
compagnement des projets de création et de développement des entreprises, avec enfants 1
que ce soit à travers des aides individuelles ou à travers des soutiens aux démar-
femme sans enfant 1
ches de filières, figure parmi les priorités de la Région. avec enfants 0,8
Secteur d'activitéEn cette période de fragilité économique, la Région Centre a souhaité s’associer
services Refà l’Insee avec l’objectif de disposer d’un éclairage sur l’évolution des entreprises
construction 0,8nouvellement créées et les facteurs contribuant à leur pérennité.
commerce 0,6
industrie 1Région Centre
Localisation
Loiret Ref
survie proches des taux moyens régio- En 2006, la moitié des entrepreneurs
Cher 1
naux dans l’ensemble des secteurs. étaient actifs avant la création de leur
Eure-et-Loir 1
Les taux de survie sont supérieurs au entreprise, 40 % étaient au chômage Indre 1,3
taux régional dans le Cher grâce au et 10 % sans activité. À conditions Indre-et-Loire 0,9
commerce, dans l’Eure-et-Loir de par la comparables, être actif augmente de Loir-et-Cher 0,8
construction, et dans l’Indre du fait du 30 % les chances de pérenniser son Âge du créateur
commerce et des services, tandis que entreprise. De plus, un niveau élevé plus de 50 ans Ref
la construction y est plus en difficulté. de qualification dans la profession an- 40-50 ans 1,2
térieure favorise la durée de vie de 30-40 ans 1,2
L’expérience et la formation : l’entreprise, notamment pour les ca- moinsde30ans 0,8
des atouts pour réussir dres. Une expérience précédente Diplôme
dans le même secteur d’activité est baccalauréat Ref
En 2006, trois entreprises régionales aussi un atout (+ 6 points par rapport à sans diplôme 0,9
sur dix ont été créées par des fem- un secteur différent). Enfin, créer son BEP, CAP 1
mes. Trois ans plus tard, 66 % de ces entreprise comme artisan augmente études supérieures 1,1
entreprises sont encore actives dans
ses chances de survie de 20 %. Capital investi à la création
la région comme au niveau national.
16 000 à 40 000 € Ref
Les créateurs âgés de 30 à 49 ans pré-Les entreprises régionales créées par
moinsde8000€ 0,6
sentent les taux de survie les plus éle-des hommes ont un taux de survie lé- 8000à16000€ 0,8
vés (70 %). En deçà de cette tranchegèrement supérieur, de près de plus de 40 000 € 1,3
d’âge, la faible expérience peut repré-3 points. Cet écart s’explique en partie Catégorie juridique
senter un handicap (60 % de survie),par le profil du créateur et les condi- personne physique Ref
même si le taux de survie à cet âgetions de la création, légèrement plus morale 1,6
s’est sensiblement amélioré par rap-défavorables aux femmes. Elles sont Aide d'un organismeport à la génération 2002. Au-delà de
un peu plus souvent au chômage, ont non Ref50 ans, le taux de survie est aussi légè-
moins de capital de départ et créent oui 1,2rement inférieur à celui des 30-49 ans.
davantage dans les secteurs fragiles Activité préalable
comme le commerce. D’autre part, cel- sans activité RefLes autres ingrédients du
les qui ont des enfants à charge ont chômeur 0,9succès : le capital de départ,
des chances de survie réduites de en activité 1,3l’aide financière et l’entourage
20 % par rapport à celles qui n’en ont Lecture : les créateurs ayant une activité préalable
réussissent mieux : toutes choses égales par ailleurs, lapas ainsi que vis-à-vis des hommes, Près de 70 % des créateurs ont bénéfi- probalité qu'une entreprise créée par une personne ayant
une activité préalable soit encore active trois ans plusquelle que soit leur charge familiale. cié de conseils de leur entourage.
tard est de 1,3 fois celle d'un créateur sans activité
Par ailleurs, l’expérience et le diplôme C’est un facteur de réussite pour pé- préalable (situation de référence : Ref). À l'inverse, les
créateurs chômeurs ont moins de chance (0,9) de réussirsont des facteurs importants pour la renniser son entreprise, encore plus
que les créateurs ayant une activité au préalable.
