16 900 euros par Rhônalpin pour consommer et épargner

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Revenus 16 900 € par Rhônalpin N° 51 - Mars 2006 pour consommer et épargner Près de 10 % de la richesse nationale est produite en Avec un produit intérieur brut (PIB) de près de Entre 1990 et 2003, le taux de croissance annuelRhône-Alpes, un résultat 150 milliards d’euros en 2003, Rhône-Alpes est moyen du PIB en volume (à prix constants) varieconforme à son poids la deuxième région économique du pays, loin de 2,8 % dans les Pays de la Loire à moins de démographique. derrière l’Île-de-France (449 milliards) et devant 1,4 % en Champagne-Ardenne, en Lorraine ou Pour comparer les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (112 milliards). A en Auvergne. Un «croissant dynamique», entre elles, on peut rapporter elles seules, ces trois régions produisent 46 % regroupant les régions de l’ouest, du sud et du leur produit intérieur brut du PIB français. sud-est de la France, s’oppose à une France du (PIB) à leur population ou à nord et du centre, où le PIB a augmenté moinsL’activité économique rhônalpine est à l’origine leur nombre d’emplois. La vite qu’au niveau national. Rhône-Alpes fait partiede 9,6 % de la richesse produite en France de cette zone dynamique, avec un taux deproportion de retraités ou de métropolitaine, poids conforme à la population croissance annuel de 2,0 %, un peu supérieur àde la région. Mais elle représente 13,5 % de cellechômeurs explique souvent la moyenne métropolitaine (1,9 %).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Revenus
16 900 € par Rhônalpin
N° 51 - Mars 2006 pour consommer et épargner
Près de 10 % de la richesse
nationale est produite en
Avec un produit intérieur brut (PIB) de près de Entre 1990 et 2003, le taux de croissance annuelRhône-Alpes, un résultat
150 milliards d’euros en 2003, Rhône-Alpes est moyen du PIB en volume (à prix constants) varieconforme à son poids
la deuxième région économique du pays, loin de 2,8 % dans les Pays de la Loire à moins de
démographique. derrière l’Île-de-France (449 milliards) et devant 1,4 % en Champagne-Ardenne, en Lorraine ou
Pour comparer les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (112 milliards). A en Auvergne. Un «croissant dynamique»,
entre elles, on peut rapporter elles seules, ces trois régions produisent 46 % regroupant les régions de l’ouest, du sud et du
leur produit intérieur brut du PIB français. sud-est de la France, s’oppose à une France du
(PIB) à leur population ou à nord et du centre, où le PIB a augmenté moinsL’activité économique rhônalpine est à l’origine
leur nombre d’emplois. La vite qu’au niveau national. Rhône-Alpes fait partiede 9,6 % de la richesse produite en France
de cette zone dynamique, avec un taux deproportion de retraités ou de métropolitaine, poids conforme à la population
croissance annuel de 2,0 %, un peu supérieur àde la région. Mais elle représente 13,5 % de cellechômeurs explique souvent
la moyenne métropolitaine (1,9 %). Selon cetproduite par les régions de province, soitune partie des écarts
èmeindicateur, elle se situe au 7 rang national. Ladavantage que le poids démographique deconstatés. Selon l’indicateur
er région se distingue notamment par ses industriesRhône-Alpes (12 % au 1 janvier 2004). Depuisretenu, Rhône-Alpes se situe
des équipements électriques et électroniques1990, la contribution de Rhône-Alpes au PIB deème èmeau 2 ou 3 rang national. ainsi que par les transports, qui affichent un poidsla France métropolitaine est restée stable. La
Ce PIB est en partie et une croissance très supérieurs à la moyennepart des régions de tradition industrielle du nord
redistribué aux habitants de nationale. Parallèlement, elle bénéficie aussi deet de l’est de la France a diminué, au bénéfice
la région, mais pour bien la diversité de son tissu productif. Sur la périodedes régions de l’ouest et du sud.
estimer leurs revenus, il faut
Le «croissant périphérique» dynamiqueégalement tenir compte des
transferts sociaux. En 2003,
chaque Rhônalpin dispose en
moyenne de 6 % de plus que
la moyenne des habitants de
province pour consommer et
épargner.
