15 800 travailleurs concernés par la pauvreté dans le Gard

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Fin 2006, 15 800 allocataires des Caisses d'allocations familiales du Gard travaillent et vivent avec un niveau de ressources inférieur au seuil de bas revenus. Compte tenu de leurs ayants droit - conjoints et enfants - le nombre de personnes concernées par ce type de pauvreté s'élève à 38 500, soit 6 % de la population du département. L'isolement et la monoparentalité et un conjoint sans revenu d'activité sont les principaux facteurs aggravant du risque de pauvreté des travailleurs. La moitié des travailleurs pauvres sont concentrés dans les pôles urbains. Les bassins d'emploi d'Alès-La Grand-Combe et Ganges-Le Vigan sont les plus concernés. Près de 6 % des Gardois vivent dans un ménage de travailleur pauvre L'isolement, la monoparentalité et un conjoint sans revenu sont des facteurs aggravants Les jeunes et les plus âgés sont plus exposés au risque de pauvreté Plus de dépendance aux prestations sociales Une plus forte concentration dans les pôles urbains
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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pour l’économie du Languedoc-Roussillon
aoßt 2008N 7 -
15 8800 t travailleurs cconcernØs ppar lla ppauvretØ
dans lle GGard
Bernard TAILHADES - INSEE
Fin 2006, 15800 allocataires des Caisses d’allocations familiales du Gard travaillent et vivent
avec un niveau de ressources infØrieur au seuil de bas revenus.
Compte tenu de leurs ayants droit - conjoints et enfants - le nombre de personnes concernØes
par ce type de pauvretØ s’ØlŁve 38500, soit 6 % de la population du dØpartement.
L’isolement et la monoparentalitØ et un conjoint sans revenu d’activitØ sont les principaux fac-
teurs aggravant du risque de pauvretØ des travailleurs. La moitiØ des travailleurs pauvres sont
concentrØs dans les p les urbains. Les bassins d’emploi d’AlŁs-La Grand-Combe et Ganges-Le
Vigan sont les plus concernØs.
Structure de la population des allocataires
du dØpartement du Gard Unité : l’allocataire PrŁs de 6 % des Gardois vivent dans
un mØnage de travailleur pauvre
Au 31 dØcembre 2006, parmi l’ensemble des allo-
Allocataires
cataires des Caisses d’Allocations Familiales du 123 100
PopulationGard, 52700 occupent un emploi, que ce soit l’al-
couverte : 320 700 Allocataireslocataire lui-mŒme et/ou son conjoint. Pour 15800 Allocataires Allocataires actifs Étudiants ettravailleursà bas revenu 52 700 personnes ded’entre eux, le niveau de ressources du mØnage pauvres :52 900
plus de15 800reste infØrieur 845 euros par mois et par unitØ 65 ansPopulation de référence Population(1)de consommation , mŒme aprŁs prise en compte 107 300 couverte : PopulationPopulation
38 500 couverte :couverte :Populationdes allocations per ues. Ce montant est le seuil
165 800120 100couverte : 301 900
au-dessous duquel on considŁre que l allocataire
est en situation de bas revenus. Ainsi, 30 % des
(2)allocataires actifs du Gard sont dans ce cas.
Source: Insee - CAF 2006
En tenant compte des ayants droit des 15800 allo-
cataires travailleurs pauvres, ce sont 38500 personnes L isolement, la monoparentalitØ
au total qui vivent dans un foyer dont l’ensemble des et un conjoint sans revenu
revenus d’activitØ et des prestations sociales ne permet
sont des facteurs aggravantspas de dØpasser le seuil de bas revenus. Ces 38500 per-
sonnes reprØsentent 6 % de la population totale estimØe Dans les mØnages des allocataires travailleurs pauvres,
du dØpartement en 2006; parmi elles, 17400 sont des la part des familles monoparentales, des isolØs et des
enfants. familles sans enfant est plus importante que dans l’en-
semble des allocataires ayant un emploi. L absence d en-
(1) Voir mØthodologie et dØfinitions page 5 fant prive ces mØnages d allocations familiales qui
auraient pu constituer un complØment de revenu. Ils se
(2) Dans la suite de cet article, les allocataires d’un mØnage dans lequel situent ainsi sous le seuil de bas revenu.l’allocataire lui-mŒme et/ou son conjoint occupe(n)t un emploi seront
dØnommØs " allocataires actifs " et, parmi eux, ceux en situation de bas MalgrØ la prØsence d’un ou plusieurs enfants, les familles
revenus seront dØnommØs " allocataires travailleurs pauvres ".
monoparentales sont plus exposØes au risque de pau-
vretØ. Par dØfinition, le mØnage compte un seul adulte et
Cette Øtude a ØtØ rØalisØe la demande du Conseil gØnØral du ne dispose donc que d’un seul revenu d’activitØ. Les
Gard. Elle a ØtØ financØe conjointement par l Insee et le Conseil familles monoparentales reprØsentent ainsi 35 % des
gØnØral du Gard. mØnages de travailleurs pauvres, contre 21 % pour l’en-
semble des allocataires actifs ayant un emploi.