réussite des nouvelles entreprises. que pour la génération précédente. Source : Insee, Enquête Sine
Près de 70 % des créateurs d’entre- L’importance des moyens financiers
engagés au départ influe de façon si-prise de la région sont diplômés de
l’enseignement supérieur, général ou gnificative sur la survie des entrepri- réussite à trois ans. Les aides ont été
professionnel. Sans diplôme, la survie ses : les créateurs qui disposaient de principalement accordées aux deman-
plus de 40 000 euros en 2006 ont unde l’entreprise est plus difficile : elle deurs d’emploi, les trois quarts d’entre
est de 60 % pour les non-diplômés, de taux de survie de 81 %, contre 61 % eux en bénéficiant. Pour autant, leur
68 % pour les diplômés du général ou pour les projets réalisés avec moins réussite reste inférieure et aurait été
de 8 000 euros.du professionnel et de 72 % pour les ti- encore plus réduite sans elles. L’im-
tulaires de diplôme de l’enseignement En région Centre, comme à l’échelon pact de l’aide est significatif pour les
supérieur. Ces écarts se sont creusés national, 44 % des créateurs ont chômeurs de moins d’un an, dont le
bénéficié d’une aide financière. Enpar rapport aux entreprises de la géné- taux de survie est supérieur de
ration 2002. disposer au départ favorise de 20 % la 10 points à ceux qui ne l’ont pas
3Insee
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création de ces petites entreprisesContexte favorable pour les entreprises aidées par la Région
soutient ainsi de façon significative
la croissance de l'emploi en régionLe dispositif CREATEM visait, en 2006, à accompagner la création d'entreprise en
Centre.octroyant une aide financière toute en subvention jusqu'à 10 000 euros, le complé-
ment, si besoin, sous forme d'avance remboursable à taux zéro. L'aide est d'un
maximum de 40 000 euros. CREATEM a été remplacé en mai 2011 par le dispositif
CAP Artisanat Création. Les aides aux entreprises
Les aides aux entreprises sont des
En 2006, 257 entreprises ont reçu une aide CREATEM par le Conseil régional du
interventions financières ou techni-
Centre. D'après l'enquête Sine, le taux de survie de ces entreprises trois ans après
ques traduites par un apport à l’entre-
leur création est très élevé, de l’ordre de 95 %. Ces entreprises ont été sélection-
prise ou à l’inverse par une réduction
nées en fonction de critères qui sont des gages de réussite : de nombreuses repri-
de coûts. Elles s’appliquent de façon
ses d’activité, des capitaux de départ plus importants que la plupart des autres
dérogatoire et en contrepartie d’une
entreprises créées, des créateurs ayant une autre activité auparavant (souvent arti-
action engagée par l’entreprise.
sanale), une part importante d'entreprises en milieu rural. Par ailleurs, parmi les en-
treprises soutenues, la part de commerçants (dont les taux de survie sont Principales aides de l’État :
généralement moins bons) est faible. L’autre facteur explicatif de cette réussite est
le montant de l’aide régionale qui est élevé, égal au montant de départ de l’entre- L’Accre (aide aux chômeurs créa-
prise, qui leur permet ainsi de pouvoir investir ou constituer une réserve de précau- teurs ou repreneurs d’entreprises),
tion. créée en 1979, consiste en une exo-
Ce résultat entre bien dans l’objectif stratégique de cette aide régionale qui vise nération de charges sociales pen-
à dynamiser des projets porteurs et les accompagner dans leur croissance. dant un an et le cas échéant à un
maintien du revenu pendant les pre-
miers mois de la vie de l’entreprise.
reçue. Elle a moins d’effet pour les leur projet tandis qu’ils ne sont que 6 % D’autres dispositions de cette loi
chômeurs de plus d’un an. à employer trois salariés ou plus. Au sont entrées en vigueur courant
bout de trois ans, la part des entrepri- 2004.