Taux de croissance annuel
moyen du PIB de 1990 à 2003
( % par an en volume)
Valérie Genay
2,4 - 2,8
Sylvie Galha
1,9 - 2,4
1,6 - 1,9
1,3 - 1,6
Ce numéro de La Lettre-Analyses est
téléchargeable à partir du site Internet
www.insee.fr/rhone-alpes,
à la rubrique « Publications ».
Source : Insee, comptes régionaux base 2000
© Insee 2006 - IGN 19991990-2003, une forte spécialisation sectorielle 2003, son PIB par habitant s’élève
a en effet constitué un facteur de fragilité : dans à 25 500 euros, soit 12 % de plus que la
la plupart des régions concernées, situées moyenne de province (22 800). Cette différence
notamment au nord et au centre de la France, de classement s’explique par le fait que lePlusieurs indicateurs
le taux de croissance a été plus faible qu’au nombre d’emplois par rapport à la population estpour analyser le PIB
niveau national. plus important en Rhône-Alpes qu’en Provence-
d’une région Alpes-Côte d’Azur, notamment parce que laL’importance de la contribution de Rhône-Alpes
région est plus jeune et bénéficie d’un chômageau PIB national ne peut cependant pas être
plus faible.directement interprétée comme un indicateur de
La proportion de personnes âgéesla richesse de ses habitants. En effet, plus une
de 20 à 59 ans, c’est-à-dire en âge de travailler,région est grande, plus elle contribue à la
est parmi les plus fortes de France et le taux derichesse nationale. Pour s’affranchir de cet effet
chômage régional s’établissait à 8,9 % fin 2003taille, le PIB doit être rapporté au nombre
contre 10 % au niveau national. Au contraire, lad’emplois ou d’habitants. Le PIB par emploi est
population de Provence-Alpes-Côte d’Azur estun indicateur de productivité du travail, même
plutôt âgée et le taux de chômage y est élevé.s’il reste en partie approximatif car il dépend de
Avec un nombre d’emplois plus faible, cettela structure économique des régions. En 2003,
région affiche ainsi un PIB par emploi plus élevéil s’établit à 61 900 euros par emploi en Rhône-
ème que Rhône-Alpes, alors que le PIB par habitantAlpes, qui se situe au 3 rang national, après
y est moins important. La comparaison del’Île-de-France (83 600) et Provence-Alpes-Côte
régions entre elles à partir des indicateurs ded’Azur (63 700). Il est inférieur à la moyenne
PIB par habitant ou par emploi doit donc êtremétropolitaine, tirée vers le haut par la région
effectuée avec prudence et nécessite d’examinerparisienne, mais supérieur de près de 6 % à la
le rapport entre le nombre d’emplois etmoyenne des régions de province (58 600).