' INSEE 2008 15 800 travailleurs concernØs par la pauvretØ dans le Gard 1Chez les travailleurs pauvres, comme pour l’ensemble l inverse, la tranche d’ ge des 25 54 ans est la moins
des bas revenus, l’isolement augmente les risques de prØsente car mieux insØrØe sur le marchØ du travail et
prØcaritØ. Ainsi, la proportion d’allocataires vivant seul, percevant en gØnØral des prestations liØes aux enfants.
hommes et femmes, y est le double de celle enregistrØe
dans l’ensemble des allocataires ayant un emploi (32 Plus de dØpendance
contre 17 %). l inverse les couples avec enfants sont
aux prestations socialeslargement sous reprØsentØs (27 contre 60 %).
Plus les revenus d’activitØ sont ØlevØs, plus la part des
La prØsence d’un deuxiŁme salaire dans le couple prestations sociales, familiales et de logement diminue
engendre un surcro t de rØmunØration qui permet sou- dans l’ensemble des revenus du mØnage. En moyenne,
vent de dØpasser le seuil de bas revenu. Ainsi, 76 % des la part des prestations servies par les CAF reprØsente
allocataires ayant un emploi et vivant en couple ont leur 25 % de l’ensemble des revenus des allocataires tra-
conjoint qui per oit un revenu d’activitØ contre 40 % vailleurs pauvres, contre 14 % des revenus des alloca-
pour les mØnages d’allocataires travailleurs pauvres. taires actifs. Elle est en moyenne de 23 % pour les
parents isolØs, 26 % pour les personnes seules et atteint
Proportion d allocataires actifs 41 % pour les couples avec plus de trois enfants.
selon le type de mØnage et l activitØ du conjoint
dans le Gard Unité : % Parmi l’ensemble des allocataires travailleurs pauvres,
3000 per oivent l’un des trois minima sociaux versØs par
Couple avec enfant la caisse d allocations familiales. Il s agit du revenu mini-
Couple sans enfant mum d insertion pour les trois quarts d entre eux.
Allocataires travailleurs pauvres CumulØs aux revenus d’activitØ, ces minima sociaux
Allocataires actifs reprØsentent en moyenne 14 % de l’ensemble des pres-
Femme isolØe tations (prestations familiales et prestations de solidari-
tØ) versØes aux allocataires travailleurs pauvres. CetteHomme isolØ
proportion est plus ØlevØe pour les personnes seules
(25 %).Monoparental
Bi activitØ Une plus forte concentration
0 20 30 6010 40 50 70 80 dans les p les urbains
Lecture : Les familles monoparentales reprØsentent 21% des allocataires actifs.
Cette proportion est de 35 % parmi les allocataires travailleurs pauvres. L’agglomØration de N mes et les villes moyennes comme
Source: Insee - CAF 2006
AlŁs ou Bagnols-sur-CŁze concentrent une population
plus importante d’allocataires en difficultØ, tel que ceux
Les jeunes et les plus gØs sont plus percevant les minima sociaux ou les travailleurs pauvres.
exposØs au risque de pauvretØ
Ainsi, plus de la moitiØ des allocataires travailleurs pau-
Parmi les allocataires actifs, les plus touchØs par la pau- vres rØsident dans un p le urbain. La place occupØe par
vretØ sont ceux dont l’ ge correspond des difficultØs le parc locatif social dans les plus grandes villes explique
d’insertion sur le marchØ du travail, c est- -dire les jeu- en partie cette polarisation. Les hommes et les femmes
nes et les plus gØs. Acceptant des emplois moins rØmu- vivant seuls, les familles monoparentales sont beaucoup
nØrØs, ils sont plus souvent en situation de pauvretØ. plus prØsentes dans les villes que dans les communes
Ainsi, la proportion de jeunes de moins de 25 ans et celle pØriurbaines ou rurales. l inverse, les allocataires actifs
des plus de 55 ans sont deux fois plus importantes chez sont proportionnellement plus nombreux dans les cou-
les travailleurs pauvres que dans l’ensemble des alloca- ronnes pØriurbaines que privilØgient les familles avec
taires ayant un emploi. enfants.