Hausse sensible de l’emploi ses embauchant passe de 18 à 33 %,
salarié en trois ans les deux tiers n’ayant toujours pas de L’Eden (encouragement au dévelop-
salarié. pement d’entreprises nouvelles) aEn 2006, la plupart des créateurs
Entre 2006 et 2009, l’emploi total des été créé fin 1999. Ce dispositif vise à(82 %) sont seuls au démarrage de
jeunes entreprises a baissé de 11 % faciliter l’accès au crédit bancaire
tandis que dans le même temps par le biais d’une aide financière et à
l’emploi salarié augmentait deÉvolution de l'emploi salarié pallier l’inexpérience grâce à un ac-
par secteur d'activité 25 %. La baisse de l’emploi compagnement post-création. Trans-
entre 2006 et 2009 non-salarié s’explique par la ces- formé en prime en septembre 2001,
nombre sation d’un tiers des entrepri-1 200 il a retrouvé, en septembre 2004, le
ses. La hausse de l’emploi statut d’avance remboursable sur
1 000 2006 salarié vient de la croissance
2009 cinq ans.
800 des entreprises restantes. Cette
augmentation est plus impor- Les chèques-conseil permettent600
tante que pour la génération aux bénéficiaires de l’Accre et
400 2002, qui n’a progressé que de d’Eden d’être conseillés par des ex-
8 %. En 2009, l’emploi salarié
200 perts qualifiés dans de nombreux do-
croît sensiblement dans les ser- maines.
0 vices et le commerce, de l’ordre
Industrie erConstruction Commerce Services La loi n° 2003-721 du 1 août 2003de 40 %, mais diminue légère-
pour l’initiative économique (J.O.ment dans la construction (- 4 %Source : Insee, Enquête Sine
entre 2006 et 2009). Il pro- du 5 août 2003), vise à promouvoir
la création, la reprise et la transmis-gresse fortement dans l'Indre-
sion d’entreprise par un ensembleÉvolution de l'emploi entre 2006 et 2009 et-Loire, de près de 70 %, en
(premier semestre) de mesures simplifiant les formalitéspartie grâce à la forte crois-
administratives tout en permettantsance de quelques entrepri-nombre
6 000 un accompagnement social des pro-ses de services et d'une
jets.entreprise industrielle.5 000
Près de 5 200 emplois sont pré-
Emploi salarié4 000 La loi étend notamment les dispo-sents en 2009 au sein des entre-
Emploi non
3 000 sitifs Accre et Eden aux bénéficiairessalarié prises créées au premier
d’un contrat d’appui au projet d’entre-semestre 2006. Rapportés à
2 000
prise et n’impose plus de disposerune année, ce sont près de
1 000 d’un capital minimum de 7 500 euros12 000 emplois qui perdurent
dans le cas d’une création de sociététrois ans après la création, soit0
À la création, en 2006 Trois ans après, en 2009 à responsabilité limitée (Sarl).2 % de l'emploi régional. La
Source : Insee, Enquête Sine
4 4Insee
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Pour comprendre ces résultats
Définitions
Création d'entreprise : le concept de - la réactivation d'entreprise après même ces comparaisons car ces créa-
création d'entreprise englobe toutes une interruption de moins d'un an tions nereprésentent que5à7%de
les unités juridiques qui démarrent mais avec changement d'activité ; l'ensemble des créations et leur taux
une activité économique. Depuis le - la reprise par une entreprise nou- de survie n'est pas très différent de ce-
er
1 janvier 2007, la création d'entre- velle des activités d'une autre entre- lui de la moyenne des entreprises.
prise correspond à la mise en oeuvre prise s'il n'y a pas continuité entre la
Taux de survie à n années :propor-de nouveaux moyens de production. Il situation du cédant et du repreneur, en
tion d’entreprises créées (y compris re-s'agit d'un concept harmonisé au ni- termes d'activité et de localisation.