d’habitants.Si l’on rapporte le PIB au nombre d’habitants,
èmeRhône-Alpes se situe à la 2 place, Provence- Par ailleurs, l’évolution du PIB par habitant sur
èmeAlpes-Côte d’Azur n’occupant que la 4 . En la période 1990-2003 diffère parfois de celle du
PIB, du fait de tendances démographiques
contrastées. Elle fait apparaître une croissanceLe PIB par habitant est, en Rhône-Alpes, supérieur de 12 % à la
soutenue à l’ouest et au nord. Ainsi, en Basse-
moyenne des régions de province Normandie, Haute-Normandie, Limousin et
Nord-Pas-de-Calais, où la croissance du PIB estPIB en 2003 Taux de croissance
PIB par emploi enPIB par habitant en Taux d’emploi(en milliards annuel du PIB en plutôt faible, le PIB par habitant évolue plus
2003 (en euros)2003 (en euros) en 2003 (1)d’euros) volume 1990-2003
favorablement qu’au niveau national.en %
Inversement, au sein du «croissant dynamique»,
Rhône-Alpes 149,6 2,04 25 504 61 892 41,2 le PIB par habitant de plusieurs régions
Province 1 111,3 1,96 22 775 58 634 38,8
augmente moins vite que la moyenne. C’est leFrance métropolitaine 1 560,2 1,92 25 991 64 151 40,5
cas de Rhône-Alpes et également du
Source : Insee : valeurs 1990-2002 définitives, et 2003 semi-définitives. Languedoc-Roussillon et de Provence-Alpes-
(1) rapport entre le nombre d’emplois et le nombre d’habitants * 100
Côte d’Azur. Même si elle est supérieure à la
er moyenne, la hausse du PIB en Rhône-Alpes estRhône-Alpes au 1 rang des régions de province pour le PIB
inférieure à l’accroissement de sa population.èmepar habitant, au 2 pour le PIB par emploi
Le PIB par habitant d’une région n’est cependant
PIB par habitant en 2003 (euros)
pas un indicateur de revenu par habitant. En
26 000 effet, bien qu’il soit en partie redistribué aux
Rhône-Alpes
personnes ayant un emploi, il ne tient pas compte
25 000
Alsace des revenus de transferts (retraites, allocations
sociales…). De plus, il correspond à l’activité24 000 Champagne- Provence-Alpes-Pays de la Loire
AquitaineArdenne d’agents économiques qui ne résident pasCôte d’Azur
Haute-Normandie23 000 Midi-Pyrénées Centre forcément dans la région : les emplois d’une
Franche-Comté Province région occupés par des résidents d’une autreBretagne Bourgogne
22 000 Limousin région augmentent le PIB par habitant de laPoitou-Charentes
Auvergne
Lorraine première région et le revenu par habitant de laBasse-
21 000 Normandie Picardie seconde. C’est pourquoi l’analyse du revenuNord-Pas-de-Calais
Corse Languedoc-Roussillon disponible brut des ménages constitue une20 000
meilleure approche de la richesse des habitants.
19 000 En Rhône-Alpes, Alsace et Champagne-PIB par emploi
52 000 54 000 56 000 58 000 60 000 62 000 64 000
en 2003 (euros) Ardenne, la part de la richesse produite est égale
Source : Insee, données semi-définitives ou presque à la part du revenu perçu. Les autres
Afin d'assurer une bonne lisibilité du graphique, l'Île-de-France n'est pas représentée. Elle se situe aux extrêmes avec un PIB régions de province, où la population est plus
par habitant de 40 000 euros et un PIB par emploi de 83 600 euros. âgée et/ou le taux de chômage est élevé,
2 © Insee Rhône-Alpes - La Lettre Analyses n° 51 - mars 2006Un Rhônalpin dispose de 6 % de revenus de plus que la moyenne des
provinciaux pour consommer et épargner
Rhône-Alpes Province France métropolitaineComposantes du revenu des ménages en 2003
en euros en % en eurosen % en euros en %
Excédent brut et revenu mixte (1) 3 823 22,6 3 692 23,1 3 862 22,9
Salaires et traitements bruts 10 091 59,6 8 978 56,2 10 062 59,7
Cotisations sociales des salariés et des non-salariés -1 701 -10,0 -1 546 -9,7 -1 674 -9,9
Impôts -2 181 -12,9 -1 952 -12,2 -2 313 -13,7
Prestations sociales (en espèces) 5 094 30,1 5 129 32,1 5 099 30,2
Autres (2) 1 799 10,6 1 675 10,5 1 814 10,8
Revenu disponible brut par habitant 16 925 100,0 15 976 100,0 16 850 100,0
Source : Insee - Comptes économiques régionaux des ménages (premières estimations provisoires)
(1) Pour les entreprises individuelles (qui font partie des ménages au sens de la comptabilité nationale), l’excédent brut d’exploitation (EBE) est
appelé «revenu mixte», car il intègre à la fois la rémunération du travail effectué par le propriétaire de l’entreprise et son profit en tant qu’entrepreneur.