RØpartition des allocataires actifs C’est dans le bassin d’emploi d’AlŁs-La-Grand-Combe
par tranche d ge que la proportion d’allocataires travailleurs pauvres dans
dans le Gard Unité : % l ensemble des allocataires actifs est la plus ØlevØe
(35 %). Cette proportion s’ØlŁve jusqu’ 45 % pour laAllocataires travailleurs pauvres
15 - 24 ans seule ville d’AlØs. Elle est de 33 % dans le bassin d’em-aires actifs
ploi de Ganges-Le-Vigan. Dans ces deux bassins d’em-
25 - 34 ans ploi, la part des salariØs bas revenus y est sensible-
ment de mŒme niveau que la moyenne dØpartementale
35 - 44 ans En revanche, les situations de monoparentalitØ et d’iso-
lement y sont plus frØquentes. Dans le bassin d’emploi
d’AlŁs, les couples dont les deux membres travaillent45 - 54 ans
sont moins nombreux.
55 - 64 ans
(Lire l’article: Un salariØ gardois sur cinq occupe un
20 40 emploi bas niveau de salaire - RepŁres synthŁse n 60 10 30 50
Lecture : Les 15-24 ans reprØsentent 7% des allocataires actifs. juillet 2008.)
Cette proportion est de 17 % parmi les allocataires travailleurs pauvres.
Source: Insee - CAF 2006
215 800 travailleurs concernØs par la pauvretØ dans le Gard ' INSEE 2008 l inverse, avec des secteurs Øconomiques plus rØmu- Le dØpartement du Gard concentre le quart des alloca-
nØrateurs et une prØdominance des familles avec taires travailleurs pauvres du Languedoc-Roussillon. La
enfants, dans le bassin d’emploi de Bagnols-sur-CŁze, la proportion d’allocataires travailleurs pauvres dans l’en-
proportion d’allocataires travailleurs pauvres parmi les semble des allocataires actifs est en dessous de la
allocataires actifs est infØrieure celle constatØe pour moyenne rØgionale (32 %). ExceptØ la LozŁre, dØparte-
l’ensemble du dØpartement (respectivement 25 % et ment plus rural, le Gard est le dØpartement rØgional oø
30 %). cette proportion est la moins ØlevØe.
Dans le bassin d’emploi de N mes, la proportion d’alloca-
taires travailleurs pauvres est sensiblement la mŒme
qu’au niveau dØpartemental (29,7 %).
Part des allocataires travailleurs pauvres dans l ensemble des allocataires actifs du Gard
cart la moyenne dØpartementale en point ( moyenne dØpartementale : 30 % )
Alès
Bagnols-sur-Cèze
Nîmes
Effectif
4 600
2 300
460
Ecart en point par rapport la moyenne (30 %)Ecarts à la moyenne départementale (30%)
10 - 70 (48)
0 - 10 (76)
-5 - 0 (52)
-30 - -5 (175)
Source: Insee - CAF 2006 ' IGN - INSEE 2008
' INSEE 2008 15 800 travailleurs concernØs par la pauvretØ dans le Gard 3CaractØristiques de l ensemble des allocataires actifs
et des allocataires travailleurs pauvres du dØpartement du Gard
Allocataires
Allocataires
% travailleurs % Part %
actifs
pauvres
Total 52 700 15 800 30
Types de mØnage
Couple avec enfants 31 400 60 4 300 27 14
Couple sans enfant 1 400 3 900 6 65
IsolØ femme 4 600 9 2 700 17 60
IsolØ homme 4 100 8 2 400 15 58
Monoparental 11 200 21 5 500 35 50
Bi activitØ 24 900 76 2 100 40
Ages
15-24 ans 3 800 7 2 600 17 70
25-34 ans 13 900 26 3 600 23 26
35-44 ans 23 700 45 5 500 35 23
45-54 ans 10 000 19 3 400 21 34
55-64 ans 1 400 3 800 5 55
CatØgories de communes
Espace urbain dont 37 200 71 11 200 70 30
Pôle urbain 23 200 44 8 300 53 36
Couronne d'un pôle urbain 9 900 19 1 900 12 19
Commune multipolarisée 4 100 8 1 000 6 23
Espace rural 15 400 29 4 600 29 30
Bassin d’emploi
AlØs-La Grand Combe 9 800 19 3 400 22 35
Bagnols sur CŁze 8 500 16 2 100 13 25
Ganges Le Vigan 2 500 5 800 5 33
N mes 31 800 60 9 400 60 30
DØpartements
Aude 24 300 12 7 900 13 33
Gard 52 700 27 15 800 26 30
HØrault 82 300 42 26 500 43 32
LozØre 6 000 3 1 300 2 22
PyrØnØes Orientales 30 900 16 10 500 17 34
Languedoc-Roussillon 196 200 100 62047 100 32
Source: Insee - CAF 2006
Pour en savoir plus sur les travailleurs pauvres
Les facteurs favorisant la pauvretØ des travailleurs tiennent la fois aux caractØristiques du mØnage, de l’individu mais Øgale-
ment l’insuffisance des revenus d’activitØ. Les limites des sources statistiques ne permettent pas de traiter simultanØment ces
deux aspects. La source CAF utilisØe ici permet d’aborder la pauvretØ des travailleurs par le biais des mØnages d’allocataires ?
leur lieu de rØsidence. Le revenu utilisØ pour dØterminer la population des allocataires actifs bas revenu est composØ du reve-
nu d’activitØ et des prestations. Si l’on te les prestations sociales l’ensemble du revenu, le revenu d’activitØ des allocataires
travailleurs pauvres correspond environ 60 % du SMIC (580 euros par mois en 2005).
