Année économique et sociale 2007 en Guyane

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Emploi-Chômage Les établissements publics d’enseignement, principaux acteurs des contrats aidés Comme pour les inscrits à En 2005, les nouveaux n 2007, 2 455 CAE ont été si- l’ANPE, les femmes sont ma-Egnés dont 61 % pour un re-contrats du Plan de Co- joritaires (60 %). Plus des deux nouvellement de contrat. Le taux hésion Sociale (PCS) ont tiers des bénéficiaires n’ont de prise en charge par l’État (84 profondément modifé les aucun diplôme. %) de ces contrats est supérieur En 2007, 318 CAV contrats ont à ce qui est observé en France politiques de l’emploi du été signés et seulement 12 % métropolitaine (75 %) et aux secteur non marchand. sont des renouvellements. Le Antilles (80 %). Néanmoins, la Deux mesures se distin- taux de prise en charge (87 %) durée hebdomadaire moyenne de ces contrats est supérieur à des contrats en Guyane n’est guent sur le territoire ce qui observé en France métro-que de 22 heures contre 24 heu-guyanais, le Contrat d’Ac- politaine (84 %) et aux Antilles res en France métropolitaine et compagnement dans l’Em- (75 %). Contrairement aux CAE, 26 heures aux Antilles. La du- la durée hebdomadaire moyenne ploi (CAE) et le contrat rée moyenne des contrats est la des CAV est l’une des plus fortes même qu’en France métropolitai-d’Avenir (CAV). Le dé- de France.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Emploi-Chômage
Les établissements publics
d’enseignement,
principaux acteurs
des contrats aidés
Comme pour les inscrits à En 2005, les nouveaux n 2007, 2 455 CAE ont été si-
l’ANPE, les femmes sont ma-Egnés dont 61 % pour un re-contrats du Plan de Co-
joritaires (60 %). Plus des deux nouvellement de contrat. Le taux
hésion Sociale (PCS) ont tiers des bénéficiaires n’ont de prise en charge par l’État (84
profondément modifé les aucun diplôme. %) de ces contrats est supérieur
En 2007, 318 CAV contrats ont à ce qui est observé en France politiques de l’emploi du
été signés et seulement 12 % métropolitaine (75 %) et aux secteur non marchand. sont des renouvellements. Le Antilles (80 %). Néanmoins, la
Deux mesures se distin- taux de prise en charge (87 %) durée hebdomadaire moyenne
de ces contrats est supérieur à des contrats en Guyane n’est guent sur le territoire
ce qui observé en France métro-que de 22 heures contre 24 heu-guyanais, le Contrat d’Ac-
politaine (84 %) et aux Antilles res en France métropolitaine et
compagnement dans l’Em- (75 %). Contrairement aux CAE, 26 heures aux Antilles. La du-
la durée hebdomadaire moyenne ploi (CAE) et le contrat rée moyenne des contrats est la
des CAV est l’une des plus fortes même qu’en France métropolitai-d’Avenir (CAV). Le dé-
de France. Elle est de 26 heu-ne (8,5 mois) mais nettement in-
ploiement de l’ensemble res contre 25 heures en France férieure à ce qui est pratiqué aux
de ces contrats a permis Métropolitaine et aux Antilles. Antilles (12 mois). Compte tenu
Même constat pour la durée de la structure et de l’évolution d’accueillir un public
moyenne des contrats qui est de la démographie guyanaise et jeune, peu diplômé, ou en de 21,5 mois en Guyane contre de ses répercussions sur le sys-
chômage de longue durée. 10,5 mois en France métropo-tème scolaire, une grande partie
litaine et 17 mois aux Antilles. des contrats (2 sur 5) est signée
Les femmes sont les principales avec des établissements publics
bénéficiaires de la mesure repré-d’enseignement. Les commu-
sentant 72 % des contrats CAV. nes sont les seconds organismes
Comme pour le CAE, les person-contractants, avec près de 30 %
nes sous contrat ont un niveau des contrats signés.
de formation s’arrêtant au collè-Parmi les bénéficiaires, plus de
ge ou moins (72 %). L’obtention 90 % sont inscrits à l’ANPE et
du CAV est soumise à la percep-20 % d’entre eux touchent des
tion de minima sociaux. Neuf minima sociaux (RMI, ASS, API).

N° 70 - Guyane - Septembre 2008Emploi-Chômage
fois sur dix, les bénéficiaires le jeux démographique et écono-
touchent depuis plus de 6 mois. mique de la Guyane ne peuvent
Pour les deux tiers, l’allocation pas reposer uniquement sur des
perçue est le RMI. Les établisse- mesures de contrats aidés et
ments publics d’enseignement surtout ne pourront pas suffire
sont les organismes qui sollici- à faire face à l’arrivée massive
tent le plus ce type de contrat d’actifs sur le marché du travail.
(80 %).
En définitive, le dispositif joue
actuellement bien son rôle de
tampon social même si les en- Benoit HURPEAU
DDTEFP de la Guyane
Le contrat d’accompagnement dans l’emploi est mis en œuvre en Guyane depuis novembre 2005. Il s’adres-
se principalement à des demandeurs d’emploi en diffculté sur le marché du travail. Les employeurs concer -
nés relèvent du secteur non marchand. Sont concernés les collectivités territoriales, les personnes morales
de droit public, les organismes de droit privé à but non lucratif, les ateliers et les chantiers d’insertion. Les
employeurs perçoivent une aide de l’Etat à la signature du contrat, modulée en fonction des publics bénéf -
ciaires et du statut de l’employeur. Les taux sont fxés par le Préfet de Région. Les conventions ont une durée
initiale allant de 6 mois minimum à 24 mois maximum. Les contrats de travail, de droit privé, sont à durée
déterminée dont la durée hebdomadaire est au moins 20 heures.
Le contrat d’avenir s’adresse plus particulièrement aux allocataires du RMI, de l’allocation de solidarité spé-
cifque, de l’allocation de parent isolé et de l’allocation adulte handicapé. Ce dispositif est réservé au secteur
non marchand : aux entreprises de droit public, aux personnes morales de droit privé chargées de la gestion
d’un service public, aux organismes de droit privé à but non lucratif et aux structures d’insertion par l’activité
économique. Ce contrat est d’une durée de deux ans, il est renouvelable dans la limite de 3 ans ou plus pour
certains publics particulièrement en diffcultés. Il comprend obligatoirement des actions d’accompagnement
et de formation professionnelle. C’est un contrat de droit privé à temps partiel d’une durée moyenne de 26
heures par semaine. Ce dispositif est mis en œuvre par le président du conseil général, le maire de la com-
mune de résidence du bénéfciaire ou le président d’une communauté de communes. L’employeur bénéfcie
d’une aide forfaitaire versée par le conseil général (RMI) ou par l’Etat (ASS, API, AAH), d’une aide complé-
mentaire dégressive versée par l’Etat et d’une exonération de charge patronale.

N° 70 - Guyane - Septembre 2008

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