(2) Autres = revenus de la propriété (intérêts, revenus des sociétés, revenus attribués aux assurés, revenus des terrains et gisements) + autres
transferts courants.
bénéficient davantage des effets de la seulement 19 % de la population.
redistribution d’une partie de la richesse nationale Si le PIB est à l’origine d’une partie du revenu
sous forme de retraites ou d’allocations sociales. des ménages, notamment par le biais des salaires
L’Île-de-France constitue un cas atypique. En versés, le revenu disponible constitue, en retour,La richesse
2003, elle contribue à 29 % de la richesse l’un des principaux moteurs de la croissancenationale est nationale mais ne reçoit que 23 % du revenu. économique, par le biais de la consommation des
redistribuée entre Cet écart vient de la jeunesse de sa population ménages. Il correspond en effet au montant des
et de l’effet très important des migrationsles régions revenus qui restent à disposition des ménages
quotidiennes : le nombre d’actifs venant travailler pour consommer mais également pour épargner,
en Île-de-France est supérieur de près de une fois payés les impôts et cotisations sociales.
200 000 au nombre de Franciliens ayant un En 2003, le revenu disponible brut des
emploi dans une autre région. Ainsi, cette région Rhônalpins s’établit à plus de 99 milliards d’euros.
concentre 31 % des emplois nationaux pour Cela confère à la région, au sein de la France
métropolitaine, un poids proche de sa contribution
De la richesse produite au revenu disponible au PIB, légèrement inférieur à 10 %. En revanche,
par rapport à l’ensemble de la province, Rhône-Les comptes régionaux sont établis en «en volume». Pour l’obtenir, on isole l’impact
Alpes reçoit un peu moins de 13 % du revenuconformité avec le Système Européen des des variations de prix.
disponible, soit près d’un point de moins que saComptes 1995 (Sec95). Ils sont désormais Le revenu primaire est le revenu que les
part dans le PIB. En utilisant le PIB commepubliés en base 2000. Pour le PIB, les données ménages tirent de leur contribution à l’activité
1990 à 2002 sont des données définitives, les indicateur de richesse, on surestime donc un peuéconomique, soit directement (revenu
données 2003 sont semi-définitives. Pour le le revenu des habitants de la région.d’activité salariée ou non salariée), soit
revenu disponible brut, les données 2001 et indirectement (revenu de placement mobilier En 2003, chaque Rhônalpin dispose en moyenne
2002 sont semi-définitives, les données 2003 ou immobilier). C’est un revenu avant de 16 900 euros pour consommer et épargner.sont des premières estimations provisoires, qui redistribution. Le revenu disponible brut des
C’est légèrement plus qu’un habitant de Franceferont l’objet d’une révision. ménages, au sens de la comptabilité
métropolitaine (16 850 €) et nettement plus quenationale, est le revenu résultant de laLe Produit Intérieur Brut (PIB) correspond à la moyenne des provinciaux (16 000 €), l’écartrépartition de la valeur ajoutée, de lala richesse que produit l’économie d’un pays. Il
se chiffrant à 6 %. Ce revenu classe la région audistribution des revenus de la propriété et desest égal à la somme des valeurs ajoutées brutes
opérations de redistribution. troisième rang national, au coude à coude avecaugmentées des impôts sur les produits (TVA,
l’Alsace, mais nettement devant Provence-Alpes-droits de douanes, taxes spécifiques) moins les