Ce seuil permet de caractØriser les salariØs bas revenu dans l’ensemble des salariØs issus de la source des DØclarations
Annuelles de DonnØes Sociales. A partir de cette source, les diffØrents facteurs dØterminants du niveau de bas revenu des sala-
riØs - conditions d’emploi, ge, Csp, activitØ et taille de l’Øtablissement employeur - seront abordØs.
Lire l’article : «Un salariØ gardois sur cinq occupe un emploi bas niveau de salaire» - RepŁres synthŁse n 6 aoßt 2008.
415 800 travailleurs concernØs par la pauvretØ dans le Gard ' INSEE 2008MØthodologie et sources
Les donnØes prØsentØes ici sont issues du fichier des allocataires des Caisses d’allocations familiales au 31 dØcembre 2006. Le
foyer allocataire est composØ de l’allocataire, de son conjoint, des enfants et autres personnes charge prises en compte pour le
calcul de certaines prestations.
Pour des raisons mØthodologiques, certains allocataires dont les ressources sont mal apprØhendØes sont exclus de l’approche reve-
nus, notamment les Øtudiants ne percevant qu’une aide au logement, les allocataires de 65 ans ou plus et ceux dont le conjoint
est gØ de 65 ans ou plus (le minimum vieillesse n’Øtant pas imposable).
Afin de pouvoir comparer les revenus des foyers allocataires, de taille et de composition dØmographique diffØrente, on considŁre
leur Revenu par unitØ de consommation (RUC), soit un revenu par Øquivalent adulte. Celui-ci est calculØ partir du revenu annuel
du foyer allocataire dØclarØ la CAF (2005 pour les donnØes au 31 dØcembre 2006) augmentØ du montant des prestations ver-
sØes par la CAF et per ues pour le mois de dØcembre 2006.
Le nombre d’unitØs de consommation est calculØ en utilisant les pondØrations suivantes: 1 UC pour le premier adulte; 0,5 UC pour
toute autre personne de 14 ans ou plus; 0,3 UC pour toute autre personne de moins de 14 ans; 0,2 UC supplØmentaire pour les
familles monoparentales.
DØfinitions
Allocataire bas revenus
Un allocataire est dit " bas revenus " lorsque le revenu par unitØ de consommation est infØrieur 60 % du revenu mØdian par
unitØ de consommation de la population de rØfØrence. Il est calculØ au niveau national partir de l’EnquŒte revenus fiscaux (ERF)
qui fait rØfØrence pour la mesure de la pauvretØ monØtaire. Le seuil des bas revenus est fixØ 845 par unitØ de consommation
pour les donnØes au 31 dØcembre 2006.
A titre indicatif, un couple sans enfant ou une famille monoparentale avec un enfant de moins de 14 ans sont considØrØs bas
revenus si leurs ressources mensuelles sont au plus Øgales 1267,5 . Pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans,
ces ressources doivent Œtre au plus Øgales 1774,5 .
Allocataire travailleur pauvre
Un " travailleur pauvre " est dØfini comme toute personne active ayant travaillØ au moins un mois dans l’annØe et dont le niveau
de vie est infØrieur au seuil de pauvretØ. Les donnØes sont issues de l’enquŒte revenus fiscaux (ERF) mais ne peuvent Œtre dØcli-
nØes au niveau rØgional.
Dans cette Øtude, le concept utilisØ diffŁre quelque peu et plut t que de parler de " travailleurs pauvres " on parlera " d’alloca-
taires bas revenu ayant un emploi ", c’est dire tout allocataire appartenant un mØnage dans lequel lui-mŒme et/ou son
conjoint dans le cas d’un couple, occupe(nt) un emploi, mais dont le montant des ressources est infØrieur au seuil de bas reve-
nu (60 % du smic).
Population couverte
La population couverte est composØe de l allocataire, de son conjoint ainsi que les enfants et/ou Øventuelles personnes charge
de l allocataire.
www.insee.fr
Directeur de la publication: Henri THERON
INSEE Languedoc-Roussillon 274, allØe Henri II de Montmorency 34064 Montpellier CEDEX 2
Exemplaire non destinØ la vente(*)TØlØphone: 0467157000 TØlØcopie: 0467157171 Information du public : 0825889452 ISSN n 1286-4218
(*)MØl: insee-contact@insee.fr 0,15 euro la minute ' INSEE 2008

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