prises) une année donnée qui ontveau européen pour faciliter les com-
atteint leur nième anniversaire.paraisons. Cette nouvelle notion de Les taux de survie de la génération
création d'entreprise est plus large 2002 sont basés sur l'ancien concept
Taux de création : rapport du nombreque celle de création ex-nihilo puis- de création d'entreprise. La prise en
qu'elle inclut notamment : compte en 2002 de création d'entre- des créations d’entreprise d’une
- la réactivation d'entreprise dont la prise hors champ en 2006 peut rendre année au stock d’entreprises au
erdernière cessation remonte à plus les comparaisons entre générations 1 janvier de cette même année.
d'un an ; délicates. Cette étude réalise tout de
Méthodologie
1) L’enquête Sine Le dispositif a débuté en 1994 avec 2) Analyse « toutes choses égales
par ailleurs »l’interrogation des entreprises créées
Cette étude a pour source le dispositif
au premier semestre.
Sine (Système d’information sur les L’analyse des chances de survie à
L’analyse présentée ici repose essen-
nouvelles entreprises), qui est un sys- trois ans d’une entreprise est réalisée
tiellement sur l’enquête réalisée à l’au-tème permanent d’observation des à l’aide d’une régression logistique.
tomne 2009 et concerne lesnouvelles entreprises. Il a pour objectif Les effets de chaque facteur sont pré-
entreprises créées au premier se-de suivre pendant cinq ans les entrepri- sentés en écart par rapport à une situa-
mestre 2006. Les 2 159 entreprisesses nées une même année : on parle tion de référence notée « Ref ». Les
créées au premier semestre 2006 ende « génération » d’entreprises. L’ossa-
effets des autres variables sont annu-
région Centre et toujours activesture de ce système repose sur trois en-
lés, d’où une analyse « toutes choses
quêtes directes par voie postale : la fin 2009 ont été interrogées. Elles font
égales par ailleurs ». Plus le coeffi-
première intervient dès les premiers partie du champ ICS (industrie, com-
cient est élevé (et supérieur à 1), plus
mois de la création d’entreprise, la se- merce, services) qui couvre les activi-
la probabilité est forte que l’entrepriseconde est réalisée la troisième année tés marchandes de l’industrie, de la
atteigne son troisième anniversaire ;de son existence et la troisième au construction, du commerce et des ser-
plus il est faible (et inférieur à 1), plusbout de cinq ans. Seules les créations vices, à l’exclusion des activités finan-
la probabilité est faible que l’entre-pures et les créations par reprise sont
cières et de l’agriculture.
prise atteigne son troisième anniver-concernées par cette enquête, les créa-
saire.tions par réactivation ne le sont pas.
Pour en savoir plus
« Créations et créateurs d’entreprises - Enquête de 2009 : la génération 2006 trois ans après » ,
Insee Résultats n° 51, février 2011.Directeur de la publication
Dominique Perrin « Créations et créateurs d’entreprises en région Centre - Enquête 2007 : la génération 2002 cinq ans
après », Insee Centre Dossiers, juin 2010.
Coordination des études « La création d’entreprise en 2009 dopée par les auto-entrepreneurs » , Insee Première n° 1277,
Olivier Aguer
janvier 2010.
Équipe de projet « Nouvelles entreprises, cinq ans après : plus d’une sur deux est toujours active en 2007» , Insee
Bastien Fuentes Première n°1274, janvier 2010.
David Guillemain
« Créateurs d’entreprise en région Centre - comparaison des générations 2002 et 2006 » , InseeCatherine Montigny
Centre Dossiers, novembre 2008.
Rédactionenchef
« Création d’entreprise : l’expérience, une clé de réussite », Insee Centre Info n° 147, janvier 2008.Philippe Calatayud
Danielle Malody
Maquettiste / Webmestre Institut national de la statistique et des études économiques
Christian Leguay / Yves Dupuis Direction régionale du Centre
131 rue du faubourg Bannier
Relations médias 45034 Orléans Cedex 1
Martine Blouin Tél : 02 38 69 52 52 - Fax : 02 38 69 52 00
Renée Rabany www.insee.fr/centre
Exemplaire non destiné à la vente - ISSN n° 0986-976X - © Insee 2011
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