Pour établir le revenu disponible brut (RDB), Côte d’Azur. Il reste cependant inférieur de 18 %subventions sur les produits. La valeur ajoutée
à partir du revenu primaire :
est la différence entre la valeur des biens ou à celui de la population francilienne. Cet écart
a) on ajoute les transferts reçus par lesservices produits par une entreprise ou une s’explique par la présence, en Île-de-France, de
ménages résidents : prestations socialesbranche et celle des biens et services utilisés nombreux sièges sociaux avec des postes de
autres que les transferts sociaux en naturepour la production (consommations direction et de haut encadrement, générant ainsi(c’est-à-dire, pour l’essentiel, autres que lesintermédiaires). des salaires élevés et d’importants revenus deremboursements de sécurité sociale) ; il s’agit
L’estimation des valeurs ajoutées régionales la propriété.principalement des retraites et pré-retraites,
repose sur l’utilisation des fichiers des comptes
des allocations chômage, des allocations Ce classement de Rhône-Alpes par rapport à cesdes entreprises intégrés dans le Système Unifié
familiales. trois autres régions n’est pas remis en cause side Statistiques d’Entreprises (Suse) et des
b) on retranche les impôts courants sur le l’on prend en compte d’autres indicateurs deDéclarations Annuelles de Données Sociales
revenu et le patrimoine, ainsi que les(DADS) ainsi que du répertoire SIRENE®. La revenu de source fiscale. Ceux-ci sont calculés
cotisations sociales versées par les ménages.structure des valeurs ajoutées régionales ainsi différemment, ils ne comprennent pas certaines
déterminée est appliquée au PIB de la Le RDB correspond donc au revenu primaire charges déductibles ou abattements fiscaux et
métropole pour en déduire les PIB régionaux. corrigé des transferts nets de redistribution, n’intègrent pas les revenus de transferts non
L’évolution du PIB en valeur n’est pas en soi c’est-à-dire au revenu qui reste à la disposition imposables. Dans la région en 2003, le revenu
une information suffisante ; pour évaluer la des ménages résidents de la région, pour la fiscal moyen s’établit à 17 000 € par foyer fiscal
croissance, seule compte vraiment l’évolution consommation et l’épargne. et à 12 400 € par personne.
3© Insee Rhône-Alpes - La Lettre Analyses n° 51 - mars 2006importante (72 %). Cela s’explique là encore, dans En 2003, le revenu disponible brut par habitant
les deux cas, par la relative jeunesse de la
varie de 13 900 à 20 600 euros selon les régions population, dont une grande proportion est en âge
Île-de-France de travailler, et par un taux de chômage inférieur
Alsace à la moyenne. Le niveau plus élevé des salairesRhône-Alpes
France métropolitaine offerts joue également. Il est en partie lié à la
Centre
présence de nombreux cadres.Limousin
Bourgogne
En Rhône-Alpes, les revenus d’activité sontProvence-Alpes-Côte d’Azur
Auvergne surtout des salaires, l’excédent brut d’exploitationFranche-Comté
Haute-Normandie caractérisant plutôt des régions à vocation
Aquitaine
agricole et/ou avec une tradition de petitesProvince
Lorraine entreprises, comme par exemple l’Aquitaine, la
Picardie
Champagne-Ardenne Bretagne, la Bourgogne ou le sud-ouest. Ainsi,
Midi-Pyrénées
Rhône-Alpes fait partie des régions situées à l’estPoitou-Charentes
Pays de la Loire d’une ligne Le Havre-Marseille où, historiquement,
Bretagne
Basse-Normandie le salariat s’est développé le plus vite.
Languedoc-Roussillon
Corse Symétriquement, c’est en Rhône-Alpes et en
Nord-Pas-de-Calais Alsace que la part des prestations sociales dans
14 000 15 000 16 000 17 000 18 000 19 000 20 000 21 00012 000 13 000 le revenu disponible des ménages est la plus
Source : Insee - Comptes économiques régionaux des ménages (premières estimations provisoires) faible, de l’ordre de 30 % en 2003. Les Franciliens
constituent là aussi un cas particulier, avec unDans toutes les régions, le revenu disponible brut
taux de 24 %. Ces prestations sontdes ménages est principalement constitué de
essentiellement constituées des retraites et pré-revenus liés à l’exercice d’une activité
retraites, des allocations chômage, desprofessionnelle (salaires nets et excédents bruts
allocations familiales. Elles caractérisent lesd’exploitation des entrepreneurs individuels),
régions âgées et/ou en difficultés économiques,avec une part qui varie de 67 % en Limousin et
comme le Limousin ou le Languedoc-Roussillon,en Languedoc-Roussillon à 83 % en
où leur part avoisine 35 %.Île-de-France. Rhône-Alpes est, avec l’Alsace,
la région de province où cette part est la plus
PIB : comparaisons internationales délicates
Pour faciliter les comparaisons, le calcul des PIB cadre des «Quatre moteurs pour l’Europe». Pour le
fait l’objet d’une harmonisation internationale PIB par habitant, le Bade-Wurtemberg (en fait
èmepoussée, notamment entre les pays européens. Le composé de quatre régions) se classe ainsi au 29
ème èmeniveau des prix pouvant être très différent d’un pays rang, la Lombardie au 31 et la Catalogne au 136 .
à l’autre, il faut convertir le PIB en standard de Du point de vue du PIB par habitant en SPA, les
èmepouvoir d’achat (SPA). C’est la méthode dite des écarts se resserrent, avec des rangs variant du 18
èmeparités de pouvoir d’achat (PPA), nécessitant de pour la Lombardie au 62 pour la Catalogne.
comparer directement les prix entre pays pour Ces classements sont toutefois à considérer avec
calculer les agrégats dans un système commun. précaution dans la mesure où l’estimation des indicesINSEE Rhône-Alpes
165, rue Garibaldi - BP 3184 Pour l’Union Européenne, ce travail est coordonné de prix en SPA est sujette à de forts aléas (constitution
69401 Lyon cedex 03 par Eurostat. de paniers de biens équivalents dans les pays, mode
Tél. 04 78 63 28 15
Les disparités sont plus grandes pour le PIB par de collecte des prix des produits…). Il est surtoutFax 04 78 63 25 25
habitant que pour le PIB par habitant en SPA, les difficile de classer correctement des pays ou régionsDirecteur de la publication :
Etienne Traynard pays les moins riches ayant en général des prix plus dont la richesse par habitant ne diffère pas
Rédacteur en chef : bas. significativement. Des réflexions sur la révision des
èmeLionel Espinasse En 2002, Rhône-Alpes se situe au 62 rang des PPA sont menées par Eurostat et l’OCDE.
Tarifs des numéros simples : 213 régions de l’Europe des 15 pour le PIB par Pour en savoir plus : «Le recul du PIB par habitant de la2,3 € le numéro èmehabitant et au 54 pour le PIB par habitant en SPA. France traduit surtout l’imperfection des comparaisonsAbonnement 15 numéros par an
Elle est dans une position intermédiaire par rapportminimum (plus L'année économique internationales», Insee, Economie et Statistique n°354,
et sociale) : aux trois régions avec lesquelles elle a engagé, 2002
France : 32 € depuis 1988, une coopération économique dans le
Etranger : 40 €
Code SAGE LET5128
Pour vos demandes d'informations Pour en savoir plus
statistiques :
- site www.insee.fr - www.insee.fr (rubrique «La France en faits et- «Les produits intérieurs bruts régionaux en
- n° 0 825 889 452 (lundi à vendredi chiffres» puis «Economie» et «Données détaillées»2003 : forte concentration spatiale et dynamismes
de 9h à 17h, 0,15 € la minute)
pour les PIB, «Revenus-salaires et «Donnéescontrastés», Insee Première n°1055, décembre 2005.
- message à insee-contact@insee.fr
détaillées» pour les revenus des ménages).- «Le resserrement des revenus des ménages entre
Dépôt légal n° 1004, mars 2006
les régions de 1982 à 1996», Insee Première n°617,
© INSEE 2006 - ISSN 1165-5534
novembre 1998.
4 © Insee Rhône-Alpes - La Lettre Analyses n° 51 - mars 2006

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